hob
causes, d'abord à la grande richesse agricole d'une partie de ses provinces, à sa position qui lui assure un rAle dans le transit du nord-ouest de TËurope, à son empire colonial qui alimente un commerce actif. Grâce à ces conditions propices, la Hollande traverse, sans dépréciation de sa fortune économique, la crise qui éprouve les grands États commerçants de TËurope.
Placée dans le voisinage de trois peuples industriels par excellence, elle garde son indépendance par le fait même de la lutte pacifique que se livrent ces rivaux sur ses marchés.
Son indépendance est encore mieux assurée, comme elle le fut jadis, par la merveilleuse aptitude de son littoral. Entre l'Allemagne et la Bel* gique, munies de ports fluviaux, mais dont les peuples n'ont qu'une médiocre éducation maritime, elle compte des milliers de vrais marins qui ont tenu tête à la Grande-Bretagne et à la France. Elle reste donc maltresse d'une bonne partie de ses transports commerciaux, et joint aux bénéfices du négoce ceux de la commission.