‹ Précis de l'histoire de l'Église réformée de Paris d'après des documents en grande partie inéditsChapitre 2 sur 120 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

centenaire de l'organisation de nos Églises. Mais l'abondance des faits et des matériaux en grande partie inédits, non moins que les obligations croissantes du ministère évangélique, en ont forcément retardé la publication , interrompue d'ailleurs par une longue maladie.

L'ouvrage, j'ose l'espérer, loin d'y perdre, aura gagné à ces délais involontaires; mais je dois reconnaître que mon plan s'élargissant un peu, m'a permis de m'astreindre à une concision moins rigoureuse à partir de 1574.

Reconnues depuis 1802, nos Églises ont consacré les soixante premières années de ce siècle à se réorganiser. Elles ont compris, surtout depuis vingt ans, que, pour se fortifier dans le présent et s'assurer de l'avenir, il leur est indispensable de connaître leurs propres antécédents. Une louable émulation règne parmi nous sur le terrain de l'histoire; et tandis que les uns, partisans trop zélés des choses d'autrefois, semblent penser que tout ce qui a été doit être encore, d'autres, plus libres et plus justes dans leurs appréciations, étudient le passé, résolus tout ensemble à profiter de ce qu'il a de bon pour le maintenir ou le réintégrer, et de ce qu'il a de mauvais ou de suranné pour se garder d'y revenir. Mais dans les pages que je publie aujourd'hui , j'ai bien moins cherché à juger le procès du passé qu'à en être le fidèle et respectueux rapporteur. Avec un vif amour pour notre chère Église , si longtemps et si récemment encore éprouvée, avec une vénération filiale pour ses fondateurs, ses héros, ses humbles et inébranlables confesseurs, j'ai essayé de faire revivre les leçons et les gloires qui abondent dans les annales protestantes de Paris. Je ne doute pas que ces douloureux événements, ces caractères qu'a si fortement trempés la foi chrétienne, n'intéressent et n'édifient partout nos coreligionnaires; et l'histoire générale elle-même pourra trouver dans notre œuvre toute modeste qu'elle soit, un utile complément et des rectifications nécessaires.

Ce premier volume s'arrête à l'époque où .par l'édit de Nantes notre Église fut officiellement reconnue pour la première fois. Une seule des pièces j ustificatives qui terminent ce tome P^ s'étend

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