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Chapitre premier

Z/M, le ^ et le sont plutôt considérés comme des voyelles que comme des consonnes dans le langage. La règle est la même que pour les mots ^précédents quand ces lettres commencent le mot, avec cette seule différence que le plus souvent on n'a jms à intercaler la première voyelle e dans le verhe.

Ex. : J^l a-kel «il a mangé », ô<i^\ a-kbedz «il a pris», ô^-^^ ou -sel «il est arrivé», ^JlS^ oii-qef «il s'est arrêté ou tenu debout», ou-rets «il a liérité», \jo^^ arcV «terre», oiierd

«rose», jLj yedd ou ydd «main », la forme ydd est surtout employée avec les pronoms.

Le mot étant de trois lettres, si c'est la seconde qui est ^ ou on lit le mot en une seule syllabe, qu'il soit verbe ou nom.

Ex.: o!^ zâd «il a augmenté ou continué», ,^L3 nâd' «il s'est levé», châf «il a vu», bâb «pointe», djâr «voi-

sin», j^=r^ ^îji^' «chaux», «^^-fl.^-^ sif «sabre», c^xi fil « élépharit » , roub «âme», noum «sommeil», qoum «peuple»,

^•-i fouq «sur, au-dessus».

L'\ avec liamza est considéré comme un simple alif. Ex. :

pour (j^f^ râs «tête», ij^^ pour kâs «verre», i pour

^Li fâs «pioche ou hache», ^j^L? pour (j^Lj bas «mal».

Les lettres • et ^ se trouvant à la fin du mot, celui-ci se lit toujours en deux syllabes, la voyelle placée après la première consonne étant excessivement brève.

Ex. : I^S^kera «il a loué», \yi që-ra «il a lu», bë-ra «il a guéri», d'ë-rou «lentisque» , yic> dë-lou «seau», më-

cbi «marche» , i-dji «il viendra». Mais il faut remarquer

que le ^ final est souvent l'alif bref et qu'il somte alors a. ^-cixx> më-cba «il a marché», sSy^ dje-ra «il a couru».

Remarques, l"" Il n'a pas été question des mots de deux lettres; sauf le mot beu «fds» et le verbe L:^ dja «il est venu » (mis pour ^^::^) et certains verbes à l'impératif, les mots de deux lettres sont des particules qui forment toujours une seule syllabe. Ex. :

Lecture et écriture

yJ loii «si»^ ^ la «non», men «de», ^ û «dans», J^s qoul «dis», khodz «prends», J^S^koul «mange» .

2"" Certains mots perdent dans V écriture une lettre radicale et n^ont ainsi que trois lettres au lieu de quatre; ce sont toujours des impératifs. Ex. : (jiiw^ot pour ^^jÙ^joS em-chi «marclie», pour sSy^^ edj-ri «cours». La connaissance de la conjugaison permettra de reconnaître ces mots ainsi que ceux qui n'^ont que deux lettres accidentellement.

Lecttive fies mots €le €i%t<ttre letti^es

Le mot de quatre lettres qui n''a que des consonnes , ou p)our mieux dire ni\, ni ^, ni\^, ces trois lettres devant être regardées ici comme des voyelles, se lit en deux syllabes égales, formées par V addition de e après la première et la troisième lettre.

Ex. : ^^^yj^ mer keb «navire» , cXj^xj mes-djed «chapelle», wA-A^* tsa*^-leb «renard» , ^yjic^ reb «scorino^i», ^ô<^C> deqdeq «il a frappé à la porte», ^ — Xl^/c nies-ken «habitation » , (}s^^jo men-djel «faucille».

La règle est la même lorsque la première ou la seconde lettre est une des lettres ^ • ou la première voyelle e n'^ étant plus alors nécessaire.

Ex. : ySi^\ as- fer «jaune, pâle, blond», ^'^^ az-req «bleu»,

y^ô^S akb-der «vert», ak-h"el «noir», ah"- mer

«rouge», ^^^^ ar-neb «lièvre», v^>JcX-; yk-teb «il écrira», w^^:? yr-keb « il montera à cheval » , J^â^ y n-zel « il descendra » .

^3\^ kâ-teb «écrivain», u^'L:^ djâ-les «assis», (j^-?^ lâ bes «vêtu», i^^L^ sâ-req «voleur » , yi^ kâ-fer «mécréant», J^^!*

oua-sel «arrivant», (j<^^rl ya-koiil «il 7nangera», cN^l ^ y^-

khodz «il prendra» (dans ces deux mots on prononce la seconde

voyelle ou exceptionnellement); ^y-?. you-sel «il arrivera»,

y ou-zen « il pèse » .

3Icme règle encore si la deuxième et la troisième lettre sont une des lettres S-^ ^ et

28 Chapitre premier

Ex. : ô^^yi qâ-id «caïd»^ 7^-^^ djâ-iz «passant^ permis» ^ J^rî^* qâ-il «disant»^ <wâ->L^ cliâ-if « voyant» ^ yrl^^ dâ-ir « tournant ^

faisant» y ^ri^ nâ-ib « lieutenant ^ supjyléant»^ wa.:?1 ^ t'â-ib

« cuit y mûr » .

La division en deux syllabes de deux lettres a lieu également quand le mot est terminé par Vune des lettres ^ ^-i ^ et

Ex. : '^X.^ nem-la « une fourmi »y RA.^ iiah^-la « une abeille» ^ io^^ kher-ba «une ruine», ^^^y^ mer-sa «port» (le ^ final est ici un alifbref)j L^^i^ bi-da «blanche» , kal/- la « noire » ,

LiJ^^ zer-qa «bleue», ) j-^i^^ kliad-ra « verte», l^ô^ sa-fra «jaune», i^y^ rer-bi «occidental», ^'^y^ cher-qi «oriental», fj<^ qab-li «méridional», mem-loii «rempli».

Il faut ranger dans cette môme catégorie les mots terminés par S^, quand cette terminaison appartient à un verbe, V\ étant absolument muet.

Ex. : \ yj^yjyj cher-bou « Us ont bu», kher-djou « ils sont sortis», '^i:^c> dekh-lou «ils sont entrés», l^-^Li nâ-dou «ils se sont levés», I^JLï qâ-lou «ils ont dit», t*. ilS' kâ-noii «ils

étaient», h^at-tbu «ils ont posé», S^iX^^ cheli'-dou «ils

ont téynoigné».

Lorsque la troisième lettre est ^ ou il y a encore deux syllabes, mais la première n^a qu^une consonne qu^on fait suivre d^un e.

Ex. : ^juS^l^ehir « grand », ^jJl^ se-ghir «petit», semin «gras», ^Jn.-co clie-rif «noble», (jô.j^xî merid' «malade», ^^y^ qe-roun «des cornes», C>yXz^ dje-loud » des peaux», ^m^^ khe roiif «un agneau», ^Lx5^ke-tab «un livre», v^^5^ ke-lab

« des chiens », JL^9> dje-mal « des chameaux », s^y^ qa-oui « fort » .

En résumé, les mots de quatre lettres se lisent toujours en deux syllabes inégales seulement quand la troisième lettre, étant une des lettres U y ou est pas précédée immédiatement de Vune de ces

trois mêmes lettres.

Lecture et écriture

Lectin^e des mots fie eiiiq lettrées €tu moitis

Le moyen le plus eommode de trouver la prononeiation de ees mots est de les diviser en syllabes en eommençant par la fm. Si le mot de einq lettres ne renferme ni \ , ni ni ee qui est rare, on sépare deux lettres par deux lettres et alors la dernière syllabe n^en a qu'aune.

Ex. : J^^^Â-w se-fer-djel « eoing », ^Si3 te-kel-lem « il a parle », te-fer-redj «il s'est distrait», w^^i' ta-^aclj-djeb «il s'est étonné » .

Le plus souvent, dans les mots de cinq lettres, la troisième lettre est m ou et la décomposition en syllabe se fait de la même façon que pour les mots précédents.

Ex. : ^^\ô<jc ine-dâ-res «des collèges» , ^S^\^xi me-râ-keb «des navires», ^5^L^/o me-sâ-ken «des demeures», ^j^^y^ khe-zâ-in «des trésors», ^J^jSj clië-ouâ-reb «des lèvres», clie-râ-qa «orientaux», '^^>,£^ re-râ-ba «occidentaux».

La quatrième lettre étant I, ^ ou le mot n'a plus que deux syllabes, celle qui renferme la voyelle ayant trois lettres.

Ex. : ^yji^jo mek-tônb «écrit», ^^j^^jo mes-kïn «malheureux , sek-kîii «un couteaii», a^x) mes-bâh «une

lampe», ^^^^^^^ dl-nâr «une pièce d'or», ^'^^ mî-zân «une balance » .

Le mot de six lettres sans voyelle se décompose ordinairement comme les mots de quatre lettres, à moins que la dernière lettre ne soit marquée du cJiedda ou cjue la troisième soit un

Ex.: |V-^Xjcxj met-kel-lem «parlant», ^^.siXjo met-fer-redj «se

distrayant, flânant», ^^^^Xjc niet-*^adj-djeb «étonné»; mais on

dira : (J.ii;c^x) nies-te-qell «indépendant», c^À^Cxi^/o mech-te-rel^ en ne donnant qu'une lettre à la deuxième syllabe.

Le 2^l^s souvent les mots de six lettres renferment une voyelle interne au moins et il y en a toujours une finale. La décompo-

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