DE L EGLISE REFORMEE DE PARIS. LXXXV
peiilt obmeslro ecs( ovdvo reçu en l'Eglise Réformée, à scavoir, si ceulx qui contractent mariage soyenl espousés en l'assemblée publique par les Ministres de l'Evangille,
Nous avons respondu :
Qu'ores que cest ordre soit sainctement institué en l'Eglise et doibve religieusement estre conservé d'ung cbacun fidèlle comme estant très utile et de grande édification , il n'est toutefois de l'exprès commandement de Dieu ni proprement du Ministère de l'Evangille comme est la prédication de la parolle de Dieu , et administration des sacremens. Pourtant qu'en telle nécessité qui ha esté spécilié et où l'on ne pourroit obtenir niieulx du souverain qui commande à ceste couronne, Ton peult obsmettre ceste cérémonie, car si David estant contrainct par nécessité s'est dispensé d'une cérémonye de la loy mangeant les pains de proposition, lesquels sans telle nécessité il n'eust pas mangé qu'il ne se fust rendu coulpable de trangression , la grande et importante nécessité présente nous peult bien dispenser d'une Institution Ecclésiastique quoyqu'elle soit bonne et saincte. Tellement néantmoings que nous disons cest ordre ne pouvoir estre obmis sans telle nécessité par aulcuns qu'ils ne soyent coulpables du mespris de Dieu et de son Eglise.
Enquis si en ce mariage les promesses des parties peuvent estre reçues par Monsieur le cardinal de Bourbon Député à cela par le commandement du Roy,
Nous avons respondu Que s'il plaist au Roy députer le dit Sieur cardinal de Bourbon à cesteffect, les promesses peuvent estre faictes entre .ses mains pourveu qu'il ne se présente en aultre habit que celluy duquel il use en affaire civil et public à scavoir celluy qu'il porte au conseil ou en la court de parlement et qu'il n'use en ceste action d'autre cérémonye que de bailler l'anneau aux parties et sans la bénédiction d'icelluy reçue et accoustumée en l'Eglise Romaine, ne recevoir de luy la confirmation du mariage comme estant sacrement.
Quand à ce que l'on demande si la célébration de ce mariage peult estre faicte sur ung eschaffault dressé à la porte du grand Temple de Paris ou les filles de France ont accoustumé d'espouser,
Nous respondons, pourveu qu'elle se face ainsy que nous avons dict, le lieu de la porte du Temple nous est indifférent pource que l'acte n'estant du mariage ainsy célébré sans aulcune cérémonye de l'Eglise Romaine, la protestation susdicte monstre assez qu'on n'approuve aulcunement le service qui se fait au dit Temple, comme nous promestons bien de prescher au milieu du Temple outre (oultre) les Images (sic?) pourceque l'exercice de nostre religion qui se faict par les Ministres monstre assez qu'on n'approuve ce qui se faict d'aultre par ceulx de la Religion Romaine.
Pour le regard de ce que l'on veult scavoir si Monsieur le Prince de Navarre
cience sauve. Ce qu'elle a maintenu . et poursuyvi fort constamuienl iusques a son irespas : déclarant plusieurs fois qu'elle iiimeroil mieux estre la plus petite damoi selle de France, que, pour auancer sa maison en honneur, olïencer son Dieu, duquel elle reconnoissoit tenir ce qu'elle auoit de biens, et d'honneurs, voire la vie mesmes.i) [Mém. de l'Estat , vol. I , p. 320 et suiv.)