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Au centre d'une \allée traversée par la Luye ou rAiluyc, petite rivière qui a sa source ^dans les marais de La Bâtie-Neuve et va se perdre dans la Durance après un cours de deux myriamètres, se montre la ville de Gap, chef-lieu du département des Hautes-Alpes , entre les monticules de Saint-Main et de Puy-Maure , et à égale distance des torrents de Bonne et duTureiet,
-f raie» M l'histoub
affluents de la Luye. La vallée présente un tableau assez pittoresque , vue du point élevé où
se termine une belle avenue bordée , sur une longueur de 3,000 mètres , de peupliers d'Italie, d*ormes et de saules de Babylone^, et alors que les premières neiges de Taulomne ont paré d'une couronne éclatante la cime des hautes montagnes qui la bordent à Tborizon , tandis qu'elle étale encore toute sa verdure et que la campagne est toujours ombragée par les noyers plus que séculaires qui la couvrent de toutes parts. Mais , en entrant dans la ville et en la parcourant , Tencbantement a cessé, car les rues en sont étroites €t tortueuses, les maisons fort irrégulières, et la plupart des édifices publics peu remarquables.
Toutefois on peut citer un beau corps de caserne , une lourde cathédrale , un élégant h6tel
de ville, un vaste séminaire, le riant hôpital civil et militaire, le palais de justice en deux volumes, le palais épiscopal pour lequel je ne saurais trouver d'épithète , la salle de spectacle pour laqudle je n'en trouverais que trop , et surtout le nouvel hôtel de la préfecture, où Ton
' Celle Ntefevainie 0«plMlAtle9tibraB4|pilabord«iilsoDtdiis aas soins de M . le btnm deUdonceUe, pendait son edminisInUoD dtns lesIMes-Alpes.
voit , dans la salle du conseil général , le mausolée du eonnétable de Lesdiguiëres.
Je Tais essayer de reproduire les traits saillants de rhistoirc de cette ville , qui , autant et peutêtre plus qu*une autre , eut aussi ses fours ét énergie , ses jours de triomphe et ses jours de défaite , ses longues tribulations et ses courts moments de paix et de tranquillité.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur le nom donné par les Romains à la ville de Gap ; mais
celui de P^apincum , consacré par Grégoire de Tours , par nos anciens titres et par nos cartulaires, a prévalu. Un savant , né dans ses murs et qui florissait dans la dernière moitié du XVII* siècle, Baymond Juvenis, emprunte tour- a -tour la langue de Rome , d'Athènes et de Jérusalem pour se livrer à de profondes recherches sur letymologie de ce nom et sur la transformation qu'il a subie. 11 parvient à démontrer que ^«op» en langue celtique « si^fie un fond , une ouverture , un abîme et même une vallée grasse , ce qui convient singulièrément à la position de la ville et de son territoire ; de plus, il ajoute qu'un savant médecin de cette même ville s'est étrangement fourvoyé lorsqu'il a soutenu que Gap n*est autre que la grande
% PKÉCIS DE t'niSTOlKB'
Gœsarée, parce que Ton trouve au quartier.de Saint-Main une ferme qui porte le nom de Capadoce*.
Voilà où en étaient nos savants sur ron^rinc , la situation elle nom de la \ille de Gap, lorsque un numismate distingué, un profond linguiste vint naguère débrouiller le cahos de nos antiquités : M. Picrquin de Gcmbloux a pensé (juc leiîisd'£sculape dont svM moqué Juvenis n était pas digne de risée autant que Ta supposé cet auteur; car, si la ville de Gap n'est pas la grande Gœsarée , elle avait du moins été civilisée par les Grecs venus de TAsie-mineure ou de Rhodes, ou peut-être même par ccsTyriens , compagnons d'Hercule , qui vinrent châtier Tinsolence d*Alpyon et de Brigion et les punir de leurs cruautés, quinze ou sehc cents ans avant Tcre chrétienne^. Gap, capitale de la république des Tricoriens , alors placardée au Mont-Kapados , que vulgairement nous appelons Saint-Main , partagea le sort des huit cents villes qui tombèrent au pouvoir du g allia' de César , bien qu'il n'ait pas daigné la mentionner dans ses commentaires.
* Raymond Juvcnis , Ilisloire inêdiU du Dauphiné , Ms. de la bibliothèque de Grenoble , pag. 95 et soiT.
* Voir la note A , a la fin.
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M. Pierquin suit avec dexlérilé les translormations subies par son nom primitif , fait preuve d'une grande érudition en exposant son système, et croit avoir parfaitement démontré : i"* que la ville de Gap est de beaucoup antérieure à la première mention qu'en fait l'histoire; 2° qu'elle existait mille ans au moins avant Jésus-Ghrist ; 3* qu'elle eut deux noms , Tun mystérieux et sa* cré , Tricorium; l'autre profane , Kapodunum ;
qu elle fut la capitale d'une république celtique, puis gallo-grecque, et enfin des Tricùrii; 5* que ses armoiries étaient une lionne représentée sur la statucte par lui possédée et trouvée sur ieMont-Kapados ; 6^ que son nom Kapodunum voulait dire sommet fortifié , ou bien jommet heureux et fortifié des Tricoriens; T** qu'elle était située sur le MorU-Kapados qui , au vi* siècle , prit le nom de Saint-Main , Saint-Méhen ou Saint-Meio; S^enûn, qu'on y battait monnaie neuf cents ans au moins avant la venue du Messie ^
Je me suis permis ailleurs de basarder quelques observations sur les résultats qui viennent
* Lettre à M. Gautier, conseiller de préfecture des Hautes- Alpes , sur les antiquitéi de Gap, par M. Fierquin de Gembloux ; Brocb. ia^S Grenoble ld57.
6 riias bs l'bibtoiii
d'être exposés ; elles tiennent plus à des faits contestables et à la connaissance des localités, qu'à odlede Fantiquité si femilière à M. de GemUiout; mais ce n est pas dans un abrégé tel que celui-ci que Ton peut suivre notre auteur dans la dis* cussion des preuves qu*il apporte à Tappui de son système.
pl8av. J. G.] Quoi qu'il en soit , il est certain que Torigine de la ville de Gap se perd dans la nuit des temps ; que Tannée d'Annibal campa sous ses murs , et que ce héros lui-même et son état-major s'établirent sur les flancs du Mont- Kapados, où ils furent nourris trois jours durant avant de se rendre en Italie par le Mont-Genèvre. Sous peine de lèse-département, nous ne saunons soutenir une opinion contraire. Si on nous parle de Polybc , nous montrons aussitôt Tite-Live; à de Luc nous opposons d'abord le président de Thou à qui les habitants de Freissinières ou de rArgentière montrèrent dans le xvj* siècle le chemin encore intact tenu par le grand capitaine » e1 qui crut dès-lors la question résolue* ; ensuite M. de Fortiaqui a suivi Annibal à la piste le long de r£ygues et à travers nos montagnes; Ghorier, luvenis, le P. Foumier et M. le baron de Ladoucette, qui lui font suivre la même route à
* HUUrire du préiiénii de ThoUf cb ST.
DB LA VILLE DE GAP
quelques différences près , el enfin feu M. Dongois d*Embrun, qui a traité la matière ex^professo^ et qui, à 1 exemple du héros deCarthage, est parvenu , avec du vinaigre, à fondre le plus dur rocher des Alpes. Il est donc démontré qu'à cette époque la ville de Gap, ou plutôt de Kapodunum, était fort considérable, quelle était la capitale des Tricoriens, si ce n'est des Siconiens ou des Tricolorieoâ , et que divers passages des anciens auteurs ne peuvent s^appliquer qu'au chef-lieu des Hautes-Alpes
Nous verrons bientôt cette ville sous la domination des Romains , d'où elle passa successivement sous celle des Burgondes , des Fraaks de la première et de la seconde race , de Boson et des rois de Bourgogne ses successeurs, des empereurs d* Allemagne , des comtes de Forcalquier et de Provence , et des dauphins de Viennois. Dès le XII*' siècle, ses évêques prétendirent à une souveraineté immédiate, et si jamais ils Tout pleinement exercée , ce n*a pas été sans une vive et constante opposition de la part de tous ses habi« tants à qui aucun sacrifice n^a jamais coûté pour la leur disputer, alors même que les dauphins leur rendaient hommage pour les terres qu'ils possédaient dans Tétendue du diocèse.
«YMRLAlimB.
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' G*est fort tard que les habitants des Alpes
furent réunis à la province romaine dont Narbonne fut la capitale. iMBrigances^ les Ebroduniens les Caturtges et les TricoHens ne furent pas si faciles à dompter que les autres peuples de la Gaule méridionale. César ne par- Tint pas même à les soumettre , et ce ne fut que sous Auguste et même sous Néron qu'ils subirent le joug des Romains. Gap fit d abord partie de la Narbonnaise , et , lors du changement opéré au temps de Constantin dans Tadministration de l*empire , elle devint Tune des sept cités comprises dans la Narbonnaise seconde sous la suprématie de la ville d'Aix ( Metropolis ci- 9Îia$ Aquensiwn). Alors la juridiction de la ville de Gap (Civitas Vaptncensiuni) devait s^ét^dre sur tout le diocèse , car 1 administration ecclé^ siastique fut eiactement calquée sur Tadminis* tration civile.
Nous n'étions pas encore passés sous le joug , lorsque douze hommes aussi ignorants dans les sciences que dans les lettres, partirent d'une province soumise à Rome pour tenter, eux aussi, la conquête du monde. Le mystère de la Rédemption venait de s'accomplir sur le Calvaire , et ces apôtres du Christ allaient dans toutes les direc-» tions annoncer la bonne nouvelle aux hommes civilisés comme aux barbares.
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' Dans le premier, le second , le troisième , ou même le quatrième siècle, saint Demetri us, disciple de lapôtre saint Jean , selon les uns , compagnon de saint Auspice , évêque d'Apt , selon les autres , ou disciple de saint Marcellin , premier évéque d'Ëmbrun , selon une troisième opinion , vint prêcher FÉvangile dans le diocèse de Gap , et souffrit le martyre dans cette ville. Tigide, Remedius, Erediuset Territus, qui lui succédèrent , y reçurent également la palme du martyre. Ensuite dans le v* et le vi* siècles , saint Constantin et saint Constance brillèrent dans les conciles et illustrèrent TEglise de Gap par leur science et leurs rares vertus.
' Mais déjà Tempire romain touchait à sa ruine dans la Gaule. Des nationsféroces et innombrables envahirent tous les pays entre les Alpes et les Pyrénées , entre l'Océan et le Rhin. Trois de ces nations parvinrent à y fonder des monarchies : les Franks dans le nord , les Visigoths dans le midi , et les Rurgondes à Torient. C*est sous la domination de ces derniers que tombèrent les Alpes , et ce fut heureux pour les habitants de cette contrée , puisqu'ils partagèrent sans trop de violence avec eux , ne prenant que les deux tiers de leurs terres et le tiers de leurs esclaves , respectant d ailleurs les droits et les usages des
PAÉCIS DE l'histoire
babilants romains et la foi de nos évéques, bien queles conquérants eussent embrassé rarlanisme. Toutefois la délicatesse romaine dut supporter avec dégoût ces grands corps bauts de sept pieds , leur langage rude , leurs cbansons broyantes ^ leurs cheveux luisants et assaisonnés d'un beurre aigre , et surtout leur Toracité à laquelle aurait suffi à peine la cuisine (ï Alcinoûs , selon Sidoine Apollinaire qui les avait vus de près.
Tels furent nos ancêtres lesBurgondes qui , en 534 , lurent vaincus par les rois iranks. Leur royaume devint le partage des vainqueurs et leur paya tribut ; mais les lois et les institutions qui les régissaient furent conservées. £n Tannée 562» la Burgondie tomba en partage au bon roi Gontram , qui réunit ce royaume à celui d'Orléans , entré également dans le lot qui lui était écbu. Pendant le règne de ce roi frank eurent Heu des événements delà plus haute importance, dont les Hautes-Alpes furent le principal théâtre « et dans lesquels figurent avec audace les deux évèques de cette contrée.
Sagittarios occupait alors le siège de Gap et le déshonorait par ses excès, ses débauches et ses violences. Ce prélat et Salonios» son irère, évéque d*Embnin , quittant le biton pastoral pour la framée desFranks, la mitre orientale pour le
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casque des Burgondes , prirent la part la plus
active à la défaite des Lombards qui , en 572 , avaient franchi le Mont-Genèvre et ravagé leurs diocèses. Ce furent , dit Grégoire de Tours , les premiers évêques que la Gaule eât vus couverts de casques et de cuirasses. Avant cette expédition, un concile tenu à Lyon et présidé par saint Nizier dont ils avaient été les disciples , les avait dépossédés de leurs évéchés. Le pape Jean lli les Avàit rétablis ; mais cette violation des lois canoniques et les désordres auxquels ils continuèrent de se livrer les firent dépouiller de leur dignité une seconde fois par un synode tenu à Cbâlon-sur-Saône : ils furent même enfermés dans la basilique de Saint-Marcel d*oà ik parvinrent à s'échapper. Ces deux indignes prélats passèrent ensuite le reste de leurs jours dans le vagabondage , et Sagittaire , après avoir' combattu vaillamment vers les Monts-Pyrénées , fut traîtreusement firappé d'un glaive qui lui abattit la tête avec le capuchon dont elle était enveloppée/.
Arigius de cette même ville de Châlon-sur- Saône parut alors dans le diocèse de Gap pour en être le plus bel ornement et pour effacer les
«GiéioiNdeTMUB.Bv.Vf clla^ft6tfS."<•-Uf. vn,di.lB> S4, S7, 86 el sa. — Voii LA abraC.
42 pRécn DB L*msTonB
traces de la tyrannie de son cruel et dissolu prédécesseur. C est 1 evéque qui nous est connu sous le nom de saint Arey. Saint Grégoirc-lc-Grand rhonora de son estime et de son affection, et lui recommanda les moines qu*il envoyait dans la Grande-Bretagne pour y prêcher de nouveau rËvangile. Notre prélat assista à divers conciles, entre autres au 2* de Mâcon ; et c'est à lui que se rapporte Tune des plus singulières légendes de ces temps reculés. — Voici comment un savant arche^ véque d'Embrun résume le miraculeux voyage de saint Arey dans la capitale du monde chrétien : Legiturin vitd B, jirigii ^ episcopi f^apincensis ^ quia ascendit super diabalum et fecitse depùrtare in vigUid çœnœ Domim à V apinco usque ad Romam , cum papa qui tune temporis prœerat graviter pecasset , ut mtndaret ei ne chrastinâ die chrisma œnficeret; ce qui ne paraîtra pas incroyable à ceux qui ont lu la vie de saint Antide , évéque de Besançon, à qui pareille chose arriva la veille de Pâques, ajoute le docte Juvenis, qui rapporte fort au long le voyage de notre saint évêque, ainsi que sou retour à Gap, semé d'aventures plus merveilleuses encore que son voyage aérien sur les épaules de Tesprit de ténèbres*.
< Jatenis, HUtoire du Damphini , p. 389 à 339.
Four la vie deSaint-Aiey, voir aussi les Boltondistes, mal : de Mmefo
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L'histoire Jocalc est muette sorTétat politique et radmimstration de la ville de Gap au temps de saint Arey; mais nous devons croire que, malgré les fréquentes incucsions des barbares et leur domination dans ces contrées, elle avait continué , comme sous les Romains, d élire ses magistrats et d*étre administrée par eux sans l'intervention des délégués du prince ouderéveque. Rien n annonçait encore la révolution qui fut consommée quelques siècles plus tard, lorsque nos prélats obtinrent des empereurs une souveraineté temporelle qui donna lieu à ces débats souventensanglantésqui se perpétuèrent j usqu'au» delà du XVII* siècle. Alors les châteaux épiscopaux se comptèrent par douzaine , tandis que saint Arey ne possédait , lui , que quelques prairies autour de sa ville épiscopale, ainsi qu'on le voit par Tépisode de son histoire relative à la guérison miraculeuse d*un faucheur. Mais ces terres que TEglise de Gap tenait , sans doute , de la muniûcence ou du repentir des princes Burgondes ou des rois Franks, ne lui donnaient aucun
Arigio , vUa melon coœvo. — Celle écrite pur uo aoteur cootemporain , a égatement été publiée par te P. Labbe. — Henfi-Bartbéleiiiy de Suze , Summa Oilkntii , nomb. S du Ut. deProbai. Cet archevêque d'Embrun, placé par Dante dans son Poradù, était cardinal : il avait été auparavant évèqœ de Sisteron et ensuite d'Ostie , d'où lui vient le surnom d'Ottfeniif.— Voin la non D.
1% pitos »B l'ihstoimi
droit sur les personnes, celles-ci n'éUnt soumises qu*& son autorité spirituelle.
Après le pontiiicat des trois successeurs d'Arigius , les Sarrasins , à la poursuite des populations qui s'étaient réfugiées dans les Alpes, pénétrèrent pour la première fois dans les diocèses de Gap et d*£mbrun , saccagèrent , dit-on , ces deux villes et en passèrent les habitants au fil de Tépée. Vingt-ans après, en 739 , rfimbrunais et le Gapençais furent délivrés de leur présence, et ces deux pays tombèrent sous lobéissance du vainqueur d'Abd-ei-Rahman ^ Ici , nos annales présentent une grande lacune dans la succession de nos prélats ; ce n'est que sous le règne glorieux de Charlemagne que nous apparaît Donadeus qui , en 788, assiste an concile de INarbonne. Puis , nouveau silence de près de cent ans. Mais, en l'année 879, nous voyons Birico ou Birago concourir , avec seize autres évêques , à l'élection de Bozon , qui prend le titre de Roi devienne oud' Arles, et dont la domination s*étend sur la Provence , le Dauphiné et toute la
* Le P. Fournier, Histoire des Alpes Maritimes^ non plus que Juvenis ne parleot Dullement du massacre des habitants de Gap et d'Embrun vers Tan 719. Ce fait est rapporté par l'auteur anonyme de V Abrégé hUtoriquisée VÉglite et du ivêqites de Gûp, qui peut-être s'est trompé île ptas d'an siède.
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