‹ Précis de l'histoire universelle ou Tableau historique [microforme]Chapitre 9 sur 38 · ACHÉENNE · texte numérisé non relu

ACHÉENNE

étoient inspirées par ratus. Philippe crut alors devoir couper le mal par la racine. Il dissimula quelque temps, et toutes les mesures étant bien prises ;: il fitarréter pelle, qui fut puni de mort avec un de ses prinipaux-complices: :.un autre se tua lui-même. Les-désastres de:ves guetres inspirérent à toutes’ les parties et à Phrkippe lui-même le désir de la paix. Dans les conferences qui s'ouvrirent à Naupacte, A gélas , ambassadeur'des alliés, fit en présence’ du roi un discours que l'événement pourroit faire regatder comme une prophétie. « Il seroit à désirer, dit- ».il,. que les Grecs ne se fissent jamais la guerre, »,.qu'ils se .tinssent pour ainsi dire par la main, et » qu'ils unissent. leurs. forces pour se garantir des » barbares qu'ils doivent tant appréhender. Si une » pareille intelligence ne peut être éternelle ,: nous » devons du moins nous réunir dans la conjoncture » présente, et veiller à la conservation de notre li- » berté menacée de toutes parts. L'homme le moine »-instruit en politique prévoit que les: vainqueurs, » Carthaginois ou Romains, ne borneront pas leur » ambition à l'empire de l'Italie ow de la Sicile, et : » qu'ils y comprendront la Grèce. Tous les Grecs, ’ » et vous-même, Ô Philippe, devez considérer le pé- » ril dont nous sommes menacés. Vous pouvez er » garantir les Grecs, si, au lieu de les attaquer, » comme vous avez fait jusqu'à présent, ét si, au lien » de les afloiblir ; vous prenez leurs intérêts à cœur » et veillez pour leur défense. Par ce moyen vous » gagnerez leur :afiection, et vous les engagerez à ‘ 1, 3

56 "HIGDE » vous: demeurér fidèlement attachés. Si:, :soupirant » après la gloire, vous avez le dessein defaire quel- » que. grande entreprise, tournez les tyéux. vers‘ Foë+ » cident, profitez des événemiens d’une: guetre:@éi à: » mis toute l'Italie en: feu. : Sachez: saisir Pgoeäsiprÿ » et je vous promets Lempire-univeraeh::Si“auredn- » traire vous sduffrez-que l'orage qui s'élève -duicôtél » de l'accident fonde sur la Grèce, ik'est bien àlcrainel »-dre .que vous né soyéz bieritôt plas-enr pouvoir de x faire la guerre ou la paix; et de ségler vos Haisiron » selon votre volonté.» ..: b [2787:—21m] Ce:sage disooneÿ äéiermina la conclusion d’une. paix genérake;: maisselle: ne: dura: pas longrtemps. Annibalengagea Philippe à rompre avec les Romains... Ce prince, pour être utile à:sôn nonvel allié, -crut intéressant: de: se rendre puissant cn Grèce, IL s empara d'Ithome;:place forte de.Messénie, Aratus n'était point d'avis de faire cette conquête. « En la gardant; hui dit-il, .:vous:perdez votre » principale, citadelle ; qui rest votre crédit. 5 La franchise du républicain déplut; il s'enaperçut'et se: retira à Sicyone avec soù fils, jeune encore:, ‘mais . déjà.très-estimeé. Philippe; cisigéant pour ses projets ambitieux les conseils-et la bravoure de-ces deux hommes, fit.donner au père un poison lent: dont les.effets pouvoient être regardés. comme les symptômes d'une maladie ordinaire, Æratus ne:s'y:twompa : nullement, Un de ses amis lui témoignant sa:surprise de Jui voir.cracher du sang, le malade : lui dit : « Nail, mn çher Céphalions le fruit: de na

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ACHÉENNE. br » des rois. » Le fils fut traité encore plus ihhumai nement. On lui donna un de ces poisons qui jettent Gans la démence, ‘ce qui lui fit commettre des actions abominabies, dont il auroit été déshohoré; si on avoit pu les croire volontaires. Les Sicyoniens ho: norèrent les obsèques du père par des hymnes, des eantiques.et des jeux funèbres, et lui déférèrent-les honneurs divins. On doit le regarder comme-le LS cipal soutien de la ligue achéenne:

: [2796:—202.] Déjà la: prophétie d'Agélas s'accomiait Philippe, dans les villes qu'il'assiégcoit, et dans les armées ‘qu'il attaquoit , trouvoit des Romains en tête. Il engagea les: Achéens à se joindre à lui cc” tre eux, La ligue avoit alors Philopémen pour comm: :.ot de ses troupes: Ses succès ahenèrènt une paix géhétales; pendant laquelle Ides‘ambassass deurs romains! Tr nrahe rap à s'unir: à eux. EDEN DE

:{a8oy. héhre sd hs. doigilreuté dois troupes , et eurent ensemble des succès qui forcèret: Philippe. à

4 | accepter la paix aux conditions que Rome et {4 ligue

voulurent lui imposer. La principale fut qu'il ne lui

1 resteroit dans la-Grèce aucune domination, ‘et qu'il 41 vendroit toutes lesivilles dont il étoit en possession: 0! Les Romains auroient bien voulu:en garder quelques

unes qui leur auroient servi de point d'appui en Grèces

4 | mais Flaminius, leur ambassadeur, crut: qu'il falloit

sc: faire honneur &'unentier désinitéressement. Du

| } rôle d'allié, selon le génie .orgucilleux de la nation, 4 H passa à celui de protecteur, Il prit occasion des

5a LIGUE

jeux isthimiques, qui rassembloient des députés de toutes les parties de la Grèce, pour faire lire par un héreut ce fameux décret : « Le sénat cet le peuple » romain, et Quéntius Flaminius, proconsul, après » Avoir vaincu Pilipse, et donne la paix à la Ma, »cédoine, déclarent les Corinthiens, les Phocéens, » les: Locriens, les Eubeens , les Magnésiens, les »:Thessaliens, les Perrhèbes , les. Achéens et les » Phthiotes entièrement dibres. Que tous cès peuples » vivent dar un état d'indép ndance et se gouver- » nent:par leurs propres lois. » .

… [aBtai186.] Par cette liberté pinéièle, la lis gue ‘achéenné s'augmenta de plusieur. alliés, entre autres de Lacedémone, aue le g'éreux Philopémen délivra de l’affreuse tyrannie de Vabis. Des dépouilles trouvées dans le palais de cet usurpateur:les Spartiates tirèrent une somme très-considerable; qu'ils vouloient offrir à leur libérateur. Mais auand il fut question de la lui présenter, la vénération qu'en avoit pour sa voita, et la érainte de le désobliger, firent qu'on

ne put trouver personne, et on fut oblige d'avoir recours à un décret qui enjoignoit à Æimolais, son ami particulier, de s'acquitter de cette commission. Deux fois il se mit en devoir dela remplir, et deux fois it fut si frappe de l'auster ‘6 des mœurs, de PAilopéren, ide : sa grandeur d'âme et de sa :frugalite, qu'il n 684: parler de présent. Une troisième fois, toujours furcé par les Spartiates;: il gagne: sur lui de faire sa proposition. Philopémen Fecoute de sangfroid, assemhle les citoyens, et après leur avoir te

putés de

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hocéens , iens, les ps et les >s peuples > gouver-

ale, la liliés, entre hilopémen |dépouilles Spartiates qu'ils vou- 1 fut quesavoit pour jrent qu'on d'avoir replais; son

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