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chapitre xi

Des mots qui proviennent d'une racine irrégulière

La conjugaison des verbes irrégiiliers primitifs a été déjà traitée ci-dessus^ mais sans faire connaître les principes généraux qui doivent être appliqués à tous les mots qui proviennent des racines dites irrégulières. Cette dénomination^ en effet^ n'est pas absolument exacte^ puisqu'il s agit simplement d'anomalies soumises à une véritable réglementation souvent plus rigide que bien des règles de grammaires française ou autres.

On ne se rendra bien compte de l'application des indications^ qui vont suivre qu'à la condition de donner tout d'abord à la racine sa forme régulière et normale^ puis d'examiner ensuite lesmodifications à y apporter.

On appelle lettres faibles les deux consonnes • et ^ et c est à la présence d'une de ces lettres dans sa racine qu'un mot doit sa forme anormale^ à moins qu'il ne provienne encore d'une racine qui ait deux lettres radicales semblables^, la seconde et la troisième. Tout ceci d'ailleurs n'est applicable qu'aux racines trilittères.

Presque tous les grammairiens ajoutent le ^ à la liste des lettres faibles^ mais cela n'est réellement pas exact ainsi qu'on le verra plus loin quand il sera question des racines hamzées.

Les racines irrégulières se divisent en quatre catégories :

1^ Les racines sourdes^ c'est à-dire celles dans lesquelles une même consonne est successivement seconde et troisième lettre radicale. Ex. : v^-j^ cK-^^ OcX:^.

2'^ Les racines assimilées, celles dans lesquelles la première consonne radicale est une lettre faible. Ex. : ^^^-^ J^^.-

?)' Les racines concaves, ou celles dont la secoiide consonne radicale est une lettre faible. Ex. : ^y^i y^^^

^ Les racines défectives, ou celles dont la troisième consonne radicale est une lettre faible. Ex. : vSr^*

Des mots qui proviennent d'une racine irréguliêre

Une racine peut appartenir à la fois à deux des catégories indiquées. Ex. : 4>J>^^ racine assimilée et sourde; ^^^^^ racine con-

cave et défective; ^i.^ racine assimilée et défective; serait même une racine triplement irrégulière^ si l'on admettait la ^ comme lettre faible.

Racines sourdes

La seule particularité spéciale aux mots provenant des ces racines c'est qu'ils ont^ dans certains cas^ leurs deux radicales semblables réunies par le cliedda^ alors que la première de ces deux lettres devrait normalement avoir une voyelle. Voici^ du reste^, les principes généraux auxquels sont soumis ces mots :

1^ Quand chacune des deux radicales semblables doit avoir une voyelle et que la première de ces deux voyelles est hrève^ on réunit presque toujours les deux radicales par le cliedda en conservant la seconde des deux vovelles.

Ex. : lX-cô «il a serré» au lieu de c>LXxi; s^\«il a été versé» au lieu de vw^-^> 5 ^ «pèlerin» au lieu de ^:5>.L^; mais on dira régulièrement s:^xkzs>^ '^)y y première des deux radicales sem- Idables ayant le djezm^ et J^J.::^, ) y^y première des deux radicales semblables ayant une voyelle longue.

Exceptionnellement les substantifs et adjectifs peuvent conserver la forme normale.

Ex. ' «des étincelles»; OcX-w «droiture >; v^-j^ «motif»;

«dommage»; cVx-b «individu». Le dictionnaire seul peut faire connaître ces mots d'ailleurs peu nombreux.

2"" Le dédoublement des deux radicales semblables a toujours lieu lorsque la première d'entre elles doit avoir le chedda.

Ex. : yyS «il a réitéré»^ forme de JAis^ «il a aigri;

rendu aigre » ; v^->-w « il a été cause de » ; jv-é-^i' « il a flairé^ senti ». 3"^ Chaque fois que les deux radicales semblables sont réunies

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