BELGIQUE
Adelard, né à Huysse au VIIIe siècle, abbé de Corbie, a laissé un Traité sur la musique.
Adelbold, évêque d'Utrecht, naquit vers la fin du Xe siècle d'une famille noble du pays de Liège. Au nombre de ses ouvrages on trouve un traité intitulé : De Musica , que l'abbé Gerbert a inséré dans sa collection des Scriptores ecclesiast. de musica sacra, etc.
Anselme de Flandre ou Flamand , vivait à la Cour de Bavière vers le milieu du XVIe siècle. Zacconi, dans sa Pratica de musica, dont la seconde partie a été imprimée en 1622, assure que ce musicien entreprit de compléter la gamme en nommant si, la 7me note bécarre, et bo la même note affectée d'un bémol.
Baten (Henri), docteur en théologie et chancelier de l'Université de Paris, ensuite chanoine et chantre de la cathédrale de Liège, naquit à Mali nés et vivait vers la fin du XIIIe siècle. Dans son ouvrage : Spéculum Divinorum et Naturalium quorondam, divisé en dix livres, il traite de la musique et des principales questions de la philosophie de son temps.
Bauwens (B.-A), prêtre, né et domicilié à Bruges, auteur d'un bon ouvrage : Le plain-chant mis à la portée de tout le monde (Tournai, Casterman, 1861).
Beriot (Charles-Auguste de), célèbre violoniste et compositeur, chevalier de l'Ordre de Léopold et membre de l'Académie royale de Belgique, est né à Louvain en 1802. On compte parmi ses meilleurs ouvrages
théoriques : 1° une Méthode de violon, en trois parties ; 2° Guide du violoniste; 3° Etudes élémentaires pour le violon; 4° Six études brillantes pour le violon, etc.
Boutmv (Léonard) , organiste de la Cour de Portugal à Lisbonne, né à Bruxelles en 1725, a publié un Traité abrégé de la basse continue (La Haye, 1760).
Bootmy (Laurent), organiste et compositeur, naquit à Bruxelles en 1751. On a publié de cet artiste des Principes généraux de musique , comprenant la mélodie , Vunisson et V harmonie, suivi de la théorie démonstrative de l'octave et de son harmonie (Bruxelles, 1823).
M. Boutmv remplit longtemps les fonctions d'organiste de la cathédrale de St-Bavon à Gand.
Burbure de Wesembeek (le chevalier Philippe-Marie- Léon de), littérateur-musicien, membre de l'Académie royale de Belgique et de celle de Sle-Cécile à Rome, etc., naquit à Termonde en 1812. Cet amateur distingué a publié dans le recueil Het Taelverbond, à Anvers, un article sous le titre : Jan Ockeghem, zijne geboorteplaets en zyn verblyf in Antwerpen (Jean Ockeghem, le lieu de sa naissance et son séjour à Anvers). On a également de M. de Burbure un opuscule des plus intéressants sous le titre : Aperçu sur l'ancienne corporation des musiciens instrumentistes d'Anvers, dite de St-Job et de S te- Marie-Madeleine (extraits des Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 2me série, t. XIII, N°4, 1862). L'auteur nous y fait voir, que dès les temps les plus reculés, les solennités civiles en Belgique étaient constamment accompagnées autant que les cérémonies religieuses, de l'exécution de morceaux de musique, joués par de petites compagnies, ou comme on avait la coutume de dire au XVIe siècle, par des bandes d'instrumentistes.
Infatigable lorsqu'il s'agit de la gloire artistique de son pays, M. de Burbure a consacré sept années consécutives au classement des archives de la cathédrale d'Anvers, et par ses laborieuses investigations, l'histoire musicale belge se trouve enrichie d'un nombre considérable de documents importants, restés jusqu'alors enfouis dans la poussière.
Cbevillard (Pierre-Alexandre), violoncelliste renommé et compositeur pour son instrument, professeur de violoncelle au Conservatoire impérial de Paris, est né à Anvers en 1811. Cet artiste a publié une Méthode de violoncelle, que l'on cite parmi les meilleurs ouvrages du genre.
De Coninck (François), pianiste et compositeur, naquit à Lebbeke (Flandre Orientale) en 1810. On a publié de lui un Cours complet de piano, d'après un nouveau système d'enseignement. Cet ouvrage a eu plusieurs éditions.
Dellafaille (Henri), né à Anvers, chef de bureau dans l'administration communale de Gand, a écrit en 1854 un Historique de la Société royale des Chœurs de cette ville.
De Paep (André) ou Papius, chanoine de St-Marlin à Liège, naquit à Gand en 1547. Dans son ouvrage intitulé : De consonanliis sive harmoniis musicis, etc. (1568), il essaye de démontrer que la quarte est une consonnance.
Le livre de De Paep a été publié de nouveau en 1581, avec quelques changements.
Dubois (Charles- Victor) , aveugle depuis son enfance, organiste distingué, né à Lessines (Hainaut) en 1832, a publié en 1859 une Méthode d' harmonium, instrument pour lequel M. Dubois a été nommé professeur au Conservatoire de Bruxelles.
Durutte (le comte Camille), compositeur, né à Ypres, auteur d'un ouvrage intitulé : Technie ou lois générales du stjstème harmonique, publié à Paris en 1855, et de quelques articles concernant l'art musical, insérés dans la Revue et Gazette musicale de Paris.
Duval (Edmond), compositeur, naquit à Enghien (Belgique) en 1809. M. Duval a fait en Italie de savantes recherches sur le chant grégorien. Les travaux, fruit de ses éludes, ont été publiés chez Hanicq , à Malines, en 1848-1854, sous les auspices du cardinal-archevêque. L'abbé De Vocht et le chanoine Bogaerts ont été les collaborateurs de M. Duval.
De Volder (Pierre-Jean), violoniste-compositeur et facteur d'orgues, ancien directeur des concerts de la Sodalité à Gand, naquit à Anvers en 1767. Il inventa en 1794 un mécanisme de crescendo et décrescendo pour l'orgue, et le soumit en 1796 à l'examen des professeurs du Conservatoire de Paris, qui l'approuvèrent.
M. De Volder était membre de l'Institut des Pays-Bas, etc. Cet artiste est mort à Bruxelles en 1841.
Ermel (Louis Constant), compositeur et pianiste, en 1823 grand prix de composition de l'Institut de France, est né à Gand en 1798. Comme théoricien, M. Ermel a publié un Solfège choral transpositeur pour faci-
Hier l'enseignement du chant sans accompagnement par les exercices fondamentaux d'intonation dans tous les tons et dans toutes les mesures (Paris, 1862).
M. Ermel est membre de la Commission de surveillance du chant et de la Société pour l'Instruction élémentaire de Paris.
Fauconier (Ben.-E.), né à Fontaine-l'Evêque le 28 avril 1816, compositeur de mérite, a publié ; Le guide de l'organiste des petites villes et Le guide des chefs de socie'te's chorales.
Fétis (François-Joseph) , célèbre écrivain sur la musique , théoricien et compositeur, mailre-de-chapelle du roi des Belges et directeur du Conservatoire royal de Bruxelles, naquit à Mous (Ilainaul) en 1784. Parmi 4e grand nombre de ses ouvrages didactiques, nous citerons seulement les suivants : 1° Traite' complet de la théorie et de la pratique de l'harmonie; 2° Traité du contrepoint et de la fugue; 3° Résumé philosophique de l'histoire de la musique; 4° Traité de l'accompagnement de la partition sur le piano; 5° Traité du chant en chœur, ouvrage indispensable aux sociétés chorales ; l'auteur y traite à fond des divers éléments qui constituent le chant d'ensemble, tels que le choix et le classement des voix ; l'accord et l'exercice des voix dans l'harmonie de plusieurs sons; les modiûcations du son dans ses diverses nuances; les divers accents des voix; l'accent dans le rhythme ; la prononciation et l'articulation; l'attaque simultanée des temps de mesure; l'attaque à contretemps; le phrasé mélodique; le phrasé harmonique; le phrasé rhythmique; le sentiment collectif et l'animation; 6° Mémoire sur celte question, mise au concours en 1828 par la quatrième classe de l'Institut des Pays-Bas : Quels ont été les mérites des Néerlandais dans la musique, principalement aux XIVe, XVe et XVIe siècles, etc.; 7° La musique mise à la portée de tout le monde (trois éditions); 8° Curiosités historiques delà musique, complément nécessaire de la musique mise à la portée de tout le monde; c'est un choix d'articles historiques de la Revue musicale, journal fondé à Paris en 1827, par M. Fétis; 9° Méthode de plainchant; 11° Manuel des jeunes compositeurs ; 12° Méthode des méthodes de piano, avec Moschelès; 13° Rio graphie universelle des musiciens, dont le quatrième volume de la 2Bne édition, considérablement augmentée, vient de paraître (1862); 14° Esquisse de l'histoire de l'harmonie, considérée comme art et comme science systématique.
(Pour la liste complète des œuvres didactiques de M. Félis, voir sa Biographie universelle des musiciens, 2me édition, t. III, pag. 236 et suivants.)
M. Félis est commandeur de l'Ordre de Léopold et de la Couronne de Chêne, officier de la Légion d'Honneur et de l'Aigle Rouge; membre de l'Académie royale de Belgique, etc.
Fétis (Edouard-François), fils aîné du précédent, membre de l'Académie royale de Belgique, conservateur du département des imprimés à la Bibliothèque royale de Belgique, professeur d'esthétique de l'Académie des Beaux- Arts de Bruxelles, rédacteur de la Revue et Gazette musicale de Paris, ainsi que du feuilleton musical et de tout ce qui concerne les beaux-arts de l' Indépendance belge, naquit à Bouvignes sur la Meuse, près de Dinant, le 16 mai 1812. Parmi les publications de cet écrivain se trouvent deux ouvrages des plus intéressants pour l'histoire musicale de notre pays : 1° Les musiciens belges (Bruxelles, 1842); 2" Les artistes belges à l'étranger (Paris, 1857, 1er vol.). Cet ouvrage formera quatre volumes.
Gathy (Auguste), littérateur- musicien, né à Liège le 14 mai 1800, a donné un grand nombre d'arlicles relatifs à la musique, dans les gazettes musicales de l'Allemagne et dans l'Europe Littéraire, journal publié à Paris en 1833. Il est aussi l'auteur d'un dictionnaire abrégé de musique et de biographie musicale, paru sous ce titre : Musikalisches conversations Lexikon, etc. (Hambourg, 1835), deux éditions.
Gehot (Jean), violoniste et compositeur, né en Belgique vers 1756, a fait paraître à Londres de 1784 à 1790, un Traité des éléments de la musique; une Méthode de violon; ainsi qu'un Traité général des instruments (en anglais).
Gevaerï (François-Auguste) , compositeur, 1er prix au concours biennal de 1847, chevalier des ordres de Léopold, de la Légion d'Honneur et d'Isabelle- la-Catholique, est né à Huysse (Flandre-Orientale) le 31 juillet 1828. Au nombre des ouvrages didactiques de M. Gevaert, on remarque : 1° un Rapport sur la situation de la musique en Espagne, adressé au Gouvernement belge en 1851 ; 2° Méthode pour l'enseignement du plain-chant, et la manière de l'accompagner sur l'orgue; 3° Cours complet d'instrumentation (sous presse).
Guequier (Jules), né à Gand, membre du Conseil provincial, Iiltéra-
leur et amateur de musique distingué, a rédigé pendant quelque temps le feuilleton musical de YEcho des Flandres, et fourni de bons articles à d'autres journaux de la localité.
Goormachtigh (l'abbé), prêtre et régent de l'école moyenne à Courtrai, s'est fait connaître par la publication d'un ouvrage (l'un des meilleurs en son genre), intitulé : Principes élémentaires du plain- chant, suivis des règles de la psalmodie et des formules du cantus accentus, divisé en trois parties (Bruges, 1860).
Grameye (Jean-Baptiste), docteur en droit et professeur à l'Université de Louvain, naquit à Anvers vers la fin du XVIe siècle. Dans son Africce illustratœ (1622) il traite de Musica latina, Grœca, Maurica et instrument is barbaricis.
Grégoir (Edouard) , compositeur et organiste, naquit à Turnhout en 1822. On a publié de cet artiste les ouvrages suivants : i° Méthode de chant, en langue flamande; 2° Théorie complète de l'orgue; 3° Méthode de composition, en langue flamande; 4° Traité sur le chant grégorien; 5° Tableau synoptique, contenant les principes de la musique, à l'usage des établissements publics; 6° Essai historique sur la musique et les musiciens dans les Paijs-Bas, etc.
Grétry (André- Ernest- Modeste), célèbre compositeur dramatique, est né à Liège le 11 février 1741. Il a publié en 1793 des Mémoires ou essais sur la musique, en trois volumes. Le premier volume contient la vie musicale de l'auteur et des observations sur ses opéras; les deux autres ont rapport à la morale, à la métaphysique.
Au dire de M. Fétis, Grétry n'a point écrit les trois volumes qui portent son nom ; il n'en a jeté que les idées informes sur le papier : ce fut un de ses amis, nommé Legrand, ancien professeur au collège de Plessis, qui leur donna la forme qu'ils ont aujourd'hui.
Héro (Hyppolite), né à Mons (Hainaut) en 1819, professeur de musique en celte ville, a publié une bonne Méthode de contrebasse, adoptée pour l'enseignement par le Conservatoire de Bruxelles.
Hespel (Pierre-Joseph) , compositeur a Tournai. Ses ouvrages théoriques consistent en une École de l'intonation; un Solfège concertant à quatre voix pour l'enseignement simultané et une Ecole du phrasé musical, vocalises à quatre voix.
IIicbald ou Hicbalde, qu'on suppose né en Flandre vers 830 ou
840, étail moine de Sl-Amand , au diocèse de Tournai, où il fit ses éludes sous la direction de son oncle Milon. Il a écrit plusieurs ouvrages sur la musique, dont le plus important est celui intitulé : Musica enchiriades, espèce de traité complet de musique élémentaire suivant les principes des Grecs, et dans lequel Hucbald expose un système de notation, composé de huit signes diversement inclinés ou tournés, qui facilitent le moyen de traduire une partie des signes de la notation saxonne. Ce traité est divisé en dix -neuf chapitres. (Voyez la notice sur Hucbald dans la Biographie universelle des musiciens, de M. Félis, et les ouvrages de M. De Cousscmaker : Mémoire sur Hucbald et sur ses traités de musique et l'Histoire de l'harmonie au moyen- âge).
Lambilotte (Louis), prêtre de la compagnie de Jésus, naquit à Charleroi en 1797. L'ouvrage le plus renommé de M. Lambilotte est son Esthétique théorique et pratique du chant grégorien , restauré d'après la doctrine des anciens et les sources primitives. Il a publié aussi en 1851 un fac-similé de l'antiphonaire, écrit vers 790, attribué à Saint - Grégoire et conservé à l'abbaye de St-Gall.
Lemmens (Jacques -Nicolas), célèbre organiste, professeur d'orgue au Conservatoire royal de Bruxelles, naquit à Zoerleparwys (province d'Anvers) en 1823. Cet artiste a publié en 1851 un Journal d'orgue, adopté pour l'enseignement par les Conservatoires de Paris et de Bruxelles.
Cet ouvrage, entièrement refondu, reparaîtra incessamment sous le titre d'Ecole d'orgue.
M. Lemmens est chevalier de l'Ordre de Léopold et organiste du roi des Belges.
Léonard (Hubert), violoniste renommé et compositeur, né à Liège? professeur au Conservatoire de Bruxelles en remplacement de M. De Bériot, a composé à l'usage de ses élèves, 24 Éludes classiq-ues pour le violon, fort admirées des connaisseurs.
Marneffe (Fr. de), à Biuxelles, amateur de grand mérite, fondateur de la première société chorale qui ail existé en Belgique , l'ancienne Réunion Lrjrique, de Bruxelles, créée en 1820 et dissoute en 1847, a publié à l'intention de ce cercle un Petit manuel des principes du chant d'ensemble (1837).
Meerts (Lambert-Joseph) , compositeur, chevalier de l'Ordre de Léopold, professeur de violon et directeur de la classe d'ensemble de musique
classique au Conservatoire royal de Bruxelles, est né dans cette ville en 1802. Voici l'opinion de M. Félis à l'égard de cet artiste : a-M. Meerls » mérite une place parmi les artistes d'un ordre distingué ; personne » mieux que lui ne connaît le mécanisme de son instrument et n'a un » sentiment plus juste de la musique; personne n'entre mieux dans la » pensée des grands maîtres. Il excelle particulièrement dans l'exécution » de la musique de chambre et dans l'accompagnement. On lui doit » un ouvrage analytique des difficultés de l'art déjouer du violon, sous » le litre suivant : Douze études pour violon, avec accompagnement d'un » second violon, divisé en deux suites. Ce travail est absolument neuf en » son genre. L'auteur y explique dans un avertissement les principes de » l'articulation de l'archet dans ses divers effets, puis, fait l'application » de ces principes dans des éludes spéciales, destinées à chacun des effets » et des accents dont il s'agit et d'un très-long développement, afin de » conduire les élèves à une grande puissance d'exécution. Cet ouvrage » me parait destiné à devenir classique dans toute l'Europe pour l'étude » du violon, etc. »
Depuis le temps où M. Fétis écrivit ces lignes, M. Meerls a doté l'enseignement de plusieurs productions remarquables, entre lesquelles se distinguent surtout la suite d'exercices pour deux violons, intitulée : 1° Mécanisme des instruments à cordes, et notamment du violon, enseigné sous formes d'études rhythmiques ; 2a Fantaisies en style fugué; 3° Méthode élémentaire de violon, etc.
Momigny (Jérôme-Joseph de), né à Philippeville en 1766, organiste et compositeur de musique, ayant résidé lour-à-lour à St-Omer, à Lyon, en Suisse et à Paris, publia en 1806, dans celte dernière ville un Cours complet d'harmonie et de composition d'après une théorie neuve et générale de la musique; et en 1808 un Exposé succint du seul système musical qui soit vraiment fondé et complet. De Momigny est un des collaborateurs du Dictionnaire de musique de l'Encyclopédie méthodique, qui parut en 1791 sous la direction de Framery et Ginguené.
Normand ( l'abbé Théophile-Elzéar-Xavier), naquit à Quaregnon, près de Mons (Hainaut), le 17 janvier 1812. Il a publié un Manuel des organistes de la campagne, en deux parties. Ce savant ecclésiastique a été l'un des rédacteurs de la Revue de Bruxelles , à laquelle il a fourni de nombreux articles concernant l'art musical , signés du pseudonyme
de Th. Huysman. M. Normand est connu en France sous le nom de Th. Nizard.
Pinchart (Alex.), savant attaché à l'administration des archives du royaume à Bruxelles, a écrit une Notice sur la chapelle musicale des souverains qui ont régné aux Pays-Bas.
Quercu (Simon) ou Simon van der Eyken, maîlre-de-cbapelle de l'église métropolitaine de Milan, naquit à Bruxelles dans la seconde moitié du XVe siècle. On a conservé de lui un traité intitulé : Libellus de musicâ gregorianâ et figurativâ ac contrapuncto simplici (1509-1 518).
Roucourt (Jean-Baptiste), professeur de chant, né à Bruxelles en 1780, a publié un Essai sur la théorie du chant (Bruxelles, 1820).
Sax (Adolphe- Antoine- Joseph), célèbre inventeur des familles d'instruments de musique désignées sous la dénomination générale de saxotrombas et saxophones , pour lesquels il a publié des méthodes spéciales , naquit à Dinant en 1814. M. Sax est chevalier des ordres de Léopold et de la Légion d'Honneur, facteur d'instruments de la maison de l'empereur Napoléon III, et professeur de saxophone au Conservatoire impérial de Paris.
On peut voir en détail tout ce qui concerne les instruments inventés par M. Sax, dans le Rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner le projet de loi relatif à la prolongation de durée de deux brevets, accordés en 1845 et 1846, au sieur Sax, fabricant d'instruments de musique, par M. Nogent- Saint- Laurent , député au Corps Législatif en France (N° 361, Corps Législatif, session 1860). Annexe au procès-verbal de la séance du 13 juillet. Imprimerie du Corps Législatif, A. -Henri Nollet, rue du Bac, 30.
Schepens-Agnellï (P -J.), né à Berlaere, membre de l'Académie de Sle- Cécile à Rome, professeur de chant et de piano, fixé lour-à-tour en Italie ou en Angleterre, a publié à Londres une Méthode de chant, de lecture de musique, de piano et d'harmonie.
Stevens (Nicolas Joseph), violoniste et amateur de musique, né à Bruxelles en 1795, a fait paraître une Esquisse d'un système raisonné d'enseignement musical appliqué au piano (Bruxelles, 1833), et puis un écrit intitulé : Souvenirs d'un musicien (ibid., 1846).
Suremont (P.-J.) né à Anvers dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, est connu par un Opuscule apologétique sur les mérites des célèbres
musiciens belges, inventeurs ou régénérateurs de la musique aux XIVe, XVe et XVIe siècles (Anvers, 1828).
Samuel (Adolphe) né à Liège en 1821, 1er prix de composition au concours biennal de 1845, professeur d'harmonie pratique au Conservatoire de Bruxelles, chevalier de l'Ordre de Léopold, a écrit successivement le feuilleton musical du National, du Télégraphe et de l'Écho de Bruxelles. L'Indépendance belge a publié plusieurs articles de cet artiste. Collaborateur de la Revue trimestrielle, M. Samuel a inséré dans cet ouvrage périodique divers travaux scientifiques sur la musique des Indiens, sur la musique des Chinois et sur l'état de la musique de l'époque actuelle.
Sloedens (Liévin), né à Gand, rédacteur en chef du Nouvelliste et ancien rédacteur pour la partie musicale et dramatique du Messager de Gand, a commencé dans le temps la publication de l'Histoire de la Société royale des Mélomanes.
Stevemers (J.), violoniste et compositeur, professeur d'esthétique et d'accompagnement au Conservatoire royal de Bruxelles, naquit à Liège en 1820. On lui doit plusieurs bons articles de critique musicale publiés dans quelques journaux de Bruxelles.
M. Sleveniers est décoré de l'Ordre de la Couronne de Chêne.
Terry (Léonard), compositeur, professeur de chant au Conservatoire rojal et chef d'orchestre du théâtre de Liège, est né en celte ville en 1817. M. Terry a rédigé pendant un certain temps le feuilleton musical du journal liégeois la Tribune, sous le pseudonyme de Giov. Scudello ; ensuite il a été l'un des rédacteurs -conespondanls du Messager des théâtres et des arts, de Paris; vers la fin de 1853, il a écrit la biographie de M. Prume, célèbre violoniste liégeois, etc.
On attend de M. Terry une publication d'une grande importance, qui portera pour titre : Recherches historiques sur la musique et le théâtre au pays de Liège, depuis le XIe siècle jusqu'à nos jours.
Tuvs (Auguste), secrétaire de la Société royale des Chœurs, de Gand, né en celte ville dans l'année 1821, a publié un Historique des sociétés chorales de Belgique (lre édition, Gand, 1855, et 2me édition 1861, sous le patronage du Gouvernement). M. Léonard Terry en rendant compte du travail de M. Thys dans la feuille musicale Le Clairon, en fait l'appréciation suivante : « Betracer les diverses phases de l'Histoire des » sociétés chorales en Belgique, tout en appréciant leur influence morale
» et civilisai lice, voilà très- succinctement la lâche que l'auteur de VHis- » torique des sociétés chorales belges s'est proposé d'accomplir. Il ne s'agit » pas ici d'une nomenclature aride, plus ou moins exacte, mais d'une » œuvre substantielle, fruit d'investigations longues et laborieuses, etc. »
Tinctor (Jean) ou Tinctoris, né à Nivelles, dans le Brabanl, au commencement du XVe siècle. C'est à Tinclor que nous devons le premier dictionnaire de musique qui ait été fait; il le publia vers 1474 ou 1476, sous le titre de Definitiorum terminorum musicœ. Cet ouvrage est aussi le premier traité musical qui ait eu les honneurs de l'impression. Tinctor a laissé d'autres ouvrages théoriques, parmi lesquels se trouve celui de : Liber de naturel et proprietata tonorum, dédié à Jean Ockeghem et à Antoine Busnois.
Vandenrroeck (Othon- Joseph), compositeur, naquit à Ypres, en Flandre, vers 1759. On lui doit une Méthode de cor et un Traité général de tous les instruments à vent, à Vusage des compositeurs.
Vandendriessche (A. -F.), instituteur et secrétaire communal à Jelte- Ganshoren, a publié un écrit intitulé : L'Instruction musicale dans les campagnes considérée au point de vue du développement moral et religieux (Bruxelles, 1841).
Van den Gheyn (Mathias), célèbre compositeur, organiste et carillonneur à Louvain vers la seconde moitié du XVIIIe siècle, naquit à Tirlemont le 7 avril 1721 . Parmi ses ouvrages théoriques on remarque un traité d'harmonie, imprimé sous ce titre : Fondements de la basse continue, avec les explications en français et en flamand ; deux leçons et , douze petites sonates, fort utiles aux disciples pour aprendre (sic) à accompagner la basse continue, composé par Mathias van den Gheyn, organiste de l'église collégiale de St Pierre, à Louvain (1764).
Un deuxième traité d'harmonie et de composition de Van den Gheyn, écrit en flamand et beaucoup plus développé que le premier, a paru à Louvain en 1785. Ces deux traités font partie des œuvres de Van den Gheyn, découvertes par M. Van Elewyck.
Van de Putte (Henri) ou Puïeanus, professeur de belles lettres à l'Université de Louvain, naquit à Venloo en 1574. Dans son ouvrage : Modulata pallas sive septem discrima vocum, etc., il démontre la nécessité d'ajouter une septième syllabe à la gamme, afin d'abandonner la méthode des muances.
Van der Elst (Jean), moine auguslin du couvent de Gand, naquit au château de Meulenakens, dans le Brabanl, au commencement du XVIIe siècle. Van der Elst a laissé un traité de musique, d'accompagnement et de composition, écrit en langue flamande, sous le titre : Den ouden en den niewen grondt van de musicke {Le système fondamental de la musique ancien et moderne), publié à Gand chez Max. Graet (1662). Cet ouvrage se trouve dans les bibliothèques de MM. Ferdinand van der Haeghen et Goetghebuer. Jean van der Elst adopta aussi une nouvelle nomenclature de solmisalion, dans laquelle il n'avait conservé les anciens noms ut, re', mi, fa, sol, la, que pour les notes appelées vulgairement naturelles et, où il nomma ut, ri, mi, fi, sil, li, les notes diézées, et ra, ma, sal, le, sa, les notes bémolisées.
Une partie de la nomenclature de solmisalion de Van der Elst est en français, la seconde partie est en latin.
Vanderhagen (Amand- Jean- François- Joseph), clarinettiste et compositeur, naquit à Anvers en 1753. On a publié de lui : \° Nouvelle méthode de flûte ; 2° Méthode nouvelle et raisonnée pour le hautbois ; 3° Nouvelle méthode de clarinette; 4° Méthode nouvelle pour la clarinette à douze clefs, avec leur application aux notes essentielles, etc.
Vanderstraeten (Edmond), littérateur-musicien distingué, rédacteur pour la partie musicale des journaux le Nord et l'Écho du Parlement, et correspondant musical de la Presse théâtrale de Paris, sous le pseudonyme de Délia via, est né à Audenarde en 1826. M. Vanderstraeten prépare une 2me édition de ses Recherches sur la musique à Audenarde avant le XIXe siècle (Anvers, 1856). Il a fait paraître diverses biographies musicales, telles que celles d'Ant. Guislain et de Hollandre, compositeurs de musique sacrée; de Janssens, Momigny, etc. L'Écho du Parlement (25 juillet-24 septembre 1860) a donné de cet écrivain une série de feuilletons sur le théâtre villageois en Frandre au XVIIIe siècle, envisagé sous le rapport historique, religieux, politique, littéraire et musical (voyez Les sociétés chorales en Belgique, de M. Thys, 2e édit., p. 232).
Van de Walle (feu L.), né à Harlebeke, chef de division au Gouvernement provincial à Gand, a publié en 1847 un travail intitulé : Les musiciens gantois contemporains.
Van Duvse (Prudent), illustre poète belge, né à Termonde le 17 septembre 1804, mort le 13 novembre 1859, a laissé, parmi ses nombreux
écrits, une Notice biographique sur le compositeur gantois Pierre Verheyen, ainsi qu'un poème flamand ayant pour sujet : Roland de Lattre et Charles IX.
Van Elewyck (le chevalier Xavier), historiographe de la musique et l'un des amateurs-musiciens les plus distingués du pays, docteur en sciences politiques et administratives, membre des Académies de Sle-Cécile et desQuiritesdeRome, etc., est né à Ixelles en 1825. Parmi ses travaux didactiques on remarque : 1° Histoire de l'orgue, parue dans les Petites Affiches de Louvain, et de nombreux articles relatifs à l'art musical, insérés dans d'autres feuilles; 2° une notice biographique des plus curieuses, intitulée : Mathias van den Gheyn, le plus grand organiste et carillonneur belge du XVIIIe siècle, et les célèbres fondeurs de cloches de ce nom, depuis 1450 jusqu'à nos jours. C'est aux recherches actives et intelligentes de M. van Elewyck que l'on doit la précieuse découverte des œuvres de Van den Gheyn, reconnu un peu tardivement comme l'un des plus grands compositeurs du XVIIIe siècle.
En 1860, M. van Elewyck représenta les six diocèses de Belgique au Congrès de musique religieuse tenu à Paris, et y prononça un discours remarquable, inséré dans les procès-verbaux du congrès et publié ensuite à Louvain en 1861, sous le titre : Discours sur la musique religieuse en Belgique. Mais l'ouvrage le plus important de cet érudit sera son Histoire de la musique religieuse en Belgique au XIXe siècle (en ce moment sous presse). Le sommaire du contenu des dix chapitres qui le composeront se trouve dans l'ouvrage de M. Thys, cité ci -dessus, p. 189-190.
Van Poucke (F.), né à Bruges, professeur de musique à Ostende, a formé à différentes reprises la demande tendante à ce que le Gouvernement belge fit abaisser le diapason musical conformément à celui qui a été déclaré en France (1859) diapason normal. M. Van Poucke a en outre publié plusieurs brochures sur celle question, ainsi que des articles dans les journaux.
Vivier (A.- Joseph), né à Huy en 1816, compositeur-amateur à Bruxelles, où il fit ses éludes musicales, vienl de faire paraître en 1862 un Traite' complet d'harmonie théorique et pratique. Cet ouvrage fait sensation, l'auteur s'étant écarté de la voie battue par ses prédécesseurs; son remarquable travail a été l'objet d'études non moins remarquables,
publiées par MM. Edmond Vanderslraclen et Adolphe Samuel dans l'Écho du Parlement el le Guide Musical.
Waelrant (Hubert), musicien distingué, naquit à Anvers en 1517. De retour en 1547 dans sa ville natale, après avoir séjourné quelques temps en Italie, il s'y établit comme imprimeur de musique, en société avec Jean Laet, et ouvrit une école où il enseigna, dit-on, la solmisation par la gamme de sept notes, au moyen des sept syllabes bo, ce, de, ga, lo, ma, ni, abandonnant ainsi la méthode des muances alors généralement en usage. La méthode attribuée à Waelrant fut appelée Bocédisation.
Wagner (A.), professeur à l'Université de Gand, amateur de musique instruit, est l'auteur d'un travail sur V Histoire de l'harmonie à son origine, adressé à l'Académie royale de Belgique.
Wurth (Mademoiselle) , de Bruxelles, a publié sous le pseudonyme de F. Slern , une Méthode pour l'enseignement de la musique dans les jardins d'enfants, établis d'après le système de Froebel.
Wery (Nicolas- Lambert), violoniste et compositeur, ancien premier violon du roi des Pays-Bas, chevalier de l'Ordre de Léopold et professeur au Conservatoire de Bruxelles depuis 1832, naquit à Huy, province de Liège, en 1789. Parmi ses bons ouvrages théoriques se distinguent les cinquante variations sur la gamme, les vingt exercices et les douze études adoptés pour l'enseignement aux Conservatoires de Paris et de Bruxelles.
M. Wery peut être considéré comme l'un des fondateurs de la célèbre école de violon belge.
Wycart ou Wvckaert, dominicain du couvent de Gand, facteur d'orgues et de carillons, naquit en Flandre au milieu du XVIIe siècle. Il a laissé en manuscrit dans son couvent à Gand, deux traités intitulés : 1° Tractatus de campants et campanilibus ; 2° De directione horlogii publici et ejusque tintinabulorum. On trouve dans les comptes de la ville de Gand (année 1687) : Betaeld aen den predikheer Wyckaert, tien pont groote over sxjne diensten in 't stellen van de noten op het Belfort van de musikale liedekens gedurende 1687 (Payé au dominicain Wyckaert, la somme de dix livres de gros, pour avoir adapté des airs de musique au carillon du Beffroi, pendant l'année 1687).
Les archives de Gand conservent des préludes de carillon de Wyckaert.
Wvtsman (Clément) , échevin et notaire à Termonde, naquit en celte
ville le 17 mai 1825. On doil de cet amateur plusieurs biographies des musiciens et une Notice historique sur la ville de Termonde (1849).