‹ Précis de l'organisation du travail extrait de "L'organisation du travail et l'association"Chapitre 1 sur 5 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Beaucoup de bous esprits sont persuadés depuis longtemps que la génération actuelle a pour tâche de résoudre le.- formidable problème do ^organisation du travail , sous peine d’étre visitée par une révolution sociale dont les terribles conséquences sont incalculables. Cette croyance gagne du terrain à chaque instant, et déjà cette question de vie ou de mort pour la civilisation est mise h l’ordre du jour par les organes de la publicité les plus recommandables.

En face d’un problème d’une telle importance, c’est un devoir pour tous les hommes de cœur de venir en aide, autant qu’ils le peuvent, aux généreux travailleurs occupés sur tous les points du slobe à jeter les fondements de. l’édilice qui doit abriter le genre humain.

Désireux de prendre part à cette œuvre immense, j’avais, ouvrier inconnu, fait un exposé rapide de l’organisation du travail 11 ne devait être lu que d’un petit nombre d’amis ; mais cet exposé pourra, m’assure-l-on, contribuer à détruire certaines préventions et a ranimer l’espérance des hommes de bons désirs, en leur prouvant la possibilité du bonheur pour tous; et je me hasarde à livrer au public un travail qui n’était pas fait pour lui.

Dans la première partie de ce volume, je passe rapidement eu revue nos misères, laissant h chacun de mes lecteurs le soin de grossir cette liste, fort incomplète, en y ajoutant les souffrances et les déceptions qui lui sont particulières.

Dans la deuxième partie, j’expose, en quelques pages, le mécanisme fort simple de l’organisation du travail ; il sera facilement saisi, j’aime à l’espérer, par les personnes les moius exercées aux questions de cette nature.

Dans la troisième partie, je démontre que cette organisation est conforme aux vues du Créateur.

Le lecteur attentif reconnaîtra sans peine comment, si le travail était organisé dans nue commune selon le mode décrit dans la deuxième partie, tous les nobles instincts de l’homme, la piété, l’amour du prochain, le dévouement, se développeraient nécessairement et remplaceraient l’incrédulité et l’égoïsme ; il reconnaîtra aussi que les besoins physiques de chacun seraient amplement satisfaits, eu même temps que les jouissances de l’âme, du cœur et de l’esprit deviendraient accessibles 'a tout le monde.

Comme bien des enfants de ce siècle, j’ai, durant de longues années, cherché consciencieusement la vérité sans la découvrir. Ne pouvant m’habituer a vivre dans l’indifférence sur les grands et importants problèmes dont se sont préoccupés les hommes de toutes les époques, et, d’un autre côté, ne trouvant pas suffisantes

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