FRANCE
Adam (Adolphe-Charles), compositeur dramatique, né à Paris en 1803. Après son décès, on a publié des notes autobiographiques rédigées à la hâte, et pour compléter le volume, on y a ajouté un choix d'articles sur la musique qu'il avait publiés dans les journaux. Ce volume a pour titre : Souvenirs d'un musicien (Paris, 1857).
Alembert (Jean- le -Rond d'), philosophe et géomètre célèbre, naquit à Paris en 1717. On connaît de d' Alembert : 1° les Eléments de musique théorique et pratique, suivant les principes de M. Rameau, éclaircis, développés et simplifiés (Paris, 1752); 2° les Recherches sur la courbe que forme une corde tendue mise en vibration (1747 et 1750); 3° Sur la vitesse du son, etc.
Amalaire, surnommé Symphosius, à cause de son goût pour la musique; directeur de l'école du palais sous Louis le Débonnaire, chorévêque du diocèse de Lyon, puis de celui de Trêves, naquit à Metz vers la fin du VIIIe siècle. II est auteur d'un ouvrage intitulé : De ordine antiphonarii (De l'ordre de l'antiphonairé) , inséré dans la Bibliothèque des pères, t. XIV, p. 980.
Amiot, jésuite et missionnaire en Chine, naquit à Toulon en 1718. Il s'est fait connaitre par des travaux sur les antiquités et les arts des Chinois. Amiot a traduit du chinois un traité intitulé : Kou-jo-kingtchouen, c'est-à-dire, commentaire sur le livre classique touchant la musique des anciens.
Amyot (l'abbé), célèbre traducteur de Plutarque, précepteur de Charles IX et d'Henri III, naquit à Melun en 1513. On lui doit une traduction du traité de Plutarque : Sur la musique.
Baillot (Pierre-Marie-François de Sales), célèbre violoniste, est né près de Paris en 1771. On a publié de M. Baillot : 1° Méthode de violon adoptée par le Conservatoire de Paris, avec Rode et Kreutzer; 2° Méthode de violoncelle adoptée par le Conservatoire de Paris, par Levasseur, Catel et Baudiot, rédigée par Baillot; 3° Six études pour le violon; 4° Notice sur Viotti; 5° Notice sur Grétry ; 6° deux discours sur les travaux du Conservatoire prononcés aux distributions des prix en
1812 et 1813; 7° L'Art du violon, nouvelle méthode pour cet instrument (1835), l'ouvrage le plus parfait qui existe en ce genre.
Barret (Apollon-Marie-Rose), premier hautbois du théâtre italien à Londres et professeur pour cet instrument à l'Académie royale de musique de celte ville, naquit en 1804 dans le midi de la France. La production la plus importante de cet artiste est une méthode pour le hautbois , publiée à Londres sous le titre de : A complet method for the oboe, etc. Cet ouvrage est considéré comme le meilleur et le plus complet qui ait été fait sur le hautbois.
Barthélémy (l'abbé), naquit à Casses, près Aubagne, vers 1716. On connaît de cet écrivain distingué : Entretiens sur l'état de la musique grecque vers le milieu du IVe siècle de l'ère vulgaire. Cet opuscule est extrait de son grand ouvrage : Le voyage du jeune Anacharsis en Grèce.
Barthès (Paul- Joseph) , célèbre physiologiste, docteur en médecine, naquit à Montpellier en 1734. Un ouvrage posthume de Barthès intitulé : Traite' sur le beau (1807), a été publié par les soins de M. Barthès de Marmorières, son frère. On y trouve un chapitre sous le litre de : Nouvelles recherches sur la déclamation théâtrale des Grecs et des Romains. (Voyez Magasin encyclopédique , 6me année, t. V, p. 209.)
Beaulieu (Marie- Désiré -Martin), est né à Paris le 11 avril 1791. Ses écrits relatifs à la musique sont : 1° Bu rhythme, des effets qu'il produit et sur leurs causes (Paris et Niort, 1852); 2° Mémoire sur ce qui reste de la musique de l'ancienne Grèce dans les premiers chants de l'église (Niort, 1852); 3° Mémoire sur le caractère que doit avoir la musique d'église et les éléments de l'art musical qui constituent ce caractère (Paris, 1858).
Bedos de Celles (Dom. -François), bénédictin de la Congrégation de St-Maur, naquit à Caux, diocèse de Bésiers, vers 1706. On lui doit un ouvrage important : L'art du fadeur d'orgues (Paris, 1766-1778). Cet ouvrage fait partie de la Collection des arts et métiers, publiée par l'Académie des sciences.
Berlioz (Hector) est né à la Côte St-André (Isère), le 1 1 décembre 1803. Comme critique et théoricien, M. Berlioz s'est fait une brillante réputation par un grand nombre d'articles insérés dans la Revue et Gazette musicale de Paris et le Journal des Débats. Ses autres écrits sont : Voyage musical en Allemagne et en Italie, auquel il a réuni ses
Etudes sur Beethoven, Gluck et Weber; — Mélanges et nouvelles (Paris, 1844); — Les grotesques en musique; — Les soire'es cVorchestre (Paris, 4853). — Traite' d'instrumentation et d'orchestration moderne, etc.
Bernhard (B.), ancien élève de l'école des chartes de Paris, naquit à Strasbourg vers 1812. Il est auteur de Recherches sur les corporations d'instrumentistes du moyen-âge. (Voyez Bibliothèque de V école des Chartes, t. III, IV, V). On a aussi du même littérateur une notice sur la confrérie des joueurs d'instruments d'Alsace, relevant de la juridiction des anciens seigneurs de Ribaupierre, et plus tard de celle des Palatins de Birkenfeld, aujourd'hui la Maison royale de Saxe, insérée dans le t. III de la Revue historique de la noblesse (15me livraison, 1844), p. 169-190.
Berr (Michel), savant israëlite, est né à Nancy en 1780. Parmi ses écrits on remarque une Dissertation sur la musique et sur l'élégie des Hébreux, insérée dans le Magasin encyclopédique, t. XVI.
Biche-Latocr (Achille-Laurent) naquit à Bordeaux le 8 novembre 1816. En 1841, l'Institut historique de Paris lui a décerné une médaille d'or, pour son mémoire sur cette question : Déterminer l'ordre de succession d'après lequel les divers éléments qui constituent la musique moderne ont été introduits dans la composition; signaler les causes qui ont donné lieu à cette introduction. Ce mémoire a été inséré dans le recueil de l'Institut historique et publié séparément. On en trouve une analyse dans la Revue et Gazette musicale de Paris, 9me année, N° 18, p. 192- 193, par Maurice Bourges.
Biot (Jean- Baptiste), de l'Académie des sciences, professeur de physique mathématique au collège de France, naquit à Paris en 1774. Il a publié en 1816 un Traité de physique, en quatre volumes. Le livre 3me, t. II, p. 1-190, traite de l'acoustique. Ce livre est divisé en 10 chapitres, dans lesquels il traite de la production du son, de la perception et de la comparaison des sons continus, etc.
Blanchard (Henri- Louis), violoniste, compositeur, littérateur et critique distingué, naquit à Bordeaux (Gironde) en 1778 et mourut à Paris en 1858. Ses premiers essais dans la critique musicale parurent dans La Pandore, en 1828; puis il fut collaborateur de Y Europe littéraire et musicale de Paris, en 1833, du journal des théâtres le Foyer, du Monde dramatique, et enfin de la Revue et Gazette musicale de Paris.
Blaze (François -Henri- Joseph), dit Castil-Blaze, est né à Cavail-
Ion le 1er décembre 1784. Ses écrits relatifs à la musique sont les suivants : 1° L'Opéra en France (Paris, 1820) ; 2° Dictionnaire de musique moderne, une 2me édition en 1825 (Paris). En 1828, M. Mees, professeur de musique à Bruxelles, a donné une réimpression de cet ouvrage, précédé d'un abrégé historique sur la musique moderne et d'une biographie des théoriciens, compositeurs, chanteurs et musiciens célèbres qui ont illustré l'école flamande et qui sont nés dans les Pays-Bas; par ordre alphabétique (Bruxelles, 1828). Le traité de Y Opéra en France, de Castil-BIaze, augmenté d'un essai sur le drame-lyrique et les vers rhythmiques, a été remis en vente en 1826, comme une deuxième édition; 3° Chapelle de musique des rois de France (Paris, 1832); 4° La danse et les ballets depuis Bacchus jusqu'à Mademoiselle Taglioni (idem); 5° L'Académie royale de musique depuis Cambert en 1669 jus ques et y compris l'époque de la Restauration. Ce travail a été publié en onze articles dans la Revue de Paris, depuis 1834 jusqu'en 1838. Il en a été tiré quelques exemplaires sous ce litre : Mémorial du Grand-Opéra; 6° Le Piano, histoire de son invention. Ce travail a paru dans la Revue de Paris en 1839; 7° Molière musicien, etc. (Paris, 1852); 8° Théâtres lyriques de Paris; L'Académie impériale de musique, etc. (Paris, 1855), et un grand volume in-4° de musique; 9° Théâtres hjriques de Paris; L'Opéra Italien de 1548 à 1856 (Paris, 1856). M. Castil-BIaze a rédigé pendant longtemps la chronique musicale du Journal des Débats et du Constitutionnel. Il a fourni aussi quelques articles au Ménestrel, journal de musique, à la Revue et Gazette musicale de Paris, à la France musicale et au Magasin pittoresque.
Blaze (Hknri), baron de Bury, fils du précédent, naquit à Avignon en 1813. Au nombre de ses écrits sur la musique, on remarque : 1° Études littéraires sur Beethoven (dans la Revue des Deux-Mondes, 2me série, t. II, 1833); 2° Musique des drames de Shakspeare (ibid., 4me série, t. Ier, 1835); 3° Revue musicale, suite d'articles (ibid., t. I à XXX, 1835 à 1842). Tous ces morceaux ont été publiés sous le pseudonyme de Hanswerner ; 4° Poètes et musiciens de l'Allemagne : Uhland et M. Dessauer (ibid., t. IV, 1835); M. Meyerbeer (ibid., t. V); 5° De la musique des femmes; La Esmeralda de MUe Louise Bertin (ib., 4me série, t. VIII, 1836); 6° Lettres sur les musiciens français ; M. Halévy : Guido et Ginévra (ibid., t. XIII); De l'école fantastique et de
M. Berlioz (ibid., t. XVI, 1838); 7° Adolphe Nourrit (ibid., t. XVII, 1839); 8° Mlle Sophie Loewe (ibid., t. XXV, février 1841); 9° La reine de Chypre, musique de M. Halévy (ibid., t. XXIX, janvier 1842); 10° La Vestale, de Mercadanle; Le Stabat, de Rossini (ibid., t. XXIX, février 1842) ; 1 1° Vie de Rossini (Paris, 1854). On a aussi publié sous le nom de M. Blaze de Bury un volume intitulé : Les musiciens contemporains (Paris, 1856). Les artistes dont il y est parlé sont : AVeber, Mendelssohn, Spobr, Meyerbeer, Niels-W. Gade, Chopin, Jenny Lind, Paër, Spontini, Cherubini, Rossini, Bellini, Donizelli, Mercadante, Verdi, Auber, Hérold, Halévy, Félicien David, Adolphe Nourrit, La Pasta, La Malibran, La Sontag.
Bocquillon-Wilhem (Guillaume-Louis) naquit à Paris le 18 décembre 1781. En 1815 il appliqua à la musique le mode de l'enseignement mutuel qui venait d'être introduit en France. En 1819, une proposition lui fut faite par le baron de Gérando pour que l'étude de la musique fut introduite dans l'enseignement primaire de Paris, et M. Bocquillon- Wilhem fut désigné pour en organiser le système.
En 1821, M. Bocquillon-Wilhem publia l'exposé de sa méthode, avec des tableaux d'exercices pour les élèves, sous ce titre : Guide de la méthode élémentaire et analytique de musique et de chant, divisé en deux parties (Paris, 1821-1824). Cet ouvrage est divisé en plusieurs cours gradués. La 2n,e édition du Guide parut en 1827, à Paris, avec des tableaux d'exercices. La 3me édition est intitulée : Méthode ou instruction sur Vemploi simultané des tableaux de lecture musicale et de chant élémentaire (Paris, 1835), avec deux suites de tableaux, la première pour le premier cours , en 50 feuilles, et la deuxième pour le second cours, en 25 feuilles. Enfin une 4me édition a paru en 1839 sous le titre de : Guide complet de la méthode B.-Wilhem, ou instructions, etc., réuni aux tableaux de l'édition de 1835. — Le Manuel musical à l'usage des collèges, des institutions, etc. (Paris, 1836).
M. Bocquillon-Wilhem a publié dans le Dictionnaire des découvertes une notice sur les travaux de Perne et une notice nécrologique sur M. J.-B. More!.
Bourgeois (Louis), né à Paris au commencement du XVIe siècle, est auteur d'un livre qui a paru sous ce titre : Le droict chemin de la musique, composé par Louis Bourgeois, avec la manière de chanter les psau-
mes par usage ou ruse, etc. (Genève, 1550). Cet ouvrage est, dit-on, le premier où l'on a proposé d'abandonner la main musicale, attribuée à Guido d'Arezzo, et d'apprendre la musique par l'usage du solfège.
Burette (Pierre -Jean) naquit à Paris en 1665. Parmi le grand nombre d'écrits de Burette, on dislingue surtout : t° L'Analyse du dialogue de Plut arque sur la musique; 2° le Dialogue de Plutarque sur la musique, traduit en français avec des remarques.
Tous les travaux littéraires de Burette se trouvent réunis dans les Mémoires de V Académie des inscriptions.
Brossard (Sébastien de) , prêtre, le premier en France qui s'occupa de la littérature musicale, naquit en 1660. Il a publié un dictionnaire de musique dont la première édition parut sous ce titre : Dictionnaire de musique, contenant une explication des termes grecs, latins, italiens et français les plus usités dans la musique; à l'occasion desquels on rapporte ce qu'il y a de plus curieux et de plus nécessaire à savoir, tant pour l'histoire et la théorie, que pour la composition et la pratique ancienne et moderne de la musique vocale, instrumentale, plaine, simple, figurée, etc., ensemble une table alphabétique des termes français qui sont dans le corps de l'ouvrage, sous les titres grecs, latins et italiens, pour servir de supplément ; un traité de la manière de prononcer, surtout en chantant, les termes italiens, latins et français; et un catalogue de plus de 900 auteurs qui ont écrit sur la musique, en toute sorte de temps, de pays et de langues (Paris, 1703). Celte édition est dédiée à Bossuet.
Breton (Joachim le), né à St-Meen, en Bretagne, dans l'année 1760. Parmi ses ouvrages on remarque : 1° Rapport sur l'état des beaux-arts (Paris, 1810); 2° Notice sur la vie et les ouvrages de Grétry (Paris, 1814); 3° Notice historique sur la vie et les ouvrages de Joseph Haydn.
Bourges (Jean- Maurice) naquit à Bordeaux en 1812. Il a fourni de nombreux articles concernant l'art musical à la Revue et Gazette musicale de Paris, dont il est un des rédacteurs depuis l'année 1839.
Caffiaux (Dom. -Philippe -Joseph), bénédictin de la congrégation de St-Maur, naquit à Yalenciennes vers 1712. Ce savant religieux est connu comme auteur d'une Histoire de la musique, dont le manuscrit autographe se trouve à la bibliothèque impériale de Paris.
Calmet (Dom. -Augustin), savant bénédictin de la congrégation de
St-Vannes, naquit en Lorraine le 26 février 1672. Dans son Commentaire littéral sur la Bible, on trouve : 1° Une dissertation sur la musique des anciens, et en particulier des Hébreux; 2° Une dissertation sur les instruments de musique des Hébreux ; 3° Une dissertation stir ces deux termes hébreux : Lamnazeach et Sela; 4° Le dictionnaire historique et critique de la Bible.
Gange (Charles-Dufresne , sieur De), né à Amiens en 1610. Parmi ses ouvrages on remarque le suivant , dans lequel on trouve des renseignements sur la musique du moyen-âge : Glossarium ad scriptores medicœ et infimœ latinitates (Paris, 1678).
Une nouvelle édition de l'ouvrage de Du Cange a été publiée chez MM. Didot frères, à Paris (1 840-1850).
Cartier (Jean-Baptiste) , violoniste distingué, naquit à Avignon en 1765. On lui doit l'Art du violon, ou collection choisie dans les sonates des trois écoles Italienne, Française et Allemande (Paris, 1798). Cet artiste a écrit aussi une Histoire du violon, ouvrage resté en manuscrit. M. Cartier a détaché de son livre une Dissertation sur le violon, qui a été insérée dans la Revue musicale (tome III, p. 103-108).
Catel (Charles-Simon), compositeur dramatique, naquit à l'Aigle en 1775. Il a publié en 1802 un Traité d'harmonie à l'usage des élèves du Conservatoire de Paris, considéré par les artistes comme l'un des meilleurs ouvrages en ce genre. Ce traité a été publié de nouveau en 1851 avec des additions, par M. Leborne. A l'époque où parut cet ouvrage le système de Rameau était le seul en usage en France; les excellents travaux de Sorge, Kirnberger etTurk sur cette matière y étaient entièrement inconnus.
Chevé (Emile) , ancien chirurgien de la marine, propagateur de la méthode Galin, naquit à Douarnenez (Finistère) en 1804. M. Chevé a publié en collaboration avec Mme Chevet, née Paris, plusieurs ouvrages à l'usage de ses élèves, entre autres une Méthode élémentaire de musique vocale (1844).
Choron (Alexandre-Etienne), né à Caen en 1772. Parmi ses écrits nous citerons' les ouvrages suivants : 1° Notices françaises et italiennes sur Léo, Jomelli, Palestrina et Josquin Desprez; 2° Principes d'accompagnement des écoles d'Italie, par Choron et Fiocchi (1804); 3° Principes de composition des écoles d'Italie (1808). Cet ouvrage a été divisé
en six volumes avec de nouveaux litres en 1816. Le premier volume renferme une préface en 17 pages; le livre premier qui traite de l'harmonie, renferme un choix de partimenti pour l'accompagnement, choisis dans les ouvrages de Durante, de Columacci, de Fenaroli et de Sala. Le deuxième volume contient un traité du contrepoint simple : les modèles sont de Sala pour le contrepoint; les trios de Caresana; une nouvelle traduction française des contrepoints doubles et conditionnels de Marpurg, les modèles de Sala pour le contrepoint double. Le troisième volume renferme le traité de l'imitation et de la fugue, traduit de Marpurg, et les modèles de Sala jusqu'à la fugue à huit parties. Le quatrième volume contient la deuxième suite de fugues et les modèles de canons de Sala. Au commencement du cinquième volume on trouve un traité de style de chaque genre de musique, sous le titre de Rhétorique musicale. Le sixième volume renferme des modèles de madrigaux non accompagnés, pris dans les ouvrages dePaolucci, de Martini, etc.; 4° Dictionnaire historique des musiciens, par Choron et Fayolle (1810-1811).
En 1816, M. Choron créa une école de musique religieuse.
CnippiN (M,le Emma), postérieurement Mme Liéxard, est née à Caen vers 1810. Elle s'est fait connaître par une dissertation intitulée : De l'état de la musique en Normandie depuis le IXe siècle. Cette dissertation a été couronnée par la Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Calvados, le 2 décembre 1836. (Caen, 1837.)
Clément (Félix), professeur de musique et littérateur, est né à Paris en 1822. Cet artiste avait sous presse, en 1860, une Histoire générale de la musique religieuse.
Colombat (Marc), médecin à Paris, né à Vienne, dans le département de l'Isère, en 1797, a publié un Traité médico-chirurgical des maladies des organes de la voix, ou recherches théoriques et pratiques sur la physiologie, la pathologie, la thérapeutique et l'hygiène de l'appareil vocal (Paris). Une deuxième édition en a été publiée en 1838, sous ce litre : Traité des maladies des organes de la voix.
Comettant (Jean-Pierre-Oscar) , compositeur et littérateur, est né à Bordeaux (Gironde) en 1819. On compte parmi ses principaux ouvrages littéraires : 1° Trois ans aux États-Unis; Études des mœurs et coutumes américaines ; 2° La propriété intellectuelle au point de vue de la morale et du progrès (Paris, 1858); 3° Histoire d'un inventeur
au XIXe siècle. Adolphe Sax (le célèbre facteur d'instruments de musique) : Ses ouvrages et ses luîtes (Paris, 1860); 4° Portefeuille d'un musicien (ibid.); 5° Musique et musiciens (Paris, 1862).
Comte (Auguste), mathématicien et fondateur du positivisme, est né à Montpellier en 1798. On a de ce savant des Considérations générales sur l'acoustique , qui font partie de son Cours de philosophie positive (Paris, 1834 et années suivantes, t. II, p. 595-637).
Corette, musicien français, a publié en 1750 une Méthode d'accompagnement , dans laquelle on trouve la particularité suivante : « Lorsque » les sonates de Corelli arrivèrent de Rome vers 1715, personne à Paris » ne put les exécuter; le duc d'Orléans voulant les entendre, fut obligé » de les faire chanter par trois voix; les joueurs de violon se mirent à les » étudier, et au bout de quelques années, il s'en trouva trois qui furent » en état de les jouer. Baptiste, l'un d'eux, alla même à Rome, pour les » étudier sous Corelli. »
Coussemaker (Edm. de), savant archéologue, né à Railleul en 1795, membre correspondant de l'Institut de France. Il a publié entre autres ouvrages : 1° un Mémoire sur Hucbald (1841) ; 2° une Notice sur les collections musicales de la Bibliothèque de Cambrai et autres villes du département du Nord (1843) ; 3° Essais sur les instruments de musique au moyen-âge; 4° Histoire de Vharmonie au moyen-âge, œuvre couronnée par l'Institut de France (1852); 5° Chants populaires des Flamands de France, recueillis et publiés avec les mélodies originales, une traduction française et des notes (Gand, 1855-1857).
Damoreau (Mme Laure-Cixthie-Montalant), connue d'abord sous le nom de M"e Cinti, célèbre cantatrice, naquit à Paris en 1801. Cette dame a écrit une Méthode de chant, dédiée à ses élèves.
Dancla (Jean -Charles) , violoniste distingué et professeur de son instrument au Conservatoire de Paris, naquit à Bagnères-de-Bigorre (Hautes- Pyrénées) le 25 décembre 1818. Parmi ses ouvrages pour l'enseignement on compte : 1° Méthode élémentaire et progressive pour le violon; 2° 46 Études méthodiques et progressives; 3° 12 Etudes faciles; 4° Le Progrès, 10 éludes pour le travail de la main gauche; 5° 15 Etudes faciles avec un second violon; 6° 20 Etudes caractéristiques; 7° Ecole du mécanisme, 50 éludes journalières; 8° L'École de l'expression, 18 mélodies pour violon seul; 9° 25 Etudes très- faciles
pour violon seul; 10° L'art de moduler sur le violon, 105 préludes, en collaboration avec M. Panseron.
Danel ( Louis- Albert- Joseph ) , savant amateur de musique et zélé protecteur de cet art, fondateur de la société chorale l'Avenir, viceprésident de la société de Sainte-Cécile, vice-président de la commission administrative de l'École de Musique de Lille, chevalier de la Légion d'Honneur, naquit en cette ville le 2 mars 1787. On lui doit un très-bon livre intitulé : Méthode simplifiée pour l'enseignement populaire de la musique vocale, et dont la 4me édition a été publiée à Lille en 1859.
On trouve l'exposé de cette méthode dans la Biographie universelle des musiciens, de M. Félis (2me édition).
M. Danel a fondé plusieurs cours pour l'enseignement de sa méthode, non seulement à Lille, mais dans diverses localités du département du Nord, à Douai, et jusque dans les villages. D'anciens élèves de ces cours sont placés par lui à la tête des nouveaux cours qu'il a organisés.
Dalprat, célèbre professeur de cor et compositeur pour son instrument, naquit à Paris en 1781. Sa Méthode pour cor alto et cor basse (premier et deuxième cor) est réputée le meilleur ouvrage qui ait été publié sur l'art de jouer de cet instrument.
D alterné (Fbançois-Georges-Alguste), professeur de trompette au Conservatoire de Paris, naquit en celle ville le 15 février 1800. On a de cet artiste une Méthode pour la trompette, précédée d'un Précis historique sur cet instrument en usage chez les différents peuples, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours (Paris, 1857).
Deschamps (Elstache) , huissier de Charles V, roi de France, gouverneur du château de Fismes et bailli de Senlis, naquit à Vertus, en Champagne, au commencement du XIVe siècle. Le manuscrit des œuvres de Deschamps de la Bibliothèque impériale de Paris contient 1,175 ballades, 171 rondeaux, 80 virelais, 14 lais, 28 farces, complaintes et traités divers, 17 lettres ou épitres. Son plus long poème est le Miroir du mariage, d'environ 13,000 vers. Dans son ouvrage intitulé: L'Art de dicter et fère chançons, ballades, virelais et rondeaux. Deschamps commence par dire un mot des sept arts libéraux, ainsi appelés, dit-il, « parce que anciennement nul, s'il était libéral, c'est-à-dire fils de » noble homme, et aslrait de noble lignée, n'osait apprendre aucun » d'iceux d'arts, c'est-à-savoir : grammaire, logique, rhétorique, géo-
» mélrie, arithmétique, musique et astronomie. » C'est à la musique qu'il s'attache le plus, et c'est d'elle, et non pas de la rhétorique, qu'il fait dépendre tout ce qui a trait aux ballades, sirventois, rondels, sottes chansons, pastourelles, lais de toute espèce, dont il donne les règles, en les appuyant de nombreux exemples.
Duport (Jean-Louis), célèbre violoncelliste, naquit à Paris en 1749. On lui doit un excellent ouvrage intitulé : Essai sur le doigter du violoncelle et la conduite de l'archet, avec une suite d'exercices.
Escldier (Marie et Léon); Marie Escudier est né le 29 juin 1819 et Léon le 17 septembre 1821, à Caslelnaudary (Aude). On remarque parmi leurs principaux écrits : 1° Études biographiques sur les chanteurs contemporains, précédées d'une esquisse sur l'art du chant (Paris, 1840); 2° Dictionnaire de musique d'après les théoriciens, historiens et critiques les plus célèbres (Paris, 1844); 3° Dictionnaire de musique théorique et pratique, avec une préface de M. F. Halévy (Paris, 1854). Dans ce deuxième dictionnaire, le premier a été réfondu, développé et complété; 4° Rossini, sa vie et ses œuvres, avec une introduction par Méry (Paris, 1854); 5° Vie et aventures des cantatrices célèbres, précédées des musiciens de V empire et suivies de la vie anecdotique de Paganini (Paris, 1856).
MM. Marie et Léon Escudier sont les fondateurs et rédacteurs en chef du journal La France musicale.
Elie de Salomon, en latin Elias Salomonis, clerc de Sainte-Astère, dans le Périgord, a écrit en 1274 un traité de musique qui a pour titre : Scientia artis musica. On trouve au trentième chapitre de cet ouvrage les règles les plus anciennes, dit-on, qui sont parvenues jusqu'à nous pour faire le contrepoint improvisé, appelé en France chant sur le livre et en Italie contrapunte da mente.
Farrenc (Jacques-Hippolyte- Aristide), professeur de flûte et compositeur pour cet instrument, un des collaborateurs du journal La France musicale, auteur d'une série d'articles publiés en 1858 dans la Revue de musique ancienne en moderne, sous le titre : Les livres rares et leur destinée, naquit à Marseille en 1794. On lui doit aussi une publication d'un grand intérêt, intitulée : Trésor des pianistes, ou collection des œuvres choisies des maîtres de tous les pays et de toutes les époques, depuis le X VIe siècle jusqu'à la moitié du XIXe, accompagné de notices biogra-
phiques, de renseignements historiques, d'observations sur le caractère d'exécution qui convient à chaque auteur, des règles de l'appogialure, d'exemples et explications propres à faciliter l'intelligence des divers signes d'agréments, etc., etc., recueillies et transcrites en notation moderne par Aristide Farrenc, avec le concours de Mme Louise Farrenc, compositeur et professeur de piano au Conservatoire impérial de Paris.
Framery (Nicolas-Etienne) est né à Rouen en 1745. Parmi ses divers écrits on distingue : 1° son Mémoire sur le Conservatoire de musique (Paris, 1795); 2° De l'organisation des spectacles de Paris (1791); 3° une Notice sur Joseph Haydn (1791); 4° Le Calendrier musical universel, etc. (Paris, 1788-1789).
Frichot, musicien français, fixé à Londres vers 1790, est le premier inventeur du cor-basse, instrument auquel on a donné depuis lors le nom d'ophicléïde.
Gaffarel (Jacques), hébraïsant et orientaliste, né à Maunes, en Provence, en 1592. On cite de lui un traité : De musica Hœbreorum stupenda, publié en 1623.
Galin (Pierre) , mathématicien, né à Bordeaux en 1786, auteur d'un ouvrage intitulé : Le Méloplaste, et de l'Exposition d'une nouvelle méthode pour V enseignement de la musique, publiée en 1818. Une édition plus développée de celle méthode a été publiée à Paris en 1824, sous ce litre : Méthode du méloplaste pour l'enseignement de la musique.
Le système de Galin consiste à remplacer les notes de la gamme par des chiffres ; à débarrasser l'enseignement de la musique de la nécessité de lire des noies diversifiées par les signes de leur durée, de discerner les diverses acceptions de ces notes en raison des clefs, et d'éviter la multiplicité des signes de toute espèce. A cet effet, le professeur se sert d'une portée vide figurée sur un tableau, et d'une baguette qu'il promène sur les lignes ou dans les intervalles de cette portée, en chantant des airs connus, dans lesquels il substitue aux paroles le nom des noies, au moment où la baguette se place sur la ligne ou dans l'espace qui appartient à chacune. La portée vide est ce que l'inventeur appelle le méloplaste. A l'égard de la division du temps , Galin en donnait la démonstration au moyen d'un chronomètre comparatif qu'il appelait chronomérisle.
La question du changement de la notation de la musique et des méiho-
des d'enseignement basées sur la substitution des chiffres aux notes a été traitée à fond dans le 3me édition de : La musique mise à la portée de tout le monde, par M. Fétis.
Nous faisons suivre ici les noms de la plupart des écrivains qui ont voulu imposer des systèmes de notations musicales plus ou moins arbitraires, ou en revenir, soit aux systèmes en usage dans l'antiquité, au moyenâge, à l'ancien principe oriental de la représentation des sons par les chiffres pour la tablature de certains instruments à cordes pincées, système qui a été repris et diversement appliqué par Souhaiti, J.-J. Rousseau, Nalorp, Studemund, Kocb, Galin et ses disciples, etc. :
Brossard , Van der Elst (moine augustin du couvent de Gand au XVIIe siècle), Lancelot, Monteclair, Souhaiti, J.-J. Rousseau, Boigelou, Hupkinson , Patterson, Lasalette, Frantz, Nigelti, l'abbé Demolz, De l'Aulnaye, Ribeslhal, Bertini, Roptsey, Bartholomez Monlanello, De Rambures, Woldemar, Natorp, Studemund, Lemme, Gauvin, Salmon, La Cassagne, Framery, Moretti, Colel , Plaiford , Galin, Eisenmenger, Jue, Scbmid , Klel , Burmeister, Cruger, Charles Fourier, Koch, Wolf, Danel, etc.
Garaudé (Alexis de), ancien professeur au Conservatoire de Paris, né à Nancy en 1779. Ses principaux ouvrages sont les suivants : 1° Méthode complète de chant} 2° Solfège ou méthode de musique; 3° Soixante solfèges progressifs ou nouveau cours de lecture musicale; 4° Vingtquatre vocalises ou études caractéristiques de l'art de chant ; 5° l'Harmonie rendue facile, ou théorie pratique de cette science.
Gaviniès (Pierre), violoniste célèbre, naquit à Bordeaux en 1726. Il a laissé un très-bon ouvrage pour l'enseignement du violon, sous le litre : Les vingt-quatre matinées, études dans tous les tons. Gaviniès est considéré comme le fondateur de l'école française de violon.
Ginguené (Pierre- Louis), littérateur distingué, naquit à Bennes en 1784. Son ouvrage intitulé : Histoire littéraire d'Italie, continuée par Salfi (Paris, 18 H -1835), contient des renseignements précieux sur l'étude de la musique du XI0 siècle, sur Gui d'Arezzo, sur les troubadours provençaux, sur le drame en musique, etc. Les autres ouvrages où Ginguené a traité de la musique, sont : 1° Lettres et articles sur la musique, insérés dans les journaux sous le nom de Mélophile, pendant nos dernières querelles musicales, en 1780, 1781, 1782 et 1783 (Paris, 1783); 2° Die-
tionnaire de musique de l'Encyclopédie méthodique (Paris, 1791-1818).
Habeneck (François-Antoine), violoniste renommé et compositeur, ancien chef d'orchestre de l'Opéra et de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, naquit à Mézières en 1781. On a de M. Habeneck une Méthode théorique et pratique de violon, précédée des principes de la musique et de quelques notes en fac-similé de l'écriture de Viotti. Cette méthode est divisée en trois parties (Paris, 1843).
Halévv (Jacques- Froment al) , l'un des plus illustres compositeurs de l'école française, né à Paris en 1799, et mort à Nice en 1862. On doit à M. Halévy un livre adopté pour les écoles de Paris et publié sous ce titre : 1° Leçons de lecture musicale (Paris, 1857); 2° Eloges des académiciens morts, réunis sous le titre de : Souvenirs et portraits; Etudes sur les beaux-arts, etc. (Paris, 1861).
Depuis 1854, M. Halévy était nommé secrétaire perpétuel de l'Académie française.
Jumillac ( Dom. -Pierre-Benoit de), bénédictin de la congrégation de St-Maur, naquit en 1611 dans le Limousin. Ce religieux a laissé un livre intitulé : La science et la pratique du plain-chant (Paris, 1673). Cet ouvrage est divisé en huit parties; dans la 7me se trouvent de nombreux exemples d'auteurs français.
Kalkbrenner (Chrétien-Frédéric), pianiste et compositeur, est né à Cassel en 1784. Comme théoricien, M. Kalkbrenner est connu par une Méthode pour apprendre le piano- forte, à l'aide du guide-mains; elle contient les principes de la musique, un système complet de doigter, la classification des auteurs à étudier, puis est suivie de douze études, Cet ouvrage a été traduit en anglais, en allemand et en italien.
M. Kalkbrenner est aussi l'inventeur du piano-muet , instrument de 27 touches qui, pressant légèrement sur des vis, font bientôt acquérir aux doigts cette articulation et ce brillant si nécessaires. C'est surtout pour l'étude des cinq notes, le passage du pouce, les cadences, tierces, sixtes, etc., qu'il est admirablement calculé.
Kastner (le docteur Jean-Georges), compositeur, théoricien et littérateur, membre de l'Institut de France, naquit à Strasbourg en 1811. Les ouvrages les plus remarquables de ce musicien érudit sont les suivants : 1° Grammaire musicale; 2° Manuel général de musique militaire à l'usage des armées françaises ; 3° Méthode complète et raisonnée de
timbales; 4° Traité de l'instrumentation considérée sous les rapports poétiques et philosophiques de l'art; 5° Les chants de la vie, précédé d'une introduction historique sur l'origine des Liedertafeln et des Liederkrànze en Allemagne; 6° Les Sirènes; 7° Les voix de Paris, essai d'une histoire des cris populaires de la capitale, depuis le moyen-âge jusqu'à nos jours; 8° Les danses des morts ; 9° Théorie abrégée du contrepoint et de la fugue; 10° Traité de la composition vocale et instrumentale, ou description détaillée des règles , des formes, de la coupe et du caractère de toute espèce de compositions musicales, accompagnées de notes historiques et critiques; 1 1° Mémoire sur la musique en Allemagne; 12° Des sociétés de chant choral créées en différents pays, à l'instar de celles qui existent en Allemagne; 13° La harpe d'Eole et la musique cosmique, études sur les rapports des phénomènes sonores de la nature avec la science et l'art, etc.; 14° Méthode élémentaire de l'harmonie appliquée au piano ; 15° Méthode complète et raisonnée de saxophone, famille complète et nouvelle d'instruments de cuivre à anches, inventée par Adolphe Sax; 16° Parémiologie musicale de la langue française, ou explication des proverbes, locutions proverbiales, mots figurés qui tirent leur origine de la musique, accompagnée de recherches sur un grand nombre d'expressions du même genre, empruntées aux langues étrangères, et suivie de la Saint Julien des Ménétriers, symphonie-cantate à grand orchestre avec solos et chœur. Paris, 1862.
M. Kastner s'occupe depuis plus de dix ans d'un travail considérable, qui aura pour titre : Encyclopédie de la musique.
Kreutzer (Rodolphe), violoniste célèbre et compositeur, naquit à Versailles en 1766. Ses études et caprices pour violon seul sont devenus des ouvrages classiques pour l'étude de l'enseignement. M. Kreutzer a pris part à la rédaction de la Méthode de violon publiée par le Conservatoire de Paris.
La Borde (Jean-Bexjamix de), né à Paris en 1734, a écrit : 1° un Essai sur la musique ancienne et moderne, en quatre volumes (1780); 2° Mémoires historiques sur Raoul de Coucy, avec un recueil de ses chansons en vieux langage et la traduction de l'ancienne musique (1781).
Lafage (Adrien de), né à Paris en 1805, maitre-de-chapelle de St- Élienne du Mont. Parmi ses écrits didactiques on trouve : 1° Manuel complet de musique vocale et instrumentale, ou encyclopédie musicale,
par A.-C. Choron et Adrien de la Fage, en Irois parties; 2° La sémiologie musicale ou expose' succinct et raisonné des principes élémentaires de musique; 3° Les principes élémentaires de musique; 4° un grand nombre d'articles pour la Revue et Gazette musicale de Paris, dont M. de la Fage était un des rédacteurs; 5° L,' Histoire générale de la musique et de la danse.
Lalande (Joseph- Jérôme le Français de) , célèbre astronome, né à Bourg (Ain) en 1732. Il avait fait en 1765 et 1766, un voyage en Italie, dont la relation a été publiée sous le titre de : Voyage d'un Français en Italie (1769 et 1786). On y trouve beaucoup de renseignements sur la musique et les musiciens de ce pays.
Lami (Bernard), prêtre de l'Oratoire, né au Mans en 1645. Le morceau historique du P. Lami, sur les lévites chantres, sur les cantiques des Hébreux, sur la musique et les instruments de ce peuple, est réputé l'un des meilleurs qui existent sur ce sujet.
Leroecf (l'abbé), né à Auxerre en 1687. Parmi ses nombreuses dissertations il en est une pleine de recherches sur l'état des sciences et des arts au temps de Charlemagne. Elle renferme des détails qui ne sont pas sans intérêt pour l'histoire de la musique, particulièrement sur Hucbald et sur Rémi d'Auxerre. On y distingue encore : 1° Remarques sur le chant ecclésiastique; 2° Lettre contre la nouvelle manière de noter le plain-chant , inventée par M. De Moz ; 3° Règles pour la composition du plain-chant.
Leclerc (Jean-Baptiste) , naquit à Chalonne (Maine et Loire) vers 1751. On a de lui : 1° un Rapport fait au Conseil des Cinq-Cents, sur V établissement d'écoles spéciales de musique, dans la séance du 7 frimaire an VII ; 2° Essai sur la propagation de la musique en France, sa conservation et ses rapports avec le Gouvernement (1796).
Marillon, savant bénédictin de la congrégation de St-Maur, naquit à Pierremont, village du diocèse de Reims, en 1632. Des ouvrages de Mabillon qui traitent de la musique, on cite : De liturgia gallicana; il renferme des renseignements utiles sur l'histoire de la musique d'église.
Magendie (François), médecin et anatomiste renommé, est né à Bordeaux en 1783. Il a exposé tout ce qui concerne la voix, son appareil et son mécanisme dans le chant et la parole, au premier volume de son Précis élémentaire de physiologie (2me édition). La première édition de
cet ouvrage a paru en 1816; la deuxième en 1823; la Iroisième avec des additions en 1833.
Mathieu (Jean-Baptiste) est né à Billone, en Auvergne, le 2 janvier 1761. Appelé à Versailles en 1809, comme maitre-de-chapelle de l'église cathédrale, il en a rempli les fonctions pendant trente ans. M. Mathieu a composé près de dix mille leçons de solfège pour ses élèves de la maîtrise. On lui doit aussi : Nouvelle méthode de plain-chant à l'usage de toutes les églises de France, traitant de tout ce qui a rapport à l'office divin, à l'organiste, aux chantres, aux enfants de chœur, contenant un abrégé du plain-chant ancien, précédé d'une notice historique, etc. (Paris, 1838). On considère cet ouvrage comme un des meilleurs traités de plain-chant qui existent.
Ménétrier (Claude-François) , savant jésuite, naquit à Lyon en 1631. Ses ouvrages relatifs à la musique sont les suivants : 1° Des ballets anciens et modernes, selon les règles du théâtre (Paris, 1682); 2° Des représentations en musique, anciennes et modernes (Paris, 1687). Dans le premier de ces ouvrages on trouve des renseignements sur les grands ballets dans toutes les cours de l'Europe, avant l'invention du drame lyrique.
Mersenne (le P. Marin) , religieux minime delà Place royale de Paris, sous le règne de Louis XIII. Ses ouvrages sur la musique se composent de : 1° Traité des harmoniques (1627); 2° Harmonie universelle, contenant la théorie et la pratique de la musique, où il est traité de la nature des sons et des mouvements, des consonnances, des dissonnances, des genres, des modes, de la composition, de la voix, des chants et de toutes sortes d'instruments harmoniques (Paris, 1636).
Morelot (Stephen) , savant archéologue français, a publié une notice sur un manuscrit de la bibliolhèque de Dijon, conlenant deux cents chansons du XVe siècle (Dijon, 1856). Ce manuscrit renferme un document qui nous fournit des renseignements sur la vie de Binchois, qu'on a ignorés jusqu'à ce jour.
Morin, professeur de lecture à haute voix et de déclamation au Conservatoire de Paris. On lui doit un Traité de prononciation, ou méthode indiquant les moyens d'obtenir une bonne émission de voix, de corriger tous les défauts de prononciation, tous les accents étrangers, etc. (Paris, 1861, 4me édition.)
Mûris (Jean de), né en Normandie, est le plus célèbre écrivain sur la musique du XIVe siècle. Le traité Spéculum musicœ, est son ouvrage le plus considérable. La bibliothèque impériale de Paris en possède deux manuscrits sous les N*5 7024 et 7207. L'autre euvrage de Jean de Mûris est un traité de contrepoint intitulé : De discantus; on le trouve dans les Scriptores ecclesiatici, de Gerbert.
La bibliothèque de l'Université de Gand possède un manuscrit (écriture de 1503-1504), sous le litre de : Flores musicœ artis per Hugonem sacerdotem reutlingensem, contenant les traités de musique de Jean de Mûris, Gui d'Arezzo, Tincloris et Denis Lewis.
Noverre (Jean-George), célèbre chorégraphe et réformateur des ballets en Europe, directeur de la danse à l'Académie de musique depuis 1776 jusqu'en 1780, naquit à Paris le 29 avril 1727. On a de lui des Lettres sur la danse et les ballets (1760). II a été fait de ce livre des éditions à Vienne en 1767, à Paris en 1783, à Copenhague en 1803 et à Paris en 1807, sous le titre de : Lettres sur les arts imitateurs en général et sur la danse en particulier. Dans cet ouvrage Noverre traite de l'opéra français.
C'est dans la Toilette de Vénus, un de ses ballets, que Noverre fit tomber pour la première fois les masques, et disparaître les tonnelets, ainsi que les énormes paniers dont les danseuses surchargeaient leur taille et embarrassaient leurs mouvements. Il en était de même des danseurs; avant celte réforme on voyait le berger Paris (donnant la pomme à Vénus), vêtu d'un corset lacé avec des rubans, en culotte courte sur laquelle tombait un tonnelet de salin rose, que des paniers élastiques arrondissaient. Il portail aussi le chapeau à trois cornes galamment retroussé, de plus un plumet et des talons rouges.
Noverre a publié en outre des Observations sur la construction d'une salle d'opéra.
Noigaret (Pierre -Jean-Baptiste), littérateur, né à la Rochelle en 1742. Au nombre de ses ouvrages on distingue : L'art du théâtre en général , où il est parlé des différents spectacles de l'Europe et de ce qui concerne la comédie ancienne et la nouvelle, la pastorale dramatique, la parodie, l'opéra sérieux, l'opéra bouffe, etc. (Paris, 1769). On y trouve aussi l'histoire abrégée de l'opéra et de l'opéra-comique.
Odon (S.), moine, issu d'une famille noble de France, d'abord cha-
noine et premier chanlre de St-Marlin de Tours, troisième abbé d'Aurillac, dix-huitième abbé de Fleuri, et finalement abbé de Cluny, mourut dans ce monastère en 942. Parmi les écrits conservés sous le nom d'Odon on trouve un Dialogus de musica, que l'abbé Gerbert a inséré dans sa Collection des écrivains ecclésiastiques.
Origny (Antoine-Jean- Baptiste- Abraham d'), né à Reims en 1734. On a publié de D'Oiigny, en trois volumes, les Annales du Théâtre Italien (Paris, 1788).
Oroux (l'abbé) vécut dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au nombre de ses ouvrages est une Histoire ecclésiastique de la Cour de France (Paris, 1776-1777), qui renferme l'histoire de la chapelle et de la musique du roi.
Ortigue (Joseph d') naquit à Cavaillon (Vaucluse) vers l'année 1800. En 1827, il entra dans la rédaction des journaux pour la crilique musicale ; il a été attaché longtemps à la Gazette musicale de Paris. M. D'Ortigue a écrit quelques opuscules concernant la musique : 1° De la guerre des dilettanti, ou révolution opérée par Rossini dans l'opéra français ; 2° Du Théâtre Italien et de son influence sur le goût musical français; 3° Dictionnaire lithurgique, historique et théorique du chant grégorien et de la musique d'église, etc.
Panseron (Auguste-Mathieu), compositeur et ancien professeur de chant au Conservatoire de Paris, est né en celte ville, le 25 avril 1795. Ses ouvrages théoriques les plus estimés sont : 1° la Méthode de vocalisation ; 2° les Solfèges d'ensemble; 3° les Vocalises ou exercices pour voix de mezzo- soprano ; 4° Solfège concertant à l'usage des orphéonistes. M. Panseron a publié aussi un Traité d'harmonie.
Parfait (François et Claude), littérateurs, naquirent, le premier à Paris en 1698, le second vers 1701. Parmi les ouvrages de ces écrivains, on remarque : 1° le Dictionnaire des théâtres de Paris (Paris, 1756) ; 2° le Mémoire pour servir à l'histoire des spectacles de la foire (Paris, 1743).
Patte (Pierre), architecte, naquit à Paris en 1723. Il est auteur d'un Essai sur l'architecture théâtrale, ou de l'ordonnance la plus avantageuse à une salle de spectacle, relativement aux principes de l'optique et de l'acoustique ; avec un examen des principaux théâtres de l'Europe (Paris, 1782).
Perne (François-Louis), né à Paris en 1772. Ses principaux écrits
sur la musique se composent des suivants : 1° Exposition de la sémiographie, ou notation musicale des Grecs (Revue musicale de Paris, t. III et suivants); 2° Notice sur les manuscrits relatifs à la musique de V église grecque, qui existent dans les principales bibliothèques de V Europe (Revue musicale, t. I, p. 231-237); 3° Cours d'harmonie et d'accompagnement, composé d'une suite de leçons graduées présentées sous la forme de thèmes et d'exercices, etc. (1822).
Poisson (l'abbé Léonard), né en 1695, fut curé à Marchangis , au diocèse de Sens. On lui doit un très-bon livre publié (sans nom d'auteur) sous le litre de : Traité théorique et pratique du plain- chant, appelé Grégorien, dans lequel on explique les vrais principes de cette science, suivant les auteurs anciens et modernes (Paris, 1750).
Prévost (Hippolyte) , sténographe et rédacteur du Moniteur universel, est né à Paris en 1802. Il a publié : La sténographie musicale, ou l'art de suivre l'exécution musicale en écrivant (Paris, 1833).
Prince (Nicolas-Thomas le) naquit à Paris en 1750. Au nombre de ses ouvrages on remarque : 1° Anecdotes des beaux-arts, contenant tout ce que la peinture, la sculpture, la gravure, l'architecture, la littérature, la musique offrent de plus curieux et de plus piquant chez tous les peuples du monde, depuis l'origine de ces différents arts jusqu'à nos jours (Paris, 1776); 2° Essais historiques sur l'origine et les progrès de l'art dramatique en France (Paris, 1785).
Prince (René le), frère du précédent, naquit à Paris en 1753. On connail de eet écrivain : 1° Lettres sur les arts du moyen- âge (Paris, 1785); 2° Observations sur l'origine du violon (Journal encyclopédique, novembre 1782).
Rameau (Jean-Philippe), célèbre compositeur, naquit à Dijon en 1683. Voici ces ouvrages théoriques les plus importants : 1° Nouveau système de musique théorique; 2° Traité de la génération des accords, suivi de la démonstration du principe de l'harmonie; 3° Traité de l'harmonie, réduite à ses principes naturels (1722); 4° Code de musique pratique (1760).
Raymond (Georges -Marie), professeur de mathématiques, né à Chambéry en 1769, a publié beaucoup de mémoires relatifs à la musique, parmi lesquels on dislingue celui intitulé : Des principaux systèmes de notations musicales usités ou proposés chez divers peuples tant anciens
que modernes, etc. Ce travail est divisé en deux parties : la première est relative aux notations de l'antiquité, du mojen-âge et de l'Orient; l'autre renferme l'exposé et l'examen des systèmes de notations de Souhailty, Brossard, Lancelot, Sauveur, De Motz, Boigelou, J.-J. Rousseau, de L'Aulnaye, R. Pallerson, de l'abbé Feytou, de la Salelle, de Riebeslhal et de Bertini.
Rémi D'Auxerre, ainsi nommé à cause du lieu de sa naissance, naquit vers le milieu du IXe siècle, selon l'opinion commune. II prononça ses vœux à l'abbaye de St-Germain d'Àuxerre et y étudia sous la direction d'un savant moine de ce temps, nommé Heiric. La bibliothèque impériale de Paris possède une copie du commentaire de Remy d'Auxerre sur le traité de musique de Martianus Capella.
Rillé (Laurent de), compositeur à Paris, a publié un grand nombre d'articles de critique musicale, ainsi qu'un travail intitulé : Du chant choral, paru dans le journal Y Orphéon (1856).
Rode (Pierre), violoniste célèbre, naquit à Bordeaux en 1774. Parmi ses ouvrages, destinés à l'enseignement, on remarque : 24 caprices pour le violon dans les 24 tons. M. Rbode a pris part aussi à la rédaction de la Méthode de violon, publiée par le Conservatoire de Paris.
Roujoux, vicaire à Firmes, en Champagne, vers le milieu du XVIIIe siècle, est connu par son Traité théorique et pratique des proportions harmoniques et de la fonte des cloches (Paris, 1765).
Salomon (Elie), prêtre français du XIIIe siècle, composa en 1274 un traité de musique, intitulé : De scientia artis musicœ, qu'il dédia au Pape Grégoire X.
Sauveur (Joseph), géomètre, naquit à la Flèche en 1653. L'acoustique musicale, cette science nouvelle, lui doit sa création et son nom qui vient du mol grec akouo (j'entends). Sauveur fut le premier qui analysa les phénomènes des sons harmoniques et qui en donna une théorie devenue la base du système de Rameau. Les mémoires de l'Académie royale des sciences où Sauveur a exposé ses découvertes et ses idées, sont : 1° Principes d' acoustique et de musique, ou système général des intervalles des sons, etc. (1700 et 1701) ; 2° Application des sons harmoniques à la composition des jeux d'orgue (1702); 3° Méthode générale pour former des systèmes tempérés de musique, etc. (1707); 4° Table générale des systèmes tempérés de musique (171 1); 5° Rapport des sons
des cordes d'instruments de musique aux flèches des cordes, etc. (1713).
Salvador (Joseph) , docteur en médecine de la faculté de Montpellier, est né dans celle ville en 1796. Il a écrit une Histoire des institutions de Moïse et du peuple Hébreux (Paris, 1828). Il y traite t. III, p. 127 et suivantes des instruments des Hébreux.
Savart (Félix), physicien distingué, né à Mézières en 1791, a publié : 1° Mémoire sur la construction des instruments à archet; 2° Nouvelles recherches sur les vibrations de l'air (Annales de physique et de chimie^ août 1825) ; 3° Mémoire sur la voix humaine; 4° Mémoire sur la voix des oiseaux, etc.
Smith (Paul), écrivain à la plume féconde et spirituelle, l'un des principaux rédacteurs actuels de la Revue et Gazette musicale de Paris, a publié dans celte feuille un nombre considérable d'articles de tout genre, concernant l'art musical.
Sol'haitty (le P. Jean-Jacques), religieux de l'observance de Saint- François, du couvent de Paris, vécut vers le milieu du XVIIe siècle. Il imagina de substituer des chiffres aux notes pour écrire le plain chant et publia son système sous le titre de : Nouveaux éléments du chant, ou essai d'une nouvelle découverte qu'on a faite dans l'art de chanter, laquelle débarrasse entièrement le plain-chant et la musique de clefs , de notes, de muances, de guidons ou renvois, de lignes et d'espaces, des bémols, bécarres, etc. (Paris, 1665.)
Suremain de Missery (Antoine) , ancien officier d'artillerie, est né à Dijon en 1767. Auteur de plusieurs ouvrages de philosophie et de mathématiques, il a publié une Théorie acoustico-musicale, ou théorie des sons, etc. (Paris, 1793).
Tissot (Pierre-François), littérateur distingué, naquit à Versailles en 1758. On a de M. Tissot un Travail sur le chœur, dans ses diverses acceptions (Encyclopédie moderne, Paris, 1823).
Toulmont (M. Bottée de), amateur de musique et bibliothécaire du Conservatoire de Paris, est né dans cette ville en 1797. On connait de lui : 1° le Discours sur la question : Faire l'histoire de l'art musical depuis l'ère chrétienne jusqu'à nos jours, prononcé au Congrès historique en 1835 ; 2° De la chanson en France au moyen-âge; 3° la Notice biographique sur les travaux de Guido d'Arezzo; 4° Des instruments de musique en usage au moyen-âge, etc.
Tulou (Jean-Louis), un des plus célèbres flûtistes de l'Europe, ancienne première flû(e solo de l'Opéra et professeur au Conservatoire de Paris, naquit en celle ville le 12 septembre 1786. M. Toulou a publié à l'usage de ses élèves, une Méthode de flûte (ancien système), dans laquelle il expose les principes de son école.
Villoteau (Guillaume- Andké) né en 1759 à Bellème. On a publié de M. Villoteau : 1° Dissertations sur la musique des anciens Égyptiens ; 2° Dissertations sur les diverses espèces d'instruments de musique que l'on remarque parmi les sculptures qui décorent les anciens monuments de l'Egypte et sur les noms que leur donnèrent en leur langue propre, les premiers peuples de ce pays; 3° De l'état actuel de la musique en Egypte; 4° Description historique, technique et littéraire des instruments de musique des Orientaux.
Vincent de Beauvais, célèbre dominicain, auteur du Spéculum majus, terminé en 1256, l'un des plus volumineux et des plus célèbres ouvrages du XIIIe siècle.
La partie historique a été achevée en 1244; celle qui porte le nom de Spéculum naturale, vers 1250; la Doctrinale, un peu plus tard, et la Morale est considérée comme la dernière en date, tant par ceux qui la déclarèrent apocryphe, que par plusieurs de ceux qui la tiennent pour authentique.
Jacques van Maerlanl entreprit en 1283 de traduire en vers flamand le Spéculum historiale, et même de le continuer jusqu'au temps de l'empereur Rodolphe de Habsbourg, couronné en 1273. Les deux premières parties de ce long travail ont été publiées à Leyde en 1784 et 1785; à Amsterdam en 1812 avec une préface de M. Bilderdyk.
Le Spéculum morale n'est qu'une compilation attribuée à Vincent de Beauvais.
Dans le 16me livre de son Spéculum doctrinale, Vincent traite de la musique, de sa puissance, de ses effets, de ses espèces, des sons, des tons, des mesures, de l'harmonie, de la mélodie, de la voix humaine et des instruments.
Woldemar (Michel) , violoniste et compositeur, naquit à Orléans en 1750. On a publié de lui : 1° une Méthode pour le violon; 2* une Méthode pour l'alto. En 1798, Woldemar inventa une sorte de sténographie musicale et une notographie ou correspondance en musique. A
cel effet il fit graver un grand tableau de sa sténographie, sous le litre de : Tableau mélo-tachigraphique, et un autre un peu plus lard pour la notographie.
Zimmerman (Pierre-Joseph), compositeur et ancien professeur de piano au Conservatoire de Paris, est né en cette ville dans l'année 1785. M. Zimmerman a publié un très-bon ouvrage sous le litre : Encyclopédie du planiste. Ce travail renferme une méthode complète de l'art de jouer du piano, dans les deux premières parties, et un traité d'harmonie et de contrepoint dans la troisième.
ALLEMAGNE
Abicht (Jean- George), théologien protestant et savant orientaliste, naquit à Kcenignée, dans la principauté de Schwarlzbourg, en 1672. Ses ouvrages qui ont du rapport à la musique, particulièrement à celle des Hébreux, sont : 1° Accentus hebraïci ex antiquissimo usu lectorio vel musico explicati (Leipzig, 1715); 2° Dissertatio de Hebrœorum accentum genuino oflicio, dans la préface de Frankii diacrit. sacr. (1710); 3° Vindiciœ usus accentuum musici et oratorii, Joh. Frankio opposilœ (1713); 4° Excerpta de lapsu murorum hier ichuntinor uni.
Adam (Louis) , ancien professeur de piano au Conservatoire de Paris , est né à Miettersheltz , déparlement du Bas-Rhin, vers 1760. On a publié de cet habile professeur : 1° Méthode ou principe général du doigté, suivie d'une collection complète de tous les traits possibles, avec le doigter, etc. (en société avec Lachnith). Paris, 1798; 2° Méthode nouvelle pour le piano, à l'usage des élèves du Conservatoire (Paris, 1802). Ce dernier ouvrage eut pendant longtemps une vogue extraordinaire.
Adam de Fulde, moine de Franconie, auteur d'un traité sur la musique, que Gerhert a inséré dans ses Script, ecclesiast. de mus. sacr. Cet ouvrage a été achevé en 1490.
Agricola (Martin), chantre et directeur de musique à Magdebourg, naquit en Silésie dans l'année 1486. Ses principaux ouvrages sur la musique sont les suivants : 1° Musica instrumentai, deutsch, etc. {Musique instrumentale allemande, etc.). Wittenberg, 1528. C'est un traité des instruments en usage en Allemagne, au temps d'Agricola, et de la manière d'en jouer (2meédit., 15*5); 2° Musica flguralis (Musique figurée), 1529;
3° Des proportions et de leur influence dans la notation (en allemand) , sans claie. D'après Malhéson, Àgricola fut le premier qui abandonna l'ancienne tablature allemande pour la notation moderne.
Albert (le Grand), évêque de Ratisbonne, scolastique célèbre et l'un des plus féconds polygraphes qui aient existé, naquit à Lauingen, en Souabe, vers l'année 1193. Une partie de ses œuvres a été recueillie par le dominicain Pierre Jamni, et publiée à Lyon en 1651 ; on y trouve un traité de Musica et un commentaire sur les problèmes d'Aristote, concernant la musique.
Albrechtsberger (Jean- Georges), compositeur et savant harmoniste, est né à Klosterneurebourg, dans la Basse-Autriche, en 1736. L'ouvrage le plus important de cet écrivain est son Grundliche Anweisung zur Composition, dont M. Choron a donné une traduction française sous le titre de : Méthode élémentaire de composition, etc., enrichie de notes et d'éclaircissements.
Altenburg (Jean-Ernest), virtuose sur la trompette et compositeur, naquit à Weissenfels en 1734. On connaît de lui un excellent Traité historique, théorique et pratique sur la trompette héroïco musicale et sur la timbale (en allemand), Halle, 1795. Le livre est terminé par un concerto pour sept trompettes et timbales.
Anton (Conrad-Théophile), né à Laubau en 1746, a laissé plusieurs écrits sur la musique des Hébreux : 1° Dissertatio de métro hebrœorum' antiquo (Leipzig, 1770) ; 2° Vindicta dispulationis de métro hebrœorum antiquo, a dubitationibus viromum doctorum (ibid., 1772); 3° La mélodie et l'harmonie des anciens chants hébraïques, etc.; Essai sur l'histoire de la musique des Hébreux, etc. (en allemand); première partie dans le Répertoire de littérature biblique du professeur Paulus, t. I, Jena, 1790; deuxième partie, dans le même ouvrage, t. III.
Antony (François-Joseph), vicaire directeur du chœur de la cathédrale de Munster, est né le 1er février 1790. Il s'est fait connaître par les deux ouvrages suivants : 1° Traité archéologique et lithurgique du chant grégorien, etc. (Munster, 1829); 2° Exposition historique de l'origine et du perfectionnement de l'orgue, Munster, 1832 (en allemand).
Arnold (Ignace-Ernest-Ferdinand), docteur en droit, naquit à Erfiirt, le 4 avril 1774. Il a publié en 1806 un bon ouvrage: Le directeur de musique ou l'art de diriger un orchestre (ibid.).
Bach (Charles-Philippe-Emmanuel) naquit à Weimar le 14 mars 1714. Entre ses divers écrits sur la musique, on dislingue : 1° Idée -pour composer un contrepoint double à l'octave de six mesures, sans en connaître les règles (1757); 2° Essai sur la vraie manière de toucher le clavecin, avec des exemples et 18 modèles, en six sonates (Berlin, 1752, en allemand), 2 vol. La deuxième édition de cet excellent ouvrage parut à Leipzig en 1782; la troisième en 1787, et la quatrième en 1797. Le second volume contient de très-bons principes d'accompagnement.
Baron (Ernest- Théophile) , célèbre luthiste, naquit à Breslau en 1696. On a publié de lui : 1° Recherches historiques , théoriques et pratiques sur le luth (Nuremberg, 1727[']). Un supplément à ce travail a été publié par l'auteur dans le deuxième volume des Essais historiques et critiques, de Marpurg, sous ce litre : Essais de recherches historiques, théoriques et pratiques sur le luth (en allemand). Baron a complété son travail sur celle matière en publiant dans le même volume des essais de Marpurg, un petit traité du système de la notation du luth et du Ihéorbe. 2° Essai d'une dissertation sur la mélodie (Berlin, 1756), ibid.
Bawr (Mme la comtesse De) est née à Stullgard de parents français vers 1776. Au nombre des écrits de celle dame se trouve une Histoire de la musique, publiée à Paris en 1823. Cet ouvrage fait partie d'une collection connue sous le nom d 'Encyclopédie de dames. Un autre ouvrage de Mme Bawr, intitulé : Mes souvenirs, renferme des détails inléressants sur Grétry et d'aulres compositeurs.
Bayr (Georges), compositeur et virtuose d'un talent extraordinaire sur la flûte, naquit à Boemischbrod, dans la Basse- Autriche, en 1773. Ses ouvrages théoriques consistent en une giande méthode pour la flûle et cent un exercices sur la gamme.
Becker (Charles-Ferdinand), organiste de Si-Nicolas et professeur du Conservatoire de Leipzig, est né dans celle ville en 1804. Ses travaux de littérature musicale sont les suivants (en allemand) : 1° Conseils pour les organistes (Leipzig, 1828); 2° Exposé systématico-chronologique de la littérature musicale depuis l'antiquité jusqu'à l'époque actuelle (ibid., 1836); 3° La musique de chambre en Allemagne dans les XVIe,
(i) On considère cet ouvrage comme un des meilleurs qu'on ait écrit sur l'histoire et la pratique des instruments.
XVIIe et XVIIIe siècles. Matériaux pour son histoire; 4° Un grand nombre d'écrits concernant la musique, publiés dans les feuilles musicales de l'Allemagne.
Bellerman (Jean-Joachim), professeur de pbilosopbie et de théologie, naquit à Erfiirt en 1735. 11 a publié entre autres ouvrages des Observations sur la Russie sous le rapport des sciences et des arts (en allemand), Erfiirt, 1788. On y trouve des détails sur la musique des Russes, les instruments, leurs chants nationaux et leur danses.
Bilberg ou Billberg (Jean), né à Mariensladt vers 1640, professeur de mathématiques et docteur en théologie, a fait imprimer un traité de la danse des anciens et de la musique qui y servait (Orchestra seu sallationibus veterum), Upsal , 1685.
Bischoff (L.), savant critique, rédacteur d'une publication estimée, la Gazette musicale du Bas-Rhin (Cologne) , a publié beaucoup d'écrits importants concernant la musique.
Boeckh (Auguste), savant helléniste et antiquaire, professeur d'éloquence et de poésie à l'Université de Berlin, naquit à Carlsruhe, en 1783. Son édition grecque et latine de Pindare (Pindari opéra quœ supersunt), Leipzig, 1811, t. II, part. I, ibid., 1819; part. II, ibid., 1821, traite du rhylhme musical des poésies grecques et de la musique des anciens en général, sous le titre : De metris Pindarii (t. I, op. 2m0, p. 1-340). Les chapitres 6-12 du 3me livre de cet ouvrage traitent particulière- ' ment de la musique des Grecs.
Bodenburg (Joachim-Christophe), recteur du collège du Cloître, à Berlin, né en 1691. On lui doit les deux opuscules suivants : 1° De la musique des anciens, principalement des Hébreux et des plus célèbres musiciens de l'antiquité (Berlin, 1745); 2° De la musique du moyen âge et des temps modernes (Berlin, 1746, en allemand).
Boehm (Théobald), célèbre flûtiste allemand, inventeur de la flûte d'après le nouveau système, auquel il a donné son nom, est né en Bavière vers 1802. M. Bœhm a publié en 1847 un petit écrit (en allemand) : Sur la construction de la flûte et ses nouveaux perfectionnements.
Brendel (Charles-François), professeur d'esthétique musicale au Conservatoire de Leipzig, naquit en 1811 à Slollberg, dans le Harz. Ses écrits sur la musique (publiés en allemand) sont : 1° l'Histoire de la
musique en Italie, en Allemagne et en France, depuis les premiers temps du christianisme jusqu'à présent (1852); 2° La musique du présent et l'art complet de l'avenir (1854).
Bruhl (Joël), israélile allemand, naquit en Poméranie au XVIIIe siècle. Il a laissé une dissertation sur les instruments de musique des Hébreux en langue rabbinique, sous ce titre : Sepher Zemirath Israël (Livre des chants d'Israël), avec des commentaires (1791).
Chladni (Ernest-Florent- Frédéric), docteur en philosophie, en droit civil et en droit canon, naquit à Wittenberg le 30 novembre 1756. Le plus estimé de ses ouvrages est son Traité de l'acoustique, qui parut en allemand à Leipzig en 1802. En 1809 Chladni en a donné lui-même une traduction française. Ce savant est aussi l'inventeur de deux instruments : Yeuphone et le clavicylindre.
Cramer (Jean-Baptiste) , célèbre pianiste et compositeur pour son instrument, naquit à Manheim le 24 février 1771. M. Cramer a publié en 1846 une Grande méthode pratique de piano, divisée en cinq parties. Les Études de piano de ce maître sont comptées parmi les chefs-d'œuvre du genre.
Cruger (Jean) , directeur de musique de l'église de St-Nicolas de Berlin, naquit en 1598 au village de Grosse-Breesse, près de Gaben, dans le Brandebourg. Parmi ses ouvrages théoriques on remarque un traité de composition considéré comme le meilleur qu'on ait publié en Allemagne pendant le XVIIe siècle. Cet ouvrage a pour titre : De definitione, divisione et subjecto musices (\ 634).
Cunz (F. -A.), professeur à l'Université de Halle, s'est fait connaître par un livre ayant pour titre : Histoire des chants allemands de l'église depuis le XVIe siècle jusqu'à notre époque (en allemand), Leipzig, 1855. On y trouve aussi des renseignements sur les maîtres chanteurs, auteurs de cantiques, etc.
Czernv (Charles), pianiste et compositeur pour son instrument, naquit à Vienne en 1791. On a publié de M. Czerny une Grande méthode de piano, divisée en cinq parties, contenant un Traité d'instrumentation. Il a composé la dernière partie de sa méthode de fragments de Mozart, de Cherubini, de Beethoven, de Hummel, de Weber, de Rossini , etc. Les autres ouvrages théoriques de M. Czerny sont : L'Art d'improviser; — L'École du virtuose; — L'École des ornements; — L'Étude
de V exécution des fugues et des compositions sévères; — Esquisse de l'histoire de la musique repre'sente'c dans un catalogue des musiciens distingués de tous les temps.
Dalberg (Jean-Frédéric- Hugues, baron de), frère du prince primat de la Confédération du Rhin, naquit vers 1752. Son principal ouvrage, lu par lui en 1801 à l'Académie d'Erfûrt, est intitulé : Recherches sur l'origine de l'harmonie (en allemand). La partie historique de ce travail renferme des observations remplies d'intérêt sur les instruments des anciens et leur usage ; sur la culture de la musique chez les divers peuples de l'antiquité, etc., etc.
Damcke (Bertold), compositeur et critique distingué, est né en Hanovre en 1812. 11 s'est fait connaître par quelques bons articles concernant l'art musical publiés dans les principaux journaux d'Allemagne et la Revue et Gazette musicale de Paris. M. Damcke est maintenant établi à Paris comme correspondant des journaux de musique de l'Allemagne et de la Russie.
Daniel (Herman-Adalbert), docteur en philosophie, est né à Halle, dans la Haute Saxe. Son ouvrage : Thésaurus Hymnologicus, etc. (Leipzig, 1855-1856), renferme des renseignements précieux pour l'histoire du chant de l'église chrétienne dans les temps primitifs.
Dlabacz (Godefroid-Jean) né vers 1760 à Bœhmisch-Brod, en Bohême. L'ouvrage le plus important de Dlabacz est le dictionnaire historique des artistes de la Bohême, qui a paru sous ce titre : Algemeine Hist.-Kùnstler-Lexikon fiir Bœhmen (1815-1818).
Denner (Jean-Christophe), célèbre facteur d'instruments à vent, naquit à Leipzig en 1655. Il inventa la clarinette en 1690 ou 1700.
Donfried (Jean) naquit vers la fin du XVI0 siècle. On lui doit la publication de trois collections de motets et de messes de divers auteurs des XVIe et XVIIe siècles, Promptuorum musicum, etc., première partie (1622); deuxième partie (1623); troisième partie (1627). Ces trois parties contiennent ensemble 693 morceaux (messes et motets).
Draud ou Draudius (Georges), pasteur à Gross-Carber, dans le duché de Hesse-Darmsladl, naquit à Daverheim en 1573. Il est connu par ses Bibliothèques classiques et exotiques (Francfort, 1611-1625). On y trouve les titres d'environ douze cents ouvrages de musique théorique et pratique, publiés dans les XVIe et XVIIe siècles.
Elben (le docleur Otto), rédacteur du Mercure de Souabe, a publié un ouvrage 1res- intéressant, intitulé : Le chant populaire allemand pour voix d'hommes, son histoire, son influence sociale et nationale (en allemand), ïubingue, 1855.
Finck (Hebman), compositeur et théoricien, vivait à Witlenberg vers le milieu du XVI0 siècle. Il a publié en 1556 un ouvrage devenu fort rare, intitulé : Pratica musica, etc. {Musique pratique, contenant les exemples des différents signes des proportions et des canons, la connaissance des tons et des observations pour chanter avec goût).
Fobkel (Jean-Nicolas), écrivain célèbre sur la musique et compositeur, naquit à Meeder, près de Cobourg, en 1749. On a imprimé de Forkel (en allemand) les ouvrages suivants : 1° Sur la théorie de la musique, en tant qu'elle est utile ou nécessaire aux amateurs de musique (1774); 2° Bibliothèque critique de musique (1778-1779); 3° Sur la meilleure organisation des concerts publics (1779); 4° Histoire générale de la musique (1788-1801), ouvrage inachevé; 5° Définition de quelques idées de musique. On a aussi publié de Forkel un Almanach musical pour l'Allemagne, années 1782, 1783, 1784 et 1789.
Fbancon ou Fbanko naquit à Cologne dans le XIe siècle, et fit ses éludes dans l'école de Liège, sous la direction d'Adelman, religieux de l'abbaye de Stavelot. Francon est l'auteur du plus ancien traité de musique mesurée : Ars cantus mensurabilis, ainsi que d'un traité d'harmonie (ou déchanl) : Compendium de discantu tribus captibus.
Fboelich (Joseph), compositeur, directeur de l'école de musique de Wiirzbourg, est né dans celle ville en 1780. On a de cet artiste-lillérateur une Méthode complète de musique théorique et pratique pour tous les instruments employés dans l'orchestre, à l'usage des directeurs de musique, professeurs, etc. Ce grand et utile ouvrage a été publié (en allemand) en 1810 et 1811.
Fubstenau (Antoine-Bebnabd), un des plus habiles flûtistes de l'Europe, naquit à Munster en 1792. II est auteur d'une très-bonne méthode de flûte et d'un article inséré dans la Gazette musicale de Leipzig (27me année, p. 709), intitulé: Idées sur la flûte et sur le jeu de cet instrument (en allemand).
Fux (Jean-Joseph) ou Fuchs, naquit à Sonderhausen en 1660. On a de lui un grand traité de composition devenu classique, publié sous le
titre de : Gradus ad Parnassum, sive Manuductio ad compositionem musicœ regularem, etc. (Vienne, 1725). L'ouvrage de Fux a été traduit en allemand, en italien, en français et en anglais.
Gerber (Ernest- Louis) né à Sonderhausen en 1746, est connu par un livre qui parut en 1790-1792 sous ce titre : Lexique historique et biographique des musiciens, contenant des détails sur la vie et les ouvrages d'auteurs d'écrits sur la musique, de compositeurs célèbres, de chanteurs, d'instrumentistes, d'amateurs et de facteurs d'orgues et d'instruments, Leipzig (en allemand). De 1810 à 1814 Gerbert a publié un Nouveau lexique historique et biographique des musiciens , revu et considérablement augmenté.
Gerbert (Martin), baron de Hornau, prince-abbé de St-Blaise, naquit à Horb, sur le Necker, dans l'Autriche antérieure, le 3 août 1720. Son principal ouvrage est une histoire de la musique sacrée : De cantu et musica sacra, a prima ecclesiœ œtate usque ad prœsens tempus ; typis San-Blasianis (1774). Il est divisé en quatre livres. Le premier a pour objet la musique des premiers siècles de l'église ; le second traite de l'art au moyen-âge; le troisième de la musique polypbone, ou à plusieurs parties, soit vocale, soit instrumentale; le quatrième décrit les progrès de la musique religieuse depuis le XVe siècle jusqu'à nos jours, etc.
L'autre ouvrage de l'abbé Gerbert dans lequel il a réuni les œuvres d'un grand nombre d'écrivains sur la musique, qui ont vécu depuis le IIIe siècle de l'ère vulgaire jusqu'au XVe, a pour titre : Scriptores ecclesiastici de musica sacra (1784). Cette précieuse collection renferme les traités de musique d'Àlcuin, d'Aurélien, de Réomé, de Rémi d'Auxerre, de Nolker, surnommé Labeo, à cause de ses grosses lèvres, de Hucbald, de Réginon , de Prum, d'Odon, abbé de Cluni, d'Adelbold, de Gui d'Arezzo, de Bernon, d'Herman Contract, de Aridon, de Jean Colon, de Saint-Bernard, de Guillaume d'Hirschau, de Téoger de Metz, d'Eberhardt de Frisingue, d'Engelbert d'Aimon, de Jean Aegidius, moine espagnol, de Francon de Cologne, de Marchetto de Padoue, de Jean de Mûris, de Jean Heck, d'Adam de Fulde, d'Elie Salomon et de quelques anonymes.
Grenser (Henri), facteur d'instruments, à Leipzig, est le premier inventeur de la clarinette basse, qu'il fit connaître en 1793.
Harenberg (Jean-Christophe), historien et théologien protestant,
naquit en 1696 à Langenbolzen, dans le duché de Saxe Hildburghausen. Au nombre de ses ouvrages on en trouve plusieurs dans lesquels il traite spécialement de la musique des Hébreux, entre autres : 1° Veri divinique natales circumeisionis Judaicœ, templi Salomonis, musicœ Davidicœ in sacris et baptismi christianorum (1 720) ; 2° Commentatio de re musica vetustissima ad illustrandum scriptores sacros et exteros accommodata. Dans ce commentaire il s'agit des instruments, de la poésie lyrique et de la mélodie des Grecs et des Hébreux. Un autre ouvrage de Harenberg qui traite de la réformation de la musique d'église et autre au XIe siècle, a été publié en allemand, dans les notices littéraires de Brunswick, année 1748, p. 1001-1908, etc.
Herder (Jean-Godefroid de), ministre évangélique, naquit à Mobrangen, petite ville de la Prusse orientale, en 1744. Herder a traité de la musique dans les ouvrages dont les titres suivent : 1° Sur l'esprit de la poésie hébraïque ; il y traite de la musique des psaumes, de la musique, appendice aux œuvres complètes d'Asmus, union de la musique avec la danse pour le chant national, appendice au cantique de Débora; 2° Adastrea, écrit périodique qui parut en 1801-1802. Herder y parle, dans divers numéros, de la danse, du mélodrame, de l'opéra allemand moderne, de l'effet général de la musique sur les caractères et les mœurs, du drame et de l'oratorio; à propos de ce dernier, il donne une biographie et une appréciation de Hàndel, etc. (en allemand).
Herz (Henri) , pianiste distingué et compositeur pour son instrument, naquit à Vienne, en Autriche, le 6 janvier 1806, et fit ses éludes musicales au Conservatoire de Paris, dont il devint ensuite un des professeurs. On a publié de M. Herz un travail fort curieux, sous ce litre : Mes souvenirs de voyage en Amérique; on y trouve des renseignements très-intéressants sur l'état de la musique dans cette partie du monde. Ensuite une Méthode complète de piano (deux éditions).
Hesse (Adolphe- Frédéric), un des plus grands organistes actuels de l'Allemagne, naquit à Breslau en 1809. Parmi ses ouvrages théoriques on trouve : 1° Quarante œuvres de préludes, de fugues et de fantaisies pour orgue; 2° Douze études pour orgue avec pédale obligée; 3° Principes pour orgue, et particulièrement pour la pédale.
Heyden (Sébald), né à Nuremberg en 1498, canlor ou instituteur de l'école de cette ville, et plus tard recteur de Saint-Sébald. On a de
cet écrivain un ouvrage précieux pour l'histoire de l'art et de la science au XVI0 siècle, publié sous le litre de : Musicœ, id est arlis canendi libri duo, etc. (Nuremberg, 1537).
Hiller (Jean-Adam), compositeur, est né à Wendischossing , près de Gœrlilz, le 25 décembre 1728. Ses ouvrages qui concernent la musique sont les suivants : 1° Instruction sur Vart de jouer du violon, à l'usage des écoles et pour apprendre seul (publiée en allemand), Leipzig, 1792 ; 2° Instruction pour bien chanter, etc. (ibid.) ; 3° Dissertation sur l'imitation de la nature dans la musique (ibid.); 4° Notices hebdomadaires et observations concernant la musique (ibid.); 5° Biographies d'auteurs célèbres sur la musique et de virtuoses des temps modernes (ibid.); 6° Notice sur l'exécution du Messie de Hàndel, dans l'église principale de Berlin, le 3 mai 1786 (ibid.), etc.
Hoffman (Charles- Jules- Adolphe) né à Ralibor, en Silésie, au mois de février 180t. Nous avons de ce musicien les ouvrages suivants : \° Les Musiciens Silésiens , essai pour l'histoire artistique de la Silésie, depuis 960 jusqu'en 1830 (Breslau, 1830); 2° Science du chant, guide pour l'usage des classes supérieures des écoles de villes et des classes inférieures de gymnases, etc. (Breslau, 1834, en allemand).
Hoffmann (Ernest-Théodore-Amédée ou plutôt Ernest- Théodore- Guillaume), compositeur, peintre, poète et romancier célèbre, naquit à Kœnigsberg en 1776. Il a publié en allemand beaucoup de morceaux relatifs à la musique dans ses pièces de fantaisie, dans la manière de Callot, feuilles tirées du journal d'un enthousiaste voyageur (Bamberg, 1814). La 3me édition de ce recueil a paru en 1825.
Une traduction française de tous les écrits d'Hoffmann qui ont rapport à la musique a été faite par M. Loeve Weimars.
Hoffman, dit von Fallersleben (nom du lieu de sa naissance), naquit en 1798. On lui doit une intéressante histoire du chant religieux allemand jusqu'au temps de Liilher, intitulée : Geschichte des Deutschen Kirchenliedes bis au f Luther s Zeit (Breslau, 1832).
Hummel (Jean-Népomucène) , célèbre compositeur, pianiste et improvisateur, est né à Presbourg en 1778. Hummel a composé une Méthode complète, théorique et pratique pour le piano. Cet ouvrage important a été traduit en français par M. Jelensperger.
Hause (Wenceslas ou Guillaume), célèbre contrebassiste et profes-
scur pour son instrument au Conservatoire de Prague, naquit en Bohême vers 1796. Il a publié une très-bonne méthode pour la contrebasse à quatre cordes sous le titre : Contrabasschule (Dresde, 1828).
Kiesewetter de Wiesenbrunn (Raphaël-Georges) , conseiller de la Cour impériale à Vienne, célèbre historiographe et théoricien de la musique, naquit en Moravie vers 1773. Parmi ses nombreux ouvrages on dislingue particulièrement : 1° Les mérites des Néerlandais dans la musique; 2° Histoire de la musique de l'Europe occidentale; 3° Sur la basse continue; 4° La doctrine des accords développée, d'après une nouvelle théorie et méthode, etc. Et puis, ses livres sur la musique de l'église grecque, sur la musique mondaine, sur la musique des Arabes, sur Gui d'Arezzo et sur la théorie mathématique des échelles tonales, sous le titre de nouveaux aristoxéniens , etc. (Ces divers ouvrages ont paru en allemand.)
Kircher (Athanase), savant jésuite, naquit à Yesen, près de Fulde, en 1602. Son ouvrage le plus important pour l'histoire de l'art musical, a pour titre : Musurgia universalis, sive ars magna consoni et dissoni in X libros digesta, etc. (Rome, 1650).
Kirnberger (Jean-Philippe) né dans la Thuringe en 1721, a publié entre autres ouvrages théoriques : 1° L'Art de la composition pure dans la musique, d'après des principes positifs, etc. (1774-1777), considéré comme l'un des meilleurs traités de composition publiés en Allemagne ; 2° Les vrais principes concernant l'usage de l'harmonie (1773, en allemand).
Kittel (Jean-Chrétien), organiste renommé, naquit à Erfïirt en 1732. Comme écrivain didactique on connaît de Kittel : l'Organiste pratique commençant, ou instruction sur l'usage déjouer l'orgue pendant l'office divin (publié en allemand, 1801-1808). On cite celle méthode comme une des meilleures qui existent pour les organistes protestants.
Knecht (Justin-Henri) naquit à Riberach, dans la Souabe, en 1752. Sa meilleure production est la Méthode complète de l'orgue pour les commençants et ceux qui sont plus avancés (Leipzig, 1795-1796, en allemand). Parmi les autres écrits didactiques de Knecht, on trouve un Traité élémentaire de l'harmonie et de la basse continue, etc., d'après les principes de l'abbé Vogler (1792 1798).
Kocii (Henri-Christophe) né à Rudolsladl en 1749. Son essai d'une
inlroduclion à la composition : Versuch einer Anleitung zur Composition, malheureusement Irop peu connu dans les écoles de musique, esl considéré par les musiciens érudils comme une production des plus remarquables. Cet ouvrage contient surtout des aperçus plein d'intérêt et des plus instructifs, concernant la théorie de la forme mélodique (1782-1792). En 1802 Koch fit paraître son Musikalischen Lexikon {Lexique musical), contenant la musique théorique et pratique, en forme d'encyclopédie, l'explication de tous les termes techniques anciens et modernes, la description des anciens instruments et des nouveaux.
En 1807, Koch a publié un abrégé de cet ouvrage.
Lambert (Jean-Henri), savant mathématicien, naquit à Mulhausen, dans la Haute-Alsace, en 1728. Parmi ses nombreux écrits on remarque les mémoires suivants : 1° Sur quelques instruments acoustiques (Berlin, 1763); 2° Sur la vitesse du son (1768); 3° Remarques sur le tempérament (1774); 4° Observations sur les tons des fiâtes (1775).
Lichtenthal (Pierre), né en Hongrie en 1780. On a publié de cet écrivain (en allemand) : 1° Harmonie pour les dames, ou courte instruction pour apprendre par une méthode facile les règles de la basse continue (1806); 2° Traité de V influence de la musique (1807); 3° Art d'Orphée, ou instruction pour apprendre la composition par une méthode courte et facile (1806); 4° Notice biographique sur Mozart, sous le titre : Cenni biografici intomo al celebro maestro W>-A. Mozart, etc. (Milan, 1814); 5° Dizonario e Bibliografia délia musica (Milan, 1826). Le dernier ouvrage de M. Lichtenthal est un traité de la théorie du beau dans les arts , particulièrement dans la musique, sous le titre : Estetica ossia dottrina del bello, e délie belle arti (Milan, 1831).
Liszt (Franz), célèbre pianiste, maître-de-chapelle du grand-duc de Saxe-Weimar, naquit à Rœding, village de la Hongrie, non loin de Peslh, en 1810. M. Liszt s'est fait un nom comme littérateur-musicien par de bons articles publiés dans le journal musical de Leipzig : Neu Zeitschrift fur Musik, et dans la Revue et Gazette musicale de Paris, ainsi que par un volume consacré à la défense du système de Richard Wagner. Le Dr Ernst Weyden a publié une traduction allemande de ce travail.
Logier (Jean- Bernard), inventeur du système d'enseignement qui porte son nom, naquit à Kaiserslaulern, dans le Palatinat, en 1780. La
partie la plus importante du système Logier consiste dans l'exécution simultanée par un certain nombre d'élèves sur plusieurs pianos. C'est pour cette partie de son système que Logier a écrit l'ouvrage : The first Companion, etc. Celte méthode, à laquelle il a été ajouté trois suites d'études, des duos et trios pour plusieurs pianos, a été traduite en français, sous ce litre : Compagnon du chiroplaste, ou méthode de piano- forte, etc.
Lund (Daniel), professeur de langues orientales à Obo et à Upsal, naquit en Suède vers 1666. Parmi ses nombreuses dissertations académiques on remarque celle : De musica Hebrœorum ont. (Upsal , 1707).
Lund (Jean) , pasteur luthérien à Tondern, naquit à Flensbourg en 1638. On connail de lui un livre intitulé : Alte judische Heligthumer, etc. {Antique sanctuaire judaïque, cérémonies et coutumes religieuses de tout le ministère des lévites). Lund y traite, dans les 4mo et 5m8 chapitres du livre, des instruments et du chant des lévites.
Luscinius (Othmar), dont le nom allemand élait Nachtgall, naquit à Strasbourg en 1487. Il a été publié de lui deux livres sur la musique, dont le premier a pour litre : Institutiones musica, etc. (Strasbourg, 1515), et le second : Musurgia seu praxis musica, etc. (1536). Dans ce dernier on trouve les figures et les descriptions de la plupart des instruments en usage à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe. Une deuxième édition du Musurgia a été publiée à Strasbourg en 1542.
Marpurg (Frédéric- Guillaume), né à Seehausen, dans la Vieille - Marche de Brandebourg, en 1718. Ses ouvrages didactiques les plus estimés sont les suivants : 1° Le musicien critique de la Sprée, journal de musique publié à Berlin en 1750 ; 2° Notices historiques et critiques pour servir au progrès de la musique (1754-1762); 3° Manuel de la basse continue et de la composition, à I, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et un plus grand nombre de voix, avec une idée abrégée de la science de la basse continue pour les commençants (Berlin, 1755, en allemand). Ce travail fut réimprimé l'année suivante à Berlin, comme première parlie du Grand Manuel, dont la deuxième partie parut en 1757 et la troisième et dernière en 1758; 4° Traité de la fugue, rédigé d'après les principes et les exemples des meilleurs maîtres allemands et étrangers (ibid.). Marpurg a donné lui-même une traduction française de ce traité; 5° Introduction à la musique en général et à Vart du chant en particulier (en allemand), Berlin, 1763; 6° Éléments du calcul des pro-
gressions arithmétiques et géométriques applicables à la théorie de la musique (1774, ibid.) ; 7° Essai sur le tempérament musical, suivi d'un supplément sur la basse fondamentale de Rameau et de Kirnberger (Breslau, 1776), ibid.
Marx (Adolphe-Bernard), directeur des éludes musicales à l'Université de Berlin et rédacteur en chef de la Gazette musicale de celte ville, naquit à Halle en 1799. Voici ses écrits théoriques et didactiques (publiés en allemand) : 1° L'art du chant théorique et pratique (Berlin, 1826); 2° Sur la peinture en musique : Salut de mai à la philosophie de Vart (ibid., 1828); 3° La Science de la composition musicale, théorique et pratique, pour s'instruire soi-même (ibid., 1837-1838); 4° Science générale de la musique, etc. (ibid., 1839); 5° Considération sur l'état actuel de l'opéra allemand, etc., dans l'écrit périodique Cœcilia (1828); 6° La musique au XIXe siècle; 7° Plusieurs articles biographiques sur Bach, Hàndel, J. Havdn, Beethoven, Gluck, Fasch , Grétry, sur la musique grecque, les tons du plain-chant, le contrepoint, la fugue, signés A. B. M., et publiés dans le Lexique universel de musique, de Schilling.
Mattheson (Jean) est né à Hambourg en 1681. Parmi ses meilleurs écrits sur la musique on désigne les suivants : 1° L'Orchestre nouvellement ouvert (1713); 2° L'Orchestre protégé (1717); 3° L'Orchestre scrutateur (1781); 4° Critica musica, etc. C'est le premier journal qui ait été publié spécialement sur la musique (Hambourg, 1722-1725); 5° Science pratique de la basse continue, etc.; 6° Grande école de la basse continue, ou la science pratique de l'organiste (1731); 7° Base d'une science mélodique, consistant dans les principes naturels et fondamentaux de la composition ,- introduction au parfait maître-dechapelle, etc. (1739); 8° Le parfait maître-de-chapelle, etc. (1739). La préface de cet ouvrage renferme un traité de l'art d'écrire et de toutes les connaissances nécessaires à un maître-de chapelle; 9° Nouvelles recherches sur le drame en musique (1744, en allemand).
Meibonius (Marc) naquit en 1626 à ïonningen, dans le duché de Schleswig. Parmi ses ouvrages on remarque le texte grec de sept anciens traités sur la musique, avec une version latine et des notes, sous le litre : Antiquœ musicœ auctores septem., etc. (Amsterdam, 1652). Les auteurs dont les traités de musique se trouvent dans cette collection sont : Nicho-
maque, Alipius, Gaudancc le philosophe , Bacchius l'ancien el Arislide Quintilien.
Mirls (Adam-Erdmann) naquit à Adorf en 1656. Il est auteur d'un livre publié sous le litre : Kurze Fragen aus der Musica sacra, etc. (Courtes questions sur la musique sacrée, dans lesquelles on donne aux amateurs qui lisent les histoires bibliques des renseignements spéciaux, avec des tables nécessaires), 1707, 2me édition, 1715. On trouve aussi des renseignements sur la musique des lévites dans le Lexique des antiquités bibliques du même auteur (Leipzig, 1714, pages 32, 164, 240, 345, 750 et 868.
Mozart (Léopold) , père de l'illustre compositeur de ce nom, naquit à Augsbourg en 1719. On a de lui une méthode de violon, publiée à Augsbourg en 1756, sous le titre de : Versuch einer grundlichen violinschule (Essai d'une école fondamentale de violon). Cet ouvrage fut considéré pendant longtemps comme le meilleur en ce genre. Plusieurs éditions en ont paru, ainsi que des traductions française et hollandaise.
Murr (Christophe -Théophile de), savant écrivain, né à Nuremberg en 1733. Au nombre de ses productions relatives à la musique, on distingue : 1° Notitia duorum cocidum Guidonis Aretini, etc. ( 1801 ); 2° De papyris seu voluminibus grœcis herculanensibus (1804); 3° Philodem von der musik, etc., extrait du 4me livre de Philodème sur la musique (1806); 4° Essai sur Vhistoire de la musique à Nuremberg (1805, en allemand).
Natorp (Bernard-Louis-Chrétien) , docteur en théologie, naquit à Werden, sur le Ruhr, vers 1774. On a publié de Natorp (en allemand) : 1° Introduction à renseignement du chant, à l'usage des professeurs des écoles populaires (1813, 1816, 1818, 1821 et 1825); 2° Petit Manuel de l'art du chant , à l'usage des élèves. Le système de Natorp à l'égard de la notation musicale consiste à la réduire à l'emploi de chiffres pour la désignation des degrés de la gamme, en les disposant sur une ligne, au-dessus ou au-dessous, et les diversifiant d'une certaine manière par, des grandeurs proportionnelles. Quant aux durées, il les représente par des signes empruntés à la notation ordinaire. Le dernier écrit de Natorp est une analyse des préludes de Rinck : Uber Rinck's Prœludien.
Nichelmann (Christophe) né à Treuenbriezen, dans le Brandebourg, en 1717, est connu par un ouvrage publié sous le litre : La mélodie
considérée en elle-même et dans ses propriétés (Danlzig, 1755, en allemand).
Nicolaï (Christophe-Frédéric) , savant libraire, naquit à Berlin en 1733. Sa Description de Berlin et de Potsdam, contient des détails sur les musiciens de la chapelle de Frédéric II et la musique des princes de la famille royale; sur les constructeurs d'orgues, les luthiers, les graveurs, imprimeurs et marchands de musique ; sur les chanteurs et les compositeurs; sur les théâtres, les concerts et les écrivains de l'art musical (Berlin, 1769, ibid., 1779 et 1789, en allemand).
Pfeiffer (Auguste), docteur en théologie, naquit à Lauenberg, en Saxe, le 27 octobre 1640. Dans ses Antiquitates Hebraicœ Selectœ (1689) il traite des instruments des Hébreux. Cet opuscule a été imprimé dans les Opéra philologica, de Pfeiffer (1704).
Pfeiffer (Auguste-Frédéric), né à Erlangen en 1748, y fut professeur et bibliothécaire de l'Université. On a de ce savant une dissertation sur la musique des Hébreux : Vonder Musih der Alten Hebrœer (Erlang, 1779).
Pfeiffer (Michel-Traugott), né à Wùrtzbourg dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, s'est fait une grande réputation par ses travaux pour la réalisation des vues de Pestalozzi, concernant l'enseignement de la musique, et par l'organisation de cet enseignement dans l'Institut d'Yverdun, en 1804.
Pétri (Jean-Samuel) naquit à Sorau le 1er septembre 1738. Son Introduction à la musique pratique, à l'usage des chanteurs et des instrumentistes commençants publiée (en allemand) en 1767, est réputée un des meilleurs ouvrages qu'on ait écrit en ce genre. En 1782, Pétri le réfondit entièrement et le fit paraître sous le litre de : Introduction à la musique pratique (ibid.).
Pr^torius ou Schultz (Michel) naquit à Creuzberg, dans la Thuringe, le 15 février 1571. Il nous a laissé un ouvrage fort remarquable, mais extrêmement rare, intitulé : Syntagma musicum ex veterum et recentiorum ecclesiasticorum autorum, etc. Praetorius y traite du chant choral et de la psalmodie dans le culte judaïque et dans les églises des divers rites grec, asiatique, égyptien et catholique romain; des instruments de l'antiquité, de la musique vocale et de la musique instrumentale; de tous les instruments, de leur nature, de leur étendue, et particulièrement des orgues; des principes de la musique, de la solmisalion,
de la notation, de la mesure, de l'art du chant, de la manière d'écrire pour les instruments, de la forme et des différents genres de compositions. Cet ouvrage devait avoir quatre volumes, mais les trois premiers seulement ont paru de 1614 à 1619. Le premier volume est en langue latine et les deux autres en allemand.
Puschmann (Adam), né en Silésie dans la première moitié du XVIe siècle. On a de lui un livre intitulé : Renseignements pre'cis sur l'art des maîtres chanteurs allemands (Gcerlitz, 1571, en allemand).
Quantz (Jean-Joacbim), célèbre flûtiste, naquit à Oberschaden, dans le Hanovre, en 1697. II perfectionna la flûte en 1726, en y ajoutant une deuxième clef, et améliora encore cet instrument par l'invention de la pompe d'allonge pour la pièce supérieure. En 1752, Quantz a publié (en allemand) un Essai d'une méthode pour apprendre à jouer de la flûte traversière. Cet excellent ouvrage eut plusieurs éditions.
Reginon, abbé de Prum, monastère de bénédictins, dans le diocèse de Trêves, naquit en Allemagne vers l'année 840, à ce qu'on suppose. La bibliothèque royale de Belgique possède une copie apographe de l'ouvrage deReginon, intitulée : Epistola de harmonica institutione ad Rathbodum episcopum trevirensem, ac tonarius sive octo toni, cum differentiis. Celte copie, qui porte la date de 885, renferme l'épître à Ralhbold, suivie des formules ou ncumes de deux cent quarante-trois antiennes et de cinquante- deux répons , dans les huit tons de l'église, notés en notation saxone ou gothique.
Reicha (Antoine), né à Prague en 1770. Parmi ses ouvrages didactiques, on trouve : 1° Études ou théories pour le piano-forte, dirigées d'une manière nouvelle (Paris, 1800); 2° Traité de mélodie, abstraction faite de ses rapports avec l'harmonie, etc. (Paris, 1814); 3° Cours de composition musicale, ou traité complet et raisonné d'harmonie pratique (1818); 6° Traité de haute composition musicale, faisant suite au cours d'harmonie pratique et au traité de mélodie (182 -1826); 5° Art du compositeur dramatique, ou cours complet de composition vocale, divisé en quatre parties et accompagné d'un volume de planches (1833); Petit traité d'harmonie pratique, à deux parties, suivi d' Exemples en contrepoint double, etc.
Rhaw (Georges), compositeur, écrivain didactique et célèbre imprimeur de musique, naquit à Eisfeld, dans la Franconie, en 1488. Il s'est
fail connaître par un traité élémentaire de musique : Enchiridion Musices ex variis musicorum libris, etc., publié en 1518. Comme éditeur et imprimeur de musique, Rhaw a publié de précieuses collections de compositions d'anciens maîtres : 1° Selectœ harmonies quatuor vocum, qui contient une Passion de Gallicus, une autre de Hobrecbts et d'autres compositions de Jean Wallher, de Louis Senfel, de Cellarius, de Ducis, de Eckel , de Slolzer et de Henri Isaac; 2° Nouveaux cantiques religieux allemands, etc. (1544), comprenant 123 morceaux à quatre ou cinq voix, à l'usage des écoles, et qui renferment des compositions de Balthasar Resinarius, de Lupus Hellinck, de Martin Agricola, de Louis Senfel , de ïliomas Slolzer, d'Arnold de Bruck, d'Etienne Mahu, de Virgile Hauck, de Benoit Ducis, de Sixte Dietricht, de Jean Weimann, de Wolf Heinlz, de Georges Vogenhiiben, de Georges Forster et de Jean Slabl.
Riepel (Joseph), né en Saxe dans la première moitié du XVIIIe siècle. On a publié de cet écrivain (en allemand) : 1° Eléments de la composition musicale, non absolument d'après l'ancienne invention mathématique du cercle des harmonistes, mais au moyen d' exemples pratiques, etc. (1752); 2° Règles fondamentales de l'arrangement des sons sous le rapport mélodique (1755); 3° Explication fondamentale de l'ordre tonal en particulier, et en général à l'usage des organistes (1757); 4° Observations indispensables sur le contrepoint, sur les notes changées et transgressantes dans tous les sens, etc. (1768).
Rink (Jean-Chrétien-Henri), organiste de la Cour du grand-duc de Hesse-Darmstadt, naquit à Engersburg, dans le duché de Gotha, en 1770. On dislingue parmi ses ouvrages didactiques : 1° L'Ami du choral, ou études pour l'exécution des chorals, ouvrage divisé en suites ou années (au nombre de sept); 2° L'École de l'orgue pratique, divisée en six parlies (lexle allemand). Choron en a donné une édition française ; 3° L'Introduction pratique à l'art de jouer l'orgue, en six suites; 4° Ecole pratique de la modulation à l'usage des organistes et des compositeurs.
Rochlitz (Frédéric), poète et critique musicien, est né à Leipzig en 1770. Il a écrit un nombre considérable de savants articles relatifs à la musique, ainsi que des notices biographiques et caractéristiques de quelques artistes et écrivains célèbres sur cet art pour la Gazette musicale de Leipzig , dont il est le fondateur. La dernière publication de M. Rochlitz
est un recueil de composilions, inlilulé : Collection de morceaux de chant tirés des maîtres qui ont le plus contribué aux progrès de la musique, et qui occupent un rang distingué dans V histoire de cet art ; choisis et arrangés chronologiquement avec des notes historiques et autres.
Rodexschatz, né vers 1570 à Lichtenstein, petite ville près de Zuckau, dans la Mesnie , a publié une collection de motets en deux parties , sous le titre : Florilegium porteuse, etc. (1606). Celte collection contient 265 pièces, et fait connaître le nom et les ouvrages de 93 compositeurs du XVIe et du commencement du XVIIe siècle.
Saalschctz (Joseph- Lévi), docteur en sciences, naquit à Berlin d'une famille israélite. On a publié de lui deux bons ouvrages, dont voici les titres : 1° De la forme de la poésie hébraïque, suivi d'un Traité sur la musique des Hébreux (1825); 2° Histoire et appréciation de la musique chez les Hébreux, comparée avec la culture de cet art chez d'autres peuples des temps anciens et modernes, suivies d'un appendice sur l'Orgue hébraïque, 1829 (en allemand).
Schade ou Schad (Abraham) , recteur à Spire, naquit à Senfftenberg dans la dernière moitié du XVIe siècle. Il est connu comme éditeur d'une précieuse collection de motels d'auteurs célèbres de son temps, intitulée : Promptuorii musici sacrosharmonicos sive motetos 5, 6, 7 et 8 vocum, etc. (Strasbourg, 1611). Celle collection, qui peut faire suite à celle de Rodenschalz, renferme 384 motets, composés par 123 auteurs, dont la plupart sont allemands.
Scheibe (Jean- Adolphe), né à Leipzig en 1708. Parmi ses ouvrages de littérature musicale et de théorie, on cite : 1° Le musicien critique (en allemand), 1737-1738, 2me édition, 1745; 2° Traité des intervalles et des genres musicaux (1739); 3° Dissertation sur l'origine et l'antiquité de la musique (1754); 4° Sur la composition musicale (Leipzig, 1773), etc.
Schilling (Gustave), docteur en philosophie, naquit à Schwiegershausen, dans le royaume de Hanovre, en 1805. Les principaux ouvrages de ce littérateur-musicien sont : 1° Le Lexique portatif de musique, elc- (1830); 2° L'Encyclopédie de toutes les sciences musicales, ou doctrinaire universel de la musique (1835-1840). Dans ce grand travail, M. Schilling fut secondé par MM. Godefroid-Guillaume Fink, La Motle- Fouqué, Grosheim, Heinrolh, Marx, Keferslein, G. Nauenburg, L. Rell-
stab, Seyfried, le savant professeur de physique Weber, etc.; 3° Essais d'une philosophie du beau dans la musique, ou esthétique de cet art (1838)» 4° Le Polgphone, ou l'art d'acque'rir une connaissance complète de l'harmonie, en 36 leçons, 1839 (en allemand).
Schneider (Jean- Chrétien-Frédéric), célèbre compositeur et organiste, naquit à Wallersdorf, près de Zillau, en 1786. On connait de Schneider les ouvrages suivants : 1° Traité élémentaire d'harmonie et de composition (1820), 2me édition, augmentée (1827); 2° Manuel des organistes, en quatre parties; la première contient un traité de composition ; la seconde l'école d'orgue ; la troisième le livre choral ; la quatrième l'école d'orgue supérieure, contenant 48 trios à trois claviers, 1829-1830 (en allemand). Cet ouvrage est considéré comme un des plus importants en son genre.
On trouve aussi de Schneider (Gazette musicale de Leipzig, t. XIX, p. 814) un article analytique sur le perfectionnement du cor par Henri Stœlzer, auquel ce musicien avait en 1814 adapté deux pistons, afin de fournir à cet instrument des notes ouvertes sur toute l'échelle chromalique('). L'invention de Stœlzel , améliorée ensuite par les facteurs d'instruments Schlott, de Berlin, et Schust, de Carlsruhe, par M. Meyfred, professeur de cor-à-pistons au Conservatoire de Paris, et finalement perfectionnée par M. Sax, a donné naissance au cornet-à-pislons, à la trompette, au trombone, à l'ophicléïde-à-cylindres, etc.
Schlichtegroll (Adolphe-Henri- Frédéric de) , littérateur et philologue, est né à Gotha dans l'année 1764. De ses divers écrits , on cite surtout son Nekrolog der Deutschen (Nécrologe des Allemands) , Gotha, 1790-1806, en 34 volumes. Cet ouvrage renferme d'intéressantes notices sur quelques musiciens célèbres de l'Allemagne.
Schroeter (Christophe-Gottlieb) , organiste à Nordhausen , naquit à Hobenstein, près de Dresde, en 1699. Parmi les ouvrages didactiques de cet écrivain, le plus remarquable est son Instruction claire sur la basse continue, etc., 1772 (en allemand).
Schulz (Jean-Abraham-Pierre), compositeur et critique distingué, né à Lunebourg en 1747, est l'auteur des ouvrages suivants : 1° Esquisse d'une nouvelle tablature de la musique intelligible et facile, etc. (Ber-
(i) Slœlzel était corniste de la chapelle du prince de Pleiss, et naquit dans la Haute- Silésie, vers 1780.
lin, 1786); 2° Idées concernant l'influence de la musique dans l éducation du peuple, etc., Copenhague, 1790 (en allemand).
Seyfried (Ignace- Xavier chevalier de), compositeur, ancien rédacteur en chef de la Gazette spéciale de musique des États Autrichiens, elc, naquit à Vienne le 15 août 1776. M. Seyfried a été l'éditeur des œuvres théoriques d'Albrechlsberger, des essais de Preindl sur l'harmonie et le contrepoint, recueillis et mis en ordre sous le titre de : Wiener Tonschule [Ecole de la musique Viennoise) , ainsi que des études de composition de Beethoven : Ludicig van Beethoven's Studien in Generalbasse, Contrapuncte und in der Compositions Lehre (Vienne, 1831). Il y a joint un supplément qui contient une notice biographique, quelques anecdotes, etc. En 1833, M. Fétis a donné une traduction française des éludes de composition de Beethoven, avec sa biographie, des notes critiques et une préface.
Sennert (André), savant orientaliste, naquit à Wiltenberg en 1606. Parmi ses ouvrages, on remarque deux dissertations relatives à la musique des Hébreux : 1° Dissertatio de Musica quondam Hebrœorum ,• 2° Dissertatio de accentis Hebrœorum (Witlenberg, 1670).
Sorge (George-André), compositeur, est né dans la principauté de Schwarzbourg le 29 mars 1703. On a publié de cet écrivain : 1° Genealogia allegorica, etc. (1741 ), petit écrit dans lequel il examine la nature de l'échelle chromatique formée par les sons du cor; 2° Instruction pour l'accord et le tempérament en dialogue (1744); 3° Dialogue sur les tempéraments de Prœtorius, de Prinz, de Werkmeister, de Neidhaert, de Niet et de Silbermann ; 4° Idée abrégée de la science de V harmonie; 5° Antichambre de la composition musicale, ou instruction détaillée, régulière et suffisante pour la pratique actuelle de la basse continue (1745-1747); 6° Principes du calcul rationnel, de la mesure et delà division du monochorde, 1749 (en allemand).
Speer (Daniel), savant musicien, né à Breslau vers le milieu du XVIIe siècle, est connu par un livre fort intéressant pour l'histoire de la musique instrumentale au XVIIe siècle, intitulé : Instruction exacte, concise, facile et nécessaire de l'art musical, UJm, 1687 (en allemand). Plus tard, Speer donna une deuxième édition de cet ouvrage sous le litre : Instruction exacte, facile, nécessaire et considérablement augmentée de l'art musical, ou trèfle musical à quatre feuilles, par lequel on peut
apprendre en peu de temps : 1° le chant choral et figure'; 2° le clavecin et la basse continue; 3° toute espèce d'instruments à clavier, à cordes et à vent; 4° à composer pour la voix et pour les instruments (ibid., Ulm, 1697).
Spohr (Louis), compositeur et célèbre violoniste, maître-de-chapelle et directeur de la musique du grand-duc de Hesse-Cassel, naquit à Saesen, dans le duché de Brunswick, en 1783. La méthode de violon de cet illustre maître, intitulée : Violinschule, publiée à Vienne en 1831, et ses duos pour deux violons, op. 3, 9, 13, 39 et 67, sont des productions devenues classiques pour l'enseignement dans toutes les grandes écoles de musique d'Allemagne.
Sclzer (Jean- Georges) , littérateur, est né à Winterlhur en 1719. L'ouvrage le plus important de cet écrivain est son encyclopédie artistique, intitulée : Théorie générale des Beaux-Arts dans leur spécialité, en forme de dictionnaire, par ordre alphabétique, etc. (en allemand) , Leipzig, 1772. La deuxième édition parut en 1792-1794, considérablement augmentée, et la dernière en 1796-1798. Kirnberger, et particulièrement Jean-Abraham-Pierre Schulz, ont écrit la plupart des articles de musique du livre de Sulzel. Dans le Dictionnaire des Beaux- Arts, de Milin, on trouve la traduction des principaux articles de cet ouvrage.
Sundelin (Auguste), compositeur de danses, à Berlin, est connu par deux ouvrages didactiques, intitulés : 1° L'Instrumentation pour l'orchestre, ou renseignements sur tous les instruments qui y sont en usage, etc. (Berlin, 1828); 2° L'Instrumentation pour tous les corps de musique militaire, etc., ibid., 1828 (en allemand).
Swoboda (Auguste), professeur de musique à Vienne, a publié : 1° Théorie générale de l'harmonie (1826); 2° Science de l'harmonie (1828-1829); 3° Art de l'instrumentation (1832), avec cinq morceaux de musique en partition.
Turk (Daniel Théophile) , professeur de théorie musicale et d'acoustique à l'Université de Halle, naquit à Claussnilz , en Saxe, le 10 août 1756. Ce savant musicien s'est fait avantageusement connaître parles travaux suivants : 1° Des principaux devoirs d'un organiste, essai pour l'amélioration de la lilhurgie musicale (I787); 2° Clavier- Schule {Ecole de piano), avec des réflexions critiques pour les maîtres et les élèves (1789). Vue deuxième édition augmentée a paru en 1802 ; 3° Introduction ahré-
gée à la basse continue; cet ouvrage a eu jusqu'à six éditions; 4° Instruction pour les calculs du tempérament, etc., 1808 (en allemand).
Vierling (Jean-Godefroid) , organiste, naquit en 1750 à Metzels, près de Meinungen. On a publié de cet artiste : 1° un Essai d'une introduction à l'art de préluder ; 2° Instruction complète pour la basse continue (1805) , ibid.
Vogler (l'abbé Georges-Joseph), compositeur et théoricien, naquit à Wùrzbourg le 15 juin 1749. On compte parmi ses principaux ouvrages théoriques : 1° La science de la musique et de la composition (1776); 2° Art de former la voix ; 3° École de musique du Palatinat, 1778 (en allemand) ; 4° Introduction à la théorie de l'harmonie (en langue suédoise), 1795; 5° Sur l'acoustique harmonique, ou Théorie de la musique, etc. (1807); 6° École du clavecin et de la basse continue (1797); 7° École des organistes (en langue suédoise) , avec 90 cborals suédois (1797); 8° Sur le chant choral et sur le chant d'église; Essai pour l'histoire de la musique dans le XIXe siècle, Munich, 1814 (en allemand).
Wagner (Richard), compositeur dramatique, né à Leipzig en 1813, figure également parmi les écrivains sur la musique par des articles concernant cet art , publiés dans la Revue et Gazette musicale de Paris et dans quelques journaux d'Allemagne. On doit encore à M. Wagner un opuscule, intitulé : Opéra et Drame, dans lequel il expose ses idées et son système, etc.
Wagner (Jean-Georges), professeur de philosophie à Wùrzbourg, est né à Ulm en 1775. Il a écrit plusieurs dissertations sur l'esthétique musicale, sur le chant et sur les instruments, sur la modulation et sur la composition dans les volumes 25me et 26rae de la Gazette musicale de Leipzig.
Weber (Charles-Marie, baron de), célèbre compositeur, naquit à Eulin, petite ville du duché de Holstein, le 18 décembre 1786. Les œuvres littéraires de Weber contiennent une notice autobiographique, datée de 1818, des articles de journaux et divers fragments, tels que : La vie du musicien, et un écrit satirique où l'opéra italien et français sont assez rudement traités.
Weber (Gottfried ou Godefroid), compositeur et écrivain distingué sur la musique, naquit en 1779 à Freinsheim, dans la Bavière rhénane. Voici les principaux ouvrages de G. Weber (publiés en allemand) : 1° Essai
d'une théorie systématique de la musique, pour s'instruire soi-même, avec des remarques pour les savants (Mayence, 1817-1821); 2° Science générale de la musique, à l'usage des professeurs el des élèves (1822); 3° Doctrine de la basse continue, pour s'instruire soi-même (1833); 4° Essai d'une acoustique pratique des instruments à vent, etc. {Encyclopédie allemande de Ersch et Gruber, t. Xme). Godefroid Weber entreprit en 1824 la publication d'un écrit périodique, concernant l'histoire et la littérature de la musique, intitulé : Cœcilia, ein Zeitschrift fur die Musicalische Welt {Cécile, écrit périodique pour le monde musical), 1824 et années suivantes. Il a été le rédacteur en chef des quatrevingts premiers cahiers de cet excellent écrit, formant 20 volumes in-8°. Wendt (Jean-Amédée), professeur de philosophie à l'Université de Leipzig , naquit en cette ville vers 1783. Ses écrits relatifs à la musique, sont les suivants : 1° De V influence de la musique sur le moral de l'homme {Gazette musicale de- Leipzig, 1808); 2° Sur la situation de la musique en A llemagne, pendant les années 1 8 1 7-1 822 {Gazette musicale de Vienne, 1822); 3° Vie et œuvres de Rossini (1824); 4° Considérations sur la musique, et en particulier sur le chant (Gazette musicale de Leipzig, 12me année, p. 281, 297, 313 el 333); 5° Sur les principales périodes des Beaux- Arts, etc., 1831 (en allemand).
Werner (Jean-Gottlob) , organiste distingué, naquit à Hayn, dans la Saxe, en 1777. On possède de lui un bon ouvrage pour l'enseignement, intitulé : École d'orgue, ou introduction à l'art de jouer cet instrument 1805, (en allemand). M. Choron en a fait paraître une traduction française, sous le litre : École d'orgue, ou Méthode élémentaire servant d'introduction à l'école deRinck. La deuxième partie de l'ouvrage de Werner a été publiée séparément , ayant pour titre : Manuel pour apprendre à connaître l'orgue, l'entretenir, etc., Mersebourg, 1823 (en allemand). Winterfeld ( Charles-Georges-Augiste-Vivigens de ) , conseiller privé du tribunal supérieur à Berlin, est connu comme écrivain musical par les ouvrages dont voici les litres : 1° Jean-Pierluigi de Palestrina, ses œuvres et leur importance pour l'histoire de la musique (1832); 2° Jean Gabrieli et son époque, etc. (1834) ; 3° Le chant de l'église évangélique et sa relation avec l'art de la composition, 1843 (en allemand). Wolzogen (de) , auleur d'un opuscule intitulé : Sur la mise en scène de Don Juan (I860). M. de Wolzogen a réuni dans un volume les diffé-
renls articles sur la musique qu'il a publiés dans quelquesjournaux d'Allemagne, sous le titre : Théâtre et musique (1860); on y trouve de judicieuses remarques concernant la décadence de l'art de chanter; sur la musique allemande en Italie et sur la musique de l'avenir (en allemand).
Zoega (Chrétien), savant orientaliste, né à Hadersleben, ville de Danemarck, enseigna les langues orientales à l'Université de Leipzig depuis 1686 jusqu'en 1695. Au nombre de ses ouvrages on remarque une dissertation intitulée : De sententiis Talmudico-rabbinicis circa buccinam sacram Hebrœorum (Leipzig, 1692).