Chapitre viii
énergique lourd et du mode énergique léger; il a donc trois formes différentes^ mais la première est seule d'un usage fréquent.
Rien de plus simple que d'obtenir Fimpératif. On supprime le >^ initial avec sa voyelle de toutes les deuxièmes personnes du mode dont il est formé. S'il arrive qu'à la suite de la suppression du CL> la première consonne ait le djezm^ on place devant elle un alif d'union^ si le mot est dans Tintérieur d'une phrase: sinon^ on fera
précéder le mot de l ou de f. On se sert de f quand la seconde radicale porte la voyelle oii] si elle a une autre voyelle^ on fera usage de L Ex. :
Impératif conditionnel, Singulier
Féminin Commun Masculin
2® pers. (Joii ' « fais » i cK^i f « fais :
Duel
2^ pers. y<jLi f « faites »
Pluriel
2^ pers. ^-^^ ' < faites » | t yXjLi ! « faites »
Impératif énergique lourd Singulier
Féminin Commun Masculin
2^ pers. I « fais très cer- | ^^jJ^i I « fais très certainement »
tainement » i
Duel
^^Ai \ « faites très certainement » Pluriel
2^ pers. ^UJjtif «faites très ^-Axi ! «faites très certaiuecertainement > ment >
Du VERBE
Impératif éneroiquk léger Singulier
Féminin Commun Masculin
^Ajti f « fais certainement
2^ pers. f « fais certaine-
ment »
Pluriel
2® pers. ^J-xi ( « faites certainement »
Comme on le Yoit^ le duel et le féminin pluriel manquent à Fimpératif énergique léger.
Les verbes dérivés de la iv^ forme ne prennent jamais 1 alif
d'union; ils ont toujours le f qui sert ainsi d'indice de cette forme dérivée à Fimpératif.
Remarque. L'impératif ne s'emploie jamais avec une négation. Lorsque le verbe à Fimpératif devrait être accompagné d'une négation^ on le remplace par la deuxième personne du mode d'où
il est originaire. Ex. : «Ne frappe pas» se dira v^^^i* ^; «ne
frappe très certainement pas» ^^y^'J y et «ne fraj)pe certaine-
ment pas» ^ù^j^l^ et non pas etc.
La première et la troisième personne de l'impératif s'expriment au moyen des modes conditionnel^ énergique lourd ou énergique léger. Du reste, ainsi qu'on le verra dans la syntaxe^ ces modes peuvent remplacer l'impératif même à la deuxième personne dans le sens affîrmatif.
L^observation faite à la suite du conditionnel relativement aux verbes irréguliers s'applique également à Fimpératif; il est donc inutile de revenir à cette occasion sur les verbes irréguliers.
On Va vu plus haut, le langage ne se sert que d^un seul aor iste ; de même il n^a qu'une forme d'impératif. Cet impératif qui 7i'a que la deuxièyne personne, s'obtient en supprimant le t initial de
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la deuxième x^ersonne de V aoriste dans tous les verbes excepté dans les verbes sourds et dans les verbes concaves où la syllabe te disjJaraU entièrement. Cette règle s'applique aussi aux verbes dérivés. Ex. :
Impératif Singidier
2^ pers. edreb «frappe»; fém. ederbi «frappe»
Pluriel 2^ pers. ederbou «frappez»
Autre exemple :
2^ pers. cliedd « tiens » ; fém. elieddi « tiens »
Pluriel 2^ pers. cheddou «tenez»
Autre exemple :
Singulier
^jers. koun «sois»; fém. kouni «sois»
Pluriel 2^ pers. kounou « soyez »
Autre exemple :
Singulier
2^ pers. emcbi « va » ; fém. emcbi « voj »
Pluriel 2^ pers. emcbiou « allez »
Le verbe dja «il est venu», idji « il viendra», qui n'a plus que deux lettres radicales dans le langage, fait à V impératif adji «viens» en remplaçant te par a; c'est là une exception.
Dès que la phrase est négative, V impératif ne s'emp>loie plus; il est alors remplacé par Vaoriste. Ex. : eclireb « bois » ; ma tecbreb cbi «ne bois xms» et non ma echreb cbi. Adji «viens» ; ma tedji
Du VERBE
che «ne viens pas»; ouelli «reviens» ; ma touelli che «ne reviens pas » ; ce dey^nier verhe est dérivé,
Li^ intonation suffit souvent à donner à Vaoriste la valeur de V impératif pour la première et la troisième personne ; cependant on peut aussi placer devant Vaoriste le mot yallali'. Ex. : yallali nemcliiou «allons! » ; yallah' yemchi «quHl aille»; yallali' y emchiou « qu^ils aillent » . Même pour la deuxième personne^ Vaoriste peut être employé comme impératif pourvu que ce soit avec Vintonation voulue.
L^impératif du verbe zâd^ yzid « augmenter » signifie souvent encore. Ex. : zid ekteb « écris encore » mot-à-mot « augmente écris» y zidi echerbi «hois encore» au fém.; zidou ederbou «frap)pez encore » . On peut du reste se servir du mot zid tout seul dans le sens de encore.
L^impératif des verbes manger et prendre est irrégulier. On dit koul «mange» y konli «mange» au fém.; koulou «mangez» ; kliod «prends» ; khodi «prends» ; kbodoti «prenez». Dans les pays barbaresques « il a mangé » se dit kela^ forme de verbe défectif et «il mangera» yakoul^ forme de verbe régulier. De même kheda « il a pris » ^ yakliod « il prendra » .
Participes des verbes primitifs trilittères
Les verbes primitifs trilittères ne forment pas lenrs participes de la même manière que les verbes dérivés^ ni que les verbes
quadrilittères. La forme du participe actif est cK^l-i; celle du par-
ticipe passif OyxJuo.
Ex. : w^^l^ «écrivant»; ^yS^ «écrit»; v^JLc «vainquant»;
^yXxjo «vamcu»; i^'^*^^ «volant»; (^'•^j-^^^^ «volé»; (^*^^^ «brûlant»; ^^y^ «brûlé»; «coupant»; ^^Liilxj « coupé > .
Le participe est un mot déclinable qui ne joue aucun rôle dans la conjugaison. Cependant^ il peut;, dans certains cas^ régir des compléments directs ou indirects à la façon du verbe^, quoique le