‹ Précis de grammaire arabeChapitre 97 sur 117 · chapitre pkemiek De la proposition · texte numérisé non relu

chapitre pkemiek De la proposition

Pour être complète une proposition arabe n'a besoin que de

deux éléments: un sujet (s!i>jCAX)) et un attribut {y ^.is-). Ex. :

j^i^A^ j^L-^jjH «riiomme est un animal ».

Dans ces propositions^ dites nominales^ le sujet doit être déterminé et l'attribut indéterminé; chacun de ces deux termes se met au nominatif.

Au cas où Ton désire d'une manière spéciale attirer Tattention

sm- le sujet^ on le fait précéder de la particule «certes»^ qui régit le cas direct. Ex. : ^1^^^ ^l)^*^^^' «certes Thomme est un animal ». Logiquement le sujet est représenté par ^L-w^/w3!^| qui est au nominatif virtuellement.

Si Tattention devait se porter principalement sur l'attribut on

lui préfixerait la particule J « certes »^ qui^ elle^ ne régit aucun cas. Ex. : ^\yjsj^ ^Lww.3j)I «Thomme est certes un animal».

Toutefois ces additions de la particule affirmative n'ont souvent d'autre objet que d'arrondir la phrase, aussi les trouve-t-on parfois employées simultanément, en sorte que la proposition de-

vient : ^'^-^v^ ^[j^-^-^r'* (^I «certes l'homme est certes un ani-

210 Chapitre premier

mal». Ces signes d'affirmation n'ont donc pas toujours besoin d'être rendus dans la traduction.

Quand le sujet est exprimé par un pronom on l'exprime, soit

par le pronom sujet, soit par le nom régime précédé alors de

EXo : oà^.y^ «je suis malade» ou u^^x? ^ciôf «tu

es grand » ou ô^i^y^ ^I,-

Aussitôt qu'il y a lieu de spécifier le temps durant lequel l'attribut appartient au sujet, la présence d'un \erbe est nécessaire et les éléments de la proposition se placent dans Tordre suivant :

1^ le verbe; 2^ le sujet; 3^ Tattribut. Ex. : LI^^>^ ô4.) «Zéïd était malade»; wLc^ cX.^^ «Mohammed sera savant».

Comme on le voit, par ces exemples, le verbe attributif est futur ^y^^.] le sujet reste au nominatif et l'attribut se met au cas direct.

On pourrait cependant modifier Tordre indiqué ci-dessus, en se

servant de la particule que Ton placerait devant le sujet, et alors on aurait le sujet en tête de la proposition, puis le verbe et

enfin Tattribut. Ex. : L^j^ fcV.^^ «certes, Zéïd était

malade». On a déjà vu que gouvernait le cas direct.

Certains verbes autres que ^ peuvent jouer le rôle de verbes attributifs et sont, pour cette raison, appelés les analogues du

verbe ^\y^\). En voici quelques-uns : (j^^J «ne pas

être»; Jl\ « cesser d'être » ; J^ib « exister pendant le jour » ;

«exister au matin»; «exister au soir»; «exister durant

la nuit». Tous ces verbes indiquent en effet Tidée (SI être avec une

circonstance accessoire.

Dans le cas où la proposition doit contenir un verbe autre que

ceux qui marquent Texistence, on dispose dans Tordre suivant les

termes qui la composent alors : l"" verbe; 2"^ sujet; S"" régime di-

Dk la proposition 211

rect; 4"" régime indirect. Ex. : ^^ILil^JI LjLA:5"^x>^f f ^^S^ «le général a écrit une lettre au sultan».

Cet ordre n'est pas absolu; le sujet précédé de vient se placer devant le verbe. Ex. : ^liaX-vw^J! LJL;c5^^^^AJo I le régime exprimé par un pronom précède le terme qu'il aurait dû suivre normalement. Ex. : ^^LiaX>w^Jt ^\ ^axj^M ^!;.A^ «le générai Ta écrite au sultan»; UUc5^ jCAj| j.A^^if ^a5^ <^e général lui a. écrit ime lettre»; ^ax^^^I ^CA;o «le général la lui a écrite».

L'ordre des termes peut encore être modifié lorsque Tun d'eux sert de sujet à une seconde proposition. Ex. : yj^j^ AÂ-;cX.-é.j! ySiXj L>La5" ^^LiaX^jf «le général a écrit au

sultan une lettre dans laquelle il mentionnait le nom de la ville».

Quant aux termes circonstanciels^ qui peuvent figurer dans une proposition^ ils n'ont pas de place assignée d'une façon ])récise^ et chacun les dispose un peu comme il l'entend.

L'inversion se pratique le plus rarement possible dans la prose ordinaire; mais elle est fréquente dans la jirose rythmée et dans la poésie^ où elle contribue pour une bonne part à rendre les textes difficiles à comprendre.

Dans le langage, la 2^^oposition peut aussi n^ avoir que deux termes : le sujet et Tattribut. Ex, : ana merid' «je suis malade »y mot-à-mot « moi malade y> ; ed-dâr qedima «la maiso7i est vieille»; el-qat't' kliâïf «le chat est craintif» .

JEn général cependant on emploie la locution : râni^ râk^ etc. pour rendre le verhe être, Ex. : râni touïl «je suis grand»; râk qes'ir «tu es petit»; edz-dzib râhou cliater «le louj} est rusé»; ech-cheta râh'i bâreda «VJiiver est froid », ou « lajyluie est froide » .

Dans la proposition verbale, on suit rarement V ordre indiqué <^i-dessus pour la langue écrite; en général les mots sont rangés

Page 1