PRÉFACE
critique historique, appuyée sur une étude plus approfondie des sources, a éclairci divers points obscurs; sur d'autres elle n'a proposé encore que des hypothèses; certaines questions resteront douteuses, aussi longtemps que la découverte de quelque pièce authentique n'apportera pas une solution qu'on ne pourra plus discuter.
Je ne me suis pas occupé de l'Église orientale; elle a son génie propre, et depuis qu'elle s'est séparée de l'Église latine, elle a son histoire particulière. Cette histoire, d'ailleurs, doit être étudiée à nouveau; les ouvrages et les documents, que les savants de la Grèce publient chaque jour, modifient en bien des points l'idée que jusqu'à présent on s'était faite du moyen âge byzantin.
Pour ne pas trop grossir ce volume, je me suis abstenu de citer pour chaque détail la source d'où il est tiré; il m'a semblé suffisant de mentionner les livres et les monographies où ceux, qui voudront étudier un sujet spécial, trouveront le plus aisément à s'orienter.
M. Chastel a consacré au moyen âge le deuxième volume de son histoire du christianisme, Paris 1882; c'est le travail le plus récent que possède sur cette matière la littérature française protestante. Parmi les ouvrages allemands il convient de recommander les volumes 2 et 3 du Lehrbuch der Kirchengeschichte de Gieseler, ke éd., Bonn 1846, et le Lehrbuch de Hase, 10e éd., Leipzig 1877; la traduction française par Flobert est faite sur la 8e éd., Tonneins 1860, 2 vol.
Juin 1885.