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Ce prélat appartenait à la maison des Amysou d'Eyrargacs , l'une des plus illustres et des plus anciennes de Pwence. Une charte de Durbon de 1412 prouve qu'il avait succédé à Siregno en cette année. Leodegarius y renouvelle l'ordre donné par son prédécesseur de prélever en faveur de la chartreuse cent florins d'or dans rétendue du diocèse.-Nous avons rapporté dans le Précis pages 14 et 15 , les différends élevés entre la viflede Gap et son évèque, et comment la terre d'Eyrargues fut enlevée à Léger par Louis III. roi de Sicile et comte de
Provence — Le ^rand vicaire de notre prélat Youlutbiea ai^loriser le i6 juillet iWt une rêve sur l'avoine et sur le Ml dont le produit était destiné à la réparation de# murailles , avant-murs et fossés de la ville. Cet impôt
frappait d'un patac chaque béte conduite par les étrangers qui couchaient dans Gap. L'hôtelier qui leur vendait le foin et Tavoine était tenu de percevoir les patacs et de les verser ensuite dans la caisse du receveur de la ville ; ce qui fit donner à la rêve de 1417 le nom de drotl éthostaehe^ néologisme du xv* siècle que Napoléon Landais a omis d'inscrire dans son grand dictionnaire. — Léger d'Eyrargues ne plaida pas seulement contre sa ville capitale ; il eut encore une affaire à soutenir envers Guillaume de Roux et ses partisans au nombre desquels se trouvait le prieur des Baumes d*£mbrun. D'abord agité devant les commissaires du concile de Constance , puis renvoyé an jugement du patriarche de Constantinoplc , ensuite à Jean , évêque de Lombez , plus tard à Jacques , évêque de Spolette , ce procès fut enfin terminé le 20 novembre 1419 par Thomas de Ameglia, évêque de Vinlimille.— L'année suivante le conseil de la ville envoya deux députés à Saint*Bonnet où se trouvait un grand prédicateur 9 pour le prier de se rendre à Gap. La demande fut accueillie , et lorsque le prédicateur se présenta dans la ville , les syndics s'empressèrent de lui laire une visite. C'était le 21 juillet 1420. Léger d'Eyrargues avait quitté la vie ou le diocèse en 1426. Malgré les troubles de son épiscopat, cet évêque put encore s'occuper de ses droits utiles et honorifiques. Pour ceux-ci, les hommages ne lui firent pas défaut. Pour les droits utiles , une procédure close le i** août 4416 , atteste qu'il fixa à dix sols par radeau le droit de péage sur la Durance
perça à son profit dftlu sa tarro de TEstrech (Lettret) et de Tâllard*Ie-Vieiix ( Ghfttetavieiix ) qm n^eit qu'une metm$ eAote.
UX. LOUIS. (aS6-l455).
Cet évêque nous aurait échappé si son nom (Ludo^icus) ne ft*était trouvé dans une reconnaissance donnée par son vicaire général au sujet d'un procès existant entre nos eonsnb, André Ramband , percepteur du droit de Gosse, et leproenreur général du daupbiné, et s'il n'avait accordé à Pierre Bouvat , le 19 décembre 1426, la permission de construire un four au quartier de Charance.