DE L ÉGLISE RÉFORMÉE DE PARIS. XI.IX
quse ruborein illi incutiant. Modiini tamen tenui queni spiritiis Domini prtescribit. Forsitan aliunde materiam gaudii nobis siippedilabil Doininus. Nos quidein nihilo segnius pergemus. De captiuis nihil polliceor, nisi quod dabimus operara ne concidant omnes, nam nimis multos carceris diiiturnitas frangit qui non salis fundati sunt in Dei veritate. Curia non approbat inqiiisitores: ideo nihil adhuc pericnli est ab bac parte.
Hostes nostros bellum avocat ne urgeant. Reddidi litteras fratris et cum fratre ipsius diu disputaiii. Scilicet vanas excudit defensiones quibus simuiationem suam tueatur apud homines : interea conscientia ipsuni convictiini tenet corani Deo. Nisi ipsuni impediret mortis tinior, aut iniplicituni tenerent opes ac fortunae non ita se accommodaret superstitionibus. Cum dabitur otiumrursus ipsuni invisani. Vale pater obseruandissime. Precor assidue doniinuni ut te aliu salunni conseruet Ecclesiae suae. Fratribus saluteni pluriniani dici cupio nieo noniine.
Lutetiae, 26 Julij 4 558. Tui observatissinius filius
Rachamcs.
Traduction.
S. Vos lettres, Monsieur, toutes pleines de témoignages d'affection, sont pour moi un grand slimulanl. Je gémis néanmoins quand je vois la lettre que vous écrivez à D'Andelot. Plût h Dieu qu'il se fftl tu, nous ne subirions pas maintenanl les conséquences de noire fausse joie , cl nous ne nous serions pas tout à coup découragés. Mais pourquoi me plaimlrais-je auprès de vous et rouvrirais-je vos blessures ? vous dont le sort , aussi vrai que Dieu m'aime , m'inspire plus de pitié que mou propre son. Car plus votre zèle et vos efforts pour la gloire de Dieu sont grands , plus j'ai été peiné d'élre obligé de vous donner la nouvelle d'une défection aussi inatlendue. Mais après de longues et de nombreuses réflexions il a fallu se convaincre que telle a été la volonté de notre Père pour nous humilier. En attendant, je lui ai envoyé voire lettre et la mienne, qui doivent le couvrir de honte. J'ai cependant gardé la mesure prescrite pas l'esprit du Seigneur. Peut-être nous fournira-t-il plus lard l'occasion de nous réjouir; en tout cas, nous continuons notre œuvre avec non moins d'activité. Je ne puis rien vous promettre des captifs, si ce n'est que nous nous efforçons de les soutenir, pour qu'ils ne succombent pas tous, car les rigueurs d'une si longue caplivilé ont découragé un grand nombre de ceux qui ne sont pas suffisamment fondés en la vérité de Dieu. Le parlement n'approuve pas les inquisiteurs : aussi n'y a-t-il rien à craindre de ce côlé. L » guerre empêche nos ennemis de nous opprimer. J'ai remis à D'Andelot les lettres de son frère, l'amiral, et j'ai disputé longtemps avec son frère le cardinal. Il avance de vaines excuses pour défendre son apostasie devant les hommes : mais sa conscience l'accuse devant Dieu. Si la crainte de la mort ne l'avait point embarrassé, et si les richesses et la fortune ne l'avaient pas tiré dans leurs lacets, il ne se serait pas ainsi réconcilié avec les superstitions. Dès que j'aurai le temps, j'irai le revoir. Adieu, vénérable père. Je prie conlinuellcment le Seigneur qu'il vous conserve longtemps à l'Eglùse. Saluez aussi de ma part les frères.
Paris, 26 juillet 1558. Votre dévoué fils
Hacilimus.
(Même suscription.) S. Si quid scriberem de statu nostro per hune tabellariuni viderer inihi actum agere, cum plusquam idoneus sit ad narrandum vobis quse illi cumniunicavi et qnibiis ipse inlerfuil. Notabo tamen paucula qua> in memoriam illi revoces ut