LXXXIV PRECIS DE L HISTOIRE
de vous de ce que sera le pins expédient pour la commune utilité des Eglises et pour la gloire de Dieu.
Lequel je prie, Monsieur, vous voflloir enrichir de plus en plus de tontes ces grâces . et vous conserver longuement pour sa gloire . me recommandant très humblement à vos bonnes grâces et saintes prières de mademoyselle de Chandjen.
Monsieur, mestant trouvé a la closture de ces lettres je vous ay bien voulu présenter mes humbles recommandations. -
Yostre humble frère Lv Mare.
P. S. L'estat des affaires de nostre maison vont tousiours quasi le mesme train et vont plustost en amendant qu'en empirant, Dieu merci. Nous avons soustenu depuis trois mois divers plusieurs assaults et bourrades, mais Dieu nous a garantis; surtout pour le regard de nostre conférence générale, le zèle papistique est si fort enflammé de fureur par la crierie de caphards que nous craignons fort qu'il rallume quelque feu de sédition et n'eust esté la veneur* de Monsieur le conneslable. ils eussent esté plus a craindre. Il est vray qu'il nous faict esclaircir de près, mais si est-ce qu'il a rabroué les séditieux et donné quelque crainte. Ainsi il nous profite plus qu'il ne nous nuit. Jay esté bien joyeux d'avoir et ceste charge de vous écrire pour vous fayre ressouvenir de moy comme de celuy qui vous vùuldroit faire toute sa vye très humble seruice. Jay esté rappelé en ceste >ille depuis Noël pour y demeurer d'ordinaire. Monsieur de la Cousture est pour trois mois a Rouen. J'ay veu depuis naguères Monsieur de la Rinière , qui dit qu'il ne veut pas bouger de son pais d'Aniou. Je luy escris bien souuent de nos nouvelles, et s'il vous plaist luy esorire je luy feroy aisément tenir vos lettres chez le sire Pierre Gouioa, sous la Tonnellerie. Je me recommande derechef à vos bonnes grâces.
Vûstre bien obéissant frère et serviable amy,
P. Meklin . dit L'EsPEB-i.^Diru , au nom de tous.
Yn.
Adcîs sur les cérémonies du mariage d'entre Monsieur le Prince de Sacarre et de Madame sœur du lioy; en la concocation des ministres^.
^Bibl. iœp.. coll. Dupuv, vol. 844, fol. 212.)
Estans requis si en là célébration du mariage de ma dite Dame avec le dit Sieur Prince pour ung bien et repos général et en une nécessité publique on
* Cet Âtis est évidemmenl celui dont font menlion les Mémoires de V Estât de France, à propos de la consciencieuse sévérité de Jeanne d'Albrt't :
« En la dispute des cérémonies dont il falloit vser pour cesi effecl . elle ne voulut iamais consentir à chose qoelquonque. ou il allast du fait de sa conscience : faisant a&serobler les plus doctes personnages qu'elle peut, pour entendre par leur aduis, iusi:jues où elle paurroit s'accorder aux articles qui luy esioyenl proposez, sa cons-