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Chapitre m

De la rime

La rime est formée cVun double élément : et RAililjl.

L'élément appelé ^•y^^ consiste dans une consonne qui doit se retrouver à la fin de chaque vers d'une même pièce et porter la môme voyelle ou être toujours affectée du djezm. En outre^ les deux premiers hémistiches d'un poème doivent rimer entre eux.

Chaque pièce de A ers étant nionorime^ on se sert parfois de l'ethnique formé du nom de cette consonne pour désigner une pièce célèbre^, en faisant suivre l'ethnique au féminin du nom du

poète ou d'un autre nom. On dira^ par exemple^ la d'Ibn Faredh^ c'est-à-dire un poème connu de cet auteur, qui a pour

rime un le v^*- ' poème en J des Arabes, c'est à-

dire un poème célèbre de Chanfara.

Dans la poésie didactique^ on se contente de faire rimer entre eux les deux hémistiches de chaque vers.

Le second élément de la rime^ qu'on désigne sous le nom de

2UiLsjf^ c'est le nombre de consonnes portant une voyelle qui

sont comprises entre les deux dernières quiescentes d'un vers^ la dernière consonne, si elle ne porte pas le djezm, étant toujours considérée comme suivie de la lettre de prolongation qui forme alors la deuxième quiescente. Ainsi, dans un vers terminé par

^i^^M, on aura une seule consonne précédée d'un I et suivie théoriquement d'un ^; on dit alors que la rime est à une lettre ou yj}yXxi'^ s'il y en a deux, comme dans j^^^ on lui donne le nom

de n1 lXX/o 5 s'il y en trois, comme dans rv^-' f, on l'appelle ^Xx ;

s'il y en a quatre, comme dans RXll-g-i f, on la nomme u^.Kxx?. Enfin, si les deux dernières lettres sont quiescentes, la rime est dite ^l>\^Xjo.

Prosodie

Les consonnes qui constituent la seconde partie de la rime doivent avoir les mêmes voyelles. Ainsi ^^l^ ne rimera pas avec

En second lieu^ ravant-dernière quiescente doit être de même nature dans tous les vers^ c'est-à-dire toujours une consonne djezmée ou une même lettre de prolongation. Ainsi ne rime

pas avec bien que les deux mots soient terminés par ^

placé entre deux quiescentes; parce que^ dans le premier mot^ la première quiescente est un djezm^ tandis que^ dans le second^ c'est un t.

Toutefois^ par exception, la rime subsiste quand on a comme preniière quiescente^ d'une jmrt; un ^ de prolongation et, d'autre part, un ^ de prolongation. Ainsi rime avec cN-iV-^^-

Scansion

Pour scander un vers arabC;, on tixe d'abord les syllabes longues et brèves qui le composent, puis on cberche quels sont les pieds auxquels peut convenir la mesure que Ton a trouvée. Une certaine hésitation est inévitable même lorsqu'on a déjà une grande habitude de la poésie arabe. Au début, il conviendra de se reporter incessamment au tableau des pieds et à celui des mètres. Voici quelques exemples de vers scandés sur lesquels on pourra s'exercer.

y^^lS jti^ U^ÎO KJI ^L=.t

Ce qui donne comme mesure du mètre J^j^iail-

Le troisième pied de chaque hémistiche est altéré, ainsi que le quatrième du premier hémistiche.

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