Chapitre xiii
terras «piéton» ; retTâs «ploïigeur^ foreur de puits». La dernière radieale yâ n^est pas remplacée par un liamza. Ex. : bennâï <k maçon» (prononcer bennâye^. JDa^is le mo^ fekkâï «fruitier», le 5 radical a été remplacé par un
Hâkem « magistrat^ chef» ; qâd'î «juge^ cadi » ; fâres « cavalier» ; sareq <^ voleur »; ma^^allem «patron^ maître ouvrier»; râ^i « herger» ; qâri « lecteur »; mo^sii^eY «voyageur»; moiiedjdjem <^ astrologue » .
Sekâkri « é2ncier » ; liachâïcbi « fumeur de Jiacliicli » ; dekbâkbeni «marcliayid de tabac»; berâmli «tonnelier » , de bermil « tonneau » ; berâda^^i « hoiirrelier » .
Qabouâdji «cafetier»; toubdji «artilleur»; tenbourdji «tamhour»; qaonqdji «fabricant de calottes»; sa^^adji «horloger»; kbaznâdji « trésorier » ; tcbaqmâqdji « ay^murier » .
Kbaznâdar « trésorier » .
Eyi dehors de ces formes, spéciales il en est d^autres qui sont employées accidentellement. Ex. : t ebib « médecin » est en réalité un adjectif; cbeikb «professeur, chef» est un substantif sans forme d^une valeur particulière. Il serait facile de multiplier ces exemples.
Les termes métier et profession doivent être entendus ici dans un sens très large; il s^agit en réalité des 7ioms des personnes qui font hahituelleinent une chose. Chemmsi^, prononcé f^emmâch, signifie ^x^'y exemple un individu qui se vautre au soleil sans rien faire,, ce qui n^est certes pas une profession, ni un métier à proprement parler.
Woms de lieu
Le lieu où se fait une action et celui qui indique où une cbose abonde prend babituellement Tune des trois formes : Rajlàx^
et {ySLSLjQ.
Jo ^ 'ykjQ « lieu où Ton descend (de cbeval); gîte^ demeure » ;
^-^y^ «lieu où Ton pose quelque cbose^ un endroit quelconque» \
Du NOM 171
^^^i^ « orient;, lieu où le soleil se lève » ; ^^i-^J « occident^ lieu
OÙ le soleil se couche»; «mosquée».
5^1-1/0 «phare^ lieu où la lumière abonde»; '^^^Xxs «pommeraie»; S^xi^ «cimetière^ lieu abondant en tombeaux»; ii^X:^ «pays hanté par les démons OU djinns»; 2^x0..^ «pays à foin»; k^X.:^ «prétoire^
lieu à sentence»; àLwjcXx? «université^ collège^ lieu où Ton fait des G.rf- .
cours»; x.i<3Lxj «minaret^ lieu où on fait Tappel à la prière».
s^XX.^ «école ou bureau^ lieu où Ton écrit»; «magasin^ lieu où Ton serre»; ^1 — ^ «gué^, lieu où Ton traverse»; ^^Xaaax^ «demeure, lieu où Ton séjourne»; ^Xo^x) «observatoire»; « étagère » .
Quand le nom de lieu tire son origine d'un verbe dérivé^ il prend la forme du participe passif. Ex. : ^^^y^ «port»^ de ^^^y «jeter Tancre^ mouiller»; ^Liix> «station»^ de j^LiM «séjourner»; ^^^Xjy^ «hôpital»^ de ^ÀxoJCwf «chercher à guérir»; (^-o^ «lieu où Ton prie (les jours de grande cérémonie où la mosquée serait insuffisante à contenir la masse des fidèles)»^ de «prier».
Tous les noms qui indiquent un lieu n'ont pas nécessairement Tune de ces formes^ mais le barbarisme que Ton obtiendrait^ en appliquant à faux Tune de ces formes^ serait sûrement compris.
Quand la racine est concave^ la voyelle de la seconde radicale
passe sur la lettre précédente. Ex. : ^^jo^ pour^x^^ «le lieu où Ton arrive»; 5^L*x «caverne»^ au lieu de s^^àxj.
Les formes des noms de lieu peuvent encore indiquer le temps
pendant lequel s'est fait l'action. Ex. : cXj^x? «nativité»^ «le temps
OÙ l'on est né» et aussi «le lieu de naissance»^ ^^i.^ «le moment du coucher du soleil et l'occident».