‹ Précis de l'histoire de l'anatomieChapitre 28 sur 101 · RONDELET · texte numérisé non relu

RONDELET

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causis morbonnn et symptomatum , ihid. 1559 , in-fol.

Vesali cujusdam calumnictrmn in Hippocratis Gnlenique rem anntomicam depulsio , ibid. 1551 , in-8°.

Ce dernier libelle parut à l’occasion de ses débats avec Y ésale , débats sur lesquels nous aurons l'occasion de revenir.

Rondelet (Guillaume) naquit le 27 septembre 1508, à Montpellier. Condisciple de Dubois, il eut de commun avec lui la pauvreté de sa famille , source de privations et de luttes , quand avec elle on s’expose dans la carrière des sciences. Son père chargé d’une nombreuse famille le destinait à 1 état ecclésiastique. Rondelet ne suivit point la vocation qu’on lui avait supposée : il s’adonna à la médecine. Ce fut à Montpellier qu’il commença ses études ^ mais son manque de fortune le força à plusieurs reprises de les interrompre. 11 demeura quelque temps à Paris auprès de Gonthier d’Andernacb , avec qui il refit son éducation anatomique. En 1557, il parvint à se faire recevoir docteur à Montpellier, et en 1545 il fut nommé professeur royal en médecine dans cette faculté. Le Cardinal François de Tournon l’ayant pris pour son médecin, Rondelet fit avec lui différents voyages dont il profita en naturaliste. Peu de temps après son retour à Montpellier, en 1551, il fut nommé Chancelier de l’université. Ce fut par ses soins que fut bâti l’amphithéâtre anatomique de cette école. La mort l’enleva le 50 juillet 156G, dans sa cinquante-neuvième année. Rondelet n’a rien écrit de spécial sur 1 anatomie , mais son nom mérite d’être conservé à cause des soins qu’il a donnés à l’enseignement de cette science.

De 1 école de Sylvius sortirent plusieurs élèves distingués. Parmi eux, nous citerons Charles Estiennçs, né à Paris au commencement du XYIme siècle, et frère de Robert cl

CH. ESTIENNES .

de François Estiennes célèbres dans 1 histoire de l’imprimerie. Attachés à la cause de la réforme, les frères Estiennes eurent à soutenir de cruelles persécutions : Charles mourut en prison à lage de 60 ans, en 1564.

Des nombreux écrits qu’il a publiés, quelques-uns sont relatifs à l’histoire et à la littérature. Nous n’examinerons ici que celui qui concerne l’anatomie : De dissectione parlium corporis humant. Parisiis , 1545. Dans cet ouvrage on trouve une détermination des nerfs crâniens plus exacte (pie celle de Galien. La 5me paire (nerfs trijumeaux) est bien décrite : il en distingue les trois rameaux , l’ophthalmique ( dont Galien avait fait une paire distincte ) , les maxillaires supérieur et inférieur. Il fait connaître les connexions de l’hypoglosse avec les deux premières paires cervicales, et sépare le grand sympathique des pneumogastriques quon avait l’habitude avant lui de confondre en une seule paire. Il a connu également l’origine du nerf diaphragmatique; en parlant de la moelle épinière, il dit qu’il y a au milieu de sa substance un canal cpii se prolonge du cerveau jusqu’au bulbe lombaire , et qui est rempli par un fluide jaunâtre, canal que M. Cloquet a cru également reconnaître de notre temps, mais qui n’est que le résultat de la séparation artificielle des deux faisceaux de la moelle. En parlant de la structure des vaisseaux , il indique la disposition des valvules des veines qu'il nomme apophyses venarum : porro autem ne sanguis cpti clahoratur in hepate interdum resurgilet } facti sunt à natura quidam veluti exortus et apophyses inemhranarum, quœ hujusmodi per ici do oh s in t, quemadmodtim in corde valvidœ ad spiritus conservatiomm. Ce passage n’en est pas moins remarquable en ce qu il indique exactement l’usage des valvules, et qu’il a pu mettre sur la voie de la circulation du sang.

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