‹ Précis de géographie économiqueChapitre 73 sur 182 · tonneaux · texte numérisé non relu

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Amsterdam :

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ments qui circulent, sur rails ou sur Teau, à Fîntérieur de la Hollande. U faut faire entrer aussi en ligne de compte les nombreux produits industriels achetés dans les trois pays manufacturiers les plus voisins, Prusse rhénane, Belgique, Angleterre, et qui, des entrepôts de la frontière ou de la côte, pénètrent dans les provinces néerlandaises. Nous verrons, en étudiant le commerce extérieur, Timportance de ces échanges.

L'évaluation du commerce intérieur de la Hollande est plus difficile, à cause de cet entrecroisement de courants de trafic d'origines diverses. On peut affirmer toutefois qu'il est très actif, tant à cause de la facilité des communications de province à province, que de la richesse de ce peuple, dont répargne est accumulée, avec sagesse et intelligence, depuis plusieurs siècles.

<c Dans les campagnes, la valeur des transports par eau échappe à toute statistique, car les travaux de la culture se font partiellement au moyen de canaux : c'est par eau que les paysans reçoivent les boues et les fumiers, les tourbes; c'est aussi par eau qu'ils voyagent eux-mêmes. Comme en Chine, il est même des populations qui vivent à demeure sur des bateaux (1). »

Le cabotage contribue pour beaucoup à faciliter les opérations du commerce intérieur de la Hollande. De Rotterdam et d'Amsterdam partent des lignes de navigation côtière à vapeur. En outre, une partie du cabotage est aux mains de compagnies étrangères, qui desservent les différents ports de la mer du Nord et de la Baltique.

Commerce extérieur. — Le commerce extérieur des Pays-Bas est un des plus actifs de l'univers, il atteint et dépasse 5 milliards de francs; le chiffre de l'importation est légèrement supérieur à celui de l'exportation.

La Hollande importe surtout des produits alimentaires, suppléant à l'insuffisance de sa production agricole; les matières premières sont encore un élément considérable de son importation ; les objets fabriqués viennent en dernier lieu.

L'exportation porte d'abord sur les produits alimentaires, expédiés dans les pays pauvres ou surpeuplés du voisinage ; les objets fabriqués et les matières premières viennent ensuite, exportés, les uns vers les colonies, les autres vers les pays industriels du Rhin.

U faut remarquer que ce commerce n'est pas l'expression de l'activité économique de la Néerlande seule, mais que celle-ci, tenant les bouches du Rhin, est l'issue et la porte d^entrée nécessaires d'une des régions les plus riches et les plus peuplées de l'Europe, des pays rhénans.

Parmi les pays en relations commerciales avec les Pays-Bas, V Allemagne tient aujourd'hui le premier rang. Elle vend des houilles, métaux, machines, tissus, bois, mais elle achète pour une valeur double de denrées alimentaires hollandaises ou coloniales, de matières premières, cotons par exemple. *

U y a là une preuve curieuse de Timportance que gardent les grandes

(1) E. Recliu, Europe du nord^uest, p. 320.

voies naturelles, en dépit des conventions politiques. L'Allemagne occidentale tire une bonne partie des approvisionnements nécessaires à ses manufactures, et aussi des denrées coloniales qu*elle consomme, non des grands entrepôts nationaux de Hambourg et de Brème, mais des docks de Rotterdam, d'Amsterdam et d*Anvers. Il y a une solidarité économique réelle entre les deux pays, caria Hollande, de civilisation agricole et coloniale, n*a aucune concurrence à craindre, en l'état actuel, de l'Ailemagne, industrielle à outrance et presque dépourvue de colonies. Mais que le Rhin soit relié par canal à Brème et à Hambourg, ou que TAllemagne se constitue un empire colonial, et la situation sera changée.

La Grande-Bretagne importe presque autant que le Zollverein en Hollande, mais en tire beaucoup moins. Les achats de la Hollande en Angleterre tendent à diminuer; au contraire, ses ventes ont suivi une progression remarquable. Dans sa concurrence contre les produits allemands, sur le marché néerlandais, l'industrie britannique a l'avantage de la proximité. Les Hollandais, comme nos Français de Normandie, exportent de^ produits agricoles et des denrées alimentaires de toutes sortes en Angleterre.

Les Belges vendent à leurs voisins bataves, des produits manufacturés et des matières premières, houille, métaux. Les marchandises belges ont même, depuis quelques années, gagné du terrain sur les grandes places de Hollande, et refoulé l'importation anglaise et allemande.

Le commerce entre la France et la Hollande n'est et ne peut être très considérable ; en effet, les deux pays ont à peu près les mêmes marchandises à s'offrir et les mêmes lacunes à combler. En outre, l'un et l'autre peuple possède de vastes colonies. Nos négociants placent seulement avec avantage des vins, des soieries et des peaux brutes, et achètent des fromages, des liqueurs, de l'étain, du café.

Citons encore la Russie, qui importe des bois, des fibres textiles, etc., et ne reçoit, en revanche, qu'un maigre contingent de produits hollandais.

En dehors de l'Europe, c'est avec son empire co/onta2 des Indes orientales et occidentales que la Hollande entretient les relations les plus suivies. Elle en reçoit de l'étain, du café, du sucre de canne, des épices, des bois de teinture, du riz, et vend à ses nombreux sujets des produits manufacturés.

Les États-Unis d'Amérique vendent à la Hollande, du coton, des peaux brutes et diverses denrées coloniales.

Le tramit par voies ferrées ou navigables est naturellement considérable, et représente une grande part du commerce total, comme nous Tavons déjà vu (1).

(!) Détail du commerce:

Importations. Eiporlation».

1892 2.692.200.000 fr. 2.381.400.000 fr.

ImporUtions.

Objets alimentaires 760.810.000 fr.

Matières brutes 637.770.000

Objets fabriqués 457 .170.000

Divers 806.400.000

Total.

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