REVOLUTION DE POLOGNE MSÔI
lution de la question territoriale en Belgique; elle avait relevé les puissances du Nord, elle avait permis de reconstituer à certains égards la Sainte- Alliance.
Depuis 1815, la Pologne formait un royaume distinct gouverné par le czar de Russie. Mais, se rappelant son ancienne grandeur sous les Jagellons, la Pologne voulait son indépendance complète et sa reconstitution dans les limites d'autrefois. La révolution française de juillet 1830 l'encourage, et, le 29 novembre, Varsovie donne le signal du soulèvement contre la domination moscovite.
Après le départ du grand-duc Constantin, la dictature est conférée à Chlopicki. Il restreint la révolution dans les huit palatinats de la Pologne russe et veut négocier avant de combattre. L<> 19 décembre, une diète se réunit à Varsovie : elle confirme à Chlopicki la dictature'; Czartoryski , Radzivill, Ostrovski participent toutefois au gouvernement ; Czartoryski devient président de la régence nationale lorsque, le 18 janvier 183J, n^ce Chlopicki eut renonce au pouvoir dictatorial. Cest cette régence qui prononce la déchéance des Romanoff après la publication de la proclamation du czar contre les Polonais. Bientôt les Russes, sous Diebitch, entrent en Pologne; le 25 février, ils sont à Praga, aux portes de Varsovie; mais le dégel les empêche de franchir la Vistule. Ils alten-
dent aussi des renforts, car ils ont perdu plus de 20,000 hommes dans la sanglante journée de Grochow. Le 26 mai, Diebitch bat à Ostrolenka le nouveau généralissime, Skrzynecki. Arrivé à Pultusk,au nord de Varsovie, il y meurt lelOjuin, et le grand-duc Constantin succombe à Minsk, en Lithuanie, le 27 juin.
Paskévitch remplace Diebitch et Dembinski succède à Skrzynecki. A la fin de juillet, le nouveau généralissime russe se décide à effectuer le passage de la Vistule à l'abri des frontières prussiennes. Il rompait sa ligne de communication avec la Russie, mais il pouvait compter sur le fidèle Prise concours de la Prusse. Varsovie n'avait que pour onze jours de vivres quand les Russes parurent devant ses murailles. Une moitié des troupes fut renvoyée pour s'approvisionner sur la rive droite de la Vistule, que le gros de l'armée russe venait d'abandonner. Paskévitch ne perd pas un instant; le 6 septembre, il attaque la ville avec 80,000hommes et 400 pièces d'artillerie. Après un assaut de deux jours, Varsovie se rend.
L'armée nationale avait pu quitter la ville et s'était retirée sous les remparts de Modlin, sur la rive droite de la Vistule. Mais les divers corps polonais furent bientôt contraints de franchir la frontière, et ils déposèrent leurs armes en Autriche et en Prusse.
Nommé gouverneur général de la Pologne,
de Varsovie