DU NEUTRE. S
des noms de nombre :
mille, mil (encore usités aujourd'hui); des adjectifs :
pis, mieux (aujourd'hui adverbes) ;
des pronoms :
o (ceci) conservé dans o-ïl, oui;
ço, ce; que, quoi; el (autre chose); auques (quelque
chose) ; quant que (quantum quod, autant que) ; le
(je /e suis), etc.
Ici les exemples sont particulièrement nombreux : les pronoms démonstratifs, relatifs ou indéfinis représentant très souvent des neutres logiques.
485. Équivalents du neutre. — Maison peut dire d'une façon générale, et malgré ces exemples, que le neutre grammatical n'existe pas en français. La langue pour rendre les neutres logiques n'a plus de formes spéciales.
Anciennement elle les exprimait volontiers au moyen du féminin. On disait : c'est la voire (c'est la vérité) ; il lui en a une portée (c'est-à-dire : il lui a porté un coup), il Veut bonne, etc.
Nous retrouvons dans la langue actuelle un certain nombre d'expressions qui rappellent l'usage ancien, comme : Vous me la baillez bonne ; il vient de V échapper belle ; etc.
Il n'y a point de substantif féminin sous-entendu ; le féminin représente tout simplement une forme neutre qui manquait.
Toutefois dans la plupart des cas, et depuis longtemps déjà, c'est le masculin qui est l'équivalent du neutre latin.