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CHAPITRE XVI

Histoire d'Athènes , depals l'arrivée des iflollens et des Ioniens Jusqu'à la gnerre Médique.— État général de la Grèce à cette dernière époque.

S I. — MêvoluHons dTAthèmi et de VAtiique Jusque à la eonsHtutitm de Solon,

État de VAttique après VéMîissement du JEoUem et des Ioniens, — H n'est guère probable que les iEk>Uens et les louieas, éiQigrés du Péloponôse» aient été reçus dans FAttique par suite d'un accord amiable entre eux et les anciens habitants , comme le prét^daient les Athéniens. Quoi qu'il en soit , ces hôtes ne tardèrent pas à deyenir les maîtres, et leur établissement dans le ][)ays entraîna toutes les conséquences d'une conquête, excepté la servitude de la glèbe.

Jusqu'alors les Athéniens, en prenant volontairement et par recon* naissance le surnom d'Ioniens, avaient conservé le nom de Pélasges. Les nouveaux venus le leur ôtèrent, et leur imposèrent exclusivement celui dloniens, nom par lequel les Athéniens supportèrent impatiemment d'être désignés, lorsqu'ils se furent relevés plus tard» 6t qu'ils eurent ejQTacé les autres traces de leur ancien asservissement (1).

Les JEoliens et les Ioniens contraignirent une notable partie des an ciens habitants à quitter leur patrie, et à aller, comme colons, ou plutôt comme émigrés , chercher un établissement dans l'Asie Mineure.

Ils dépouillèrent ceux qui restèrent des meilleures terres situées dans la plaine, poussèrent les uns sur les montagnes voisines, et les autres vers le rivage. Les trois partis furent dès lors désignés par des noms analogues à leur situation respective : les envahisseurs, par celui de Pédiéens et d'Eupairides , hommes de la plaine et nobles ; les anciens habitants, par ceux de Eypéraeriens ou montagnards, et de Paruliens ou habitants du rivage (2).

Les chefs des Pollens formant diverses branches de la famille de Nélée, les Mélanthides ou Médontides, les Alcmseonides, le^Pisistratides, les PsBonides, jouirent d'une immense influence depuis leur

(1) Hérodote, l.I, c. 57, 143.

(2) Hérodote, liv. 1, c. 59. —Plut, in Solone.

fllSTOIBS B*ATHiEN18; ARCHOIITAT. tStt

arriTée dans l'Attîque jusqu'à la guerre Médique ; Mélanthus et son fils Codrus obtinrent môme le trône comme nous Tavons vu précédemment. Ces quatre familles, d'accord avec les principaux iBoliens et Ioniens, avec les pédiéens ou eupatrides, abolirent le gouvernement modéré établi par Thésée. Ils réservèrent aux seuls eupatrides les charges, dès lors existantes, de polémarques, de thesmotbètes , de grand-prêtre. Ils privèrent les montagnards et les habitants des bourgs de tous leurs droits politiques , et particulièrement de celui de voter dans les assemblées, prérogative que Tancienne population ne recouvra que six siècles plus tard , au temps de Solon et de Clisthènes. A la place du gouvernement de Thésée, ils établirent une violente oligarchie (1) , à la tète de laquelle se trouvait un roi , mais le roi ne tarda pas à être renversé.

jirchmtes perpétuels , décennaux , annuels. — Unis pour dépouiller les anciens habitants, les dominateurs ne tardèrent pas à se diviser , par la jalousie du pouvoir. La dignité royale, fixée dans la branche de Mélanthus, portait ombrage aux autres branches des Néléides et aux grands. A la mort de Codrus, ils abolirent la royauté et la remplacèrent par Farchontat à vie, qu'ils laissèrent à la vérité à Médon, fils de Codrus , et à ses douze descendants , mais qu'ils dépouillèrent des prin* cipales prérogatives de la royauté , et dont, ils firent une magistrature responsable, i13â^754. L'an 754 ils restreignirent l'archontat à dix années; enfin, l'an 6^1, ils l'enlevèrent à la maison de Médon pour s'en ouvrir l'accès à eux-mêmes, le rendirent annuel, et le partagèrent entre neuf citoyens, pour satisfaire un plus grand nombre d'ainbitions (2). .

En même temps que les eupatrides faisaient subir ces divers changements à l'archontat, dans l'espace de quatre cent quarante-huit ans, ils envaàissaient on grevaient d'hypothèques les terres restées^ après la

(0 ArUtote, 1. Il, c. 12 : « Solon détruisit l'oligarchie trés-immodérée d'Athènes, déli- » ira le peuple de la servitude, et établit une démocratie bien tempérée par les autree »|ormes, a. peu pr$s teule qu'elle était ahgieniieiient.» Plutarque, inSolone: « Solon voulut aussi donner aux montagnards ou pauvres quelque part au gouverne- » ment (ion( iU itaieni exdui,.. Il leur donna le droit d'opiner dans les assemblées et » dans \e% Jugements.» Us n'avaient donc pas ce droit avant Solon. Hérodote, 1.V,g.69 : « Clisthènes se concilia la bienveillance de ses concitoyens , qui auparavant avaient » perdu tous les privUiges d'un peuple libre. D'un petit nombre de tribus, il en flt » un plus grand : il en créa dix, et distribua les bourgades dans les dix tribua.» Les bourgades ne faisant pas partie des tribus et du peuple jusqu'à Clisthènes, il est évident qu'elles n'avaient pas le droit de suffrage.

(2) Velleius Paterc, 1. 1, c. 2, 8. — Pausan , 1. IV, c. 5.— Justin > 1. 11, c. 7. — Tbacyd., Hv.I, c. 126.— Marbres de Paros, époq. XXXUI.

236 pk£ci8 dk l'oistoire ancienne.

conquête , en la possession des montagnards et des habitants des bourgs, et réduisaient beaucoup d'entre eux , soit à s'engager à leur service comme thétes, c'est-à-dire mercenaires, soit à subir l'esclavage (1). Leur despotisme était favorisé par l'absence d'une législation régulière. Tous les piXKîès se jugeaient d'après un petit nombre de lois nonunées royales, aussi anciennes que l'État, inconnues de la multitude, et si incomplètes, que la volonté du juge tenait lieu de loi dans la plupart des cas litigieux : or les juges étaient alors tous eupatrides.

Pour reconquérir les possessions , la liberté civile , les droits civils et politiques, dont il était également privé , le peuple n'avait plus de ressource que dans la puissance du nombre qui était de son côté , et dans les prétentions rivales de ses dominateurs. En effet , une partie des eupatrides , qui ne trouvaient plus assez de crédit parmi les hommes de leur ordre , avaient cherché à en reprendre en se plaçant à la tête de la multitude , et lui avaient donné ainsi des chefs : les habitants de la côte étaient commandés par les AlcmaBonides , et les montagnards par les Pisistratides (2).

Dracon , Cylon , £piménide. — Il est à croire que les paraliens et les montagnards , organisés dès lors en factions du peuple , furent assez puissants pour obtenir des lois civiles, avant d'obtenir un nouvel ordre politique , une nouvelle distribution des pouvoirs. L'an 624 , Dracon , alors;archonte, sans toucher à la constitution, traça des règles de conduite à ses concitoyens, et leur dicta des lois civiles et criminelles; mais leur sévérité excessive conduisit , presque sur-le<îhamp , à les fouler aux pieds , et le double code civil et politique , dont avait besoin la société athénienne , demeura à rédiger. La tentative de Cylon pour rétablir la royauté , 612 , le massacre de ses partisans au pied de l'autel des Euménides, contre la foi publique , les calamités dont ce crime fut suivi , les expiations et les règlements du Cretois Épiménide , 596 , suspendirent pour quelques années la grande querelle de la noblesse et du peuple. Mais elle se ranima bientôt, et il fallut se préparer à la guerre civile ou à une révolution qui réglât , d'une manière nouvelle et plus équitable , les droits des deux ordres. Solon , paîrvenu à l'archontat en 593 , est chargé de rédiger à la fois les lois pohtiques , civiles et criminelles , qu'on attendait depuis si longtemps.

H calme d'abord les passions et les mécontentements furieux » en

(0 PluUrc, in Solone.

(2) Hérodote, 1. 1, c 5&.

HISTOmB D*ÀTHÈKES; SOLON. 257

maintenant, d'un côté la possession des propriétés à ceux qui en sont détenteurs, d'un autre en abolissant les dettes, en brisant les fers des débiteurs , en assurant à tous la liberté individuelle. A Tavenir , nul ne devait être jeté en prison avant d'avoir été condamné par un jugement, excepté pour les crimes de péculat , de trahison et de conspiration contre l'État. Après ces mesures préliminaires, il donna à sa patrie une constitution, non pas purement démocratique, comme elle le devint plus tard par les changements que Clisthènes , Aristides, et surtout Périclès, y introduisirent, mais mêlée de démocratie, d'aristocratie et d'oligarchie (1).

§ n. — Constitution et législation de Solon»

Soîon consacre l'ancienne division du peuple en quatre tribus ; il le distribue en quatre classes , d'après la quotité des richesses. Il abolit Tancienne loi de Thésée, qui attribuait exclusivement l'exercice des magistratures aux eupatrides ou nobles. Tous les citoyens ont le droit d'assister aux assemblées ; de faire les lois ; de décider par leurs suiîrages des grands intérêts de l'État , la paix , la guerre , les alliances , les impôts; de choisir les magistrats; d'être admis, par la voix du sort, dans les tribunaux inférieurs; enfin, de recevoir l'appel des jugements rendus contre un citoyen par les divers tribunaux.

Mais les magistrats investis de quelque autorité sont pris exclusivement dans les trois premières classes, celles des plus riches ; de plus ils subissent un jugement d'épreuve avant d'entrer en charge, et en sortant ils rendent compte de leur administration; double formalité quire- IK)usse nécessairement l'incapacité et la corruption des factieux. Les neuf archontes annuels sont chargés de toute l'administration intérieure. Aucun acte émané du peuple n'est valide avant d'avoir reçu leur sanction , et leur premier devoir est de veiller à ce qu'il ne porte aucune loi nuisible à la conservation et au bonheur de la république. Ils ne peuvent lui présenter aucune proposition avant qu'elle ait été préalablement discutée dans le sénat, composé de quatre cents membres que Ton choisit annuellement, comme les magistrats, dans les trois premières classes. L'Aréopage, rempli par les archontes sortis décharge, révise et casse, au besoin, les décisions du peuple; arrête ses empiétements, au moment où- il tenterait d'augmenter ses attributions; juge, comme tribunal suprême , les causes capitales ; fait rendre compte aux

( 1) AriBlole, de Repub., K II, c. I3«

i38 PRÉCIS PB L'ffiSTOn^ AlfOSlVIf E.

magistrats sortis de charge, et les punit» s*ils ont troublé l'État par des démarches séditieuses. Le peuple , pressé par la nécessité de pourvoir à ses besoins, par les lois qui flétrissent Toisiveté et ordonnent de rendis compte chaque année de ses moyens d'existence, le peuple manque souvent du temps et de la volonté d'exercer la puissance législative et la judicature que Solon lui a réservées. L'indifférence pour un [droit plus honorifique qu'utile fait le reste : sur vingt mille citoyens que contient habituellement Athènes , à peine cinq mille se rendent aux assemblées (1), et il faut que les archers scythes usent à leur égard d'une sorte de violence pour les contraindre à exercer leur souveraineté. Ajoutez que, dans les assemblées, les seuls citoyens irréproGhables ont droit de suffrages ; que ceux âgés de cinquante ans votent les premiers ; enfin, que les orateurs capable d'influencer les délibéraiions et d'agiter le peuple sont soumis, comme les magistrats, à un sévère examen.

Malgré les nombreuses restrictions apportées à la puissance du peuple, malgré les précautions prises pour l'éclairer dans l'usage et l'exercice de ses attributions, Aristote esthne que, dès le principe, cette puissance, résultant surtout des attributions judiciaires, était excessive , et devait entraîner la ruine des parties oligarchiques et aristocratiques de la constitution (2),

Législation dt ^oîon.— Dans ses lois sur la vie privée, Solon ne subordonna pas la morale à la politique comme Lycurgue, mais la politique à la morale. Il favorisa, par le mode d'éducation, le développement intellectuel de ses concitoyens. Il leur donna enfin un code de lois civiles et criminelles dont la sagesse n'a jamais été surpassée, et auxquelles plusieurs peuples, soit grecs, soit étrangers, ont rendu un éclatant hommage en les adoptant (3). Bans aucune partie de ses lois, Solon ne sacrifia l'homme au citoyen.

§ m. — Zm Piêiuruiid»$^ €listhéne$, /«a^ofot.

Solon quitte Athènes , après avoir fait jurer l'observation de ses lois aux archontes, au sénat et au peuple. Pendant son absence, les trois anciennes factions déchirent la république. A son retour, il essaye, mais en vain, de les enchaîner. Pisistrate flatte , soulage, trompe la multitude, obtient d'elle six cents gardes, s'empare de la principale au torité, malgré la courageuse résistance de Solon, dont il laisse sub

(0 Thucyd., l.vm,c. 72.

(2) Arisioie, I. Il, c. 12. — (3) Plul., in Solon. Platon, de Leg. in Crit. Prot. Tint.

snvomB o'ATmsB; sotoiv* M

sister la oonstitiition, 561. Il est chassé Tannée suivante par Lycnrgue

etparMégaclès; rappelé par Mégaclès, qui l'oppose à Lycui^e, 5556; dépouillé une seconde fois, en 952, par ce môme Mégaclôs dont il a épousé et outragé la fille. Il ressaisit de nouveau l'autorité > 538; la conserve par sa modération , sa démence, la sagesse Êb son administration, jusqu'à sa mort arrivée en 528, et la transmet à ses fils. Pen« dant les trente-trois années écoulées depuis la révolution, Pisistrate n'avait exercé te pouvoir que dixHsept ans; et encore plusieurs des aimées de son administration ne sont pas pleines et entières.

Hipparque et Hippias imitent, durant quatorze ans» 528-514, la réserve de leur père, embellissent Athènes , favorisent les sciences et les arts, comblent d'honneur Anacréou et Simonide. Hipparque se venge d'Hanoodhis en insultant sa sœur. Il est assassiné par Harmodius et parAristogiton, 514. Hippias, irrité du meurtre de son frère, tyrans nise les Athéniens , 514^10« Il est contraint de sortir d'Athènes par les Alcmadonides , aidés des Lacédémoniens : il se retire auprès du sar trape Artapheme , et va mendier chez l'étranger des secours et des armées pour asservir de nouveau ses concitoyens.

CHsthines^ Jsagoruê.^Aj^Tès l'expulsion d'Hippias, Isagoras, chef du parti des grands, essaye de leur rendre exclusivement le gouverne^ ment de l'État. Glisthènes, chef des Alcmseonides et rival d'Isagoras, porte le nombre des tribus de quatre à dix, et celui des sénateurs do quatre à cinq cents : il fait entrer dans les tribus les habitants des Ixniigs, et leur communique les droits de citoyens qu'il n'avaient pas encore. La force du peuple s'accroît par son nombre, et sa puissance par l'établissement de l'ostracisme, qui soumet les citoyens puissants âox dangers continuels de l'exil.

Isagoras s'adresse aux Lacédémoniens, ^nemis de la démocratie, et surtout de la puissance d'Athènes , dont ils veulent perpétuer les troubles* Isagoras et Cléomènes forcent Glisthènes à la retraite, bannissent sept cents familles athéniennes, tentent de casser le sénat et de remettre rautorité à trois cents citoyens de la faction oligarchique. Le peuple \e& assiège dans la citadelle, et les contraint à sortir de FAttique. Ils y reviennent bientôt avec une armée dont la présence enhardit tous les anciens ennemis d'Athènes à l'attaquer. Mais, comme nous allons le voir, elle sort triomphante de cette lutte, et affermit la constitution démocratique (i).

(0 Hérod., V, 56, 59 sqq.— Arist., de Hep. U), 3.— Plut., in Solon. et Peric.

i40 PBtoS DB L'BIftTOIBB AHCDBflfB.

S IV. — Rapporti d^jithènei avee $eê voiiini. — Divéhpp9mMii de $a puissance^

Au temps de Codrus, 1132, les Athéniens repoussaient avec peine rînvasion des Doriens, et perdaient Mégare dont leurs anciens rois leur avaient assurera domination. Dans les siècles suivants, affaiblis par leurs dissensions, ils se soutiennent avec peine contre les Mégariens sur lesquels Pisistrate remporte une victoire, et Solon reprend 111e de Salamine avant la publication de ses lois. La grandeur naissante d'Athènes date de l'administration de Pisistrate et de ses fils. Us favorisent Fagriculture et la population, entretiennent et augmentent les armées, accroissent les ressources de Tindustrie et du commerce, en ouvrant de nouvelles manufactures. La prospérité de la république se marque par des faits éclatants. L'an 512, deux ans avant qu'elle chasse Hippias, elle frappe de la monnaie d'argent (1). Au milieu des querelles de Clisthènes et d'Isagoras, qui sembleraient devoir la réduire à une entière nullité politique, elle brave les elBrorts des Spartiates, des Béotiens, des Chalcidiens, desÉginètes, coalisés contre elle; chasse de ses murs et de FAttique les Spartiates et leur roi Cléomènes, qui soutiennent Isagoras, 508-507 ; met en ftiite les Béotiens, auxquels elle fait sept cents prisonniers; se venge des Chalcidiens, ajoute l'île d'Eubée à ses domaines, et y envoie une colonie de quatre mille hommes, 506. Elle donne à Miltiade le commandement d'une armée qui, au rapport de Cornélius, fait pour elle la conquête de la Chersonèse de Thrace, où elle dirige une autre colonie; de l'Ile de Lemnos, dont elle chasse les Gariens; et des Cyclades, dont elle s'empare, 507-506 . Dans sa guerre contre les Éginètes, 506, elle ne possède encore que cinquante vaisseaux, et la plupart sont des pentécontores. Mais elle construit alors, par les conseils de Thémistocle et avec le produit des mines de Laurium, deux cents bâtiments, qui étaient pontés en partie, et avaient plusieurs rangs de rameurs. Dès lors elle devient la première puissance maritime de la Grèce et la rivale de Sparte (2).

§ V. — État général de la Grèce au tempe de la guerre Médiqw*

Parmi les puissances maritimes, on distingue, après Athènes, Égine, longtemps son égale; Corcyre, qui pouvait équiper soixante galères;

(1) Thésée avait déjà frappé de la monnaie. ( Plutarc., in Tbeseo. ) (a) Plutarc, in Solone , c. 8-10. Hérod., 1. V,c. f 7-82 ; I. VI, c. 86-04 ; I.VIir, e. l, 14,44, 4«. Tbucyd., 1. 1, c. i4. Cornel., in Milliad., o. t, 3.

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