‹ Précis de grammaire arabeChapitre 74 sur 117 · Chapitre xi · texte numérisé non relu

Chapitre xi

par le cliedda^ si la lettre qui les précède devait avoir normalement le djezm^ on lui donnera la voyelle qu'aurait dû porter la première des deux lettres semblables.

Ex. : à<^^^ « il serrera» est pour ^^lX-co^j ; « il ouvrira »^ pour

JwA^; «il voudra»; i)our Sans le transfert de cette

voyelle on aurait deux consonnes de suite sans voyelles^, ce qui est impossible en arabe.

La réunion sous le cbedda de deux consonnes semblables^ dont la première a le djezm^ est une simple particularité graphique qui n'a aucune relation avec les faits notés ci-dessus.

Racines assimilées

Cinq règles générales sont applicables aux mots provenant de racines assimilées :

1"^ A l'aoriste actif du verbe primitif la lettre faible ^ disparaît presque toujours.

Ex. : «il est tombé »^ aoriste : ^«iij pour 1^ subjonc-

tif sera conditionnel et Timpératif «il a pesé»;,

aoriste pour ^'^y^Z-^ subjonctif ^'y^.j conditionnel ^y-?. et im-

pératif Les verbes qui ont la forme régulière sont extrêmement rares. Ex. : «il a été sale»^ aoriste

S"" A la viii^ forme^ les lettres faibles ^ et sont toujours remplacées par un

Ex. : (J.^3i «il a été joint »^ pour cJ<.oJ'*f ; (^Ail «il a été d'ac-

cord» au lieu de i^-^' ^ été certain», pour ^iiiCjf.

Toutefois^ pour les verbes aj^ant la lettre faible on peut à volonté conserver la forme régulière ou se servir de la forme modi-

fiée. Ex. : y^d \ ou y^'^\ «il a joué aux jeux de hasard». Cette moditication persiste à tous les temps et modes aussi bien que dans les participes et les noms d'nction.

Des mots qui proviennent d'une racine irrégulière

o"" La lettre faible ^ disparaît dans certains mots terminés par le H.

Ex. : '^^^ «côté»^ de 2^:?^^; àLâ^ «épitbôte»; de «jonction»^ de J^-^^; «somnolence»^ de i^-^^; ^-iîf «con-

fiance»^ de (3-^^"

4"" Le djezm est toujours supprimé sur le • précédé de la voyelle on et sur le ^ précédé de la voyelle i.

Ex. : ^^y-?. «il sera posé» pour ^^yù/^ ^Jij^y^^ «il sera décrit»^ pour V— i^^j; «balance»^ pour (^f^-^; «liéritage»^

pour ci^l^Ax». Cette règle est générale et s'applique à tous les mots

sans exception^ qu'ils proviennent de racines assimilées^ concaves ou défectives.

5"^ Précédé d'une voyelle i formative, le • est remplacé par un ^ et^ à son tour^ le est remplacé par un ^ quand il est précédé de la voyelle ou formative.

Ex. : ^'^-5 «balance)^- est pour \^^'^y^\ ^^ÏT'^ «sacliant avec

Go^G? ^ Go?

<îertitude» est pour ^^^^'^ y^y^ «aisé» est pour^^A/o.

A part les altérations indiquées pour la vm^ forme^ les verbes dérivés venant de racines assimilées sont tout-à-fait réguliers.

Racines concaves

Les deux dernières règles énoncées ci-dessus s'appliquent également aux racines concaves qui^ en outre^ sont soumises aux cinq règles suivantes :

1'^ Toutes les fois que la lettre faible n'a pas le cliedda formatif et qu'elle est précédée du djezm^ elle est généralement remplacée par la lettre de prolongation de la voyelle dont elle est affectée normalement^ et cette voyelle va prendre place sur la lettre précédente.

Ex. : o^j^è «il est dit» est mis pour ôyi\ ô^'^^. «il sera dit»^

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pour uy-i^^/i j-fr^rl «il deviendra»^ pour ^jy^ ; «il craindra»^

pour ^yid] ^LjtA^I «il a demandé aide »^ pour ^^^Jt;c-wl ; fvA.Aj>

«il séjournera»^ pour ^y^^r

Mais on dira régulièrement : «il a façonné^ il a peint »

— •V^* «il s'est marié»; «il a fait marclier».

Les mots de la forme J^jti^, RAjtÂx^ font exception à cette règle.

Ex. : ^^^^-Ç «sac à provisions»; ^^^-5 «vase de nuit»^ sont tout-à-fait réguliers.

2^ Chaque fois qu'une lettre de prolongation est suivie d'une consonne djezmée^ cette lettre de prolongation est supprimée dan^ récriture. Cette règle est applicable aux mots de toutes les racines.

Ex. : «il dirait»^ pour J^^;^^^ «il deviendrait»^ pour

^j^j-, «j'étais»^ pour ^.:>J15; ^o/wÂJt;cw! «j'ai demandé aide»^

pour v,:>JLjl;Cw1.

On a vu que dans les verbes primitifs actifs la voyelle de la première radicale changeait^ dans ce cas^ sa voyelle; généralement elle prend ou quand la seconde radicale est un ^ et i quand

c'est un Cependant on dit ^^â^^ qui vient de la racine ^^-is^ -» »

et vi>*x> ou de la racine ^•-x».

3^ Le ^ et le après un alif de j)rolongation sont remplacés par un excepté dans certains mots particuliers et^ d'une manière générale^ dans les verbes à la iii^et vi^ forme qui restent réguliers.

Ex. : ^Sb' « étant »^ pour ^^^'1 7^'"^ «passant»^ pour S*'-^? J^^Lx «penchant»^ pour lK^;'-^? [^-^L^j «dormant»^ pour r»^L3.

]Mais on dira régulièrement : ^^Li' «il a estimé»^ m'' forme de la racine f^^^'? ^< se réunir en parti »^ de la racine à

la vi^ forme; «se consulter les uns les autres »; ^^L^3

« des portraits » ; « des bracelets ».

DkS mots qui PKOVIENî^ENT d'une racine IRRÉGULIÈUE 1 0&

On retrouvera Tapi^lication de la règle dans des mots provenant de racines régulières. Ex. : y^^'y^ «des îles» est pour ^->l^::?^; ^A'yh>^ «des trésors» est pour ^^^f^i^^.

4"" Au participe passif du verbe primitif^ le ^ formatif disparaît toujours; quand la lettre faible est un 5^ la voyelle ou passe sur la lettre précédente^ mais si c'est un cette voyelle est remplacée par i.

Ex. : J^xLxj «dit» au lieu de J.^iix?; cXa.^^ « enduit^, crépi»

au lieu de C>yj<jù:^.

5^ Il arrive quelquefois que le • suivant un ^ ou le ^ suivant

un • soient remplacés par ^ ou

Ex. : «force» au lieu de "i^^^yi^ '^^.-'^ «mort» au lieu de

v^j*-x; cVa-w «seigneur» au lieu de ô<^y^. Cette contraction n'est

point très générale car Ton dit : ô^i.y^ «long»; f^:?^-^^ «estimation »^ etc.

La suppression du djezm sur le ^ précédé de ou et le ^ précédé dei; qui a été indiquée à l'occasion des racines assimilées^ est

applicable aux racines concaves. Ex. : \^y^ «bazar^ marché»

G o ? G Go

est pour ^y^\ 1^:?^ «religion» est pour ^^2^^-

Si ces indications sont peu précises^ cela tient à ce que souvent la langue arabe n'a pas une orthographe unique pour certains

mots. Ainsi on dit aussi bien v^/o que v^xj «je suis mort».

Racines défectives

l"" Excepté au subjonctif, la lettre faible terminant le mot et

qui est précédée de la voyelle perd sa voyelle finale. En outrC;,

dans le verbe primitif, le ^ est remplacé par un t et par un ^

dans le verbe dérivé. Le mot prendra le tanouïn sur la seconde

radicale si sa forme le comporte.

Ex. : ^^-wiwxi « il a marché » au lieu de \ v.sî « il a échappé »

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