‹ Précis de l'histoire de l'anatomieChapitre 12 sur 101 · MARIN US · texte numérisé non relu

MARIN US

cl "épaisseur des deux ventricules du cœur , distingué le pancréas des glandes mésentériques , et connu le thymus qu’il dit ne pas exister chez tous les sujets , probablement parce qu'il ne savait pas cpic cet organe appartient à la période fœtale et qu’il se résorbe après la naissance. Mais tous ces faits sont empruntés à l’anatomie des animaux; nous en trouvons la preuve directe dans ce passage : « Choisissez, dit-il, 1 animal » le plus semblable à 1 homme, vous ne trouverez pas » toutes les parties semblables , mais ayant au moins des « rapports les unes avec les autres; » il ajoute qu’au trefois on démontrait l’anatomie sur des corps humains (op. cit .).

Aucun des écrits de Marinus n’est parvenu jusqu’à nous : nous ne les connaissons que par les fragments que Galien nous en a donnés. 11 semble s être particulièrement occupé des glandes qu il distingue d’après leur structure et leurs usages : « Il y a des glandes , dit-il , qui servent » de point d’appui aux vaisseaux et les maintiennent dans » une position fixe (ganglions sanguins , comme la rate) , » d autres cpii engendrent une humeur propre à humecter » et à lubrifier certaines parties , afin qu’elles ne se des- » sèchent pas et qu’elles puissent faire tous leurs mouve- )> menls; ccs dernières sont comme une éponge et percées » de divers trous qui ne sont pas sensibles en toutes; elles » ont des veines et des artères. » Cette opinion sur la structure des glandes se retrouvera dans les écrits des auteurs jusqu’au temps où les recherches de Malpighi auront fait connaître la véritable nature de ces organes. La sécrétion était alors considérée comme une simple expression des fluides à travers des masses poreuses.

Nous avons encore à citer ici le nom de Pelops qui eut 1 honneur d’ètrc le maître de Galien et qui s’est occupé particulièrement de la myologic comme on le voit dans le livre de Galien, De MuscuL Disscclionc .

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Enfin lan 131 de 1ère chrétienne naquit à Pergamc l'homme qui, avec Aristote, devait partager pendant de longues années l’empire des écoles : Galien. Il eut pour père ISicori , sénateur de Pergamc , homme érudit , philosophe, mathématicien, et surtout profondément versé dans la connaissance des dialectes de la langue grecque , et qui lui servit de guide dans l’étude de ces différentes sciences : Galien semble avoir puisé dans ces études préparatoires cette force de logique et de dialectique à laquelle il a dû sa supériorité sur tous les savants de son époque. Il commença à étudier la médecine à 17 ans. à l’atliénée de Pergame , de-là il se rendit à Alexandrie. 11 exerça la médecine à Rome sous Marc-Aurèle et Commode.

Peu de médecins ont travaillé autant que Galien : il écrivit plus de cinq cents livres (1) dont une partie périt de son temps dans l’incendie du Temple de la Paix : un grand nombre d’autres sont restés enfouis dans les bibliothèques, et ne sont pas parvenus jusqu’à nous. Parmi les ouvrages brûlés ([ue Galien cite lui-même, on remarque : 1 .° liber de Hippocratis anatomia , 2° Libri 111 de anatomici Erasistrati, 3° libri de sectione mortiioruin , 4° libri II de sectione vivoruni, 3° libri de iis quœ icjnota erant Lyco in anafomia , 6° compendium XX librorum anatomicorum Martiani , 7° libri II de anatomicis Lyci {Gai. de libris propriis. Gai. de ordine le (jeudi libros ). Ces perles sont extrêmement fâcheuses , car elles ne nous permettent d’avoir qu’une idée incomplète de l’état de 1 anatomie pendant l’époque la plus florissante de 1 école d Alexandrie.

(I) Qu’il ne faut pas confondre cependant avec des volumes, ces écrits ne dépassant pas le plus sèment l'étendue de nos mémoires scientifiques.

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Quoique Galien ail beaucoup écrit sur l’anatomie, il est douteux qu’il ait jamais ouvert de cadavres humains ; il semble avoir composé ses ouvrages, non d’après l’homme, mais d’après les animaux qui s’en rapprochent le plus. Ainsi l’impulsion communiquée à la science par Hérophile et Érasistrate ne fut pas assez forte pour leur survivre , et le génie des Ptolémée succomba sous l’empire des préjugés.

Cependant il ne faut pas croire que les travaux de Galien furent inutiles; son anatomie, quoique celle du singe, fut le seul guide dans les écoles jusqu’aux 15e et 16e siècles; malheureusement il n’a pas été à même de collationner scs descriptions d’après l’homme : de-là ses nombreuses erreurs que Vésale a rectifiées. Il ne paraît pas même avoir eu sous les yeux un squelette humain quand il composa son livre , (de ossibus) ; car sans cela comment aurait-il parlé des os intermaxillaires qui supportent les racines des dents incisives : « Superest in maxillœ superioris extrema os unum , in » quo dentium quæ sécant } radices et alveoli continen- » tur. » La manière dont il décrit le sternum , le sacrum les apophyses des vertèbres cervicales , le fémur , Y humérus qu’il dit être le plus long des os après ceux de la cuisse , prouve qu'il a eu égard au squelette du singe. Quoiquil en soit scs descriptions considérées en elles-mêmes, se distinguent par leur clarté , leur précision et leur exactitude. C’est ainsi qu’il fait connaître le sphénoïde, l’ethmoïde, les fosses nasales, l’articulation atloïdo-occipitale , et celle de Iaxis et de l’atlas, toutes choses extrêmement difficiles, et qu'il a fallu reprendre laborieusement, lorsque les ouvrages de Galien ont été entièrement abandonnés.

Sa myologic est aussi très-complète, mais c’est celle du singe ou du chien (Gai. de musc, disscctionc ) ; eà et là quelques descriptions trahissent la source où l’auteur a puisé ses matériaux : ainsi les scalèncs postérieurs dont il fait aller

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les insertions jusqu’aux 4e, 5e et 0e côtes, sont ceux du chien: les droils antérieurs de l’abdomen dont il prolonge les attaches supérieures jusqu’aux premières côtes et l’extrémité supérieure du sternum , sont ceux du singe. Le pannicule charnu dont il double toute la peau du cou, n’appartient pas à l’homme, etc., etc. En preuve de nos assertions, nous citerons ici la manière dont Galien décrit ces muscles :

Le peaucier : « Incipit hic musculus in priore quidem parte ex labrorum et buccarum , ex posteriore vero ex spinœ regionibus , toti cuti quœ circa collum est , in

orbem subtensus , tenais memhranosusque existais

deorsum vero fertur, in priore quidem parte usque ad çlaviculas , in posteriore vero , juxta scapularum spinas, usque ad dorsi principium (De muscul. dissec t. ). » Il est Lien évident que si Galien eût disséqué ce muscle chez 1 homme, il ne l’eût pas prolongé de part et d’autre jusqu’à la région de lepine dorsale.

Voici ce qu’il dit des muscles droits antérieurs de l’abdomen :

Vero recti ( musculi ) tote carnosi existant , a pectorc ad pubis usque ossa cxporrecti ; et circa quidem umbilicum , ac paulo etiam ulterius sibi mutuo adjacent, seseque tangunt. Abhinc vero coale scunt , ac tandem in pubis ossa inseruntur j eorum vertex tendo est membranosus , ad thoracis principium ascendens. Id tamen dissectionis professores ob id jure latuit , quod qui in pectore sunt musculi, su b ipsis incumbunt , nam si auferantur , membranosus hic tendo evidenter, tum cum summo pectorale osse , tum cum transversis etiam ejusdem ossis partibus universis , quœ ipsum cartilaginis costarum partibus coarticulatur , coalcscere conspicitur , ad primant usque costam , cui appensus est, ascendens, etc Comme nous l’avons dit Galien décrit ici les

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droits abdominaux du singe ou du chien, el non ceux de l'homme, car chez ces premiers seuls ces muscles s’étendent jusqu’à la première côte et à l’extrémité antérieure du sternum. Ce n’est que chez l’atèle qu’on observe une disposition analogue à celle de l’homme , c’est-à-dire l’insertion du muscle droit abdominal, aux cinquième, sixième et septième côtes ; or cet animal appartient au nouveau continent, et Galien n’a pu le connaître. Du reste, il ne cherche pas à cacher la source où il a puisé ses démonstrations : Qui se in musculorum dissectione exercere cupit, suffocata in aqna simia, primum ipsain excoriet, quemadmodum in anatomicis administrationihus dicimvs (De musc, dissent.).

Quoiqu’il en soit, on peut dire de sa myologie en général ce que nous avons dit de l’ostéologie : elle est claire et précise ; on y trouve les muscles principaux de la tête , du tronc et des extrémités ; parmi ceux de la mâchoire inférieure , on remarque les ptérygoïdiens externes ou transverses, que Yésale n’a pas connus de son temps. Les muscles de l’œil , au nombre de six , les droits et les obliques:, ceux des régions sus- et sous-hyoïdienne, cervicale postérieure et profonde de la nuque , de la langue , du larynx , de la poitrine , de l’abdomen , etc. , sont décrits de main de maître; leurs actions y sont nettement déterminées : ainsi , ce qu’il dit des muscles sousclavicrs est. exact : Mnscidi hi eamdem quam intercostales vocati niusculi actionem habent ; sicut enim eorum quilibet suis ipsorum fibris extrinsecùs humiliorem costam ad supenorem attrahit , etiam hi primam costam ad claviculam attoUunt. Ce passage indique que Galien se faisait une idée assez exacte du mécanisme de l’inspiration; mais il considère les intercostaux externes comme inspirateurs, les internes comme expirateurs.

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Quant au mécanisme de la respiration , voici comment Galien le conçoit : Respiratio fit dum thoracis musculi intenduntur, et costas in sublime attollunt , ac totam internam capacitatem latiorcm majoremque reddunt. Intérim autem accidit ut pulmo dilatatus , thoracem dilatatum insequatur j cum autem ea quœ in pulmone est capacitas major rcddita sit , aer ambiens per asperam arteriam , et os , et nares ad ipsum ah attractione vacuum conséquente , quemadmodum in fabrorum folles attrahitur. Hoc ercjd modo inspiratio fit , plurimis thoracis musculis intentis. Spiritus vero latio quœ extrorsum fit, quam expirationem vocant , hoc pacto fit: musculi qui contrario motu thoracem movere creduntur , costas una cum septo transverso , qui et ipse latus musculus est , trahunt , thoracemque coactant : qui compressus pulmonem constringit , usquc ille compressus recurrentem spiritum per broncliiam et os foras extnidit (Gai. Vocalium instrument, dissectio , cap. \ III).

En ncvrologic , Galien distingue les nerfs en ceux du cerveau et ceux de la moelle épinière. Des premiers il admet sept paires : la lre, l’optique, qu’il fait naître de la partie antérieure des ventricules du cerveau et qu’il dit être creusée d’une cavité communiquant avec ces ventricules. Cette opinion que nous retrouvons dans les écrits des écrivains du XVIe siècle, tirait sa source de l’idée d’une prétendue séci’étion des esprits animaux dans les cavités de l’encéphale. La 2me paire est celle des moteurs de l’œil , dans laquelle il comprend l’oculo-moteur interne et l’externe. La 5me est celle que Willis a reconnue plus tard être une dépendance des trijumeaux ( branche ophthalmique de Willis ). Galien fait remarquer avec raison son anastomose avec la 4e paire. Celle-ci comprend les nerfs maxillaires supérieur et inférieur il en décrit exactement les distribu-

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lions. La 5me est celle des nerfs auditif el facial; ce dernier sort derrière l’oreille et se distribue à la face où il s’anastomose avec les nerfs maxillaires. La Gmc est celle des gastropulmonaires (pneumo - gastriques , glosso- pharyngiens et grands sympathiques réunis); celte paire extrêmement importante est décrite dans toutes ses distributions viscérales. Les rameaux pharyngiens , laryngés, les filets pulmonaires, œsophagiens , gastriques , y sont très-bien notés ; ceux que nous désignons sous le nom de grands sympathiques , se réunissent à celte paire vers la partie supérieure du cou , au point où l’on observe en effet l’anastomose du ganglion cervical supérieur et du pneumo-gastrique. On y trouve également la description du nerf spinal , qu il met au nombre des nerfs cervicaux , venant se réunir au nerf de la sixième paire et la renforçant. Enfin la 7me paire est celle des hypoglosses qui s’anastomosent avec la paire précédente. Les nerfs de la moelle épinière sont distingués en paires cervicales, dorsales, lombaires et sacrées.

Le cerveau que Galien décrit n’est pas celui de l’homme, mais celui du bœuf , tel qu’on le vend , dit-il , tout préparé sur les marchés des grandes villes : porro cerebra bvbnla in magnis civitatibus in totum parafa venduntnr. {Gai. de anatomicis administrationibns , lib. nonvs.) Mais la description qu’il en donne est des plus complètes. Tl en décrit jusqu aux moindres détails : les ventricules , leur cloison , le corps calleux , la voûte à trois piliers , sa lyre ; les glandes pinéale et pituitaire , l’infundibulum qu’il croit communiquer avec les fosses nasales à travers la lame criblée de Iethmoide pour y verser la pituite; les corps striés, les couches des nerfs optiques, les pieds d hippocampe, les tubercules quadrijumeaux; l’aqueduc qui a reçu depuis le nom de Sylvius , la commissure postérieure du ventricule médian, la protubérance annulaire et scs prolongements.

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Il parle également de 1 artère communiquante à la base du cerveau. 11 n'y a pas de doute que si les anatomistes du l'6me et du 16™ siècle avaient pris pour terme de comparaison le travail de Galien, l’anatomie du cerveau se serait perfectionnée plus vite, et qu’on se serait évité les difficultés et les tâtonnements à travers lesquels on a dù s élever lentement à la connaissance de ce viscère chez 1 homme.

En angiologie Galien a porté très avant ses connaissances; mais entraîné par ses idées physiologiques, il a commis des erreurs qu’il aurait évitées, si, comme pour les nerfs et le cerveau , il avait pris pour guide le cadavre , même celui <les animaux. 11 distingua les vaisseaux en veines et artères, distinction qui appartient à Aristote et à Erasislrale. Les veines partent toutes du foie; il en reconnaît deux tioncs principaux , la veine porte et la veine cave. La prenne ie est formée par la réunion de toutes les veines abdominales , qui absorbent le chyle préparé dans l’estomac et les intestins , et le transportent au foie ou il est converti en sang. La veine cave part de la partie postérieure du foie, et monte d’une part à travers le diaphragme vers les parties supérieures , de l’autre descend le long de la colonne vertébrale à droite de l’aorte. La partie ascendante fournit, en passant près du cœur, les veines propres de ce visceie et de son enveloppe : elle y reçoit aussi la veine azygos , et envoie dans le ventricule droit un tronc volumineux qui remonte vers les poumons (artère pulmonaire). La veine cave et la veine porte communiquent, ensemble derrière le foie par les veines sus-hépatiques.

Les artères naissent toutes des cavités gauches du cœur par deux troncs, l’un â parois minces (veines pulmonaires), l’autre à parois épaisses (aorte) : le premier se distribue aux poumons , le second se divise dès son origine en aorte ascendante et descendante.

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Le cœur est composé clc deux venlrieules communiquai! I. ensemble par des pores dont la cloison est percée. Les poumons sont, des organes parenchymateux qui communiquent avec, le cœur par les veines pulmonaires.

Telles sont les bases sur lesquelles Galien a construit tout son système physiologique. Le (bnd de ce système , le voici : trois forces président à la vie des animaux; lune réside dans le foie , la seconde dans le cœur , la troisième dans le cerveau. La première agit par le foie et les veines et régit les fonctions naturelles. La seconde par le cœur et les artères préside aux fonctions vitales; la troisième par le cerveau et les nerfs aux fonctions animales. Le principe moteur de ces fonctions réside dans les esprits qui différent de 1 air, mais dont les matériaux sont puisés dans l’atmosphère. Dans le foie, qui est l’organe fabricateur du sang , il se sépare de ce fluide des vapeurs subtiles; ce sont les esprits naturels, qui transportés au cœur se mêlent à l’air qui y est introduit par la respiration et forment les esprits vitaux; dé— là transportés au cerveau par les artères, ils deviennent des esprits animaux que les nerfs vont répandre partout. Lelle est la théorie de Galien , théorie qui sans doute a le tort de n’êlre pas en rapport avec l’organisme, mais à laquelle on ne refusera pas de s’être rapprochée de la vérité autant que l'état de la science le permettait alors.

Un autre titre de Galien, c’est d’avoir fondé la physiologie expérimentale : ainsi il avait observé que lorsqu’on ouvre une artère sur un animal vivant , le sang s’écoule par secousses venant du cœur. Nous avons vu plus haut comment Érasistrate expliquait ce fait pour le faire plier à sa théorie. Galien réfutant cette explication démontre que le sang circule dans les artères mêlé à l’esprit vital ; d s’est même assez rapproché de la question de la circuation , en disant que le sang veineux passe des cavités

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droites dans les poumons; mais préoccupe par lidec que ce fluide y va puiser l’élément vital , il s’arrête là et ne lui fait pas compléter le cercle en le faisant passer dans les cavités gauches du cœur par les veines pulmonaires. Cependant il avait reconnu que les veines et les artères communiquent à leurs extrémités, non par des capillaires , mais par une substance sanguine intermédiaire Dans son opinion , le sang ne circule point , mais il oscille dans les vaisseaux, du cœur vers la circonférence durant l’expiration ( Gai de venarum arteriarumque disscctione liber. An sanguis in arteriis naturel contmeatur ?)

Nous avons dit que Galien considérait le foie comme l'organe de la sanguification : il ne connaissait pas les v aisseaux chylifères , ou peut-être ne les séparait pas des veines du mésentère: cependant ses idées sur cette question importante se rapprochent beaucoup des théories généralement admises de nos jours. Le foie, dit-il, est formé par un parenchyme propre qui reçoit la veine-porte. Le chyle étant arrivé dans cette dernière par les veines mésaraïques , il s y change en sang par le moyen du parenchyme qui est proprement l’organe où se forme le sang, et le lieu où toutes les veines prennent leur origine. Les veines du mésentère ne font qu’ébaucher la sanguification. La raie a pour usages d’attirer les humeurs visqueuses qui s’engendrent dans le foie; sa texture est lâche et fongueuse et diffère beaucoup de celle du foie ; elle communique avec ce dernier par l’entremise de la veine-porte, et avec le cœur par les artères. Les reins sont situés dans la région lombaire , à droite et à gauche du tronc descendant de la veine cave et de la grande artère; ils en reçoivent de gros troncs (artères et veines émulgentes); c’est par ces veines et par ccs artères qu’ils attirent l'humidité surabondante du sang et la séparent par une action qui leur est propre.

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Celle humidité se ramasse ensuite dans une eavité membraneuse qui se trouve au milieu du rein et qui sert d’embouehure à un canal de la grosseur d’une plume d’oie . auquel on donne le nom d’uretère. Les deux uretères se rendent par des troncs obliques dans la vessie, qui n’a qu une tunique propre, son enveloppe extérieure étant une dépendance du péritoine; elle est munie d’un sphincter, comme l’anus, pour empêcher la sortie involontaire de 1 urine. Chaque rein est muni d’un petit nerf qu’il reçoit du système viscéral.

Galien a traité assez au long des parties génitales de 1 homme et de la femme ; il fait connaître exactement la vulve , le vagin et son muscle constricteur, pudendum in orbem complectens ( De musc, dissect. lib .), la matrice et les replis péritonéaux qui la fixent d’une part à la vessie et de l’autre au rectum; il en distingue le fond, le col et 1 orifice par lecjuel s’écoulent les menstrues et qui permet au sperme de l’homme de parvenir dans sa cavité ; il dit que sa substance est musculeuse , composée d’une chair dure et cartilagineuse ; il considère les ovaires comme des testicules placés de chaque côté de la matrice près de ses coi nés. Ici Galien trahit de nouveau la source à laquelle il a puise; car les cornes dont il parle, n’appartiennent pas a la matrice de la femme.

Parmi les organes génitaux de l’homme , il décrit les testicules et leurs enveloppes , dont il distingue le scrotum , le dartos et la tunique vaginale ou élytroïde. 11 parle également des crémasters : duo graciles muscidi in utrunique testent perveniunt , quorum alter a pubis , aller ah ilium osse per mcmhranosum lùjamentum tenue cao) dur , il lie vero per meatum qui ad testent devenit, defc) indur, posteà dilatati clytroideam ntcnihranam complectunlur : ipsorum officium mu nusque est , testent

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