Chapitre viii
l)lus souvent il n'ait que la valeur d'un adjectif ou d'un substantif ordinaire. Tout cela sera développé dans la syntaxe.
Avec une racine sourde^ le participe actif réunit au moyen du chedda ses deux radicales semblables; le participe passif a tou-
jours la forme normale. Ex. : JL^ «dénouant»; J*. — «déni. ^ G ? o ^ noué»; i^Lci «tenant»; 4>^cXw.x) «tenu».
Il n'y a aucune irrégularité dans les participes des verbes assi-
milés. Ex, : ^^^^ «plaçant»; ^y^y^ «placé».
Dans les verbes concaves^ la seconde radicale est remplacée par un h'amza^ qui prend pour support un ^ sans points diacritiques^
au participe actif. Ex. : J^Sljî «disant» pour J*v^*5 <^2Li' «con-
duisant» pour ^^^Lï? ^L.w «voyag-eant» pour^^Lw
Au participe passif le • formatif disparaît. Si la seconde radicale est un la voyelle ou passe sur la première radicale. Ex. :
Jmjijo «dit» au lieu de J^^Jix); si c'est un la voyelle ou est remplacée par i et elle passe également sur la première radicale^ la seconde devenant^ dans ces deux cas^ simple lettre de prolon-
gation. Ex. : Js?^-^ «augmenté» au lieu de l>^^x>. Ces participes passifs sont rarement usités.
Quand la racine est défective^ la dernière radicale disparaît au participe actif et la seconde radicale prend le tanouïn de la
voyelles. Ex. : «décidant» au lieu de ^-ôli*; (•K «lançant»
au lieu de ^ «échappant» au lieu de ^^Li.
Si la dernière radicale est un le participe passif est régulier sauf qu'on réunit par le chedda les deux •. Ex. : ^cX.x? «con-
voqué» au lieu de ^^cXx>; mais si c'est un la voyelle ou formative est remplacée par ^ et le ^ formatif par un ces deux ^
étant réunis par le chedda. Ex. : ^^y^ «jeté» au lieu de ^y^y^-
Du VERBE
Les règles qui viennent d^être indiquées pour la formation des 2Kirticipes des verbes primitifs trilittères sont toutes applicables au langage^ avec les modifications habituelles en ce qui concerne les voyelles finales brèves y les tanouïn et les voyelles brèves de V intérieur du mot. Cependant on peut aussi les formider de cette manière:
Le participe actif ou présent s'' obtient en plaçant a après la première lettre du radical et e après la deuxième, l^x. : kateb «écrivant» del^^ b. châreb «buvant» de ch^ i% b; sâken «habitant » de B.
Le participe passif ou 2^cissé se forme en mettant me devant la racine et ou après la seconde lettre de la racine. Ex. : mektoub «écrit» de k^ t., b; mesrouq «volé» de q; mer'loub «vaincu» de v\ \y b; mefhoum «compris» de li'^ m.
Dans les verbes sourds ^ le participe actif conserve ses deux radicales semblables rémiies; il n'y a donc pas lieu d'insérer e après la seconde lettre de la racine. JEx. : châdd « tenant » ; mais ces p)articipes sont très peu usités. Quant au participe passif il sera toujours régulier, maliloul « ouvert » de \i\ memdoud « étendu » de vdy (\y à. On a déjà fait remarquer que e devant certaines consonnes se prononçait a.
Quand la racine est assimilée ^ la forme est tout-à-fait normale; mais pour les verbes concaves^ la seconde radicale sonne toujours i et n^est pas suivie dhin e au participe actif. Ex. : qâïm « étant debout » de q, m ; nâïb « remplaçant » de b ; châïf « voyant » de Q\\y Wy f ; daïr « faisant » de d^ r. Le participe passif de ces verbes est inusité.
Avec les racines défectiveSy Ve qui devrait suivre la seconde radicale est remplacé par i long, la dernière radicale ne se prononçant pas. Ex. : kâri «louant» de k^ i% w; djârï «courant» de 1% y? Q^x\ «lisant» de q^ i% h (le liamza final étant considéré comme lettre faible ou irrégulière).
Le participe passif en général peu employé , a les formes indiquées pour la langue écrite. Ex. : meiiilou « rempli » de h ; mermi «jeté » de y.