‹ Prʹecis de l'art de la guerreChapitre 47 sur 63 · Chapitre final · texte numérisé non relu

Chapitre final

communication qui descendent des montagnes dans la plaine. En Italie, Plaisance répond à la première de ces conditions, Turin et Vérone à la seconde. En Espagne, Victoria, Pampelune, Tudela, Sarragosse et Lérida, tous situés dans le bassin de l'Ebre, répondent à la fois aux deux conditions, c'est-à-dire que tîes villes sont situées dans l'isthme de la péninsule hispanique, et qu'elles se trouvent aussi aux points d'intersection des principales voies de communication qui descendent des Pyrénées vers l'intérieur de l'Espagne.

Maintenant que nous pouvons apprécier la mesquine valeur défensive du dispositif élevé en cordon sur les frontières, examinons comment se présenterait la défense avec le dispositif à polygone concentré.

Ce système la réduit à sa plus simple expression ; il permet, en outre, d'établir les dépôts de manière à rendre la mobilisation des armées beaucoup plus prompte que ne le permet celui à défense disséminée sur la frontière. Avec ce dernier, on n'aurait que 50 mille hommes en campagne sur chaque frontière, tandis qu'avec le premier on en aurait 100 mille. Or, comme ce sont les armées et non les forteresses qui défendent les états et décident du sort des empires, cette seule raison suffirait pour prouver que la défense concentrée l'emporte de 50 p. c. sur la défense disséminée.

Poussant les investigations plus avant dans l'appréciation de la valeur relative des deux

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