CHAPITRE PREMIER
La France est, avant tout, une nation agricole : la grande majorité d& ses habitants vit de l'exploitation de la richesse végétale de son sol. Malgré plusieurs fléaux naturels qui se sont abattus sur nos plantes « malgré les vicissitudes du régime économique qui ont enlevé au cultivateur cette sécurité sans laquelle il n*est pas de travaux possibles, Tagriculture reste l'industrie principale de notre pays.
La France doit cette richesse agricole à sa position en latitude, à la composition de son sol, à son relief si remarquablement articulé, à son climat, enfin aux savants efforts de l'homme.
Situation en latitade. — Par sa situation à égale distance du pôle et de lequateur, notre territoire est compris tout entier dans la zone de culture des céréales : le froment, Tavoine, Torge, le seigle, peuvent croître sur toute rétendue de la France. Si Ton y ajoute la vigne, on a cité à peu près les cultures caractéristiques de la zone tempérée et de la France.
Mais, comme nous Tavons vu, la situation en latitude n est pas la seule condition à envisager.
Aptitude des différents terrains ; amendements. — Après le climat, la nature des terrains importe beaucoup. Le terrain agricole proprement dit comprend les couches superficielles, parmi lesquelles on distingue encore les terres végétales qui, seules, alimentent directement les plantes; elles sont meubles et perméables, accessibles à toutes les actions atmosphériques, aux vents, aux gelées, aux pluies jusqu'à une certaine profondeur.
La France n'a point au service de son agriculture des couches d'une richesse prodigieuse comme le « tchernoziom » ou terre noire de Russie, comme les célèbres terres jaunes de la Chine ; mais elle a des alluvions fécondes, des limons fertiles dans les domaines de la Seine, de la Loire et de la Garonne. Le langage des agriculteurs désigne depuis longtemps sous le nom de terres grasses ou fortes celles qui contiennent de l'argile
iO LA FRANGE.
«n excès, sous celui de terres légères ou froides les sols où prédominent les éléments calcaires.
En général, on peut dire que le terroir de France est un des meilleurs •de l'Europe : toutefois le travail de Thomme a dû compléter et corriger Tœuvre de la nature. D'abord il a fallu gagner à la culture des plantes utiles de vastes étendues de forêts, de bruyères, de marais; au temps où nous sommes, la conquête du sol et son aménagement sont fort avancés. Les surfaces incultes ne représentent guère que 11p. 100 de retendue de la France (1 ), les terres mises en valeur ou laissées volontairement en possession de leurs forêts occupent donc près des neuf dixièmes du domaine national (2).
Nous ne comptons sur notre sol aucun canton absolument désert ; les marais eux-mêmes ont disparu presque partout devant le travail humain; bref, sauf les sommets neigeux de nos Alpes, les rocs dénudés de nos plus hautes montagnes françaises, sauf quelques étendues marécageuses comme la Sologne^ la Brenne et les Dombes, la conquête agricole est achevée; mais il ne s'ensuit pas qu'elle soit maintenue par les meilleurs moyens. Le cultivateur n'a pas encore tiré tout le profit possible de ce sol merveilleux qui porte au delà du 43^* de latitude les derniers palmiers que voie l'Europe vers le nord, qui montre tout près du 50<*, à Cherbourg, des camélias et des magnolias en pleine terre.
Mais il est nécessaire, après tant de siècles de culture, de restituer régulièrement aux champs les éléments dont ils se sont dépouillés en nourrissant la végétation. On emploie à cet effet les engrais et les amen-dementSj qui servent aussi à corriger la composition naturelle de certains sols. Ainsi, une partie de la Sologne est devenue productive grâce à d'abondants apports de marne; ailleurs les agriculteurs se servent de chaux^ de cendres, de pldtrey de scories phosphatées, résidus de l'industrie métallurgique. Enfin, les fumiers de ferme contribuent à réparer les forces productives du sol.
Le climat et l'altitude. — Le climat a une influence prépondérante sur la végétation.
Le territoire français se compose en majeure partie de plaines. La ré-
(1) Proportion des terres incultes dans les divers pays d*Europe:
Scandinavie 02,5 p. 100 I Hollande 20 p. 100
Russie 66 — ; Italie 13 —
Portugal 45 — | France 11 —
Grande-Bretagne.. 37 -— I Belgique 8 —
Suisse 28 — 1 Autriche- Hongrie . . 7 —
Espagne 21 — | Allemagne 6 —
(2) Superficie totale 52.887.600 hectares.
Cultures, jachères, prairies 36.977.098
Forêts 8.937.130 —
Total des terres en valeur 45 . 9 1 4 . 228 —
Surfaces incultes 6.973.372 —
CONDITIONS NATURELLES DE L'AGRICULTURE. ii
g\on des plaines, on i*a déjà remarqué, se développant surtout au nord^ À louest et au sud-ouest, coïncide en grande partie avec la zone du climat océanique, doux et humide : la Champagne seule à lest, échappe à cette influence pluvieuse grâce à son éloignement de la mer, et à sa parfaite horizontalité.
Les plateaux proprement dits ne couvrent guère qu*un cinquième du territoire ; peu élevés, ils sont cependant inférieurs à nos plaines par la •qualité de leurs terres cultivables. Toutefois la Lorraine et la Bourgogne sont au nombre de nos provinces les plus productives.
Les montagnes comprennent une étendue légèrement supérieure à celle des plateaux. Mais il convient de distinguer, d'une part, les collines ou montagnes de faible élévation comme toutes celles du nord et de Touest de la France, et, d'autre part, les hauts pays des Pyrénées, du Massif Central, des Vosges, du Jura et des Alpes. Les collines et médiocres montagnes ont pu être exploitées dans une bonne proportion par Tagriculture, tandis que les grandes masses montagneuses de la France du centre et de Test contribuent peu à la production végétale.
Bien d autres considérations expliqueraient encore le sort de lagricuUure française. L'abondance plus ou moins grande des pluies, la saison pendant laquelle elles surviennent, le régime des vents, le degré de sérénité du ciel, l'intensité de i'évaporation dans chaque contrée, la qualité du sous-sol perméable ou imperméable, la condition des pentes rapides, lentes ou nulles, telles sont les causes qui varient presque à Tinfini l'aspect de nos campagnes.
Flore et faane primitiTes. — Voyons d'abord quelle serait, sans l'intervention de l'homme, la flore naturelle de la France. La France a, d'une manière générale, la végétation de la zone tempérée ; mais dans cette zone même elle est favorisée, grâce à la douceur de son climat, réglé par les influences de l'océan Atlantique et de la Méditerranée, grâce aussi à la médiocrité de son relief. L'humidité y est partout assez bien proportionnée; l'écoulement des pluies, comme leur répartition, s'y fait d'une manière satisfaisante.
La France septentrionale et centrale appartient à la zone des forêts et cultures à saisons tranchées. Les essences caractéristiques de cette zone qui ont persisté sur notre sol sont : le frêne, V érable, le tilleul, le chêne, le peuplier et le châtaignier. Les arbres soumis par l'homme à la culture dans cette zone sont : le poirier, le pommi-r, le noyer, le prunier et le cerisier. Enfln, la vigne s'est acclimatée dans les parties les plus septentrionales de cette zone naturelle. Les plantes herbacées y sont représentées pour une très grande portion par les céréales, par Vorge, le seigle et le froment. Citons, à côté des céréales, le trèfle et le colza.
La faune a été modiflée comme la flore, beaucoup plus même, dans rettezone. Les animaux domestiques de races perfectionnées ont remplacé presque complètement les représentants de la faune naturelle. Quelques ours, de plus en plus rares dans nos Pyrénées, des renards, des loups, des beletteSy des loutres, des fouines, des blaireaux ont subsisté avec les forêts.
Le sanglier est le seul pachyderme qui se soit maintenu dans nos contrées; parmi les ruminants, on rencontre encore le cerfei le chevreuil. Les rongeurs, lièvreSj lapins, écureuils^ persistent en grand nombre. Le monde des oiseaux est représenté dans celte partie de la France par Vaigle, le mt/an, l'épervier, la buse, la perdrix, le geai, la pie, le corbeau^ Valouette; les reptiles, tous de petites dimensions, y sont la vipère, la couleuvre et le lézard,
La zone des forêts et cultures moyennes comprend surtout les contrées de la France méridionale et méditerranéenne.
L'humidité y est médiocre, le terrain rocheux ou mal arrosé. Par conséquent, si Ton y retrouve quelques-unes des espèces végétales de la zone précédente, les individus y sont moins vigoureux et les agglomérations moins grandes. Ainsi les forêts y deviennent tout à fait rares.
Cette zone est caractérisée par la prédominance des essences d'arbres à feuillage toujours vert. Les espèces les plus remarquables sont le cyprès, lï^ le platane, le sycomore, des arbustes comme les myrtes, les lentisgues, les lauriers-roses. Les arbres qui y font l'objet d'une culture régulière sont VoUvier et le mûrier; la France, se trouvant à la limite septentrionale de cette zone, n'a plus, sauf sur des espaces insignifiants, l'oranger et le citronnier, qui demandent une plus basse latitude, plus de chaleur encore et moins d'eau ; elle ne les a, comme le palmier, qu'à titre de curiosités et grâce à des précautions minutieuses.
La faune primitive a été plus complètement remplacée encore que dans la zone précédente ; c'est que la civilisation humaine s'est développée plus tôt et plus vite dans les pays limitrophes de la Méditerranée. Les mômes animaux domestiques que dans le reste de la France y sont élevés.
Zones de caltnres caractéristiques. — Toutes les parties de la France ne produisent pas les mêmes plantes, aussi est-il nécessaire de distinguer quelques régions. Il est d'abord quelques cultures que l'on a l'habitude de considérer comme caractéristiques, et dont les limites donnent déjà une idée de la répartition de lagriculture sur le sol français. Ce sont, avant tout, les cultures de la vigne, du maïs et de VoUvier.
i^ La zone de la vigne comprend, sauf les régions d'une trop grandealtitude, les parties méridionales et centrales de la France. La limite septentrionale de cette culture est à peu près marquée par une ligne menée des bouches de la Loire au point où la Meuse sort de France. On remarquera que cette limite est située en France sous une latitude beaucoup plus élevée que partout ailleurs en Europe ; ce fait s'explique par l'influence adoucissante de l'océan Atlantique.
2^ La zone du maïs a encore une autre signification climatérique. Le maïs exige encore plus de chaleur que la vigne, mais s'accommode beaucoup moins de la chaleur humide avec ciel brumeux qui caractérise les pays maritimes de la France occidentale. Aussi sa limite est-elle beaucoup plus méridionale dans nos régions de l'ouest et du centre que celle de la vigne ; à l'est on voit encore des champs de maïs à peu de distance
au sud du 49^ de latitude. La ligne qui marque la limite du maïs au nord correspond à peu près au tracé du 46<» de latitude à Touest, à celui du 4'4<' au centre, du 49<> à Test.
On cite quelquefois aussi la zone du mûrier, qui est, en effet, assez caractéristique. Cet arbre ne prospère dans nos régions atlantiques de l'ouest que sur les terres de médiocre altitude de la Garonne supérieure et moyenne ; il se plait beaucoup mieux dans les pays de climat méditerranéen qu'arrosent le Rhône et ses affluents.
3<» La zone de Colivier est purement méditerranéenne. A l'ouest et au nord-ouest, les Corbières et les Cévennes forment une limite qu'il ne franchit pas ; et même la vallée inférieure du Rhône ne lui est favorable que jusque vers le confluent de l'Isère. On voit les derniers oliviers au nord dans les campagnes de Valence ; le domaine de prédilection de cet arbre est le littoral même de la Méditerranée, pays de climat chaud et de relief modéré. Ce domaine est donc d'autant plus restreint en Provence que les Alpes se rapprochent davantage de la mer.
Les limites de ces trois grandes zones de culture ne peuvent être indiquées, bien entendu, avec une précision toute mathématique. Le relief, Texposition, la qualité des terrains peuvent çà et là amener des exceptions, des retraits ou des empiétements. On voit des champs de maïs en Bretagne, des vignes à quelque distance au nord de Paris. Cherbourg montre en pleine terre quelques-unes des plantes du midi de la France. Toutes ces exceptions s'expliquent par l'adoucissement climatérique que procure le voisinage de TOcéan. Les énumérer revient à dire que l'acclimatation des plantes a, dans la France maritime, un champ beaucoup plus favorable, grâce à la douceur et à la constance de la température ; le centre et surtout lest de notre pays sont beaucoup plus rebelles aux roodilications de la flore primitive, parce que le régime de climat y est moins constant, les changements de température plus brusques, les rigueurs des hivers et des étés beaucoup moins atténuées.
Principalea régions agricoles. — Mais cette division en zones naturelles ne peut suffire à donner une idée de la répartition des cultures dans notre pays. Les conditions de relief et de climat ont amené la formation de régions agricoles distinctes, dont l'importance est grande.
11 faut d'abord citer au sud- est et au sud une rtfgion méditerranéenne : elle est caractérisée par une chaleur moyenne assez considérable, par des pluies médiocres dont une bonne partie tombe en hiver. Le sol y est tantôt très montagneux, tantôt simplement accidenté; aussi, à cause de l'exagération générale du relief, la culture y perd beaucoup de place; elle est surtout arborescente.
La région occidentale, que l'on pourrait appeler aussi région océanique ou atlantique, comprend les pays de Flandre et ceux qu'arrosent la Somme, la Seine, la Loire, la Garonne et les fleuves côtiers tributaires de TAtlantique. C'est par excellence une zone de plaines ou de collines ; cependant elle renferme le relief remarquable du Massif Central. On peut lui donner comme limites à l'est la bordure orientale du Massif Central,
les plateaux qui s'adossent au Jura et aux Vosges, enfin TArdenne.
Quoique située en moyenne sous une latitude moins basse que nos pays méditerranéens, cette région reçoit encore une dose de chaleur très considérable. Elle le doit à deux agents, aux vents originaires de la zone tropicale, aux pluies que distribuent les nuages de la même provenance.
En revanche, la végétation de la France occidentale n est point favorisée d*une dose de lumière comparable à celle que reçoivent les plantes de la région méditerranéenne. Déjà nos parages de Bretagne et de Normandie connaissent des brouillards, moins durables et moins intenses, il est vrai, que ceux des lies Britanniques. Il convient de distinguer à cet égard la France du sud-ouest de celle du nord-ouest ; dans le domaine de la Garonne, la sérénité du ciel est encore suffisante pour permettre au mûrier et à la vigne de prospérer. Au centre, dans l'Anjou, la Touraine et l'Ile-de-France, les vignobles sont encore dans des conditions assez favorables, grâce à Téloignement de la mer. La Bretagne et la Normandie ont déjà un ciel trop couvert et trop pluvieux.
Ainsi, dans cette région, Thumidité est plus abondante que partout ailleurs en France : si quelques cultures arborescentes en souffrent dans le voisinage très immédiat de TOcéan, du moins les céréales en recueillent de grands avantages. Outre que les pluies y sont un élément de chaleur, puisqu'elles viennent le plus souvent du sud-ouest, leur quantité contribue à développer cette culture. L'irrigation agricole a pu se propager sans grand travail dans la France occidentale : au reste, les réseaux fluviaux y sont naturellement très ramifiés.
La médiocrité du relief est aussi une des causes de l'extension des cultures dans cette région. Dans l'ouest de notre pays et au centre, peu de terres échappent à l'exploitation agricole par excès d'altitude.
La France occidentale contient enfin un sol d'excellente qualité sur de vastes étendues. Sauf les terres noires de la Russie et les alluvions du Danube, l'Europe n'a point de champs à céréales supérieurs en fertilité aux couches tertiaires des domaines de la Garonne, de la Seine et de la Loire moyenne.
La région orientale de la France comprend les zones de plateaux et de hautes terres de la Bourgogne, de la Franche-Comté et de la Lorraine. G est une zone intermédiaire où la végétation est encore favorisée, mais à un moindre degré, par les influences du climat océanique, où les rigueurs du climat extrême ou continental commencent à se faire sentir. Les terres y sont encore en moyenne assez riches, moins cependant que dans les plaines de l'ouest; l'altitude, déjà beaucoup plus considérable rend impropres à plusieurs cultures des étendues importantes. Outre la modification du climat qui consiste en l'exagération du froid et du chaud, on remarque déjà, comme dans l'Europe centrale, une tendance aux pluies d'été. Aussi l'aspect et l'aptitude agricoles diffèrent déjà sensiblement ; sauf dans les vallées, on voit surtout des champs d'orge et d'avoine. La vigne y trouve un sol favorable, en Bourgogne et en
Lorraine, par exemple; mais dans cette dernière province les vendanges ne sont vraiment belles que si les gelées d'avril ont épargné la plante; or, sous cette latitude, sur un plateau, à cette distance de la mer, les gelées tardives sont malheureusement un fait ordinaire, un des signes du climat continental qui commence à se marquer.
Telles sont les grandes divisions agricoles du sol français, fondées sur la considération de la latitude, du climat et de la nature des terrains ; il est inutile d'insister pour démontrer qu'entre chacune de ces vastes régions naturelles il est des zones de transition, des pays intermédiaires. On devine que c'est une conséquence de la faculté remarquable d'adap> talion et d'acclimatation de la France ; la douceur de la température et la modicité du relief, enfin la variété des terroirs, expliquent cette souplesse du tempérament agricole de notre patrie.
Résumé. — Ainsi, la flore naturelle de notre sol a été profondément modifiée par le travail humain, quelquefois avec excès et pour le mal des hommes eux-mêmes.
U parait certain tout d'abord que les forêts occupaient jadis en France une étendue beaucoup plus considérable qu'aujourd'hui. Sans croire absolument aux récits des historiens grecs et romains qui, souvent, ont imparfaitement étudié la Gaule et qui, hommes du Midi montagneux et peu boisé, ont pu exagérer l'épaisseur et le développement des forêts gauloises, on doit reconnaître, d'une manière générale, que, depuis vingt siècles, notre terre s'est graduellement dépouillée de ses bois. L'abus du déboisement a amené un dérèglement des cours d'eau dans les zones monlagneu.ses, la transformation de plateaux et de plaines au sous-sol imperméable en étangs et en marais pestilentiels et stériles. On travaille maintenant à corriger ces excès, à dessécher les marécages, à reboiser les montagnes pour en arrêter le ravinement, à créer des réservoirs dans les vallées supérieures des fleuves devenus plus torrentiels et moins constants, à refaire en partie ce qu'on a défait. C'est une restauration plutôt qu'un progrès.
Mais on améliore aussi les conditions naturelles de notre agriculture. Les progrès de la chimie permettent de modifler les terres par des mélanges, de les reposer par l'addition d'engrais sans interrompre la culture. L'art de l'ingénieur donne le moyen de multiplier les canaux d'irrigation. L'agronomie, devenue une science, distingue les espèces végétales, apprend à donner à la plante le sol qui lui convient, en même temps que la mécanique livre aux travailleurs de la campagne des instruments perfectionnés.
Là France, qui resta longtemps en arrière des autres pays pour l'emploi de» procédés scientiAques de l'agriculture, regagne aujourd'hui le temps