Chapitre premier
sition en syllabes indiquée ci-dessus ne sera modifiée qu^ autant que la troisième lettre sera elle-même une voyelle^ car alors elle prend la consonne qui la précède et celle qui la suit.
Ex.: '^X/Siy^jo mes-kî-na « jnalheureuse » , Rj^JcXxj mek-tou-ba «écrite»^ iL^^^^dx? med'-rou-ba «frappée ou hachée».
Rj^Litxï me-rar-ba «marocains», t^j^LoJ' te-dar-bou «ils se sont battus », i m.Âj[.^3 te-sâb-qou « ils ont lutté de vitesse », ye-qâb-lou « ils font face à», ^^iljLx> me-nâf-qin «révoltés».
En général, la division par syllabes de deux lettres en commençant par la gauche n'est modifiée que par la j^^ésence d'aune voyelle comme quatrième lettre, cette voyelle prenant deux consonnes pour former une syllabe, la consonne qui la précède et la consonne qui la suit. La voyelle avant-dernière lettre du mot absorbe également deux consonnes dans toute circonstance , 7nême dans les mots de quatre et de trois lettres.
Il convient de remarquer que V article J! el et les pronoms régimes qui s'unissent aux mots en arabe ne comptent point dans le nombre des lettres dont il a été question dans ce chapitre. Ce sont des mots à part qui se p)^07ioncent séparément. Ex. : v^XXit el-kelb «le chien» n'est pas un mot de cinq lettres; on verra plus
loin que le son de V article se modifie. Ex. : J< ^y^^ er-radjel
«Vhomme» , el a été remplacé par er; u^^^^il eeb-chems «le soleil», el étant remplacé par ech.
L'étude des parties du discours facilitera sur beaucoup^ de points la lecture des textes tirés du langage et dissipera bien des obscurités que le moyen empirique employé ici ne saurait éclaircir.
Conçues surtout en vue des dialectes barbaresques, les indications qui viennent d'être fournies pourraient sur bien des points s'appliquer aux dialectes de l'Orient; mais il faudrait dans ce cas accentuer davantage les voyelles et remplacer souvent e par a; dire, par exemple, katâb « il a écrit » . C'est du reste une remarque générale à faire que la sonorité des voyelles va en diminuant de l'est à l'ouest du continent africain, et l'on a la gradation suivante : katab^ katab^ keteb et enfin kteb. 3ïais ce qui différencie
Lecture et écriture
le plus tous ces dialectes , c^est remploi des mots spéciaux , qui pourtant appartiennent tous à la langue arahe^ et la prononciation de certaines consonnes.