Chapitre iv
une certitude absolue tout texte correct et bien rédigé. Dès que le style est négligé^ ou que le copiste a altéré de temps à autre quelques mots^ le déchiffrement devient moins certain^ et il n'est pas toujours possible d'être assuré complètement du sens d'un passage qu'une simple voyelle^ mise par l'auteur;, suffirait le plus souvent à rendre clair.
Dans tous les cas^, même pour l'arabe le plus lettré^ l'intelligence d'un texte sans voyelles exige une tension constante de l'esprit analogue à celle que l'on éprouve en cherchant le sens d'un rébus. Aussi la lecture d'un livre arabe^ si simples qu'en soient les idées^ donnera-t-elle beaucoup plus de peine que celle d'un ouvrage français traitant un sujet difficile à saisir.
Rien que pour lire et traduire la simple phrase suivante : Ix^s^^h:»^
L^l ^ajf ^ ^x.
il faudra se dire qu'une phrase commence généralement par un verbe; que l3 est la terminaison du prétérit et non le pronom affixe^ aucun mot pouvant être le sujet ne venant immédiatement après et on lira Ix^^^ «nous sortîmes».
On trouvera ensuite que :
doit être la préposition «de» puisqu'on trouve en-
suite un nom reconnaissable au » qui le termine.
^i.X/o se lira iiXvo « la Mecque»^ la racine étant viLo puisqu'il faut trois consonnes et que le H ne peut être ni radical^ ni mis à la place d'une radicale et que dans les noms une lettre de la racine disj)araît rarement. Néanmoins un débutant pourrait très bien chercher sous la racine ^iA^^; par analogie avec les mots comme
^tc- I^î; c'est le dictionnaire qui lui apprendra que cette seconde hypothèse n'est pas exacte^ car elle ne donnerait aucun sens satisfaisant.
LgJ^^. Le mot »JJ^^ venant ensuite^ peut annoncer que nous
Analyse
avons un verbe dont il serait le sujet. Le dictionnaire nous dira
ensuite qu'il faut le lire à la ii^forme^ L^i^.^ «qu'ennoblisse elle!»
«Dieu» ; il serait à peu près impossible de trouver ce mot ^i on ne Tavait déjà renconté. Il est au nominatif comme sujet du verbe précédent.
«le jour»; ce mot se lit au cas direct parce qu'il est employé comme terme circonstanciel de temps; il a pour complément le mot suivant.
^j>.xojfcJf^ ^/oLif «du vingt - cinquième » ; adjectif ordinal que Ton a vu^ dans la grammaire* ^^/o « de » .
H.^! ;^i> «Dzou *^l-h''iddja » ; nom du dernier mois de Tannée
musulmane^ régime de la préposition