Chapitre finaL ^TA
du Précis de l'art de la guerre j, avec quelques articles et quelques cartes de plus. Mais la besogne, matérielle entr'autres, était lourde par le temps qui court pour un quayi-nonagénaire. Il hésita, puis renonça à raflfronter, comme il le dit dans sa brochure de 1866 (*), et, au dernier moment, environ trois mois avant sa mort, il me confia cette tâche par une lettre bien flatteuse, publiée en son temps, et dont il convient de reproduire ici textuellement les principaux passages :
Mon cher Monsieur Lecomte,
J'ai éprouvé une peine sincère à la réception de votre lettre datée d'Hyères. Cette ville ou ile a beau être une antichambre du Paradis, mieux vaut encore haliiter ailleurs qu'à l'ombre de ses orangers, La cause qui vous y conduit est déplorable, surtout pour un homme comme vous qui a si grand besoin de se faire entendre. J'espère que votre jeune famille vous rejoindra heureusement et assez tôt pour gagner Pise avant les
(') QoEËTioT^s STRATÉGIQUES relatives aux évén&nenis de la guerre de Bohème^ par un Invalide. Paris !869. Voir pages ^- ^ lie cette brochure, reproduites plus Ioïd à propos des cbemjûg de fer^ page 369.
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grands froids ; j'en recevrai la nouvelle avec plaisir si je suis encore de ce monde
J'attends avec impatience Vouvrage ou les épreuves de l'histoire militaire que vous m'annoncez ('). Bien que je sois fort peu en état, non de le lire moimôme, mais d'en entendre la lecture par une voix amie, j'espère en entendre assez pour pouvoir l'apprécier dans son ensemble.
Un travail qui mériterait d'être entrepris par vous serait un supplément ou complément de mon Précis de Vart de la guerre^ traitant des modifications que la vapeur et les chemins de fer ont apportées dans les combinaisons de la guerre, tant sous le rapport des opérations stratégiques que sous celui de la grande Tactique des Batailles.
Ce serait rendre un immense service et vous ne perdriez rien, je pense, en mérite, de rectifier et compléter le meilleur ouvrage qui ait paru jusqu'à 1869 sur l'art de la guerre. Les principes de la Stratégie sont les mêmes, la mi«e en pratique seule difl'ére.
Dans la grande Tactique des Batailles, ces principes sont encore plus influents, car les armées, une fois en présence, ne se battent pas sur les rails du chemin de fer. A Solferino comme à Sadowa la mise en action des masses présentes ont eu les mêmes résultats que
(*) C'était le volume Etudes â^histaire nUUtaire. Temps modernes jusqu'à la fin du règne de Louis XIV, paru à Paris en 4868, chez Tanera, éditeur.