ÉPIROTES
situés entre L'Étoiie, la mer Adriatique, la Macédoïne , la Tenarie , et la mer Tonienne.
Lxs Épivetes fournissent un exemple frappant dé ha barbariede da république romaine, qui du'scin de ses triomphes et de 18es plaisirs ‘envoyoit J'incéndie ét le carnage chez les nations rebelles à ses volontes absolues , ét imposoit à ses généraux la-nécessité
ief de l'ass affaire , fut ntrigucs de spéroit que Dans cette e; mais il railles borrésistance.
ance. Trois trois fois il ong-temps, is qui, pour ins dans la ellement les ppe, el se nt à l'Acarme province
ue, la Mumienne, :
‘frappant de ii duiscin de it J’incéndie ses volontes la nécessite
d'exécuter même malgre eux les proscriptions qu’elle commandoit. k
Ces peuples tenoient leur liberté de Déidamie, petite-fille de Pyrrkus. Elle les affranchit, en mou: rant, de toute domination, et ils ctablirent entre eux le gouvernement républicain, sous le commandement de magistrats élus 2nnucllement dans une assemblée generale. Les rois de Macédoine, regrettant que les Epirotes, qui: avoient été leurs sujets, leur eussent échappé, faisoient des courses continuelles en Épires Les Romains secoururent les Épirotes contre Phi: dippe; mais Persée trouva moyen de les gagner. Ils épousèrent sa querelle contre les Romains; ce qui irrita tellement le sénat, qu'il envoya ordre à Paul Emile, après ta conquêté de la Macédoine, d'abandonner ce pays au‘pillage et de raser les villes jusqu'aux fondemens.
Étrange effet du despotisme de la république! Paul Emile, en recevant le décret, pleura, mais obéit. Sous prétexte de relever les garnisons, afin que l'Épile pût jouir d'une entière liberté, il envoya dans toutes les-villes des corps de troupes proportionnés, qui furent reçus partout avec de grandes démonstrations de joie; et dans le même jour, à la méme heure, il lâcha la bride à ses soldats. Ils pillèrent, volèrent, assassinèrent avec un ordre régulier et des conditions prescrites; de sorte que le butin fut rapporté en commun et distribué par égales portions aux troupes, Outre l'argent de toutes: les recettes, qui avoit été mi à part pourle trésor de la république, on vendit