LV. JEAIN DES SAINTS, Joannes de Sanctis
Tel était le nom du successeur de Raymond III au siège épisoopal de Gap. 11 fut élu en 4404 ainsi que le prouve une procuration du 4*^ février de cette année , par laquelle il donne pouvoir de prendre possession du temporel et de prêter serment pour Tobsenration des privilèges de la ville. — Le 17 du même mois , il obtint de l'empereur la permission de tenir toutes les terres dépendant de son évéché , et d'en exiger les droits.— En 1^05 , il fit son entrée dans Gap aux applaudissements de tous ks ordres de la ville , après avoir juré , étant à la porte UgBole , l'observation de ses libertés. Le notaire Thiband
de Bénevent en dressa l'acte le 8 octobre , et les consuls firent présent au nouveau prélat d'un navire d'argent sorti de l'orfèvrerie d'Avignon. — Appartenait-il à la famille des Sanctis de Pignerol dont parle Augustin Délia Chieza ? Etait^il issa de celte noble famille dauphinoise du même nom» de lamelle Marie de Delphinel entretient ses lectears? C'est ce qoe ni Juyenis ni moi ne saurions dire.— Il a été parlé dans le texte , pages et 142, dn règlement de Police qu'il dressa sur la réquisition des consuls nobles Pierre Balbi et Giraud de Poligny , le 3 léTrier 4405, « fort utile à la chose publiqae pour qae les yituaiUes soient bonnes , pores et par juste et rai- « sonnable prix. »— Jean des Saints dut quitter la Tille de Gap pendant l'année 1406 ou la suivante pour se rendre à Meaux où il venait d'être transféré ; à moins qu'on ne lui attribue , comme Ta fait Joseph-Dominique de Rockas » les actes qui appartiennent à Antoine Juvenis» son successeur. Cet écrivain a soutenu que jamais la ville de Gap n'avait eu de prélat du nom d'Antoine ; mais Jnvenis, arriére-neveu de cet évéque, Artus de Lionne et Ghorier ont admis son existence , laquelle est constatée par les documents qui se trouvent aux archives du chapitre.
J'ai oublié de consigner ailleurs qu'en l'année 1406, •on bâtit le clocher de la maison consulaire qui s'élève encore de nos jours près de l'hôtel de ville. Les syndics Saurai et Lombard avaient demandé la permission de le construire à Jean de Sainte-Marie (Joanni de Soncto- Maria), vicaire général du diocèse. Ce dignitaire accorda non seulement la permission qui lui était demandée t t mais encore il leur promit un pot de enivre pour cela* » ( Javenis , iVofes aiifognipAis, jr. IS),*