DE L EGLISE REFORMÉE DE PARIS. IH
Et à celle fin que les pauvres fidelles qui désirent estre secouruz, puissent faire entendre aux députez dudit Bureau leur nécessité, par bon ordre, et sans confusion , et les en bien informer, a esté advisé que chacun des pauvres nécessiteux s'addressera au Surveillant de son quartier. Et que tous les Siirveillans chacun en son quartier, prendront le nom de tous les nécessiteux de leur dit quartier : et en feront un roolle , lequel au jour et au lieu assignez, ils viendront proposer devant les députez du Bureau; pour recevoir la distribution pour chacun des pauvres de leurs quartiers, telle qu'il sera advisé estre raisonnable, et que l'argent de l'Eglise pourra porter. Et prendront lesdits pauvres ce qui leur sera distribué par la main des Surveillans.
S'il se présente quelque grande nécessité qui presse, et qui ne puisse attendre le jour de la distribution, pourra chacun des Bourgeois, Surveillans ou Diacres, par l'advis de deux ou trois du Bureau, subvenir jusques à un escu. Et en oultre en telle nécessité pourra chacun du Bureau , et autre Surveillant de l'Eglise, sans advis d'aucun autre, bailler jusques à cinq sols.
Et à celle fin que toute occasion de pouvoir mesdire desdits Surveillants soit ostée, la charge des Diacres sera, de faire reveiie toutes les semaines, de tous les pauvres des quartiers qui leur seront commis. Et quand les Surveillans viendront demander au Bureau l'aumosne pour les pauvres de leur quartier, seront interrogez les Diacres, s'ils ont veu lesdits pauvres, pour lesquels on demande: quelle est leur nécessité, et s'ils auront fidellement receu la distribution qui leur a esté faite.
Quand, après la distribution faite, il restera quelques deniers, ils seront comptés : et sera enregistré à quelle somme ils montent : et mis entre les mains dudit Bourgeois, qui sera par eux eleu, pour estre fidellement gardée, et en rendra bon compte à tous les députez du Bureau.
Sera de trois mois en trois mois fait compte gênerai, tant de la recepte que de la distribution. Lequel compte et arrest sera fait en la présence de tous lesdils Bourgeois, les quatre députez d'entre les Surveillans et les diacres : et signé par le Bourgeois tenant le Bureau, par un Diacre et un Surveillant, par tour.
Et à celle fin que tout soit encores plus eslongné de tout soupçon mauvais, et que personne iio puisse doubler que l'argent qui sera baillé aux Surveillans pour estre distribué aux pauvres ne soit fidellement rendu, non-seulement les Diacres seront tenus par chacune semaine de faire visite par les maisons des