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prominentiœ orhiculares ante cerebellum sunt ininimœ , hœc annularis protnberantia maxima existât; et e contra, quibus prominentiœ istœ majores , aut maxirnœ existant, hic annulas perexiguus est.
Telles sont les propositions principales du travail de W illis ; nous pourrions le suivre dans les détails , mais nous pensons que ce simple exposé suffira pour faire connaître la manière de voir de l’auteur sur la constitution de l’encéphale.
Nous croyons pouvoir ajouter que les modernes ont ajouté peu de faits nouveaux à ceux que l’anatomiste anglais nous a fait connaître , et que pour constituer définitivement l’élude du système nerveux sur une hase philosophique , il a fallu se rappeler les propositions déjà émises à-peu-près cent cinquante ans avant notre époque.
Nous passons maintenant à l’examen de la seconde partie du travail de Willis, celle qui traite de l’origine et de la distribution des paires nerveuses crâniennes. A l’époque ou cet anatomiste reprit l’anatomie du cerveau, il existait la plus grande confusion dans la détermination et de l’origine de ces nerfs; Varole avait tenté d’y introduire l’ordre et la précision, mais son travail s’est ressenti du peu de notions exactes qu’on avait alors sur cette partie de l’anatomie. C’est à W illis que nous devons la première bonne classification des nerfs crâniens qui ait été proposée; il les fait provenir tous soit du cerveau , soit du cervelet par l’intermédiaire de la moelle ou de ses faisceaux de prolongation : Nervi omnes e medullari caudice aut processibus ejus immédiate producuntur , adeo ut cum hœ partes , viœ latœ et communes sint , quœ tum a cerebro tum a cerebello ducunt. Il en admet dix paires, la première l’olfactive ; la seconde l’optique ; la troisième V oculo-motrice commune ; la quatrième l’oculo-motrice interne (pathétiques) ; la cinquième les trijumeaux ; la sixième les moteurs externes ; la septième comprenant le
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facial [portion dure), et l’acoustique ( portion molle) la huitième les pneumogastriques et glosso-pharyngiens j la neuvième les hypoglosses , la dixième les spinaux , ou les accessoires des pneumo-gastriques. Quant à cette dernière, Willis doute s il faut la ranger parmi les nerfs crâniens ou spinaux. Nous allons faire connaître les particularités principales qu’il a découvertes sur chacun de ces nerfs.
Nerf olfactif.
Nous avons vu que les anciens ne considéraient pas comme un nerf celui de l’olfaction : Zerbi, le premier qui en ait fait une mention spéciale , n’en parle que comme d’un appendice mamillaire ou d’une papille charnue d’une nature beaucoup trop molle pour qu’on pût le ranger parmi les autres nerfs, et servant à faire couler les mucosités des cavités du cerveau , ainsi qu’à recevoir les particules odorantes. Aussi ne commencait-on généralement à compter les paires nerveuses, qu’à partir de l’optique. Achillini et Massa parlent du nerf olfactif; ce dernier auteur décrit son épanouissement dans la membrane olfactive, et l’assimile aux autres nerfs. Cependant Vésale ne tenant pas compte deces travaux, s’entintavec les anciens aux mamelons charnus bornés à la cavité du crâne; depuis, Varole, Piccolhomini , Bartholin, Glaser, Yan den Spieghel ont décrit cette paire avec asssez d’exactitude , mais avec bien moins de circonstances que Willis. Le premier il fit connaître leur insertion dans les faisceaux de la moelle, entre les corps striés et les couches des nerfs optiques , insertion que des recherches récentes d’anatomie comparée ont pleinement confirmée : Ili nervi e crurihus medullœ oblonqatœ inter corpora striata et thalamos nervorum opticorum profisciscuntur. 11 n’a pas oublié de mentionner le rapport de développement des nerfs olfactifs dans la série des vertébrés ; il fait voir qu’en général ils sont plus volumineux chez les
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animaux que chez l’homme : que ce développement est en raison directe de l’instinct, en raison inverse de l’intelligence. Aussi voyons-nous chez les vertébrés inférieurs les lobes olfactifs usurper le rôle du cerveau, et l’animal n’être plus conduit que par les impulsions instinctives de ces lobes.
Willis observe qu’indépendamment des nerfs olfactifs, deux autres rameaux fournis par la cinquième paire, se distribuent à la membrane pituitaire : At vero prœter hos nervulos } g foraminibus ossis cribrosi in nares prodnetos , duo rami etiam e Pari quinto hue mittuntur , ac in utrumque narem distribuuntur . Il pense que ces nerfs supplémentaires sont destinés à mettre le sens de l’odorat en rapport avec d’autres organes, principalement avec celui du goût , qui reçoit également une ramification de la cinquième paire : Imprimis constat , quod olfactui cum gustu necessitudo quœdam sive stricta a/Jînitas intercédât ; atque hujus causa in eo consista, quod. ex eodem paris quinti trunco, nervi quidam ad palatum , alii autern ad nares mittuntur.
Nerfs optiques.
Les nerfs optiques étaient chez les anciens la première paire de nerfs. Galien, Eustachi, Vésale, Yarole , etc., les font provenir des couches des nerfs optiques; Willis partage cette opinion quoique des recherches ultérieures ont fait voir que les nerfs de la vision proviennent des lobes optiques. Cependant on sait qu’à cet égard toute espèce de doute n’est pas encore levé. M. de Blainville ne pense pas qu’une semblable origine puisse être admise; nonseulcrnent il n’a pu voir partir les nerfs optiques des tubercules quadrijumeaux, mais même il dit que le développement de ces nerfs, n’est pas en rapport avec celui de ces tubercules dont on les fait provenir. ( Précis d’anat. com-
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pcn . par Ilollard. ) W îllis pense que les nerfs optiques vont s’épanouir au fond de l’œil pour former la rétine ; il n admet pas 1 entrecroisement mais un simple adossement de leurs libres.
Nerf oculo-motcur commun.
A arole a le premier démontré l’origine de ce nerf ( Epis tola de nerv. opt. patj. 2). Fallopia en a indiqué avec exactitude les distributions, mais une circonstance à laquelle il n a pas fait attention , c’est à la communication de ce nerf avec le ganglion opthalmique par sa courte racine. Willis l’a parfaitement connue et décrite. Après avoir parlé des divisions du nerf il dit : Ubi autem prœdictus nervus in quatuor surculos dividitur, plexum constituit parvient et roiundum, e quo plures exiles propagines nervi optici truncum perreptant , et varie circumambiunt .
Nerf oculo-moteur interne, ou pathétique.
Généralement ce nerf avait été confondu avec les autres nerfs moteuis de lœil. Galien et tous ceux qui l’ont suivi le comptent paimi ceux de la seconde paire. Fallopia est le premier qui en ait décrit avec exactitude la distribution; il en fait la huitième paire (1). Jusque-là les auteurs avaient beaucoup varié d’opinion sur son origine. Fallopia les avait f“t naître à la base des Na tes. Eustachi et Santorini les faisaient dériver du tractus transversal derrière les testes; c’est là que Willis en plaça également l’origine. Il fait observer avec raison que les pathétiques diffèrent essentiellement des
(1) Les nerfs pathétiques s’insèrent derrière les tubercules quadiijnmeaux, sur les côtés de la valvule de Vieussens , dans les Processus cerebelli ad lestes .
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pr m* g
autres nerfs moteurs de la moelle allongée, puisque comme nerfs du sentiment , ils s’insèrent sur le trajet des faisceaux qui se rendent au cervelet. Or nous avons vu queWillis considérait ce dernier organe comme présidant à la sensibilité générale , et comme donnant naissance aux nerfs qui se distribuent aux organes qui exercent des fonctions indépendantes de notre volonté. Le nerf pathétique détermine en partie les mouvements involontaires ou instinctifs de l’œil ; l’expression particulière qu’il donne à cet organe quand la passion l’anime , lui a fait donner par Willis le nom de Pathétique qu’on lui a conservé. Tous les vertébrés ont ces nerfs et sous ce rapport quelques-uns ont une puissance de regard extraordinaire. Willis dépeint admirablement cette circonstance dans le brochet poursuivant sa proie : Vidimus aliquando Lucium majorem prœdœ inhiantem, primo ocidos ohvolvere , ac torvum intueri. dein celeri corporis trajectione facta , minorent piscium gregem invadere.
Nerfs trijumeaux ou de la 5me paire.
Les nerfs trijumeaux sont ceux sur lesquels l’opinion des anatomistes a le plus varié. Galien en faisait deux paires distinctes , la troisième et la quatrième ; la détermination de Yésale avait été plus exacte; il en avait fait une seule paire composée de deux racines, une grêle se distribuant aux paupières, à la pituitaire et à la lèvre supérieure ; l’autre, la grosse racine, répartie aux dents inférieures et à la langue ; cependant ce grand anatomiste n’en avait connu ni l’origine ni le ganglion. Ce fut encore une fois Willis qui donna de ce nerf important une démonstration tellement complète qu’il a fallu y ajouter fort peu depuis. Il le regarde comme un nerf à la fois de sentiment et de mouvement; tandis que des quatre premières paires, les
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deux premières servent au sentiment, les deux autres au mouvement : At vero qaœ proxime succedit, sc. quinta nervorum conjugatio, et utriusque facultatis , nempc tum sensus tum motus , exercitia prœstat. Ils naissent sur les côtés de la protubérance annulaire et des pédoncules du cervelet dans lesquels ils pénètrent; ce sont donc des nerfs présidant aux impulsions instinctives, indépendantes de la volonté. \\ illis décrit ensuite d’une manière admirable les trois branches des trijumeaux, dont la supérieure, l’ophthalmique, a reçu son nom {Nerf ophthalmique de Willis .) Il démontre comment cette branche en traversant la gouttière caverneuse , envoie sur l’artère carotide interne un ou deux filets qui , avec ceux fournis par l’oculo-moteur externe, contribuent à la formation du plexus carotique , et rélient le grand sympathique au système cérébral : Exinde surculum , modo union , modo duos , remittit ■ qui cum surculo altero a nervo sexti paris reflexo, uniti , nervi intercostahs radicem , sive caudicem primum constituant. La distribution du nerf nasal qui fournit un rameau ciliaire au côté interne du nerf optique, et sa branche nasale interne à la membrane pituitaire, lui sert à expliquer la sympathie qui existe entre la rétine et cette membrane : H inc ut opmor. ratio desumitur , quare e loco obscuriore in lucem progredientes , ad primum Solis aspectum mox vel invito sternutemus j nimirum oculis objccto nimis forti per cuisis, et quo se avortant subito ac inordinate commotis, illico per nervum prœdictum cadem affectio cum membrana tubulatas narium cavitates oblinente communicatur , quœ proinde contracta et corrugata (veluti a re acri et vellicante as sol et 'j sternutationem ciet.
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Nerfs oculo-moteurs externes (6me paire.).
Willis est un des premiers qui ait distingué ces nerfs ; il a fait egalement connaître leur liaison avec l’ophthalmique et avec le grand sympathique : Ita tamenutjuxta latus sellœ Turcicœ ramo secundo , sive mnjori quinti paris, inosculatur ; unde ramulum modo union , modo geminum reflectit ; qui cum ramis paris quinti recurrentibus uniti, intercostalis nervi principiinn constituant.
Septième paire } nerfs facial et acoustique.
Ces deux nerfs ont été généralement réunis par les auteurs, le premier sous le nom de portion dure , le second sous celui de portion molle. Galien avait déjà fait remarquer que le facial sort derrière l’oreille et se distribue à la face , où il s’anastomose avec les nerfs maxillaires. Cependant , on conçoit qu’il ait ignoré complètement son trajet à travers le rocher du temporal et ses distributions aux muscles des osselets de l’oreille moyenne , ces parties lui étant inconnues. Ce n’est qu’à partir de Fallopia que l’oreille interne commença à être connue } cet anatomiste decriv ît le conduit et l’hiatus qui portent son nom ; il découvrit le nerf vidien , mais sans pouvoir dire cependant si c’était un filet nerveux ou une artériole. (Pag. 195.) "Willis décrit cette paire avec la plus grande précision.
Huitième paire ; nerfs vagues ou pneumogastriques.
Cette paire était la sixième des auteurs, comprenant les nerfs vagues, glosso -pharyngiens et grands sympathiques. Willis distingue ces nerfs les uns des autres : 1 influence des nefs vagues , dit-il , a été exagérée parce qu’on a confondu avec lui plusieurs autres nerfs qui n’y appartiennent pas en propre : Révéra hic nervus provinciam satis am-
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plani h abc t j attamen non adeo diffusant uti vulqo crediiin . nam plurcs ahi nervi , quoniani huic se adjun- (f entes mosculati sunt , ejus pars esse perhibentur , licet ipsi distmctas origines , et mtr sus a Paris oclavi nervo abscedentes , divaricationes peculiares et ab eo diversas obtineant. Willis décrit ensuite les pneumo-gastriques proprement dits, leur origine sur le côté de la moelle allongée, leurs rapports avec les nerfs spinaux ( Accessoires de Willis ) ; leurs anastomoses avec la portion dure de la septième paire ( facial ) et avec le grand sympathique; leurs ganglions plexiformes , que Fallopia avait déjà indiqués sous le nom de Corps olir aires, mais qu’il n’avait pas bien décrits dans leurs rapports avec les ganglions cervicaux supérieurs , avec lesquels il les avait souvent confondus. Quant à ces ganglions des pneumo-gastriques , ils les considère comme analogues aux nœuds qui coupent la tige des plantes herbacées et au collet des arbres : Circa hujusmodi plexus m généré advertimus , ipsos in nervis, quasi nodos in canna aut arboris caudice , constitutos esse; opinion à laquelle les recherches récentes de M. Brachet ajoutent la plus grande valeur. On connaît les expériences ingénieuses qui ont conduit cet auteur à admettre que les plantes sont douées de sensibilité, et que celle-ci réside dans la moelle, ou dans ses intersections, qu’il considère comme des ganglions. « Une disposition , dit-il, qui mérite de fixer toute notre attention, ce sont ces espèces d’intersections, ou plutôt de gonflements de la moelle , qui sont plus ou
moins rapprochés, selon les plantes qu’on étudie
C’est dans ces renflements ou ganglions, qu’on voit se rendre le fdet médullaire de la feuille et les filets bien plus marqués de la tige, de la fleur et du bourgeon qui doit un
jom faire une branche Ces dispositions anatomiques
indiquent l’importance de l’organe médullaire dans la plante ;
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la nature n’aurait pas pris soin de lui assigner la place la plus avantageuse et la mieux garantie , si elle n’en eût fait qu’un organe subalterne. » Mais ces considérations ne suffisent pas pour établir la nature et les fonctions de la moelle ; voici par quelles expériences M. Brachet croit être parvenu à résoudre la question : ayant détruit , au moyen d’un stilet , la moelle entre deux nouures , il n’en est pas résulté d effet sensible; au contraire, la destruction de 1 intersection ou du ganglion médullaire, a été suivie de près de la mort de La plante. Lorsqu en détruisant la moelle, on pratique en même temps une section demi-circulaire avec perte de substance immédiatement au-dessous du bourgeon , d’où sort un rameau naissant , celui-ci se flétrit toujours ; ce qui n’a pas lieu quand on pratique l’incision sans détruire la moelle (1). Ces expériences extrêmement intéressantes semblent accorder à la moelle et à ses intersections une importance fonctionnelle, à laquelle Willis a eu évidemment égard dans le rapprochement qu’d établit cntve les (jonglions et les noeuds qui coupent les tiges des plantes herbneees. Elles prouveraient que dans les végétaux , il existerait réellement des phénomènes d’innervation , auxquels présiderait un appareil commun à tous ces phénomènes , un système nerveux avec ses ganglions , ses commissures et ses nerfs.
Tout le monde connaît la monographie de Scarpa sur les nerfs cardiaques ; ce travail est considéré a juste titie comme un chef-d’œuvre d’anatomie descriptive: cependant pour être juste , il faut observer que Willis en avait déjà jeté les bases , en indiquant avec précision l’origine et la distribution de ces
(I) Recherches expérimentales sur les fonctions du système nerveux ganglionnaire , et sur leur application à la pathologie. Bruxelles, 1834.
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nerfs. On ne peut se défendre d’un sentiment d’admiration en voyant avec quelle habileté il est parvenu à débrouiller la partie la plus difficile et, en quelque sorte, la plus inextricable de la névrologie. Les rameaux cardiaques four ms par les pneumo-gastriques , et la différence qu’ils présentent dans leur distribution au côté droit et au côté gauche , les filets cardiaques des ganglions cervicaux moyen et inférieur, ceux qui se détachent des nerfs récurrents laryngés, en un mot, tous les éléments constitutifs de ces vastes plexus, leur position et leurs distributions sont déterminés de la manière la plus précise : Sunt autem duo plexus e quibus nervi in cor distribuuntur : superior et major inter Aortam et arteriam pneumonicam consistit. Nervi hune constituentes sunt ram u s unus mit alter insiijnis , utrinque e Paris vagi trunco j at prœcipui et phires nervi, ex utroque nervo intercostali , scilicet e medio ejus plexu , hue descendunt. E plexu hoc duo mit très insignes nervi . subtus Aortam lati , in cordis latus simstrum feruntur Cœterum a b hoc plexu sur cul us émis su s , arteriam pneumonicam , facta velut ansitla , circumdat j atque ejus ansulœ partem exteriorem, ramus e dextro paris vagi trunco descendons, ac alter e nervo qui in posticmn cordis regionem destinatur elatus , conveniunt et plexum minorern effciunt , e quo nervi in dextrum cordis anterioris latus mittuntur. AVillis ne s’est pas contenté d examiner les nerfs cardiaques chez l’homme, il les a étudiés également dans les mammifères, et il fait cette remarque importante, que chez ces derniers les rameaux cardiaques des pneumo-gastriques sont bien plus volumineux que chez 1 homme : Ouare in brutis ideo par vagum cordi majora subsidia prœbet, quia nervus intercostalis eidem vix nlla contribuit.
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Les plexus pulmonaires ne sont pas décrits avec moins de soin : E regionc cordis , paris vagi truncus plures surcidos insignes utrinque emittit , qui in pulmohes dclati } una cum vasis sanguiferis per totas illorum compages distribuuntur, ac in transita hroncliiorum duetns, tum arterias quoque et venus assequuntur, et propaginibus quaquaversus emissis , hœc vasa superscandunt et circumligant.
Il en est de même de la terminaison des deux nerfs : Infra ramos pneurnonicos , uterqne truncus paris vagi , juxta œsophagi latera deorsum per gens , in duos ramos, scilicet exteriorem et interiorem dividitur. Rami utrique interni statim ad se mutuo inclinati, rursus in eumdcm nervum coalescunt , qui recta versus œsophagum dimissus, juxta exteriorem orifeii ejus partem inccd, ens , vcntriculi fundurn circumdat. Pariter duo rami externi ad se mutuo inclinati, in eumdem nervum coalescunt, qui ad ventriculum dimissus , juxta internam orifeii ejus partem delatus , illinc reflectitur , ac partem ejus supernam perreptat . Ah utrisque ramis , juxta, oppositas orifeii superiores partes delatis , plures surculi producuntur, qui mutuo inosculati, plexum nerveum, reticuli instar , constituant. Ramus stomachicus inferior juxta sinistram partem fundi vcntriculi plures fbras et propagines dimittit, qui aliis a plexu mcscnterico et lienari emissis uniuntur. Porro in dextra parte ejusdem fundi vcntriculi , propagines ab u troque rarno stomackico emissœ , surculis aliis a plexu hepatico sursurn emissis uniuntur j atque circiter hune locum , octavi nervorum paris uterque truncus terminari videtur, quippe ultimuni quod illius perciperc licet , sunt propagines quœdam a ramis stomachicis demissæ, quœ ramuhs et fbris a plexibus mesentericis sursim emissis inosculantur .
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Celte description est frappante de vérité; aussi n’avonsnous pas balancé à la transcrire dans son entier, malgré sa longueur apparente.
Du nerf intercostal , ou grand sympathique.
Nous avons vu que jusque là , on avait compris ce nerf dans la série des paires crâniennes , dont il était censé constituer la sixième , conjointement avec le pneumogastrique et le glosso -pharyngien. Willis rectifia cette erreur; mais il tomba dans une autre, en le faisant naître directement du nerf oeulo-moteur externe , et de l’ophthalmique de la cinquième paire ; considérant ainsi comme les racines du système ganglionnaire les filets que ces nerfs envoyent au plexus carotique. En cela l’anatomiste anglais était conséquent avec le principe qu’il avait admis, et qui lui faisait placer l’origine de tous les nerfs , soit dans le cerveau soit dans la moelle épinière. Cependant il a soin de distinguer le système nerveux encéphalique de celui du grand sympathique , par rapport à leur nature et à leur s attributs fonctionnels; il regarde ce dernier comme un système distinct, mais ente en quelque sorte sur le premier, de manière a faire participer l’encéphale de la nature des deux systèmes: Succrescit enim , ut frutex super alio frutice ; ideoque ramificatione duplici , scilicet tum pt opna y tum ista parentis sut } communes utriusque virtutes ac influentias dispensât.
Aucune partie du corps n’est plus importante à étudier pour le médecin que le système ganglionnaire ; sa connaissance exacte peut seule rendre compte des nombreuses sympathies qui existent entre les organes. Assez faibles dans 1 état physiologique, pour nôtre appréciables que par l’observateur attentif; ces sympathies se développement dans le cours des maladies avec une énergie et une rapidité étonnan-
VERHEYEN.
tes. C’est alors que le médecin a besoin de toute sa sagacité et des lumières que lui fournit l’anatomie, pour distinguer, au milieu de mille symptômes qui se croisent, ceux qui se rapportent à l’organe malade, de ceux qui ne sont que l’expression d’une douleur sympathique. En appelant sur ce point important , autant que difficile , l’attention des médecins, W illis a rendu un service immense à la science. Nouveau Thésée, il s’est servi des nerfs comme d’autant de fils conducteurs, pour se guider dans le labyrinthe de l’économie vivante. On peut dire en effet qu’il est le premier qui ait introduit de l’ordre et de la clarté dans la description du grand symphatique , et qui a su tirer de ses distributions, les applications les plus heureuses à la pratique. Sous ce rapport Willis fut le créateur de cette partie de la médecine qui, vaguement considérée jusque-là, n’avait fait l’objet d’aucune indication pratique rationnelle , nous voulons parler des névropathies et de leur appréciation si difficile , pour ne pas dire impossible, quand on n’a pas pour se guider des connaissances anatomiques rigoureuses.
Nous allons poursuivre maintenant l’examen des auteurs qui ont suivi AVillis.
1649. Verheyen (Philippe), de Verrebroeci (pays de Waes), professeur d’anatomie et de chirurgie à l’université de Louvain. Son traité : Anatomio corporis humani {Lovanii 1693, in-4°), fut longtemps classique. Verheyen méditait le plan d’un ouvrage considérable, qui était un traité pratique fondé sur l’anatomie ; mais la mort le surprit dans ce projet (1710).
1662. Sténon (Nicolas), né à Copenhague, en 1638, professeur d’anatomie en cette ville. Il mourut évôque de Tiliopolis, en Grèce, en 1686. Outre les observations assez nombreuses insérées dans les actes de Copenhague , nous
DUVERÎNEY.
devons à Sténon l’ouvrage suivant, dans lequel il est question du conduit excréteur de la glande parotide : Observationes anatomicœ , quibus varia oris , oculorum et narium vasa describuntur , novique salivœ, lacrymarum et muci fontes deteguntur. Leyde j 1662, in- 12°.
Duvcrney (Jean-Guichard), né à Feurs en Forez en 1648, membre de 1 Académie royale des sciences et professeur d’anatomie au jardin du roi. Duverney occupe un rang distingué dansl’histoire de l’anatomie; c’est lui qui la releva du descrédit où elle était tombée en France depuis Riolan. Comme Malpigbi et Willis, il associa l’anatomie comparée à l’étude de l’homme ; embrassant la science dans son ensemble , il s’attacha surtout à vérifier toutes les observations faites avant lui et à rectifier les descriptions inexactes. Son traité de l’organe de l’ouïe, contenant la structure, les usages et les maladies de 1 oreille (Paris 1683), obtint l’honneur de la traduction en Allemagne et en Angleterre, et à répandu un jour nouveau sur cet l’organe. Duverney est le premier qui ait - décrit la communication de la caisse du tympan avec les cellules mastoïdiennes ; il montra que la corde du tambour, sur la nature de laquelle Fallopia n’avait pu se prononcer, est un nerf provenant de la 5me paire, qui traverse la caisse et s’anatomose ensuite avec la portion dure de la 7me. Il a exposé avec beaucoup de précision les différences de structure des diverses parties de l’oreille chez le fœtus et l’adulte , et il a démontré la présence de l’organe de l’ouïe chez les poissons. L histoire des maladies de l’oreille renferme des considérations dignes d’intérêt. Les planches sont exactes; en un mot , le travail de Duverney n’a été surpassé depuis que par les travaux de Sœinmering et d’Itard.
1663. Le digne successeur dcMalpighi futLaurentBellini , médecin de Florence , où il naquit le 3 septembre 1743. Bellini montra de bonne heure ce qu’il devait être un jour; il
BELLINl.
sortait à peine de l’enfance que la précocité de ses moyens laissait déjà entrevoir une activité, et une profondeur d’esprit bien supérieurs à son âge. Ce fut à l’université de Pise qu’il commença ses études sous Oliva , Borelli et Redi dont il devint l’élève. Ses progrès ne pouvaient être que rapides sous de pareils maîtres. A l’àge de 20 ans il fût nommé lecteur public de médecine théorique, (1663) et peu après il obtint la chaire d’anatomie qu’il occupa avec distinction pendant trente ans. Sa grande réputation le fit appeler souvent auprès des grands ; il eût le titre de premier médecin du grand duc Côme III, et sur la demande de Lancisi , médecin du pape Clément XI , on lui donna celui de premier consultant de S. S. Bellini mourût à Florence , le 8 janvier 1704. Ses ouvrages d’anatomie sont :
De structura renum ohservalio anatomica ; Florentiœ 1662 , in-8°.
Gustus organum novissime deprehensuin , prœmissis ad faciliorem intelligentiam quibusdam de saporibus. Bonomiœ 166'5, in-12.
De ovo incubato. Dans les opuscula ad Archibaldum Pi team ; Pis. 1 603 in-4°.
Ses recherches sur la structure des reins , faites à lage de 19 ans, ont contribué à fonder la réputation de cet anatomiste. On connaît encore aujourd’hui sous le nom de Vaisseaux de Bellini les canaux des tubulures , quoiqu’Eustachi les eut connus et décrits avant lui.
1664. Miebom, (Henri), de Ludbeck, (1638). 11 est connu par la description des follicules sébacés des paupières, (glandes de Mcibomius.)
De vasis palpebrarum novis cpistola ; Helmstadii . 1668.