‹ Précis de l'histoire de la musique, depuis les temps les plus reculés; suivi de notices sur un grand nombre d'écrivains didactiques et théoriciens de l'art musicalChapitre 4 sur 62 · HÉBREUX · texte numérisé non relu

HÉBREUX

Musique. — Art dramatique.

On a fait bien des dissertations sur l'ancienne musique des Hébreux et sur les divers instruments à cordes et à ven(, dont ils se servaient dans les cérémonies profanes ou religieuses, sans pouvoir sur ce point entièrement nous convaincre('). Nous voyons aussi dans les livres saints que Moïse, avant son départ du Sinaï, fit faire des trompettes d'argent pour en sonner lors de la levée du camp, et faire assembler le peuple près de lui à l'entrée du tabernacle(*); les lévites étaient cbargés de chanter et do jouer des inslrumenls dans le sanctuaire, et sous David et Salomon il y avait vingt-quatre bandes de musiciens tour-à-tour de service.

(i) Les écrivains qui ont traité de l'ancienne musique des Hébreux, sont : De S Francisco, Ugolini, GaPfarel , Pretorius ou Schultz, Dom Augustin, Calmet, Mirus, Abicht, Rodenburg, Schalischulz, Jean d'Oiitrein, Bernard Lami , Rircher, Salomon van Til, Spencer, le P. Mersenne, Harenberg, Senncrt, Zoéga, Joseph Salvador, Heider, l'abbé Bcltoni , Speidel , Daniel et Jean Lund, Antoine- Auguste et Auguste-Frédéric Pfeilfer, Joël Bruhl , etc. (Voyez ces noms dans les notices.)

(i) i"'" livre de Moïse.

D.iiis les livres sainl.s il est égali'nu*nt (|ii(\sli()n do liaipcs. de Ivres, de sistres, de psallérions, de Jymbales, d(; lamboiirs, de cvinbales en usage chez les îléhreiix, sous David el Salnrrion; (pialre mille chantres célébraient les louanges du Seigneur, en s'accompagnant des instruments que J)avid avait fait faire, cl cent vingt prêtres sonnaient de la trompette dans le temple de Jérusalem (').

Un savant écrivain (•), dont il faut toujours respecter les décisions en niaiière de crili(pie musicale, considère comme des faits imaginaires tout ce que l'on a débile jusqu'à ce jour sur l'histoire de l.i musique des Hébreux et d'autres [)euples de l'antiquité, desquels il ne reste plus de trace : pour lui, Ihistoire de l'art chez un peuj)le ne mérile notre attention (jue si nous pouvons la connaitrc par ses monuments; lorscjue ces monuments ont à jamais disparu, il n'y a rien de réel à en dire.

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