‹ Précis de l'histoire de l'Église réformée de Paris d'après des documents en grande partie inéditsChapitre 79 sur 120 · DE L EGLISE REFORMEE DE PARIS. XXIX · texte numérisé non relu

DE L EGLISE REFORMEE DE PARIS. XXIX

tPi'is, tiini sernione, ut qiio pede cœpcrunt, constantes cl inuiclipergant, deinde etiam ut suflulciantur débiles aniini , ne si vacillent prorsus concidant. lanmiaei litteras curabis. nisi molestiini est, reddi.

De bello aliquid forlasse expectatis, at nescio qiiid scribani, nisi quod undiquaque pecunia congeritur, nec parcitui* praesidibus et consiliariis. Scitis jam alienatum esse niagnani parlem rcgii dominii. Gallice nielius expriniam quod intellexi; assauoir que le Roy retire tout le reuenu d'une année de son domaine, aliéné par tout son royaume et toutes les rentes constituées , assignées sur les hostels des villes excepté Paris , ensemble tous les gages des officiers de son royaume. Et ont esté pour ce faict décernées lettres patentes du Roy présentées aux généraux des aides pour enregistrer, lesquels ont n)is au bas des dictes lettres : nibil. Toutes fois on dit que le Roy veut que nonobstant opposition ou appellation quelconque, les dictes lettres soyent vérifiées, et que tous ceux qui ont achepté le dict domaine lui auancent l'année, ou qu'il soit baillé au plus offrant et dernier encbérisseur, à la charge d'auanccr l'année. XiliiJominiis interea celebrantur bacchanalia posf nundinas Diui Germani ubi multa in)pudicè et dissolutè pro more gesta sunt. In summa de recenti Victoria sic triumphamus quasi prorsus nihil timendum sit ab hoste et procul abscesserit ira Dei. .Sunt tamen valde suspens! piorum animi, imo etiam qui guttulam babent bumante prudenliie, et qui prorsus non cœci sunt vident proximam calamitatem, quare nec pudor est ullus, nec metus legum, sed effrenis impunitas vitiorum omnium, adeoque confusa licentia ut vix cuiquam credibile foret. Quod superest, cum Rex î\avarr;e diutius opinione nostra tardaret, misimus adipsum litteras luaspereum de quo mentionem feci initio. Rupellanus nondum venit. Riuerium adhuc proliibet febris obeundo munere. Ego interea do operam ut mea alacritate quam mibi praestat vocationis meœ exactitudo totius gregis animos confirmem. Peto vero a vobis, fratres obseruandi mibi piurimum in Domino , ut pro nobis oretis, ut verbum Domini glorificetur. Mitto ad fratrem Galasium duas Confessiones: relique non existant. Valete , carlssime fratres.

'22 februarij. > obis obsetiuentissimuS

J Rachamus.

Traduction.

S. Au moment où nous désespérions de l'ambassade des princes, un iiomme de la noblesse, donl noire François de Saule connaît le nom et la condilion , nous apporte, ronlrairemenl a noire allenle, la joyeuse nouvelle que, dès que les piinces protestants se seront réiuiis à Francfort, ils enverront des ambassadeurs pour dt'fendre notre cause. En allendant , ils envoient au roi une lettre, dont je vous expédie une copie pour ne pas m'étendre Irop loiiLiuemenl en vous énuniéranl son conlenn. Il a été expressément ordonné an messager de ne monlrer celte lellie a qui que ce soit, si ce n'csl au roi lui-même, et de Un demander une réponse, avec laquelle il doit se rendre aussi rapidement que possible auprès du roi de Savarre. Il nous a raconté qu'il avait élé ;irrèlé principalemenl par les artifices du cardinal de Lorraine, qui, après avoir gagné Rascalon, le secréiaire du comle palatin, cliargé d'une missive auprès du roi, avait persuadé a ces hommes trop prompts à ajouter foi aux paroles de nos eimemis, qu'il s inléressail à la religion germanique , et qu'on n'avait pas jelé dans les chaînes la foule donl ils avaient entendu parler, à cause de leur religion, mais parce qu'Us

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