Chapitre final
qui a souci non seulement du grand et petit pontonnage (*), mais des travaux journaliers de pionniers, de sapeurs, de télégraphistes, de ballonnistes et autres, indépendamment des grands services des chemins de fer et des places fortes.
Les manœuvres avec les nouveaux feux exigent autant que possible des couverts soit naturels en terrains accidentés, soit artificiels à défaut de ceux-ci.
Il s'ensuit que le concours des troupes du génie pourra souvent être fort utile, indispensable et urgent même, pour faciliter l'action des masses (**). .
Augmenter les effectifs du génie et compter davantage sur les troupes de toutes armes pour les travaux de pionniers, semblerait donc dune absolue logique. Il est oiseux entr'autres d'ajouter qu'un corps de cavalerie sans sapeuii^ ni
(*) En France, depuis quelques jours seulement, les poiUonniers ont passé de Tartillerie au génie.
En Suisse, le génie est considéré depuis longtemps comme une arme, mais son faible effectif ne lui permet guère d^spèrer d'être à môme de satisfaire à tout ce qu'on exigerait de lui en temps de guerre.
D Voir ci-dessus, pages 157-160, les recommandations du général Jomini à ce sujet, recommandations encore plus fondées aujourd'hui qu'il y a 40 ans.
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pionniers devient inutile dans maints cas très ordinaires de la vie de campagne.
La conclusion qui termine et résume le Précis ne comporte d'autre remarque ou complément que d'en accentuer les points principaux, confirmés pleinement par les enseignements des dernières guerres.
Toutefois il est bon, auparavant, d'enregistrer ici, à titre de renseignements, ce que le général Jomini a dit des camps d'instruction ou de manœuvres et des corps d'armée permanents, dans sa brochure de 1866. Répondant au passage du journal La. France qui attribuait en bonne partie les victoires des Prussiens à leur organisation en corps d'armée permanents et à leurs manœuvres dites d'automne, le général Jomini s'exprime comme suit :
« J'éprouve une sorte d'embarras à me prononcer sur la prétendue insuffisance du camp de Ghâlons pour exercer les troupes à l'ensemble des manœuvres utiles à la guerre. Si les Prussiens les exercent par corps d'armée, c'est que leurs soldats ne restent que deux ans sous les