X [01. L'HUMANISME ALLEMAND
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adversaire. Il avait publié déjà une satire intitulée Nemo, contre les scolastiques et les canonistes qui avaient converti la théologie et le droit en des litterœ illitteratœ ; quand on n'est pas, avait-il dit, docteur ou magister, on est traité de nemo, mais il vaut mieux être un nemo qu'un de ces ignorants. Au retour d'un voyage en Italie, il fit en 1517 une édition du livre de Laurent Valla contre la donation apocryphe de Constantin ; il la dédia à Léon X, qu'il salue comme restaurateur de la paix, en lui disant que ses prédécesseurs n'ont été que des tyrans, opprimant le troupeau de Jésus-Christ au lieu de le paître, étouffant la vérité, réduisant l'église à la servitude, ne cherchant qu'à s'enrichir et à étendre leur domination temporelle. Bientôt après il fit paraître un poème sur le triomphe de Reuchlin, qui entre en vainqueur dans la citadelle de la scolastique, obligée de capituler devant l'armée des humanistes ; il termine par ce vers : dicit io, quia se novit Germania, dicit ! Ce cri de victoire marque, en effet, pour l'Allemagne la fin du moyen âge. Mais il ne faut pas s'y tromper; à lui seul, l'humanisme eût été incapable de produire une réforme de l'église. A côté de ces tendances si libres, toutes les anciennes superstitions étaient encore en vogue. L'électeur Frédéric de Saxe, qui en 1502 fonda l'université de Wittemberg, avait réuni dans l'église de cette ville 5005 reliques, qu'on montrait aux fidèles dans des processions; en 1512, à Trêves, en présence de l'empereur Maximilien et des princes assemblés pour une diète, on ouvrit avec une grande solennité la châsse contenant la robe sans couture; on continuait de fonder des confréries du rosaire, d'acheter des indulgences, de se rendre en pèlerinage à Wilsnack pour s'y prosterner devant les hosties sanglantes. Sans la Réforme, les hommes instruits se seraient raillés, comme jadis, des prêtres et des cérémonies, tout en professant extérieurement un christianisme de convenance; les pouvoirs publics se seraient contentés d'un redressement des
«2 IV" l'KR. 1 100-1 r>n. chap. y. la renaissance.
abus, mais le peuple serait resté avec ses vieilles erreurs. Il fallut encore une autre renaissance que celle des lettres, il fallut le réveil de la conscience religieuse. Ce réveil fut provoqué par Luther. Hutten ne songeait qu'à affranchir son pays de « la servitude romaine»; Luther voulut l'affranchissement de l'église de Jésus-Christ; il accomplit, en la portant sur le terrain religieux, cette réforme si souvent désirée pendant les derniers siècles du moyen âge.
TABLE ALPHABÉTIQUE
Papes
Abélard 167, 189
Adoptianisme 49
Adrien I" 2, 34
Adrien II 13
Adrien IV . 97
Aelfric 72
Agobard 60
Agricola, Rodolphe 432
Ailly (d'), Pierre .... 261. 334
Albert le Grand 180
Albigeois 224
Albizzi, Barthélémy 281
Alcuin 55
Alexandre II 29
Alexandre de Halès 179
Alfred le Grand 72
Alphonse X, de Castille . . . 119
Amalaire de Metz 57
Amalriciens 225
Amaury de Bennes 177
Amis de Dieu 302
Anselme de Canterbury . . . 163
— de Laon 187
Ansgaire 78
Antoine de Padoue 143
Ariald de Milan 40
Arnauld de Brescia . . . 96, 215 Astexanus 192
Bacon, Roger 185
Barletta, Gabriel 379
Becket, Thomas 100
Beghards, Béguines. . . 148, 282
Papes
Benoît III 6