Chapitre xi
Précédé d'une consonne djezmée ou d'une lettre de prolongatioU;, le ^ final ne prend plus de support.
Ex. : « une chose » ; ^'y^ ^^i^^ portion » ; ^L-w « il a voulu » ;
% « méchanceté » ; "^^^^ « mauvais » ; ^ m) * <^ des ministres » ;
^IxJbf « des médecins ».
Le pronom régime ajouté à ces derniers mots fait reparaître le support^ mais seulement quand le ^ a la voyelle ou ou la voyelle i.
Ex. : 5 ^ L-éAr^ « ses savants » ; ^L^J.^: « ses savants » ; mais on écrira s^L^A^ sans support.
liemarque. Le ^ avec le tanouïn de la voyelle a ne prend pas d'alif orthographique. Cependant il est d'usage d'en mettre un
après le ^ du mot «chose» et l'on écrit L^^^^ alors que l'a-
nalogie exigerait Cette anomalie s'explique par l'usage
fréquent de ce mot et aussi parce que la présence de cet alif permet de reconnaître de suite que ce mot est régime direct et non sujet.
Racines doublem^ent irrégulières
Une même racine peut renfermer à la fois deux lettres faibles^ une lettre faible et deux consonnes semblables^, et exceptionnelle-
ment trois lettres faibles dans les racines suivantes : ^^^-^ ^S^^
la première étant seule d'un usage courant et n'étant véritablement avec la seconde qu'une racine doublement irrégulière.
Quand une racine est en même temps assimilée et sourde^ les mots qui en dérivent sont traités^ comme s'ils étaient seulement de racine sourde.
Ex. : «il a aimé»; t>^-? «il aimera». Ce verbe ne perd pas le ^ initial à l'aoriste.
La racine est-elle à la fois assimilée et défective^ on lui applique les règles relatives aux deux catégories.
Des mots qui proviennent d'une racine irréguliére 161
Ex. : «il a été fidèle à ses engagements»; aoriste ^ rindicatif, au conditionnel^ ^ à Timpératif. De même «craindre»^ c5-5r.^ O viii^ forme ^iliM,
et f •
Enfin lorsque la racine est concave et défective^ on la traite comme si elle était seulement défective.
Ex. : s^yi «il a été fort»^ aoriste indicatif ^yâ^^^ conditionnel y'Â^^^ impératif yi\.
La racine y — « vivre »^ devrait donner comme verbe primitif La::^^^ mais on dit aussi et plutôt En outre^ à la forme^
la dernière radicale peut^ à volonté^ être conservée ou disparaître. ^^y.^ f ou ^j^^^ I « il a eu honte » ; ^^^Ji ou ^^^-w^ ; impératif ^^g-^-wf.
On a déjà vu la conjugaisojt des verbes irréguliers dans le langage. Quant aux substantifs et adjectifs^ ils sont soumis aux mêmes règles que ceux de la langue écrite et c^est Vusage qui en fera connaître les formes usitées.
Il ne reste donc qu^à signaler quelques irrégularités spéciales au langage et qui consistent le plus souvent dans le déplacement des consonnes.
Ex. : djebed «il a tiré», mis pour djedeb; djououez «il a marié», pour zououedj; semcli «soleil», pour chems; seddadja «tapis de prière», pour sedjdjada; sedjera «arbre», pour chedjera.
Encore convient-il d'' ajouter que beaucoup de personnes prononcent ces mots régulièrement et que, en général, ce soïit des prononciations locales. C^est ainsi qu^à Alger on dit dzaïr «Alger » au lieu (i^el-djezaïr ; dziri «algérien» au lieu de djezaïri qui sont employés partout ailleurs,