‹ Précis de l'histoire des doctrines économiques, dans leurs rapports avec les faits et avec les institutionsChapitre 28 sur 59 · CARACTÈRES GENERAUX · texte numérisé non relu

CARACTÈRES GENERAUX

veloppe ; c(^ scia au prince de réprimer les fraudes et, s'il y a lieu, d'i-diclcr des tarifs fixant des prix maxima (1).

Ouanl à la piohibition du prêt à intérêts, les exceptions (jnelle comporte deviennent de plus en plus nombreuses. 1" L'on admet, au xvu*^ siècle, qu'il est permis, en prêtant, de stipuler un intéresse pour un lucriim cessans, c'est-à-dire pour une privation de prolit future, mais à ce moment certaine ou seulement vraisemblable ; 2'^ dès 1586, le théologien Navarrus soutient que, dans les cas où il est licite de stipuler d'avance un interesse, la mora (période de gratuité) n'est pas nécessaire ; et cette solution est définitivement consacrée par le traité de Scaccia De conimerciis et canibio (1618) qui reçut V Imprimatur papal ; 3° les Jésuites et notamment en Espagne Molina (1535-1600j, aux Pays-Bas Lessius (1554-1623), en Allemagne Azorius (1533-1603), déclarent licite le censiis personalis, c'est-à-dire la rente constituée sur une somme d'argent (2); 4° certains théologiens, se fondant sur ce que, si l'argent est stérile quand l'emprunteur en use pour sa consommation personnelle, il en est autrement quand il est employé pour produire ou trafiquer, déclarent licite dans tous les cas le prêt à intérêts fait à un commerçant (3) ; 5° enfin, certains, allant plus loin, imaginèrent de rendre le prêt à intérêts toujours possible en le déguisant sous lapparence d'un contrat de société. L'emprunteur et le prêteur déclarent conclure un contrat de société ; mais, en outre, ils concluent un contrat das-

(1) V. encore sur ce point Montchrétien, Tracité de rEc. polit., liv. II, édit. Funck-Brentano, p. 139-140.

.;^2) La légitimité du census personalis, qu'une Bulle de Nicolas V avait exceptionnellement autorisé en Aragon et en Sicile, avait déjà été soutenue par Major et Summenhart dans la première partie du xvi" siècle ; mais cette opinion fut condamnée en 1568 par la Bulle Cum onus de Pie V. Les Jésuites déclaraient que cette Bulle n'avait aucune autorité dans les pays où elle n'avait pas été publiée : c'était le cas de la France, des Pays-Bas, de l'Allemagne ; et que dans les Deux-Siciles elle se trouvait paralysée par une Bulle de Grégoire XIII confirmant celle de Nicolas V.

(3) V. Traité île la Pratique des billets et du Prêt d'argent entre les négociants, par un docteur en théologie, Mons, lt>84, et Traité des Prêts de commerce, par un docteur de la Faculté d c théologie de Paris, Lille^ 17.38.

144 LIVRE m. — «:HAprnu-: ii

suraiicc garan lissa ni le préleur conlre la perle du cajjilal cL un second contrat d'assu rance le garantissant contre les fluctuations el l'incertitude du bénéfice. Chacune de ces opérations prise isolément est licite ; l'ensemble Test donc aussi. Celle théorie du triple contrat {contractas trinas), atlmise dès le xv^ siècle par Angélus de Glavasio (1) cl par Biel, au xvi*^ siècle par John Major, l'un des plus célèbres théologiens de l'époque, fut défendue en 1515 par le théologien allemand Eck (2) dans une dispute fameuse devant TUniversité de Bologne : celle-ci l'adopta sans doute, car certains pamphlets de ce temps l'accusent d'approuver l'usure. Bien que condamnée par la Bulle Detestatnfis {\bS(y) {',]), cette doctrine obtint une faveur croissante et « dès le commencement du xvn^ siècle, dit M. Ashley (4) à qui nous empruntons ces -détails, elle fut admise par un si grand nombre de penseurs ecclésiastiques (5) que le placeur qui voyait une occasion de réaliser un certain bénéfice dans des opérations commerciales ne put plus être détourné par des scrupules religieux. La seule précaution à observer fut de désigner ce contrat comme un contrat de société el non comme un contrat de prêt (6). »

11 arriva donc que la licéité de l'inlérêt présentée en théorie

(1) L'ouvrage de ce théologien {Suinina de casihus cunscienlia;, 1476) eut vingt éditions au moins pendant le xv« siècle et d'autres au xvi^ ; il était connu sous le nom de Sumnia angelica.

(2) Eck fit le voyage aux frais du grand financier allemand Fuggcrs.

(3) La Bulle Deleslahilis défendait de stipuler la restitution du capital dans un contrat de société ; on soutint que cette prohibition ne s'appliquait pas au contrat d'assurance.

(4) Ashley, Ilisl. el Doclrincs économiques de l Angleterre, trad. fr., Paris, 1900, t. II, p. 528-529.

(5) V. Conférences ecclésiastiques de Paris sur l'Usure, 4 vol., Paris,

(6) Il est curieux de noter que la théorie du triple contrat a été ressuscitéetpar un économiste moderne, M. Beauregard {Essai sur la théo^ rie du Salaire, Paris, 1887), pour prouver que l'ouvrier est, au point de vue économique tout au moins, Vassocié du patron. A son avis, le contrat de salaire s'analyse en un contrat de société, sur lequel se greffent deux contrats d'assurances, l'un contre l'incertitude et l'autre contre l'instabilité du bénéfice afférent à l'ouvrier.

CAJRACTÈKI'S GENERAUX 145

Comme élanl rexcoption devint, en lait (1), la règle ; mais la doctrine catholique n'admit jamais ce renversement des termes ; pour l'avoir tenté, le jurisconsulte Dumoulin ('2) lui accusé d'hérésie et exilé, et son livre mis à l'index.

La doctrine protestante ne se montra pas plus rigoureuse (3), et même Calvin, dans sa Lettre à CEcolampadias (publiée pour la première l'ois en 1575), pose en principe la légitimité du prêta intérêt. Il défend cependant que l'on exige des intérêts de ceux qui empruntent sous le coup d'une nécessité pressante, et il déclare ne pouvoir approuver la conduite de ceux qui font métier de prêter.

La question vraiment pratique n'est plus: Doit-on prêter à intérêts ? mais : Est-il avantageux à la nation que le taux de Vintérét soit faible ou élevé ; et, s il est désirable qu'il soit faible, le Souverain ne doit-il pas intervenir pour le limitera un maximum '

(1) Nous ne parlons ici que de la doctrine Ihéologique. I^a législation civile française n'admettait pas l'intérêt même pour le cas de dainnum emergens ou de lucrum cessnns ; mais elle autorisait le contrat de rente même constituée sur une somme d'argent ; il était intei'dit de stipuler que le crédi-rentier aurait le droit d'exiger le rachat de la rente, c'està-dire le remboursement du capital. Mais un tiers pouvait se porter caution du paiement des arrérages pour le débi-rentier et stipuler de ce dernier qu'il lui procurerait sa libération au bout d'un certain délai. Le crédi-rentier était alors certain de recouvrer son capital, bien qu'il ne pût pas l'exiger. On devine sans peine que cette législation ne gêna guère les prêteurs. La prohibition du prêta intérêts disparut définitivement de la loi anglaise dès le xn^ siècle.

(2) Dumoulin {Tractalits contractuum et usuvarum rediluuin(/ue pecunia constiiutorum (15441 allègue que le da?nnuin eineryens et le lucrum cessans se rencontrent dans presque tous les prêts, et réfute la théorie de la stérilité de l'argent. Son argumentation fut reprise au xvii<= siècle par Saumaise [De usuris, 4638 ; De modo usurarum, 1639 ; De fœnore trapezitico, 1640; Diatriha de mutuo, 1640, etc.). — V. Bôhm- Bawerk, Hist. critique des Ifiéories de l'intérêt du capital, trad.fr., Paris, 1902, t. I, p. 34-36 et p. 41 et suiv.

(3) Luther et Melanchton admettent l'intérêt en cas de damnant emergens et de lucrum ccssaiis^ et la moru exigée par le premier ne l'est pas par le second. Luther admet, en outre, le census realis, mais non le census personalis . La Lettre de Calvin à OEcolampadius a été réimprimée en Appendice par De Girard, Hist. de VEcon. sociale Jusqu'à la fin du \vi^ siècle^ p. 257 et suiv.

i.iviii m. — (iiAi'i riii. Il

La pensée économique piil donc une oricnlalion nouvelle. Ses principales manilestalions peuvent èlre ramenées à trois groupes (le théories :

I. — Doctrines sur la monnaie : critique des systèmes monétaires. Théorie de la hausse et de la baisse des prix par suite de l'abondance ou de la rareté des métaux précieux ou théorie quanlitalive des prix.

II. — Théorie de Tenrichissement des nations par 1 accumulalion des métaux précieux ou le mercantilisme (et ses dérivés).

Les doctrines sont, on le voit, dominées par la question des métaux précieux dont l'abondance causa comme un éblouissemenl.

III. — Mais bientôt une réaction se produisit contre le mercantilisme ; des doctrines et des systèmes fondés sur des principes dillérenls apparurent, préparant l'avènement de la Physio- «•ratie.

SECTION 11. — Sot-HCLS (I).

(Les auteurs et les ouvrai^es les plus importants sont indiqués par un astérisque.)

France .

\\1'' SIÈCLL.

*BouiiNj Bepoiise uihv Paradoxes de M . de Maleslroil luiichanl renchérissement de toutes les choses et les Monnaies, 1568 ('2). — Discoups sur le rehaussement et diminution des monnaies tant d'or que d'argent et le moyen d'ij remédier. — Réponses aux Pa-

(1) A partir de celte péiiode, comme les notions économiques sont éludiûes à litre principal dans de nomljreiix ouvrages, nous omeltons. en général, de menlionaer les ouvrages juridiques el les inuombrabU^ Irailés de science politique [Institutions du Prince, Princes Chrétiens, Républiques, elc), où elles ne sont exposées qu'à tilre de doclrines auxiliaires. Cependant nous en citons qiielquos-uns où elles revêtent une originalité particulière.

(2) Nous indiquons toujours la date de la première édition, à moins (ju'elle ne nous soit inconnue. Parmi les t'dilions postérieures nous no filons (jue les 1res riVontes (pi'il osl facile de se procurer.

SOLHCl'.S

rado.ces de M. de Maleslroil, 1568. — Les Six Livres de la Répiildi(/iie, 1570, — Sur Bodin, v. Baudrilhu'l, Jean Badin el son lem/)s, 1853 ; Molinier, Aj)erçus hisloriqiies et criliqiies sur la vie el les travaux de Jean Bodin, 1867. Barthélémy, Etude sur Jean Bodin, 1876. — (îirahu sielu du Haillan, Discours sur l'e.tdrcme cherté qui est aujourd'hui) en France et sur les nioi/ens d'i/ remédier, \b79. Réunpvimé dans Archives curieuses de l' II ist. de France, vol. VI, série I, 1885. — Froumen- TEAu, Le Secret des Finances de France, elc. , 1581. — De MoNTAND (pseudonyme de Barnaud), Le Miroir des Français, elc, 1581. — Grimaudet, Des Monnaies, augmentation et diminution d'icelles, 1586. — Duplessis-Mornay, Discours sur tes moyens de diminuer l'Espagnol, 1591. — Dumoulin, Tractatus Contracluum et usurarum, Edit. 1681 de ses œuvres, t. II, p. 1 el suiv. V. notamment Oucesl. 93, De mutalione monelarum ' Ihid.. p. '}\y2 et suiv.).

XVF, WJl'- SliiCI.ES.

Laifemas, Règlement pour dresser les m( uni factures en ce Royaume, 1597 (Réimprimé dans le t. XIX, des Meilleures Dissert, sur rilist. de France, publiées par Leber, 1838). — Réponse à Messieurs de Lyon lesquels veulent empescher, romjii-e le cours des marchandises (Vllalie, etc., 1598. — Les monopoles et trafic des estrangers découverts, 1598. — Les Trésors pour mettre lElat en splendeur el monstrer au vray la riiyne des Français par le traffic et négoce des estrangers, etc., 1598. — Le quatrième advertissement du commerce faict sur le devoir de raumône, etc., 1600. — L incrédulité et l ignorance de ceux qui ne veulent cognoistre le bien, etc., 1600. — La Commission, Edit et Partie des mémoires de l'Ordre et establissemenl général des manufactures en ce Royaume (avec, à la suite, des Remontrances en forme d'Edit et l'Avis des corpoiritionsconsuliées par Laflemas), 1601. Les Remontrances en forme d' Edit ont été réimprimées par Champollion-Figeac dans Z)ocH/7zen/i)?V2«///8tirés de la Bibliolh. Royale, t. IV, 2*= Partie. — Le Disc ours d'une Liberté générale et vie heureuse pour le bien du peuple, 1661. — Comme l'on doit permettre la liberté du transport de l'or et d'argent hors du Royaume et par tel moyen conserver le nostre et attirer celui des étrangers, 160?. — f.a /ireuve du /danl et prof^

I iN LivKi; III. — cnAiMTKl: ii

/// (les meuriers, 1603. — Recueil de ce (jiii se passe à rAssemhlée du Commerce, 1604 (réimprime par Champollion-Figeac, op. cl l oc. cil.). — La façon de faire et semer la graine de meurier, 1604. — Le naturel et j^rofil admirable du meurier, 1604. — Rui/ne et disette d'argent, 1605. — Les témoignages du proffd et revenu des soges de Frcmce. — Des moyens de chasser la gueuserie, contraindre les fainéans, faire travailler les pauvres.. — Sur Laflemas, v. P. Laffilte, Notice sur Barthélemg Laffemas, dans .fournal des Economistes, mai 1876 ; riauser, Le Système social de B. de Laffemas dans Revue bourguignonne de lEns. supérieur, l. XII, n° 1, p. 113 elsuiv.

XVn" SIÈCLE.

Lk Bo(;i e, Traité et advis sur les désordres des Monnoies et .diversité des moyens d'y remédier, 1600. — DExpilly, Sur la défense du commerce avec l'Espagne (P\aïôoyers,Yll), 1604.— Prudent le Choyselat, Discours œconomique, elc. 1612. — Anonyme, Advis au Roi. Des moyens de bannir le luxe du Royaume, d'établir un grand nombre de manufactures en iceluy, d'empescher le transport de l'argent, elc. 1614. Réimprimé dans Arch. cur. de l'IIist. de France, 2" série, t. I, }). 431 et suiv. — * Montchrétien de Watteville, Traicté de l'Economie politique, 1615. Nouvelle édition par Funck- Brenlano, 1889. — Sur Montchrétien, v. Jules Duval, Mémoire sur Antoine de Montchrélien., etc., 1868 ; Dessaix , Montchrétien et l'Economie politique nationale, Thèse de la Fac. de Droit de Paris, 1900-1901. — Poullain, Traitez des monnayes, 1709 (Recueil de Rapports sur les Monnaies présentés par Poidlain à Sully ; quelques-uns avaient été publiés au commencement du xvu' siècle ; ils furent réimprimés en 1709 avec d'autres encore inédits). — Scipion de Gramonï, Le denier roial. Traicté curieux de l'or et, de l'argent, 1620. — Sur Scipion de Gramont, v. Conigliani, L au mento apparente nelle spese pubbliche e il Denier roicd, etc., dans Filangieri,W, fascic. V, 1890. — * h]:\iERic de Lacroix, Le Nouveau Cynée, etc., 1623. — * Sl'lly, Mémoires des sages et royales œconomies d'Estat, elc, e[c., 1634. Ouvrage toujours cité sous le litre abrégé d'Economies royales. Une édition arrangée a été publiée au xyiii» siècle par labbé de l'Ecluse (plusieurs fois

réimprimée). Une autre entièrement fidèle au lexle a (Hé publiée par Michaud et Poujoulat dans la Nouvelle collecl. de Mémoires relalifs à l'IIisl. de France, I. XVI. — Sur Sully, v. De Cazoux, La Science économique d'après Sulltj et les anciens , 1834 ; Bonnal, Sull;/ écononiisle , 1872. Bou/.et de Cressé, Snlli/, 1878; Gourdault, Sulli/ el son temps, 1878. Lavisse, Sully, 1884. — L.\ Gombkrdière , Noureau règlement général sur toutes sortes de marchandises et manufactures qui sont utiles en ce Royaume, 1634. Réimprimé dans les Variétés historiques et littéraires de Fournier, t. III. — Le P. Mathias de Saint- Jean, Le commerce honorafde, etc., 1646. — Lefèvre du Grand Hamel, Discours sommaire de la Xavigation et du commerce de la France, 1650. — Anonyme, Mémoires pour servir à l Histoire de M. R., suivis de considérations sur la conduite de M. C, 1663 (Pamphlet contre la politique lie Colbert). — Bolteroue, Recherches curieuses des Monnoies de France, 1666. — Anonyme, L'Esprit de la France et les maximes de Louis XIV découvertes à l'Europe, 1688 (Pamphlet violent contre la politique de la France). — Testament poli- Tioi'E de Richelieu fpar Hay du Chatelet?), 1688 (V. 2'' partie, ch. IX, sect. 7). — Anonyme l'Jurieu ? ou Levassor? , Les soupirs de la France esclave, 1690 (Pamphlet contre le Colbertisme). — Le Blanc, Traité historique des Monnoies, 1690; nouvelle édit. augmentée d'une Z)/sse/"/«//o/i sur quelques monnayes de Charlemagne, etc. 1703. — Boizard, Traité des Monnayes, de leurs circonstances et dépendances, 1()92. — Goubtilz de Sandras, Le Testament politique de Messire J.-B. Colhert, 1694 (V. le chap. xv, Des Marchands et du commerce). — Anonyme, Lettres d'un gentilhomme français sur l'établissement d'une cajjitation générale, 1695.

xvn*, xvin'* siècles.

Boisguilbert, Le Détail de la France, 1695. D'autres éditions du même ouvrage ont paru sous des titres différents : La France ruinée sous le règne de Louis XIV, 1696, et Mémoire pour servir au rétablissement général des affaires en France, 1697. — Le Factumde la France, 170(i. — Traité de la nature, culture, commerce et intérêt des grains. — Causes de la rareté de l'argent. — Dissertation sur la nature des richesses. — Traité du

LivRr; III. — (iiAiMii!]: ii

mr'rile el des himières de ceux f/ue l'on (tjipelle yens hahiles de l<i fuuince on f/iands financiers. — (^es quatre ouvrages ont élô publiés à la suile du Délai/, édil. de 1707. — Sur IU)isguilbert, V. Gohn, /joisfjiii/ln'rt dans Zeilsc/ir. /'. d. ges. Slaalsivis., 1869 (vol. XXV). p. Hm et suiv. ; Cadet, Pierre de Boisgiiilberl, précurseur des Economisles , 1S70 ; Von Skar/.ynsky, P. de Boisf/uilherl, etc. 187.'-;.

xviir sujf.i.i:.

Abbé Dubos, Les inlêrcls de VAnglelerre mal enlendus, etc., 1703. — *Vauban, *Projel d'une Diœme Boijale, 1707. Ogsivelés. 1843 (Recueil de Mémoires posthumes). — Pensées et mémoires polili(/ues inédils, publiés par de Rochas dans le Journal des Ecojiomisles, 1.5 mai 1882. — Sur Vauban, v. Baude, Nolice sur les travaux économiques de ]^auban,dans Mémoires de l'Acad. des Se. Mor. el polit., 18.58, t. XLV, p. 205 et suiv. ; Renaud, Les Marti/rs de l'LJconom. Polil., Vauban el Turgol, 1870: Michel, Histoire de Vauban, 1879; Michel et Liesse, Vauban économiste, 1891 ; — Poullin, Vauban, l ingénieur, Véconomisle, 1891 ; Lohmann, Vauban, seine Stellung in der geschichte der Nationalœkonomie und sein Beformplan, 1895; Dollfuss, Ueberdie idée der einzigen Sleuer, Vauban und seine LJime Bogale, 1897; Dreyfus, Vauban économiste, s. d, — "Lws' (l), Moneg and Trade considered., llO'ô; Considérations sur le commerce et sur l'argent, 1720 ; Mémoires sur les Banques ; Lettres sur les banques ; Lettres sur le nouveau système des finances ; Mémoire sur iusage des monnaies (inséré par Forbonnais dans ses Becherches el Considér. sur les Finances de LWmce, édii. Liège, 1758, t. VI, p. 181 et suiv.). Œ»l'/'f.s éditées par Sénovert, 1790. — Sur Law, v. Duhanlchainp, Jlisl. du sysl. des Finances sous la minorité de Louis X]', 17.')9 ; Histoire générale du Visa, 174.'^); Thiers , Hisl. de Law el de son système, 'iS2Q; Cochut, Law, son système et .S07Î époque, 1853; Heymann, Law und sein System, 18.54; Levasseur, Becherches historiques sur le système de Law, 1854 (ouvrage d'une importance capitale) ; Horn, Jean Law, 18,58;

(1) L'on coniprendi'a fucilomont })our ({iielle.s raisons nous rangeons l.aw parmi les érrivains ap|)arlpnanl à la l-'ranco.

soriJCEs

i:ii

\\e\i, John Ldin (ind sein si/slem, 1885. — Hikt, /.e grand Trésor hisloi-ique et poliliqiw du florissant commerce des Hollandais, etc. 1714. — (lOKLiwiN DE Rademon r, Traité de la Dîme Roijale, 1715. — K^ony^XK, Réflexions sur le Traité de la Dîme Royale, 171(». — Dr Villarh, Mémoire sur le commerce des Hollandais, 1717. — *L'Abbé df. Saint-Pieure, Mémoire pour l'élahlissemenl d'une taille /)ro/torlionnelle, 1717. — V. Do Molinari, L'Abhé de Sainl-Pierre, sa rie et ses rruvres, 1857 ; Goumy, Etude sur la vie cl les écrils de l'alibé de Saint-Pierre, Thèse, Lettres, Paris, 1859; Sieg-ler Pascal, Un conlemjtorain égaré au xviii* siècle. Les projets de l'abhé de Saint-Pierre. 1900. — De la .Ionchère, Système d'uji nouveau gouvernement en France, 17"20. — Sur cet auteur, v. de Laverj^ne, Un émule de Jean Law, <lans Journal des l'Jconom., février 18(i.'>. — Picard, Traité généi-al du commei-ce, 17'?1. — Anonyme, Traité de la Richesse des Princes, 1722. — *J\lk:LON, Essais polititiues sur le commerce, 1731. — Prévost, De l'économie des anciens gouvez-nemenls comparée à celle des modernes, \7'SS. L'auteur était originaire de ( lenève. — Duval, Eléments de finance, 1736. — LuDWiG, Mogens de rendre un TJlal heureux et puissant, 1737. — *DuTOT, Reflexions poliliqiws sur les finances et le commerce, 1738. — Voltairk, Observations sur MM. Jean Lau\ Melon et Dutot, 1738; Lettre à M. T.**' sur l'ouvrage de M. Melon et siu' celui de M. Dutol, 1738; U Homme aux fjuarante écus, 1767. — Paris-Duverney, Examen du Livre intitulé : Réflexions polilirjues sur les finances et le commerce, 1740. — D'Aguesseau (1687-1751), Considérations sur les Monnaies (Edit. première de ses Œuvres, 1759-1789, t. X, 1777). Mémoire sur le commerce des actions de la Compagnie des Indes (Môme édit., t. X, à la suite du précédent ouvrage, p. 169 et suiv. V. notamment p. 172 et suiv.). — Boureau des Landes, Essai sur la Marine et le commerce, 1743. — *Dupin, Œconomiques,\74^ ; Mémoire sur les blés, 1748 (Ce mémoire est un chapitre des Ûi'Jconomiques publié à part et réimprimé dans le Journal Economique de février etmars 1760). — DuprédeSaint- Maur, Essai sur les Monnaies ou Réflexions sur les rapports entre iargent et les denrées pendant les cinq derniers siècles, \7iCy, Recherches sur la valeui'<les Monnaies et sur le pri.r des grains avant et a/très le Concile de Trente. 1762. — .\nonyme, ï^ellre

sur le luxe, 174(). — *Hkrbert, Essai sur la police générale des grains, sur leurs prix et sur les efj'els de VAgricullure, 1753, Nouvelle étlit., 1757. — Plumari- di: Dangeul, Reniar(jues sur les avantages et les désavantages de la France et de la Grande- Bretagne, 1754 (Ouvrag'e faussement présenté lors de sa publication comme étant une traduction de ^'anglais de Nickolls). Examen de la conduite de la Grande-Bretagne à l'égard de la Hollande, etc. 1756. — D'Hi':GUERTY,/iss«/s«r les intérêts du commerce maritime, 1754. — La Chalotais, Discours sur l'entrée et la sortie des grains, 1754. — Anonyme, Observations sur divers moyens de soutenir et cVe ncourager l'agriculture, 1754. — *Cantillon, Essai sur la nature du commerce en général, 1755. Réimpression de cet ouvrage dans la collection Mauvillon {Discours politiques, t. III, 2'' partie), 1756. Edition récente, Boston, 1892 ; — L'Analgsis ofTrade, 1759, n'est qu'une contrefaçon de cet ouvrage, publiée par un parent de l'auteur, Ph. Cantillon. — Sur Cantillon, V. Rouxel, dans Jo«/'nal des Econom.,']\\\\\e{ 1891 ; Higgs dans The Economie Journal, 1891, p. 262-291, et dans The (Juarterly Journal of Economies, 1892, p. 436 et suiv. ; .levons, dans The Contemporanj Beview, janvier 1881 ; Legrand, Richard Cantillon. Un mercantiliste précurseur des Physincrates, Tbèse, Fac. Droit, Paris, 1.S99-1900. — *Clicouot-Bli:rvache, Dissertation sur les effets que produit le taux de V intérêt, etc., 1755. Dissertation sur l'état du commerce en Finance depuis Hugues Capet Jusqu'à François /"% 1756. Mémoire sur les corps de métier, 1757. Publié ensuite sous le titre de Considérations sur le commerce et en particulier sur les Compagnies, sociétés et maîtrises, 1758. — V. De Yvo'û, Etude sur Clicquot-Blervache, 1870, — *Forron- TSAïs, Examendes avantages et des désavantages delà prohilnlion des toiles peintes (Avec une note de Vincent de Gournay), 1755. Examen des prétendus inconvénients de commercer en gros sans déroger à la noblesse, 1756 (Ses autres ouvrages seront indiqués ultérieurement). — *(iouDAR, Testament politique de M. Louis Mandrin, 1755. Nouveaux motifs pour porter la France à rendre libre le commerce du Levant, 1755. Discours politique sur le commerce des Anglais en Portugal, 1756. Les intérêts de la France mal entendus, etc., 1757. — Anony^h:, OItservations criti(/ues et politiques sur le commerce maritime.

1755. — "S\\n\uEM\, LWmi (les Hommes, 1756. Edit. Rouxel, 1883 (Ses autres ouvrages seront indiqués ultérieurement).

— Sur les doctrines de INlirabeau d'après YAmi des Hommes (antérieurement à son initiation à la Physiocratie), v. Brocard, Les doctrines économiques et socicdes du marquis de Mirabeau, etc., 190'2. — Anonyme, />e Réformateur, 1756. — Anonyme, Le Réformateur réformé, 1756. — Bûché de Pavillon, hssai sur les causes de la diversité des taux de l'intérêt chez les peuples, 1756. — Anonyme, Lettres d'un citoyen sur la permission de commercer dans les colonies, 1756. — Coyer (l'abbé), La Noblesse commerçante, 1756; Développement du système de la Noblesse commerçante, 1757. Chinki, histoire cochinchinoise, 1768. — Anonyme, L« Noblesse militaire , 1756 (Réponse à la Noblesse commerçante de l'abbé Coyer). — Anonyme, Le Conciliateur ou la Noblesse militaire et commerçante en réponse aux objections faites par l'auteur de la Noblesse militaire,

1756. — Anonyme, Le Commerce ennobli, 1756. — Anonyme, Le commerce remis à sa place, 1756. — M. van B., Lettres de M. ]'an B., négociant hollandais sur les toiles peintes, 1756. — Naveau, Le Financier citoyen, 1757. — Anonyme, Remarques sur plusieurs branches de commerce et de navigation, 1757. — Simonon, Traité historique et méthodique sur l'usage et la valeur des anciennes monnaies d'or et d'argent et rehausse des capitaux, 1758; — De Beausobhe, Essai sur le bonheur ou Réflexions philosophiques sur les biens et les maux de la vie humaine, 1758. Introduction générale à l'étude de la politique, des finances et du commerce, 1764. — Anonyme, Réflexions sur les différents écrits sur l'usage des toiles peintes, 1758. — *Mo- RELLET (l'abbé), Réflexions sur les avantages de la libre fabrication et l'usage des toiles peintes en France, 1759 (Ses autres ouvrages seront indiqués ultérieurement). — Anonyme, Réponse à l'ouvimge intitulé : Réflexions sur les avantages de la libre fabrication et l'usage des toiles peintes en France, 1759.

— *MoRE\v, Examen des effets que doivent produire dans le commerce de France l'usage et la fabrication des toiles peintes, 1759. — Anonyme, Réflexions sur divers objets de commerce et notamment sur les toiles peintes, 1759. — Anonyme, Lettre aux auteurs du « Journal encyclopédique » sur les toiles peintes, 1759. — Anonyme, Vues politiques, sur le commerce, 1759. —

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Anonymk, l'Jssdi lie poUlùjue cl de mofo/e cnlcnU'c, 17.V.>, — Anonymk, Pour servir de réponse aii.r Réflexions sur dirers objets de commerce et nolammenl sur les loiles peintes, 1760. — Anonymk, L'homme désintéressé, 17<t(>. — I)i: P)rrrANGi: Truite des Monnoics, ]7W.

Angleterre.

Wl" SIKCr.E.

DuDLAY, The Iree ofcommon wealth. Ecrit en 1509 et 1510, publii' on 18.59. — Armstiîonc;, .1 treatise concerninfj Ihe Slaple and the commoditiesof this Reaime. Ecrit vers 1530,puljli('' en 187S par Pauli. — (Jhesham, Information louching the fall of E.rrhangcr 1558. Réimprimé par de Laveleye dans lahrt^iichrr /'. d. Nalionalœkon., 188'3 (vol. IV, p. 117-119). — llirciiconk, A Politic plot for the Jlonour nf the Prince, 1580. — * W. S. (William Stafford), A Compendious orbriefeExaminalion of certaijne ordinari] complainls, etc, 1581. Edition récente par Miss Lamond sous le litre .1 Discourse on the common weal of this Realm of En<jland, 1893. D'après Miss Lamond, ce dialogue aurait d'abord élé composé par un autre auteur, probablement .lohn Haies, puis publié par Stalîord, avec des retranchements, des additions, et même des modifications quant au fond ,(V. English hisiorical Review, avril 1891). — Sur StafTord, v. Nasse, Uetier eine rolksaurlhsch. Schrifl ans der Zeil des Preisrerolutions, elc, dans Zeitsch. f. d. yes. Staatswiss., 186.3, p. ?tC}9 et suiv.

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