‹ Précis de l'histoire de la révolution françaiseChapitre 89 sur 226 · CHAPITRE 8EPT1ÈMB 22t · texte numérisé non relu

CHAPITRE 8EPT1ÈMB 22t

donné sa démission, et qne le roi s'était décidé à écrire an jeune successeur de Léopold une lettre comminatoire* Moins heureux que Narbonne, qu*à la voix de Fauchet on ayait absous quelques jours auparavant, M. de Noailles fut séance tenante décrété d'accusation. Ce décret sérère fut il est vrai, rapporté le 19, jour où Ton apprît que Tem- * pereur était disposé à réclamer la satisfaction dés princes allemands pour leurs terres en Alsace , et celle du pape pour le comtat d'Avignon.' Le lendemain Louis XYI parut accompagné de tous ses ministres. Dumouriez lut un rapport dans lequel la situation se trouvait longuement exposée et dont la conclusion était une déclaration de guerre à l'Autriche. Après quoi le roi prit la parole pour proposer formellement la guerre contre le roi de Hongrie et de Bohême. En s'exprimant de la sorte il avait les larmes aux yeux, et sa voix était profondément altérée.

La discussion s*ouvrit le soir même. Il ne s'sigissait plus ici de la guerre restreinte sur laquelle, au mois de novembre dernier, la cour, les Constitutionnels et les Girondins étaient d'accord, mais d'une guerre qui, selon l'expression de Bazire, pouvait faire coider des flots de sang, et compromettre peut-être la liberté du genre humain. Presque tous les membres de l'Assemblée votèrent dans le même sens, mais évidemment avec des espérances bien diverses. Seul, un député de la Haute-Marne, Becquet, combattit résolument la proposition royale, qui fut adoptée à l'unanimité, moins septvoix. Condorcet lutensuite une remarquable déclaration de principes, et Vergniaud, cédant à l'enthousiasme révolutionnaire, somma ses collègues d'envoyer à tous les échos du pays ces mots i^blimes : Vivre kbre ou mourir l La constitution tout entière ou la mortf L^Assemblée termina sa séance en votant, au milieu des transports, un décret longuement motivé, et par lequel elle déclara solennellement la guerre à l'Autriche. Mais ce n'était pas là seulement la guerre aux rois et la paix aux

nations, comme le demandait Merlin (de Thiônville), c'était aussi) hélas ! la guerre aux nations, bien que telle n'ait pas été la pensée de la France.

Déehatnemeot Les Girondins devaient être satisfaits. Ils tenaient le pou- *^ ^^^* ^^îï* ®û tutelle, et la guerre, objet de tous leurs vœux, était Bobespierre. * déclarée. Eh bien ! une chose les offusquait encore et trou* blait leur quiétude : c'était là popularité d'un homme, celle de Robespierre. Pour la détruire, ils mirent tout en œuvre, tout ce que peut enfanter le démon de la haine et de l'envie. âes moindres actes, ses moindres paroles devenaient entre leurs mains un texte d'accusation contre lui. Vient-il * à se démettre de ses fbnctions d'accusateur public — les* quelles, par parenthèse, étaient fort bien rétribuées <— pour se consacrer entièrement, dans un journal dont le premier numéro allait bientôt paraître, à la défense des principes de la Révolution, ils crient à la désertion. Le 13 avril, il jure aux Jacobins qu'il ne veut d'aucune place; tous ceux qui tenaient de la faveur des Girondins quelque bon poste, comme les Girey-Dupré, les Réal, les Santhonax et autres, y voient une censure de leur conduite et se déchaînent contre lui. Il n'est pas jusqu'à Théroigne de Méricourt, jolie Luxembourgeoise qu'on avait vue figurer dans les journées d'octobre,- qu'ils n'aient enrôlée dans leurs rangs. Nul doute que par leurs journaux, la CAwfuque de Paris ^ de Gondorcet,le Patriote français^ de Brissot, les Annales fMitnotiques, de Mercier et Carra, le Courrier des départements^ de Gorsas, et bientôt par la Sentinelle, de Louvet, dont le ministère de l'intérieur paya tous les frais, ils ne se crussent assurés de jeter bas une réputation déjà oo» lossale et qui, jusqu'au 9 Thermidor, résistera à tous leurs coups. Il ne faut pas s'étonner si, poussé à bout, Robespierre finit par sortir du calme avec lequel il avait répondu d*abord à ses impitoyables agresseurs, et s'il se décida i •rendre attaque pour attaque et blessure pour blessure. Condorcet avait écrit dans s<hi journal que les adver-

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saires de la guenre étaient yendus à la liiâe civile. On n'ayait pas manqué de relever, cette calomnie toute gra* toite ; Merlin (de Thionville), Tallien, et quelques autres, aux Jacobins» prirent vivement à partie le rédacteur de la Chnmiçue et son compère Brissot. La guerre étant déclarée, les véritables patriotes ne demandaient plus qu'une chose maintenant, c'était qu'elle fût bien conduite. Or, était-il prudent de laisser à la tête de l'armée un homme ostensiblement dévoué aux Feuillants et à la cour, un homme qui avait été appelé au commandement en violation du décret fameux par lequel il avait été interdit à tout membre de l'Assemblée constituante d'accepter du pouvoir aucune place pendant quatre années à partir de l'expiration de son mandat? Voilà quelle fut Tune des grandes questions agitées dans les clubs et dans les journaux. Le 23 avril, Robespierre réclama énergiquement, aux Jacobins, la destitution de Lafayette. Des Girondins, pas un mot. Il avait même pris soin de déolarer qu'il n'était pour rien dans centaines dénonciations faites contre Rœderer, Fauchet et Vergniaud, par Collot-d'Herbois et Chabot. Ce n'en fut pas moins contre lui que Brissot dirigea les insinuations les plus blessantes dans un long factum consacré à la glorification deCondorcet,etdontilvint le surlendemain donner lecture à la société. La prudence commandait pourtant à Brissot un peu plus de réserve, car il y avait trop de points par où il était vulnérable. Pour avoir un jour outrageusement traité l'auteur des Révolutions de France et de Brabant^ il s'était attiré de la part de Camille Desmoulins un pamphlet fameux, /. P. Brissot démasqué, dont il gardait encore les traces saignantes. Après lui, s'élança à la tribune l'impétueux Guadet qui, révélant involjontairement le véritable crime de Robespierre aux yeux de la Gironde, l'accusa d'être « l'idole du peuple,» et lui conseilla de s'imposer à lui-même la peine de l'ostracisme pour se dérober à l'idolâtrie populaire. On ne croirait point ces choses-là,

tu HISTOîKB BB LA RfiVÛLUTiON

en vérîtë, si les journaux du temps ne les avaient pas soigneusement enregistrées. Mais ce n'était pas tout: Guadêt eut rimpudence de reprocher à Maximilien de disposer dé Iaplumede'.Marat,etd'ayoirfait écrire, dans ÏAmidupeupk, que le temps était venu de donner un dictateur à la France. Voilà la première accusation de dictature lancée à la tête de Robespierre. Rien de touchant et de concluant à la fois comme la réponse improvisée de celui-ci. Deux jours après, il reprit la parole, et, dans un des plus imposants discours dont l'histoire ait gardé le souvenir, il retraça sa conduite depuis Torigine de la Révolution, pulvérisa les accusations de ses adversaires, vengea Tauteur du Contrat social des amertumes dont sa vie avait été abreuvée par de prétendus philosophes, et termina par un éloquent appel à la concorde, qui, hélas t ne fut guère entendu, malgré une tentative de conciliation de la part du maire de Paris. Le lendemain même, Brissot avait Tinfamie d*écrire dans le Patriote français : « Trois opinions partagent le public sur M. de Robespierre. Les uns le'croient fou, les autres attribuent sa conduite à une vanité blessée, un troisième le croit mis en œuvre par la liste civile. » Non contents de cela, Guadet et Brissot publièrent leurs discours avec de notables changements, en les ornant de commentaires injurieux, et toutes les feuilles dont ils disposaient charrièrent à Tenvi leurs lâches calomnies. La société des Jacobins, à laquelle appartenait tout ce quML y avait de patriotes distingués à Paris, s'émut, et, indignée, elle déclara solennellement, au milieu de transports d'enthousiasme, que la manière dont Brissot et Guadet avaient rendu compte des faits qui s'étaient passés dans son sein était mensongère; que les inculpations dirigées contre Robespierre étaient démenties par la notoriété publique et par toute sa conduite privée ; et elle arrêtaque cette déclaration, imprimée à ses frais, serait envoyée à toutes les sociétés affiliées. Dans cette grande querelle, la presse dé-

GHAPI9RB SBPTIÈIIÉ tf^

mocrafiqàe presque tout entière prit parti contre les calomniateurs, que l'on flétrit du nom de Bmwiinn. Marat» qui, au milieu de ses hyperboles sanglantes, ayait du moins le mérite de la franchise, yint rendre témoignage contre euxv n raconta, dans Y Ami du peupk, la seule entrevue qu'il eût eue avec Robespierre, comment celui-ci lui avait reproché d'avoir en partie détruit la prodigieuse influence de sa feuille en trempant sa plume dans le sang, en par* lant sans cesse de poignards et de corde, et comment aussi il avait gardé de cette entrevue l'impression, qu'en réunissant aux lumières d'un sage sénateur l'intégrité d'un homme de bien et le zèle d'un vrai patriote, Robespierre manquait des vues et de l'audace d'un homme d'État. Tant d*hommages rendus au patriotisme et à la pureté des intentions d'un adversaire ne firent qu'aocroître l'exaspération des meneurs girondins, dont la colère allait bientôt trouver dans les événements mêmes des aliments nouveaux.

Comme l'avait pressenti Robespierre, la guerre, menée pramières par des officiers royalistes et avant qu'on y fût bien préparé, *^P?,^^^i^* ne devait pas, au début, être heureuse pour la Révolution. La coalition, à peine afiaiblie parla mortde Gustave III,roi de Suède, tombé sous la balle d'Ânkrastrœm, et qui s'était fait fort de mettre les Jacobins à la raison, était en possession d'un ensemble de forces qui permettait aux souverains étrangers d'espérer qu'avant peu ils auraient triomphé dé nos troupes mal commandées. Aux premiers coups de fusils ils se crurent certains du succès. Les généraux fran* çais avaient reçu l'ordre d'envahir la Belgique, où Dumouriez pensait trouver un point d'appui solide parmi les révoltés brabançons. Le premier corps d'armée qui donna, sous les ordres de l'ancien duc de Biron, se débanda, sans «ombattre pour ainsi dire, aux environs de Mons et de Courtrai, et un officier supérieur, Théobald Dillon, fut massacré par ses soldats,

militaires.

m HISTpiItS OB U RÉVOLUTION

xAi 1792. Cette fâcheuse nourelle, connue à Paris dans la journée du l""' mai, excita les rumeurs et les récriminations des patriotes. Les Gironclins, devenus les amis du pouvoir, 7 répondirent par des mesures de rigueur pour lesquelles ils s'associèrent aux Feuillants. Ils frappèrent VAmi du peuple^ auquel, en manière de compensation, ils aocou* plèrent ÏAmi du roi. Marat et Royou furent l'un et l'autre l'objet d'un décret d'accusation, sur une motion de La* source, chaudement appuyée par Guadet. En même temps^ Fête on vit, non saisis étonnement, les Girondins s'associer à on desP^""*" projet de fête imaginée par les Feuillants en l'honneur de Simonneau, ce maire d'Étampes, dont nous avons signalé le meurtre. S'il s'était agi simplement d'honorer la mé* moire d'un magistrat du peuple tombé dans l'exercice de ses fonctions, c'eût été bien ; mais il y avait là une inten* tion politique évidente : ce que voulaient les Gonstltutionpels, c'était une revanche de la fête de la liberté. Les écrivains patriotes réclamèrent vivement. 11 fut à peu près démontré que, loin d'être un héros, Simonneau était un spéculateur avide, et qu'il avait couru au-devant de sa perte, en voulant réprimer avec beaucoup trop d'énergie quelques désordres survenus à l'occasion des subsistances. La £ète n'en eut pas moins lieu. On en put voir la signification dans les seuls noms^de ceux qui en furent les ordonnateurs: c'étaient Quatremère de Quincy,iepoëte Roucher et Bupont (de Nemours). Mais quelle différence avec la fête de lia liberté ! Celle-ci avait été une véritable fête populaire; celle-là, à laquelle le peuple se garda bien d'assister, fut une cérémonie de fonctionnaires publics.

Ainsi la réaction trouvait un appoint dans la Gironde, dont l'influence venait de se fortifier par l'élévation d'une de leurs créatures, le colonel Servan, au ministère de la guerre, à la place de l'incapable de Grave. L'audace croisa santé des royalistes arrêta à temps les Girondins sur la voie où ils remontaient le courant de ]a Révolution- Un juge de

CHANTRE SEPTIÈYB

paix nommé Larivière, s*ëtant permis de décerner un mandat d'amener contre les députés Bazire, Chabot et Merlin, à l'occasicm d'une plainte déposée par Bertrand de Moleville contre le journaliste Carra, qui Tavait accusé d'être membre d'un comité autrichien, il j eut une explo* sion de colères au sein de l'Assemblée législative. A la voix irritée de Guadet, on décréta d'accusation l'imprudent juge de paix, qui, à quelques mois de là, devait périr dans les massacres de Versailles. Gensonné et Brissot, de leur côté, s'engagèrent à prouver l'existence du comité autrichien, et ils s'efforcèrent de le faire dans la séance du 23^ mai. Ce qui alors était seulement soupçonné, et ce qui est avéré aujourd'hui , c'est que, à l'heure même où nos troupes se heurtaient contre celles de l'Autriche, Louis XVI entretenait des intelligences secrètes avec les cours de Vienne et de Berlin ; et c'est son entremetteur lui-même, Mallet du Pan, qui nous a révélé ces choses indignes. Brissot ne se trompait donc pas de beaucoup en dénonçante l'existence d'un comité autrichien ; mais où il commit une véritable infamie, ce fut en accusant de complicité avec la cour un certain parti hostile d la guerre offensive. Ce certain parti, c'étaient Danton, Camille Desmoulins, Billaud-Varenne et Robespierre. L'imprudent Brissot s'attira, de la part de ce dernier, dans le Défenseur de la CanstitutUmf qui venait de paraître, une réponse terrible, et les Réwluiions de Paris lui jetèrent à la face Tépithète d'Escobar. Egarés par la haine, Brissot et ses amis semblaient frappés de vertige.

Cependant ils sentirent la nécessité de rompre avec la cour et les Feuillants, pour ne point se dépopulariser tout a fait. Il n'étaij; bruit que de complots royalistes, d'une Saint-Barthélémy prochaine de patriotes; le 38 mai, l'Assemblée législative ôe déclara en permanence, comme au jour des grands périls. La veille, sur une motion de Vergniaud, elle avait rendu un nouveau décret contre les prè-

Le comité autriohien.

Nouveau

décret

contre

les prêtres.

très insermentés, décret au sujet duquel, peu de temps auparavant, elle avait entendu un long rapport de François (deNeufchâteau). En vertu de ce décret, effroyablement tjrannique, il suffirait d*une demande signée de vingt citoyens actifs d*un même canton, pour que le directoire du département prononçât la déportation de tout ecclésiastique qui n'aurait point prêté serment, ou qui, Tayant prêté, se serait rétracté. Le roi se montra douloureusement affecté de cette mesure. Non moins sensible lui fut le licenciement Licenciement ^e sa garde. Formée en partie, comme' la avoué Dumou- *du roi. * riez, d'une foule de coupe-jarrets, gens sans aveu et disposés à faire sauter au besoin l'Assemblée pour un peu d'or, cette garde fut, de la part de Bazire, dans la séance du 29 mai, l'objet d'une dénonciation longuement motivée. Vivement appuyée par Guadet et par Vergniaud, la proposition de la licencier fut adoptée d'urgence, et l'ex-duc de Brissac, son commandant, fut séance tenante décrété d'accusation.

En même temps, les Girondins continuaient xsontre Robespierre leur guerre à outrance. Le maréchal Rochambeau ayant été rayé de la liste des Jacobins pour avoir donné sa démission après les premiers échecs de nos armes, le journal de Condorcet publia qu'on eût dû appliquer le même traitement à Robespierre pour s'être démis de ses fonctions d'accusateur public. Étonnez-vous donc qu'en se défendant, il ait, lui aussi, dépassé la mesure et retourné parfois contre ses adversaires l'arme empoisoanée dont ils se servaient contre lui. Où il ne se trompa point, ce fut en les' appelant des intrigants, nom qu'a ratifié l'histoire. Un des leurs, un futur préfet et baron impérial, nomméMéchin, s'étant avisé un jour, aux Jacobins, de demander qu'on ne fût admis aux séances qu'en justifiant du payement de ses contributions, Robespierre réclama l'ordre du jour au nom des citoyens pauvres ; ce fut un nouveau sujet d'accusation contre lui« à ce point que

CBAPITRB SBPTIÈUE

Danton s'écria, indigné, qae le temps n'était pas éloigné peut-être où il faudrait tonner contre ceux qui, depuis trois mois, attaquaient une vertu consacrée par trois années de Révolution. Sombre menace , dont malheureusement il ne fut tenu aucun compte. A l'instigation des Girondins, le ministre de la guerre vint inopinément, dans la séance du 4 juin, proposer à TAssemblée de réunir sous Paris nn camp de vingt mille hommes, composé de fédérés envoyés par les cantons, afin d'assurer la tranquillité dans les campagnes. Ennemi en principe des agglomérations armées, et redoutant toujours l'ascendant que, suivant ses propres expressions, des généraux habiles et victorieux peuvent prendre sur leurs soldats, Robespierre trouva la mesure mauvaise : on le traita de parjure et de traître. Singulier respect de la liberté des opinions ! Cette levée extraordinaire de vingt mille hommes fut décrétée le 8 juin.

Louis XYI avait accepté, bien à contre-cœur, le décret de licenciement de sa garde. Mais accorderait-il sa sanction au décret sur les prêtres et à celui relatif au camp? Son entourage lui présentait le premier comme une nouvelle attaque contre la religion. Sa perplexité s'accrut d*un arrêté rendu parla municipalité parisienne à l'occasion de la Fête-Dieu, et qui interdisait les processions dans les mes : arrêté fort sage assurément, contre lequel s'éleva néanmoins le sceptique Camille, en disant que le bon Dieu n'était pas mûr encore. Quant aux fédérés, on les lui peignit comme autant de coquins disposés à saccager .le trône et l'autel. Il n'est pas douteux que la reine, pour sa part, n'ait eu une peur e£frojable de ces vingt mille volontaires qui, de tous les points de la France, allaient venir à Paris se mettra au service de la Révolution. Et, comme pour donner à la résistance du roi un prétexte plausible, on parvint à grouper huit mille signatures au bas d'une pétition hostile au décret concernant le camp de vingt mille hommes. D'un

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