‹ Précis de géographie économiqueChapitre 3 sur 182 · COUP D'ŒIL GÉNÉRAL SUR LA GÉOGRAPHIE PHYSIQUE ET POLITIQUE · texte numérisé non relu

COUP D'ŒIL GÉNÉRAL SUR LA GÉOGRAPHIE PHYSIQUE ET POLITIQUE

celle du climat essentiellement maritime à Touest, et celle du climat con« tinental àTest ; enfin, en dehors de ces deux zones, on doit placer la région méditerranéenne, dont le climat rappelle celui de tous les pays qui bordent la grande mer intérieure (i).

Cours d'eau. — Les fleuves de la région française, coulant dans des plaines doucement ondulées, largement ouvertes à l'influence des vents pluvieux de l'Océan, ont en général un caractère moyen aussi bien par le débit que par la longueur. Sauf le Rhône, ils prennent leur source dans des hauteurs peu considérables et ne doivent leur eau qu'au ruissellement ou aux sources. Le Rhône seul encore a un bassin à peu près délimité par des lignes de collines ou de montagnes, les domaines des autres communiquent entre eux par de larges dépressions.

Malgré ces caractères généraux communs, les divers cours d eau qui arrosent notre territoire diffèrent sensiblement par le débit et parla navigabilité.

Les fleuves de la partie nord-orientale dépendent du bassin du Rhin ; abondants et réguliers (surtout l'Escaut), ils n'ont que leur cours supérieur en France.

Parmi les tributaires de la Manche, la Seine seule mérite une mention : son domaine est régulièrement arrosé, composé en grande partie de terrains perméables, peu inclinés, aussi le fleuve est-il remarquablement régulier, accessible à la grosse batellerie dès Paris, à la navigation dès Rouen. Il n'a, pour ainsi dire, ni crue ni étiage, c'est le type des fleuves compensés.

Le grand affluent de l'océan Atlantique, la Loire, est, au contraire, le type du torrent irrégulier. Le fleuve et ses affluents prennent leur source dans la région imperméable et abrupte du Massif Central, où les pluies et les neiges sont considérables; la Loire est, par conséquent, sujette à des crues subites et dangereuses dans l'intervalle

(i; Régions climatiques de la France

Mojeone

Moyenne

Mojenne

Quantité

Saiaoa

annaelle.

estivale.

hiTernale

de pluie.

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Degré*.

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Type du climat

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Toutes saisons.

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Transition.

u. lerranéen...

-|-2ià-h23

Hiver.

desquelles son lit est presque à sec. Elle a été, jusqu'ici, peu utile à la navigation.

La Garonne tient le milieu entre la Seine et la Loire ; alimentée d un côté par les Pyrénées, de Tautre par le Massif Central, elle a toujours de leau, mais elle est aussi sujette à des crues considérables. Son estuaire, la Gironde, bien qu'ensablé, permet à presque tous les navires de remonter jusqu'à Bordeaux.

Le Rhône enfin, tirant ses eaux des glaciers des Alpes suisses, régularisé par la traversée du lac de Genève, recevant la régulière et calme Saône, est malheureusement rendu torrentiel d'abord par l'inclinaison de son lit, ensuite par les torrents qu'il reçoit du Massif Central d'une part, des Alpes françaises de l'autre. De plus, son delta ensablé empêche toute communication avec la mer ; aussi ne rend-il que peu de services à la navigation.

Les autres fleuves de France sont beaucoup moins importants, bien que quelques-uns, la Charente, par exemple, soient accessibles aux gros navires et aient permis l'établissement de ports.

Le caractère propre de notre réseau fluvial, comme de nos montagnes et de notre climat, c'est la variété et l'articulation. En outre, les communications sont faciles entre les divers domaines fluviaux, l'œuvre de la canalisation y a été facile et féconde.

11 n'y a pas, pour ainsi dire, de lacs en France; du moins leur rôle est à peu près nul dans la vie économique du pays.

Population. — Le peuple français appartient presque tout entier à la race celtique ou gauloise; les invasions nombreuses qui se sont produites dans le pays ont modifié la civilisation, mais non la race.

La langue, dérivée du latin, est parlée sur presque toute l'étendue du territoire: Flamands, Bas-Bretons, Basques, Catalans, parlent seuls des dialectes spéciaux, qui reculent du reste devant les progrès de l'instruction.

Le recensement du 12 avril 1891 a évalué la population de la France à 38.000.000 habitants, ce qui correspond à une moyenne de 72 habitants par kilomètre carré pour l'ensemble du territoire (4).

Cette population semble à peu près stationnaire depuis quelques années ; l'augmentation est du moins très faible, presque la plus faible de l'Europe entière.

Cela n'est dû ni à la mortalité, très peu considérable (22 p. 1000), ni à l'émigration, extrêmement faible, mais à la faiblesse de la natalité (24 p. 1000). C'est là le danger de notre situation, qui est à peine compensé par l'immigration des étrangers, auxquels une loi libérale

Population totale 38 . 343 . 192 habitants

— kilométrique 72 — par kil car.

Département du Nord 120 — —

— des Basses- Alpes. 12 — —

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