‹ Précis de l'histoire de l'Opéra-ComiqueChapitre 8 sur 11 · SEPTIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME PÉRIODE

(Salle Fey<featt).

Par un singulier contraste, tandis que rOpéra-Comique prospérait au

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point de vue artistique, grâce au ta* lent des compositeurs, il périclitait au point de vue matériel, grâce à la maladresse des administrateurs. Les sociétaires étaient alors Martin, Ponchard, Huet, Dazancourt, Vizentîni, Lemounier, M"*®» Pradher, Rigaut, Desbrosses, Belmont, Lemonnier, Paul et Boulanger. Ils auraient dû gérer convenablement leurs intérêts; mais ils se heurtaient aux caprices, aux exigences des divers gentilshoitimes que le roi désignait pour les surveiller. Las de lutter, ib préférèrent abdiquer leur liberté, et, pour échapper à la ruine, se décharger de toute responsabilité administrative. Ils demandaient un maître, ils Teucent en la personne du duc d'Aumont, qui délégua ses pouvoirs au fameux dramaturge Guilbert de Pixérécourt (3o mars 1824).

Ce directeur improvisé fit monter les recettes grâce au triple succès du

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M^fow, d'Auber (3 mai 1825), de la Dame Blanche, de Boïeldieu (10 décembre de la, même année) et de Marie, d'Hérold (12 août 1826).

Mais son omnipotence et ses singulièiies dépenses secrètes (cadeaux aux personnes influentes et aux artistes dont on voulait gagner les bonnes grâces, etc.), mécontentèrent les sociétaires et Pixérécourt dut quitter la j)lace en 1827.

Le colonel Ducis recueillit sa succession. Aidé ou plutôt gêné par le banquier Boursault dont il lui avait fallu subir les conditions léonines pour obtenir les fonds nécessaires à l'exploitation, il ne put que se débattre au milieu de ses créanciers et aboutit à la faillite. Le 12 avril 1829, le théâtre Feydeau ferma ses portes qui ne devaient plus se rouvrir, car il fut démoli bientôt après pour cause de vétusté.

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