‹ Précis de l'histoire de la musiqueChapitre 58 sur 64 · ECOSSE · texte numérisé non relu

ECOSSE

Arnot (Hughes), auteur d'une histoire d'Edimbourg (Histonj of Edimbourg), 1779, qui renferme des renseignements intéressants sur la musique nationale de l'Ecosse.

Dauney (William), écrivain écossais, a publié un Irès-bon livre, contenant les anciennes mélodies écossaises d'après un manuscrit du temps de Jacques Vf, avec des recherches historiques sur ces mélodies et sur l'histoire de la musique en Ecosse, sous ce litre : Ancient scottish mélodies, etc. (Londres, 1838).

Fordun (Jean de), le plus ancien historien écossais, qui nous ait transmis une chronique générale sur sa patrie. On présume qu'il vécut vers le milieu du XIVe siècle. Son livre : Scotichronicon, libri VI usque adannum (1360), contient (chapitre XXIX) des renseignements sur l'ancienne musique des Écossais, des Anglais et des Irlandais.

Malcolm (Alexandre), né à Edimbourg en 1687, est connu par un excellent Traite' théorique, pratique et historique de Vart musical, qui a été publié en anglais à Edimbourg en 1721 (2me édit., 1730).

ESPAGNE

Albeniz (don Pedro), pianiste, organiste et compositeur, né à Logrono, dans la Vieille-Castille, en 1795, est considéré comme le fondateur de l'école moderne de piano en Espagne. En 1840, M. Albeniz a publié

une Méthode de piano, adoplée par le Conservatoire royal de Madrid, où il était alors professeur.

Aranaz (do.n Pedro), prêtre et compositeur, né à Soria (Vieille-Caslille) dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, a laissé un Traité de contrepoint et de composition, très-estimé en Espagne.

Arteaga (Etienne), jésuite, naquit à Madrid pendant le XVIIIe siècle. Son ouvrage : Les révolutions du théâtre musical en Italie, depuis son origine jusqu'à nos jours, a été publié à Bologne (en italien) en 1783, et la seconde édition, considérablement augmentée, à Venise en 1785. Le docteur Forkel a donné une traduction allemande du livre d'Arteaga, enrichie de beaucoup de notes.

Andrew (François), né en 1785 à Sanabuya, province de Lerida, en Catalogne, de parents italiens, a écrit un Traité d'harmonie et de composition, dont il a été fait une traduction française à Paris en 1848.

Arauxo ou Aradjo (François de Correa d') , dominicain espagnol , devenu dans la suite évêque de Ségovie, vivait dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Il a été publié de lui : Tientos y discursos de musica pratica y theorica intitulado facultad organica (Pièces et discours de musique pratique et théorique, intitulés Faculté organique). M. Hilarion Eslava donne l'analyse de cet ouvrage dans la préface de son Museo organico espagnol.

Bermudo (Jean), moine franciscain à Eioja, en Andalousie, a laissé un livre qui traite des instruments de musique du XVIe siècle, sous le titre : Libro de la déclaration de instrumentas (Grenade, 1555, 2me éd., 1599) C1].

Caramuel de Lorkowitz (Jean), évêque de Vigevano, dans le Milanais, naquit à Madrid en 1606. Entre ses nombreux ouvrages on remarque le suivant : Arte nueva de musica, inventado anno de 600 por S. Gregorio, desconcertado anno da 1026 por Guidon Aretino, restitudado a su primera perfeccion anno 1620 por Fr. Pedro Urena, reducida a este brève compendio anno 1644 por J.-C, etc. (Borne, 1669). Le Giornale de litterati d'Italia (1669) donne l'analyse de ce livre.

Castro (Juan de), littérateur-musicien, a publié en 1856 une Mé-

(i) Au nombre des écrivains espagnols du XVIe siècle qui ont traité de l'art musical, on cite encore : Blas Roseto, Etienne Roselo, Ballhazar Ruyz , Christoval de Reyna, Gonsalez Martinez, Jean Marlinez, Silva, Taraçona, Diego Ortiz.

thode de chant 'pratique et théorique, approuvée par le Conservatoire royal de Madrid.

Eslava (Don Michel-Hilarion ) , savant critique et compositeur, maître-de-chapelle de la reine d'Espagne Isabelle II, est né le 21 octobre 1807, à Benlada, petit village près de Pampelune, dans la Navarre. M. Eslava a fait publier une collection de musique d'église composée par les meilleurs artistes espagnols, depuis le XVIe siècle jusqu'au XIXe, accompagnée de notices, sous le litre : Lira sacro-hispana, etc. (Lyre sacrée de l'Espagne, etc.). On a également de M. Eslava un ouvrage intitulé : Museo organico espanol; c'est une collection d'oeuvres des meilleurs organistes espagnols, avec des notices biographiques. On y trouve aussi des pièces d'orgue de l'éditeur. En 1846, M. Eslava a fait paraître un solfège méthodique (Metodo de solfeo), qui a été adopté dans toute l'Espagne.

Garcia (Manuel), né à Madrid en 1805, professeur de chant au Conservatoire de Paris, a écrit à l'usage de ses élèves un excellent ouvrage intitulé : Traité complet de l'art du chant (Paris, 1847).

Eximeno (Don Antoine), jésuite espagnol et mathématicien, naquit en 1732 à Balbastro, dans l' Aragon. Parmi ses ouvrages on distingue le suivant (publié en italien) : De l'origine de la musique, ainsi que l'histoire de ses progrès, sa décadence et sa rénovation (Rome, 1774).

Hinestrosa (Louis-Venegas de), musicien espagnol du XVIe siècle, a laissé un traité (en langue espagnole) concernant la notation en tablature pour le luth, la harpe, la viole, le plain-chanl, le chant figuré et le contrepoint (Alcala de Henares), 1557.

Monserate (André de) , chapelain de l'église paroissiale de St-Martin à Valence, naquit en Catalogne dans la seconde moitié du XVIe siècle. On a de lui un bon Traité de chant ecclésiastique (en langue espagnole) publié en 1614.

Nassare (Paul), religieux cordelier, organiste du grand couvent de Si-François, à Saragosse, naquit en 1664 dans un village de l' Aragon. Son traité élémentaire de plain-chant, de musique mesurée, de contrepoint et de composition, en dialogues, sous le litre : Fragmentos musicos rcpartidos en quadro tratados, etc., parut à Saragosse en 1793. Mais l'ouvrage le plus important du P. Nassare est un trailé général de la musique, intitulé : Escuela musica segun lapratica moderna (1723-24).

Ramis ou Ramos de Pareja ou Pereja (Bartholomé) , professeur de musique, naquil à Baeza, dans l'Andalousie, vers 1440. Ramis a fait imprimer en 1482, les leçons qu'il avait données publiquement à Bologne, sous le titre : De musica tractatus sive musica pratica.

Saint-Isidore, archevêque de Séville, naquit à Carthagène vers 570. Parmi les écrits de ce père de l'église on remarque celui de : Originum sive elymologiarum libri XX (lre édit., Augsbourg, 1472). Les neuf premiers chapitres du 3me livre traitent de la musique. L'abbé Gerbert a inséré dans ses Scriptores ecclesiast. un traité de musique d'Isidore de Séville, intitulé : Sententiœ de musica.

Sancta-Maria (Thomas a) , moine espagnol , vécut vers le milieu du XVIe siècle, dans un couvent de Valladolid. Il a publié un livre intitulé : Art de jouer des fantaisies sur le rebec, la viole et tous les instruments à trois ou quatre cordes (en espagnol), 1565.

Soler (le P. Antoine), compositeur distingué, né en 1730, est connu comme écrivain musical par deux bons ouvrages , dont le premier est un Traite' de modulation, devenu célèbre en Espagne. Le second : Curiosidados de la musica, traite de la manière de déchiffrer la notation du moyen-âge.

Urena (Pierre d') , né dans la seconde moitié du XVIe siècle, était aveugle de naissance. Il composa en 1620 un traité de musique dans lequel il proposa d'abandonner le système de solmisalion par les muances, attribué à Guido d'Arezzo, en ajoutant aux noms des six premières notes de la game la septième syllabe ni. Caramuel de Lobkowifz a publié un abrégé de l'ouvrage d'Urena.

Viscargui (Gonsalve-Martinez de), prêtre et musicien espagnol, vécut au commencement du XVIe siècle On a de lui les deux ouvrages suivants (publiés en espagnol) : t° Intonation du plain- chant corrigée suivant l'usage des modernes (Burgos, 1511); 2° Art du plain- chant, du contrepoint et de la musique mesurée (Saragosse, 1512).

Yriarte (Don Thomas de), poète espagnol, né dans l'île de Teneriffe, vers 1750. Parmi ses productions littéraires se trouve le poème : La Musica, divisé en cinq chants (Madrid, 1779), que les Espagnols classent au nombre de leurs chefs-d'œuvre poétiques.

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