‹ Précis de l'histoire de la révolution françaiseChapitre 90 sur 226 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

Le camp tout Parit.

Pétition

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bait mille.

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autre côté, le refus de sanction ëtait de nature à provoquer les complications les plus fâcheuses. Comme Louis XVI éperdu tardait à se décider, Roland lui écrivit, sous Tinspiration de sa femme, une fort belle lettre pour rengager, au nom de ses intérêts propres et de ceux du pays, à ne |

pas refuser plus longtemps sa sanction aux décrets de ,

l'Assemblée. « La tranquillité publique la réclame et le salut des prêtres la sollicite, » y était-il dit. Cette lettre, respectueuse dans sa fermeté, fut mal accueillie. On se révolta à la cour contre Tinsolence de ces plébéiens qui ReiiToi prétendaient tracer au roi sa ligne de conduite. Le renvoi ci«f ministret ^^g ministres Servan, Clavière et Roland fut coiwenu, d'accord avec Dumouriez, à qui l'on promit du reste, afin de calmer l'efifervescence publique, de sanctionner les décrets sur les prêtres et sur le camp de vingt mille hommes. Le 13 juin les ministres de l'intérieur^ des finances et de la guerre reçurent notification de leur renvoi. Dès que cette nouvelle fut connue de l'Assemblée, elle porta au comble l'irritation des Girondins. Us firent décréter, DumouHez présent, que les ministres déchus emportaient les regrets de la nation. Dumouriez, qui avait pris immédiatement pour lui le portefeuille de la guerre, lut un long rapport dans lequel il avait décrit, d'une façon fort peu rassurante, notre situation militaire. Il fut apostrophé en termes pleins de colère, traité de traître et de calomniateur, menacé de la haute cour. Les girondins se déchaînèrent contre lui avec une violence inouïe. Ils l'avaient porté aux nues , ils avaient vanté ses talents et son patriotisme quelques mois auparavant; ils le proclamèrent le plus vil des intrigants. Simple efiet d'ambition déçue. Ils vont se rejeter dans l'opposition la plus accentuée, jusqu'au jour où ils auront l'espérance de ressaisir le pouvoir. Quant à Dumouriez, lorsque le surlendemain il sollicita du roi la sanction des décrets, on lui répondit par un refus catégo-

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