Chapitre final. :ï
dispositifs, l'auteur arrive à cette Conclusimi ;
En comparant la défense de l'un de ces dispositifs à celle de l'autre, nous remarquons :
JDans celui disposé en cordon sur la frontière de Vétat:
l® Qu'avant l'ouverture des hostilités, les garnisons des forteresses ont réduit de moitié l'effectif de la force armée destinée à agir en campagne ;
2® Que les forteresses placées en vedettes sur Je front d'opérations, tombent généralement au pouvoir de Tennemi avec le matériel et le personnel^ qu'elles renferment, dès que les armées opérant en campagne sont obligées de les abandonner ;
3<^ Que les forces étant éparpillées, la défense ne saurait être que passive ;
40 Que les forteresses-frontières n'offrent point de garantie ni pour arrêter une invasion, ni pour couvrir la capitale, l'objet décisif de l'attaque ;
5° Enfin, que ce sont les forteresses-frontières qui font commettre aux commandants des armées le plus de fautes.
Dans celui à polygone défensif concentré :
i^ Que les forteresses, au lieu de se trouver en vedette sur le front d'opérations, seraient placées en arrière de ce front pour servir de base et de pivot aux armées en campagne ;
20 Que ce dispositif laisserait intact l'effectif des armées en campagne ;
30 Que pendant toutes les phases de la défense, les
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forces pourraient agir avec ensemble et d'une manière concentrée ;
4^ Que la défense de flanc y serait combinée avec la défense de front ;
5<> Que la défense conserverait toujours un caractère offensif, élément de succès qui prime tous les autres ;
6^^ Que la capitale , l'objectif décisif de l'invasion, serait quasi inaccessible ;
7^ Enfin, qu'avec le dispositif à polygone concentré, les opérations des armées en campagne se simplifieraient, et empêcheraient les généraux de commettre fautes sur fautes, soit en courant au secours d'une place-frontière, soit en s'y appuyant, soit en s'y réfugiant avec une partie ou la totalité de leurs armées.
Les événements bien connus d'Ulm, Olmutz, Metz, Sedan, Belfort, Besançon, sont autant d'arguments contre les forteresses-frontières.
L'auteur termine son aperçu par les lignes suivantes concernant les blocus :
Avant la dernière guerre, il était généralement admis qu'investir un grand camp retranché, renfermant une armée mobile de 100 mille hommes, était une impossibilité. Les blocus de Metz et de Paris ont donné les preuves du contraire. Néanmoins, de pareilles entreprises recèleront toujours de graves dangers, et ne doivent réussir que devant un adversaire peu soucieux de sa réputation, incapable, timoré ou dépourvu d'une bonne armée.