Livre des Annales des Capwins , p
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laquelle était quitte des décimes, des impôts et des subsides présents et futurs'.
Ce traité, homologué par lettres-patentes du roi en date
du 49 septembre 4576, sentait quelque peu la simonie ; néanmoins Paparin muni de cette pièce , obtint ses bulles du pape Grégoire XIII le 45 septembre 1572. Vers la fin du mois de noTembre, il se rendit dans son diocèse, et après aToir séjoomé pendant quelque temps àlaBàtie-Neuve, il fit son entrée dans Gap le 15 décembre suivant. Contre l'usage, il prêta serment dans Tintérieur de la ville à la réquisition de Claude Servel,écuyer et second consul; il jura d'en observer les libertés et les franchises contenues en un Umre eùU9ert de rouge, exceptant toutefois le traité intervenu entre Gabriel de Clermont et les habitants an sujet des fours de la ville et outrée ehoeee y eontennee. Le nouveau prélat requit à son tour les consuls de le reconnaître comme seigneur spirituel et temporel , et reçut leur serment , de tout quoi M» Chérubin Rambaud , notaire et secrétaire de la ville , dressa un acte authentique , le premier de son espèce, puisque jusqu'alors le serment •avait été simple et non réciproque *•
Les longues tribulations qu'éprouva Paparin de Chaumont pendant le cours de son épiscopat ont été exposées dans le texte. On a vu combien son repos avait été troublé par les hérétiques et même par les mauvais catholiques, au nombre desquels il plaçait en première ligne le gouverneur de Gap , Balthazar de Combourcier , sieur du
* Acte du 14 novembre Vôli, reçu par Gabriel Martin, notaire à Selles enBerri, aux archives de la préfecture.
' Juvenis, Aotet autographes , p. 13.
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Monestier. Cependant, le 28 avril 1585, Use vit contraint, devant Maugiron, lieutenant général de la province, et en présence des sieurs de Lessins , d'Haultefar et autres ' genUlshommes dauphinois , de loaserire une déclaratioa portant que < pour satisfoire à M. do Konestier, H* l'évék que dira qu'il n'a jamais pensé d'oifenser la réputation « dndit sieur du Monestier ; ains qu'il le tient pour che- « valier d'honneur et probité , bon et fidèle serviteur du « roi , amateur de sa patrie , et sans reproche. Et pour « le regard de ce qui s'est passé ci-devant, ç'a été à Tor- « dinaire les procès où chacun fait ce qu*il peut. Gomme t aussi ce qui a été déclaré par l'arrêt de la Cour obtenu ^ c par ledit sieur du Monestier , ç'a été pour la conserva* « tion de son honneur , et non pour la charge de celui ^ € duditsieurévêque, lequel il n*a voulu non plus offenser, « ains le veut rechercher et honorer comme prélat, et « St. de la qualité qu'il est. »
Bien des fois , notre évêque avait été forcé de se retirer à la Beaume-lés-Sisteron , et entre autres , à l'époque où Lesdigoières se rendit maître de la ville de Gap (1577). Dans le courant de la même année , il publia un bulle pour rétablissement d'un collège et d'un séminaire dans cette ville ; mais les malheurs d'une guerre si souvent quittée et reprise empêchèrent l'exécution de ce double bienfait. Ensuite , il convoqua dans l'asile qu'il s'était vu forcé de choisir tous les ecclésiastiques de soil diocèse, et, à la suite de plusieurs conférences, il dressa les statuts synodaux mentionnés dans le Précis historique. En 1379 , il adressa au grand prieur de France , gouverneur de la Provence , une requête pour le supplier de faire informer contre les coupables qui en cette année et
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les années précédentes » avalent prins et cueilly par force les dîmes elles rentes qui lui appartenaient dans Tétendue de son diocèse. L'ordonnance du gouverneur, toute fiiTorable aux prétentions du prélat , ne put reoevoir son ezéeution.
Pendant son séjour à la Baume , notre évêque assista à toutes les assemblées du clergé tenues à Aix et particulièrement au concile de 1585 qui eut lieu dans cette ville et qu'il avait provoqué ; il se rendit également aux assemblées des trois ordres dé la province et souvent il les présida. Le duc d'Kpernon , gouverneur de Provence et Lavalette, son frère, allaient souvenl le visiter à la Baume lorsque les circonstances les obligeaient de faire de Si»teron leur séjour ordinaire , pour obtenir ses conseils sorles affiiires épineuses qui se présentèrent si fréquemment pendant les guerres de religion. A l'avènement d'Henri IV, il fit sa paix avec Lesdiguières afin de pouvoir exercer librement ses fonctions épiscopales dans l'étendue de son diocèse. Le traité intervenu entre lui et son vainqueur renfermait une clause désespérante et contraire peut-être aux saints canons , car il se soumit à lui -céder les seigneuries du Glaixil et du Noyer dépendant du domaine de l'évèché ; mais sa présence d'esprit ne l'aban^ donna pas en cette conjoncture : il tâcha de rendre cette clause illusoire en rédigeant secrètement une protestation contre cette partie du traité , dans laquelle il déclarait qu'il n'entendait nullement faire cession des deux seigneuries au préjudice de ses successeurs. Moralement parlani, ce n*est pas ici la plus belle page de son bisloire. Paparin eut à démêler quelques affaires temporelles avec les communautés qui se trouvaient dans sa dépendance, et
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particulièrement avec la vUle de Gap , dont il s'était aliéné Tesprit en suscitant le grand procès snr la directe nniyerselle et en usurpant le titre de comte de cette ville; il traita pour la dernière fois avec elle le 9h mars I60D relativement à sa juridiction et à celle du courier ou juge de police\ Notre évêque avait été nommé député par l'assemblée provinciale du clergé d'Aix à l'assemblée générale du clergé de France qui s'était réunie à Paris quelques années auparavant. De retour de la capitale » il se porta à un acte de violence dont le récit nous a été transmis sans malice aucune par un vénérable père de Tordre de Saint-François qui écrivait en l'année 1658. Je craindrais d'en altérer la fraîcheur, et surtout de ne pas rendre convenablement la douce et presque imperceptible satisfaction qu*épronve ce bon père en voyant notre prélat cb&tier, comme elle le méritait , l'insolence d'un ministre huguenot, si je ne copiais exactement ses propres paroles : « A son retour, tout le corps delà ville de € Gap l'alla visiter. Le ministre crut qu'il en devoit « faire de mesme, et y estant allé, se promenant avec c ledit seigneur évesque dans sa salie, il feut si téméraire « que de luy dire que la ville de Gap recevoit ce jour le • grand bonneur de voir leurs deux pasteurs ensemble. « Ce seigneur feut si oifenséde cette insolence, et qu'un « petit ministre osât s'esgaler avec luy qui estoit son « prélat et son seigneur , n'estant que son subject , corn- « me il estoit robuste , d'une riche taille et bien propor- « tionnée, il saisit cet insolent et lejeUapar lafeimir^. »
* Itwuaeilondu S4 mcnvlOOG. Livre looge, 309 et 310.
* Livre des Ânnaks des Capucim , p. 5U-60.
Paparin de Chanmont avait pris en grande affection
sa retraite de la Baume; il s'occupait, autant que les troubles incessants de celle époque pouvaient la permettre, à améliorer le sort des habitants de cette paroisse. Le premier il conçut un dessein qui plus tard reçut son entière exécution par la constance et la fermeté d'un évéque de Sisteron, et qui , d'un pays agreste et improductif, en a fait un jardin riant, propre à tous les genres de culture. Le roi avait permis à Paparin de dériver l eau du torrent de Sasse pour arroser les côteaux et la plaine de la Baume : notre évêque commença par faire percer un rocher de trois mille pas de long poar amener les eaux ; mais son grand âge , la maladie à laquelle il succomba et qui durait depuis nn an , le dégoût qu'elle lui inspira pour les choses du monde et qui ne luy permit plus que de s'occuper de Dieu et des joies du paradis suspendirent l'exécution du canal*. Pourquoi le nom de Paparin ne se trouve-t-il pas à côté de celui de Saint-Tropez sur le monument élevé à ce dernier par la reconnaissance des habitants de la Baume et de Sisteron?
C'est à la Baume que Pierre Paparin de Chaumont termina sa longue et orageuse carrière le t*'aoùt 4600. Ses restes furent déposés dans un caveau de l'église des frères prêcheurs , près du maître autel du cété de l'évangile.
Indépendamment des statuts synodaux dressés à la Baume le 7 mai 4579, notre prélat paraissant d'abord ne s'occuper dans sa retraite que des affaires du ciel , y écrivit encore un livre de paraphrases sur les Psaumes de David* Ce livre et les statuts synodanx lurent ensuite livrés à l'impression.
4 Livre des Annales des Cc^pucinty p. 59.— >Arlus de Lionne, Rolle des évesques de Gap.
NOTES
JNote O 9 puce tilt*
(«614.) Ekcte niikipiksdi «5 mi «614.
« Au lieu de reproduire les dispositions du règlement
politique du ih mai 4614 , ne préféreriez vous pas de le voir mettre à exécution dans la partie qui concerne l'élection consulaire ?~ Venez , suivez-moi sur la place Saint- Etienne où nous trouverons les notables habitants réunis pour se coneerter sans pamphlets, sans injures et sans calomnies préalables , sur les choix qu'ils sont appelés à faire ce jourd'hui 45 mai de Tannée susdite.
« Une heure sonne à l'horloge de la maison consulaire, et Toilà que Claude Grolly, crleur et trompette de la yille , publie pour la dernière fois à hante et intelligible ▼oi& que la séance ya s'ouvrir. La cloche du beffroi lui
coupe la parole, et chacun s'achemine vers la maison consulaire. Suivons la foule, et entrons avec les électeurs dans la grande chambre d'icelle : le valet de ville ne nous refusera pas l'entrée puisque nous portons un justeau-corps de ratine de Vienne aussi propre et aussi bien confectionné que ceux de messieurs du petit conseil; il ne pourra se dispenser de croire què nous en faisons partie , et que nous sommes bien supérieurs par le rang qui nous est assigné dans la liste électorale, à cette foule d'élec- . teurs vêtus d'une grossière veste de cordelia.
c Déjà le bureau à pris place Mais, quelle atteinte
à nos vieilles franchises * ITest-ce pas le gouverneur de la ville, le seigneur du Villar, cet huguenot invétéré , qui va présider rasseuiblée? — Dévorons en silence ce fruit amer de nos discordes civiles.— A sa droite vous
voyez le premier consul actuel noble Hector Raud, sieur deCardebal et de Sagnon, età sa gauche les deux autres consuls ou plutôt les deux capitaines Gabriel Gandalie et Georges Patac. A la droite du sieur de Sagnon est assis maître Jean Chabot » procureur de la ville / et à la suite des deux capitaines, se présentent les deux députés du clergé qui viennent siéger en vertu du traité du 29 janvier 4274 que nos seigneurs-évêques ne laissent pas tomber en désuétude , et des règlements plus récents sur- Tenus à la suite de l'édit de Nantes; Tun est le vieux chanoine Paul de Beauvois , dont l'existence parait indéfinie et qui représente le vénérable chapitre ; l'autre est messire Pierre Léautier, prêtre bénéficier de la cathédrale , commis par la respectable université de cette église. Ce vieillard encore vert tenant la plume au bas de la table , vous est connu depuis nombre d'années ; c'est ce même Jean-Ariey Rostaing, notaire royal, congredfier épiscopal et secrétaire de la ville et communauté, qui, en qualité de recteur des pénitents, conduisait sa congrégation à Marseille en 4604^, et achetait, l'année suivante , en cette dernière qualité , les ruines de Saint- Jean-le-Rond pour y élever la chétive chapelle où Mgr. du Villar ne lui laisse pas chanter paisiblement l'office du Saint-Esprit.
« Voyez-vous dans l'endroit le plus apparent de la salle ces électeurs qui semblent faire bande à part P Ce sont quelques-uns des hommes nobles ou prélendus tels de la cité , Jean de Comboursier , sieur de la Grange ; l'avocat Jean Abon; Pierre du Taure; Claude Davin, sieur de Beaujeu ; Claude Blanc , sieur de Camargues ; Gaspard du Tanc, et les capitaines Arnoulx de Bardonenche et Paul Boothoux. De l'autre côté figurent parmi
Se40 noTBs.
les avocats Jacques Velin , Elie Philibert et Anlhoine d« Gazeneufve; puis tous ces bourgeois et citoyeDS que maître RostaÎDg va vous faire connaître par leurs noms , surnoms , prénoms et qualités , car il tient déjà en main lecahiordes électeurs, ou plutôt du grand conseil de la communauté , pour fiiire Vappel nominal.
« Tn moment U. le gouverneur prend la parole.
C'est seulement pour nous prévenir que messieurs les consuls nous ont réunis en assemblée pour procéder à rélection consulaire ; ce que nous savions de reste par les criées aux carrefours de la ville faites par Claude -Grolly. Il nous admoneste au surplus de nous conduire avec toute modestie et sans passion; ce que toute sa puissance dans la ville ne lui fera pas obtenir. Le premier consul Hector Baud , en son nom et en celui de ses confrères , le remercie des ses admofittiona cf remonHranees ; puis se tournant vers l'assemblée il ajoute que les consuls rtmereUnîla compagnie de Vhonneur qu'Us ont heu de la pille eii leurs charges , ef deselarent estre bien marrys i^Us ne s'en sont acquittés comme ils devoycnt et comme leur intention estait. Toutefoys^ils y out faict tout ce qui a esté en leur possible ^ les suppliant des les en excuser. (Applaudissements ). Le sieur de Sagnon continue et conjure les électeurs de procéder mûrement et en paix, de quitter toutes haines t passions et rancunes , et d*opiner chacun par ordre ; qu'ayant ce matin convoqué le conseil parti* culier pour désigner les candidats au consulat de la ville, ce conseil a fait choix du seigneur de Montalquier et de U. l'avocat I^lie Philibert pour premier consul du parly de la Religion ; et pour le second consul qui, cette année doit être du parti catholique , le sieur Roche , médecin , et le sire Jacques Rostaing-la-Coste ; ayant laissé à la
compagnie le pouvoir de cboisirle troisième et les antres
officiers delà ville ainsi qu'elle l'entendra, conformément aux règlements; priant de nouveau les électeurs d'opiner chacun en ordre et d*advoer en tant que de hesoing leur négotiaHon et gestion deurant kur eoneulat et ekargee* (KoaTeanx applaudissements).
c Hsn'en finiront pas avec leurs harangues. Voilà maître Chabot , le procureur de la ville , qui prend la parole à son tour pour nous dire qu'il est venu à sa notice qu'il y a aukungs de la dicte ville quy ont faict des brigues « les ungs pour estre consiUi , les auUres procureur de la ville (on rit) ; atdtres, tecrétaire; aultres çiziteurs et eriminaulx. Et y pour hoster iee/Zes , il prie les consuls de faire prêter serment aux assistants , lesquels auront à déclarer si quelqu'un parmi eux a brigué ou a été requis par les Lrigueurs de donner leurs voix aux uns et aux autres , suivant ce qu'a esté trouvé bon par mofUiigneur le mareS" chai de Lesdigoières. (Murmures).
« Sire Jacques Rostaing se lève tout rouge de colère et déclare que, bien qu*il ail eu l'honneur d'être désigné avec M. Roche pour occuper la place de second consul , aucune brigue ne saurait lui être reprochée ; il somme le procureur de la ville de nommer tout haut les personnes qui se sont livrées à des menées aussi coupables.—// est un, réplique maître Chabot, qui a engagé une cédulede dix eseuB chez un ho$te pour qu'il donnât à boire et à manger à tous ceux qui promettraient de lui donner leurs suffrages. Le capitaine Biaise Michel doit le savoir, qu'il le dise !
« Je dis , répond le capitaine Michel , que maître Chùrles f l'hostecy présent t m'a nommé le sire François Davin , apothicaire. (Rires et chuchotements).
NOTES
« Le goaTerneur se lère pour mettre fin au débat ; il dit qu'M se faid tort de nommer ceuh quy foni télU$ hrigues , et nous invite à passer de suite à Féiection consulaire et à y procéder sans passion. ( Mouvement d'adliésien).
— En vérité , la ville de Gap était en progrès dès iùik , et ne fait guère mieux en Van de grâce 4843 !—
c L'appel nominal commence enfin. Le premier inscrit
au tableau se présente. C'est messire Paul de Beauvois qui , après avoir civilement remercié les consuls et les officiers de la ville de la peine qu'ils ont prise durant leurs charges , donne son suffrapre à deux des candidats désignés {Nir le conseil particulier pour la place de premier et de second consuls , et à qui il lui plait pour celle de troisième , ainsi que pour le procureur de la ville , le secrétaire, les visiteurs et les criminaux.
« Et aussitôt maître Rostaing constate le vote dans le •gros livre où il inscrit le procès-verbal de la séance*
t Les autres électeurs remercient et votent à haute et intelligible voix comme l'a fait M. le chanoine.
« Un grand nombre de votants, à rimitation des montons de Panarge , opinent comme ceux qui les ont précédés. Quelques-uns , sans doute de la race huguenote , remercient Mgr le gouverneur de la peine qu'il a bien voulu prendre de venir céans* (Murmures sur les bancs de droite). Mais voilà l'avocat Yelin qui , en cette dite qualité, fait précéder son vote d'un bean discours ; il complimente et gouverneur et consuls sur l'exerdce de leurs emplois ; mais , H eti marry que l'on n'ait pas désigné au conseil particulier celui qui figure en ce moment dans le second ordre des consuls , d'autant que l'on ne
pouvait choisir une personne plus capable et d'une plus grande utilité pour la ville. ^Le capitaine Gandalle se rengorge , et plusieurs membres du petit conseil froncent le sourcil).
« Guillaume Davin reste la bouche béante après avoir choisi pour premier consul le sieur de Montalquier. Quant an second , il estperplex^ d'autant qu*U ne çoytpas que le sieur Juvenie* qui avait esté nommé ey-devant et qui a en. main les plus grandes affaires de la ville , se trouve au nombre des candidats* il reconnaît à la vérité le sire Rostaing-la^oste pour un homme de bien, mais ne scait escrire , et il est d'autant plus important que le second consul soit lettré que le premier continuera de résider à Puy-Maure. Maître Davin laisse enfin tomber de sa bouche le nom du médecin Roche ; mais il refuse de nommer le troisième consul et le procureur de la ville.
« Le gouverneur fait observer que le sieur Juvenis mériterait d'occuper non seulement la seconde , mais aussi la première place du consulat de la ville. Toutefois, 8*il était élu , sa diarge de procureur du roi an baillage ne lui permettndt pas d'accepter , puisque le vi-bailli a déclaré qu'il s'opposerait à cette nomination : il ne restait donc qu'à prier ledkt sieur Jupenis de continuer son amytié et bien-veillance enpers la ville, ( Approbation).
« C'est au tour de M. le procureur de la ville. Pas de difficulté pour les consuls ; mais, arrivé an secrétaire de la communauté et avant de donner son suffrage , maître
* Ce Juvenis est le second du prénom de Raymond. G'éimt le père ou l'onde de rbistorien Ra^ond UI.
notes.
Jean Chabot conclut a ce que désormais cet employé se contente de ses gages; que pour les contrats qu'il aura à recevoir en faveur de la ville , si grands qu'ils puissent être , il n'exige qne vingt sons et deux eouh four ehascung fiUhet de$ tailhee^ pounra que chaque page ootttienne quinze lignes ; que les charges de procureur et de secrétaire de la ville ne puissent être données à un étranger qui ne l'aurait pas habitée pendant dix ans , d'aullatU que cy-devant il y a heu des secrétaires estrangers quy ont vendu des papiers de la çiUe concernant le procès qu'elle a contre Monseigneur de Gap , ce quy a potU un^ ^and préjudke à ieeUe. (Maître Jean-Ariey Rostaing • lève les épaules , et écrit en se pinçant les lèvres le vote de maître Jean Chabot, ainsi que celui de «tr« jénthoine de Caseneufve , qui a failt mesmes remerciements),
• Passons cette foule de muets qui ne savent prononcer que des noms propres,. pour arriver au recensement des votes émis* Maître Rostaing en &it le relevé sur son grimoire , et il en résulte que le seigneur de Montalquier ,
gouverneur de Puy-Maure , est élu premier consul ;
« Qu'Etienne Roche , médecin , et Ariey Jouglar , forestier, sont nommés , Tun second, et l'autre troisième consuls ;
« Que Clément Giraud devient procureur de la ville ;
t Que Pierre Brunet-Blocard en est le secrétaire. (Lira qui le pourra ses horribles grimoires ) ;
« Que le capitaine Guillaume Gobaud et le sire Joseph Brochier sont nommés visiteurs ;
• Et que Jean Benoyt et Jean de Domo , dit Saint-Arey, sont élus criminanls.
( Tonnerre d'applaudissements ).