‹ Précis de grammaire arabeChapitre 81 sur 117 · Chapitre xiii · texte numérisé non relu

Chapitre xiii

Nom cVaction du verbe trilittère dérivé

de la forme

Nom d'action

o ct

Nom d'action

Nom d'action

JU;:if

Le nom d'action^ accompagné cViin adjectif, sert à rendre Tadverbe de manière et comme alors il est toujours au cas direct indéterminé on rindiqiie^ dans bien des grammaires^ à ce cas. Au

lieu de Jvajlàj on dit Cette orthographe n'a aucune rai-

son d'être^ quand le mot est isolé; tout au plus serait-elle justifiée chez les auteurs arabes qui énumèrent volontiers les verbes en énonçant successivement le prétérit^ Taoriste^ Tinq^ératif et le nom d'action^ le nom d'action étant en quelque sorte le régime du verbe dans ce cas.

Quelques verbes dérivés ont d'autres types de noms d'action que ceux donnés ci-dessus; ainsi la ii^ forme a encore quelquefois

des noms d'action du type JLiti ou ï^Xs^sl^"^ la iii^ du type JLii;

la iv^ du type 'à.kxi]^ et la du type ^i^^XsLsûi^ \y mais ceux qui sont

terminés par le S ne servent qu'aux racines concaves et les autres ne se rencontrent que bien rarement.

Exemples de noms d'action : t^j^LJ « histoire^ annales » ; iUilXA?

« correspondance » ; (•'r^i honneurs » ; 2$^^^]. « licence^ diplôme »; s^^3 « étonnement » ; (^3^Lw.3' «lutte de vitesse»; JL^Àif «séparation»; ^LéJC^f «réunion»; ^I^Â^f «action de j)âlir»; ^^Liij^-w! « revendication » ; iivoLiijC^! « rectitude » .

Du NOM

Nom d'action du verhe quadrilittère dérivé

Ex. : N^Lixiii «bruit^ murmure»; ^LÂx«.i5i « accroupissement J!iV^5D^x)f «fusion^ dissolution».

Dmts le langage^ le no7n d'action ne joue que le rôle d^ un substantif or dinai^^e; il n^est donc 2)as nécessaire de le rattacher au verhe d'où il 2^'^ovient autrement que pour l'étymologie. Ses formes sont y du reste, les mômes que celles indiquées pour le verhe trilittère.

Ex. : tedbir « adynhiistrationy conseil » ; ma'^anda « hostilité » ; mais ces mots sont d^un emp>loi assez rare.

Quant au verhe quadrilittère dérivé, qui n^est usité qu'à la

seconde forme, son noin d^action a pour type àLXAA.jLÂ3. JEx. : tezeblili'a « niche, attrape » .

INToms primitifs

On appelle ainsi les noms qui paraissent n'avoir aucun rapport de signification avec les verbes provenant de la même racine qu'eux^ ou dont la racine ne donne pas naissance à une verbe primitif.

Ex. : « un lion »; C> « rose »; « datte » ; cK-*^ « un cba-

meau»; <w>L^ «une porte».

La grammaire ne saurait fournir aucun renseignement sur ces mots que Ton ne peut connaître que par le dictionnaire ou par l'usage. Il est bon d'en garnir sa mémoire sans s'inquiéter de leur origine dans une étude pratique de la langue arabe.

On a déjà vu qu'il existait des verbes dénominatifs obtenus surtout à l'aide des ii^^ iv® et v^ formes du verbe dérivé. Les noms primitifs sont les éléments ordinaires d'où sont tirés ces verbes.

Ex. : ù<^\ «un lion» a formé le verbe <X «abonder en

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lions » ; ^^'J « datte »^ ^^3* f « abonder en dattes » ; ^J^'f:^ « troupe »^ ^xci^ «rassembler des troupes».

Le verbe primitif lui-même semble avoir servi aussi de verbe dénominatif, ear si signifie «être le huitième»^ il est au

moins vraisemblable qu'il provient du mot qui veut dire

« huit » et que ce n'est pas le phénomène inverse qui s'est produit.

TTom de métier

Le substantif qui annonce la profession ou la qualité intensive prend^ le plus souvent^ la forme jLjti^ pour la première signification^ et '^i^jLi^ pour la seconde. 11 vient soit d'un verbe^ soit d'un nom.

Ex. : «marchand de pain»^ de «pain» ; JL^r^^ «porte-

faix»^ de cN-éJ^ «porter»; v^f^^ «changeur»^ de «change»; jLaa^ «laveur»^ de cK^u^ii «laver»; ^^^^ «charbonnier»^ de

« charbon » ; J L-*.:^ « chamelier »^ de « chameau » ; £ ^

«architecte^ maçon »^ de «bâtir».

^ix)J\«c « très docte »^ de |%-^^ « savoir » ; îî.x)L^ « très intelligent »^ de «comprendre»; l^c> «très sagace»^ de C;^c>f «saisir». Ces derniers mots employés aussi comme qualificatifs sont peu nombreux^ sans doute parce qu'ils ont la terminaison féminine tout en étant du masculin.

Le participe actif sert également de nom de métier.

Ex. \ y2>\3 «négociant»^ de «commercer»; w^^ls «secré-

taire »^ de wJo «écrire»; u^^cXx) «professeur»^ de «faire un cours»; j^xJùo «apprenti»^ de «apprendre»; v^^-oJCx^

«préfet^ administrateur»^ de ^yj^ «administrer».

Du NOM 169

Dans Fusage moderne on a aussi recours à la terminaison — ajoutée à un substantif au pluriel.

Ex. : «fumeur de liacbicb»^ de (jiaSL-ciA.;->^ pluriel de

lierbe ou bacliicli » ; ^Âis^Lb^o «marchand de tabac »^

de j^^Lii^j^^ pluriel de ^Li::^.^ «famée ou tabac»; I5s.^

«épicier»^ de yS^j^^ pluriel de ^X-w «sucre».

Cette forme est surtout d'usage pour les mots d'origine étrangère ou qui ont dans la langue moderne une signification qu'ils n'avaient pas autrefois. Elles peuvent donc coexister avec la

forme JLxi qui a alors un autre sens. Ex. : (jxL^^ signifie « marchand d'herbes »^ tandis que ^^.^^iolxi^^ veut dire «fumeur de hachich » .

La terminaison turque transformée en est employée dans les mêmes conditions que la terminaison précédente, avec cette différence cependant qu'elle se place après un nom au singulier^ parfois légèrement modifié.

Ex. : ^^^!^-^* «cafetier»^ de ^'^y^^y mot qui désignait autrefois le vin et qui aujourd'hui ne s'applique plus dans l'usage courant qu'au café. ^:^L3^^ «trésorier^ ministre des finances»^ de à5.if^^ «armoire et trésor».

Enfin quelques mots ont la terminaison persane ^ ^ devenue ^O. Ex. :^fcN^j^^ « trésorier »; ^fcX^JV.4A^ «porte-glaive».

A part la forme àLjLjti^ toutes les formes que Von vient de voir sont emjyloyées dans le langage comme noms de profession.

Ex. : djezzâr « houclier » ; h'abbâl « cordier » ; cliououâf « csp>io7i » ; h^ammâr «ânier»; terrâz «brodeur » ; *^aftar «ip)CiTfiimeiir^ droguiste»; nali'h'as «fabricant ou marchand d'objets en cuivre»;

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