Chapitre xv
OU sans caractère spécial^ par exemple du sable^ de la paille^ des fruits, des fleurs.
Go Go ^ o ^ ^ o ^
Ex. : O^^ «rose»; «paille»; cK>c^ «sable»; cK-*'^ «fourmi»;
G.w;' V^-^ Go-' Gc^
^Lji3 « mouche » ; « perdrix » ; \ « amande » ; ^^5-==^ « noix » ;
^•L^::^ «pigeon».
Tous ces motS;, terminés d'ailleurs par la dernière radicale, équivalent à cette forme que Ton rend en français par le nom singulier précédé de l'article défini, comme dans ces phrases : «la rose est une belle fleur»; «la fourmi est un animal nuisible > .
Nom. d unité
Si Ton veut marquer qu'il s'agit d'un seul des animaux ou d'un seul des objets dont le nom est générique, on ajoute au mot la
terminaison S — qui en forme ce qu'on appelle le nom d'unité.
Ex. : ^^^^ «une rose»; ^OLaJ «un brin de paille»; HXx^ «un grain de sable ou une dune»; «une fourmi»; iL^L^C> «une
mouche»; àLl^ «une perdrix»; «une amande»; «^^^ «une
noix»; kx)Lé^ «un pigeon».
Ainsi^ en français^ le nom d'unité est rendu par larticle indéflni ou par un des mots «brin», «grain», «pièce» et «pomme» quand il s'agit de fruits, bien que ce dernier mot ne soit plus guère employé que dans «|)omine de pin», car on ne dit plus guère «une pomme de grenade» ou «une pomme d orange».
Le nom générique n'est pas seul à avoir le nom d'unité; il s'emploie également avec les noms d'action des verbes et, pour
le verbe trilittère primitif avec la forme îLljti spécialement.
Go^ G-^o^
Ex. : «action de frapper», «action de frapper une
seule fois»; w^Jo «action d'écrire»; Ra;c5^« action d'écrire une fois»:
Go^ G^o^ •Vl"'^!
^/o^ «action de jeter», '^^^ «action de jeter une fois»; JL^o]^ «action de faire entrer», àlJLi^J^I «action de faire entrer une fois».
Du NOM GÉNÉRIQUE, DU NOM d' UNITÉ, DU DUEL ET DU PLURIEL 191
On fait grand usage^ en parlant^ du nom d^unité^ surtout de celui qui est formé avee un nom générique.
Ex. : tefifali^a «une pomme djouza «une amande»; lendjasa «une poire»; micbmacba «un abrieot»; qronfela «un œillet» ou «un clou de girofle». Il convient d^observer en passant que le même nom désigne la plante et le fruit ou la fleur.
Quand le nom est composé ou qu'ail a déjà le H on exprime Vunité par un mot^ le plus souvent par Ifabba «grain^ haie».
Ex. : b^abbet tcbina «ime orange»^ ou b^abba mta'^ tcbina ; b'^abba mta*^ oulâd eldjadj «un œuf» y mot-à-mot «un des enfants de poule». Ce mot lï^xhhR s^ emploie souvent pour dire «la pièce» . Ex. : qaddâcb elb'abba «combien la pièce? » quel que soit V objet désigné par le noin générique.
S^il s^agit d^animaux domestiques ofi se sert du mot ras «tête» ou cbekbs' «individu» p)our dire pièce. En Algérie le mot cbekhs est presque partout prononcé sekbcb.
Duel
Le duel est le nombre qui se forme le plus régulièrement. On l'obtient en ajoutant au singulier la terminaison ^\ — pour le nominatif.
Ex. \ y^jùj «un mois»^ \^^y^t^ «deux mois»; ^^L^ «année», ^ x)L.c^ «deux années»; ^y^^ «un jour»^ — /c^j «deux jours»;
«une cuisse», ^fcX^ «deux cuisses»; ^j^^ «un cbérif», i^^siùyjùj «deux cbérifs»; 2i.i*Lj «une chamelle»^ ^^LjCiLi «deux chamelles » (on remplace toujours le H par un <:j> devant le duel), ^^y B "^^^^ femme »^ (^^^^I «deux femmes».
La terminaison ^ — ou ^ — du singulier est remplacée par ^ — • Ex. : ^Jci «jeune homme», duel ^^L^Jci; la terminaison I — ^ par ^ — . Ex. : Lojc « bâton »^ duel ^!^^^.